Vallorcine

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Vallorcine
Vallorcine, vue des champs.
Vallorcine, vue des champs.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Mont-Blanc
Intercommunalité CC de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc
Maire
Mandat
Jérémy Vallas
2014-2020
Code postal 74660
Code commune 74290
Démographie
Population
municipale
397 hab. (2014)
Densité 8,9 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 07″ nord, 6° 56′ 02″ est
Altitude Min. 1 120 m – Max. 3 098 m
Superficie 44,57 km2
Localisation

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Liens
Site web vallorcine.com

Vallorcine est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vallorcine est un petit village de montagne savoyard, implanté à la frontière franco-suisse, à 15 km au nord-est de Chamonix. Il bénéficie à la fois de l'attraction touristique du site du Mont-Blanc (3e site naturel le plus visité au monde), et de sa situation frontalière.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Vallorcine englobe toute la haute vallée de l'Eau Noire, jusqu'à la frontière avec le canton suisse du Valais. Elle est située au nord du col des Montets qui la sépare de la vallée de Chamonix. Quoique situé au-delà de la ligne de partage des eaux Arve-Eau Noire, le bourg a choisi de demeurer français.

Rose des vents Finhaut (Drapeau de la Suisse Suisse, Valais) Trient (Drapeau de la Suisse Suisse, Valais) Rose des vents
Sixt-Fer-à-Cheval N
O    Vallorcine    E
S
Passy Chamonix-Mont-Blanc

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vallorcine et sa région sont situées dans la vallée de l'Eau Noire, sous-affluent du Rhône par le Trient. À cet endroit la ligne de partage des eaux et la frontière ne sont pas confondues. Ainsi les eaux de cette région font partie du bassin versant du Rhône, pour sa partie amont du lac Léman.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Vallorcine est traversée par l'ancienne route nationale 506, actuellement déclassée en départementale 1506. Cette route relie la commune à Chamonix-Mont-Blanc via le col des Montets d'un côté, et à la frontière suisse de l'autre. Côté suisse, le poste de douane se trouve au lieu-dit le Châtelard-Frontière, sur les communes de Vallorcine et de Finhaut. La route se poursuit de l'autre côté de la frontière vers Martigny via le col de la Forclaz.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Il existe une piste de VTT sous la télécabine de Vallorcine.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Vallorcine.

La ligne Saint-Gervais - Vallorcine dessert deux gares SNCF sur la commune : Le Buet et Vallorcine. La ligne se prolonge vers la Suisse, via le chemin de fer Martigny-Châtelard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des petits villages savoyards, Vallorcine est formée de plusieurs hameaux qui s'étalent le long du cours du torrent, jusqu'à celui de Barberine qui marque la limite avec le village du Châtelard situé sur la commune Finhaut en Valais. Au total, le village s’étend sur cinq kilomètres. Son altitude varie entre 1 100 et 1 300 mètres.

La commune comprend plusieurs hameaux que sont la Poya, le Buet, le Couteray, le Lay, les Mayens, le Mermy, les Montets, le Chanté, le Nant, la Courzille, les Biolles, le Morzay, les Lierres, le Plan Envers (ou Plan d'Envers), le Plan Droit, le Crot, le Sizeray, les Plans, la Villaz, le Mollard et Barberine (Barbarena en francoprovençal).

Logement[modifier | modifier le code]

Le parc de logement est composé de 60 % de logements individuels et 40 % de collectifs, il s'agit majoritairement de résidences secondaires (58 % en 1999). Ces logements sont répartis en une douzaine de hameaux présentant une image contrastée, près de 40 % des constructions datent d'avant 1949.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vallorcine provient de la présence passée d'ours dans cette partie de la vallée (du latin vallis ursina, vallée des Ours).

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Valorsnà, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vallorcine a été colonisée au XIIIe siècle par des Walser, germanophones venus du Haut-Valais.

Pendant des décennies, les Vallorcins vont principalement vivre de l'agriculture (élevage dans la vallée de Vallorcine et travail de la vigne à Martigny, dans la vallée du Rhône au climat plus chaud et ensoleillé, où plusieurs familles sont propriétaires de petits lopins de vigne).

Enclavée, Vallorcine est principalement reliée au monde extérieur par le chemin muletier venant de Martigny, longeant les gorges de Trient et remontant ensuite le col de la Forclaz.

En septembre 1792, la Savoie est envahie et rattachée à la France (jusqu'en 1814).

Les premiers touristes arriveront avec la naissance de l'alpinisme. Quelques savants genevois (Bourrit et de Saussure) s'intéressent au mont Buet, dont le sommet est plus facilement accessible que celui du mont Blanc.

Le premier hôtel ne sera construit qu'en 1852 à Barberine.

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 150 pour la commune[4],[5]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[6].

Au lendemain de l'Annexion de 1860, une route carrossable est construite, passant par le col des Montets, et reliant Vallorcine à la vallée de l'Arve, et donc à la France (auparavant, la plus grande partie du trafic du Valais vers Chamonix passait par le col de Balme).

