Lescheraines

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Lescheraines
Lescheraines
La commune vue au niveau du pont sur le Chéran.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Alban-Leysse
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Albert Darvey
2014-2020
Code postal 73340
Code commune 73146
Démographie
Gentilé Lescherainois
Population
municipale
764 hab. (2016 en augmentation de 4,66 % par rapport à 2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 33″ nord, 6° 06′ 21″ est
Altitude Min. 578 m
Max. 1 305 m
Superficie 8,17 km2
Localisation

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Liens
Site web lescheraines.fr

Lescheraines est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lescheraines est une commune savoyarde, située au cœur du massif des Bauges. Le