En 1893 fut prise la décision de relier Le Fayet à Chamonix et Vallorcine par une ligne de chemin de fer. Le , le rail atteint enfin Vallorcine (voir ligne Saint-Gervais - Vallorcine), opérant ainsi la jonction avec le Martigny-Châtelard ouvert entre le Châtelard et Vallorcine à la même date.

Le chemin de fer amena un important afflux de touristes, permettant l'ouverture de nouveaux hôtels. À l'époque, compte tenu des conditions climatiques, le chemin de fer ne circulait que du 1er mai au 2 novembre. Il fallut attendre 1935 pour voir le train circuler en hiver (sauf en cas d'avalanche).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Anciennement rattachée au syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc (regroupant initialement 14 communes), Vallorcine s'est associée avec Chamonix-Mont-Blanc, Les Houches et Servoz pour former, en 2009, la communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc[7].

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune est intégrée au canton du Mont-Blanc, avec Chamonix-Mont-Blanc, Les Contamines-Montjoie, Servoz, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, et Les Houches. Le bureau centralisateur se trouve à Passy[8]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Chamonix-Mont-Blanc.

Vallorcine relève de l'arrondissement de Bonneville et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009), dont la députée est Sophie Dion (UMP) depuis les élections de 2012[9].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les maires de Vallorcine[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Sylvain Ancey ... ...
1947 1949 Eloi Berguerand ... ...
1949 1965 Albert Burnet ... ...
1965 1977 Maurice Canat ... ...
1977 1989 Philippe Ancey ... ...
1989 1995 Georges Bidault ... ...
1995 1996 Philippe Ancey ... ...
1996 2001 Robert Chamel ... ...
2001 2008 Patrick Ancey PS ...
2008 2014 Claude Piccot ... ...
2014 en cours Jérémy Vallas DVD Employé

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Vallorcine se trouve au pied de la réserve naturelle du vallon de Bérard (539 hectares). Créée en 1992, celle-ci est la dernière née des neuf réserves de Haute-Savoie. Elle complète la réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Vallorcins[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 397 habitants, en diminution de -5,25 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
554 484 497 700 762 767 639 624 628
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
607 602 595 611 569 527 546 693 507
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
436 468 443 395 394 349 271 314 283
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
303 329 390 419 403 397 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vallorcine possède une école publique (dite La Ruche) où l'enseignement est assuré en maternelle et en primaire par deux enseignants. Celle-ci se situe au centre du village, près de la mairie et de l'office du tourisme.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le ski est beaucoup pratiqué. Le domaine skiable est de dimension modeste et réservé à une clientèle de débutants, néanmoins il existe depuis 2004 une liaison par télécabine reliant le domaine de Balme, qui offre un nombre de pistes beaucoup plus intéressant.

Il est proposé au pied du télécabine des activités sportives encadrées (ski de randonnée, raquettes, freeride et dépose par hélicoptère...)

  • Une patinoire a été édifiée dans le centre du village en 2009.
  • La saison estivale est quant à elle marquée par le VTT de descente, qui dispose d'une piste réservée sur le parcours des télécabines.
  • Nombreux chemins de randonnée avec niveaux de difficultés variables.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est majoritairement orientée vers le tourisme de montagne, amateurs d'alpinisme et sportifs de montagne en général.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 1999, la commune comprend 144 salariés, travaillant majoritairement dans le secteur tertiaire, à 60 % sur le territoire de la commune.

On trouve des agents municipaux, les professions sportives et de santé ainsi que de nombreux emplois saisonniers.

Capacité d'hébergement[modifier | modifier le code]

On trouve deux résidences de tourisme, un hôtel et cinq gites ou chalets de montagne, disposant de capacité d'hébergement variables.

Commerce[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune se trouve également un village vacances dénommé Les Racas (Villages Vacances CCE SNCF).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La maison de Barberine : musée Vallorcin, installé dans une ancienne maison du début XVIIIe siècle, restée telle qu'à l'époque pastorale. Présentation d'objets relatifs à la vie de la vallée.
  • Le chemin des diligences : sentier thématique permettant de traverser les principaux hameaux de Vallorcine.
  • Le sentier de la cascade de Bérard et la grotte du faux-monnayeur : sentier thématique menant jusqu'à une grotte qui servit de cache au faux-monnayeur Farinet.
  • Vallorcine est proche de la frontière suisse et du barrage d'Émosson.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Farinet, le faux-monnayeur qui s'est établi dans la grotte au-dessus de la cascade de Bérard.
  • André Devillaz, qui a reçu la médaille de chevalier du mérite agricole.
  • Frédéric Ancey, qui était dans l'équipe de France de descente.
  • Sacha Devillaz, champion de France de ski de fond KO Sprint.

Vallorcine et le cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Malabar Princess a été tourné partiellement à Vallorcine, notamment les scènes à l'école.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[2],[3].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  3. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  4. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne).
  5. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  6. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  7. « La Communauté », sur site de la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) (consulté le 19 mars 2015).
  8. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  9. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Sixième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en octobre 2014).
  10. « Vallorcine », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 1er mai 2016), Ressources - Les communes.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .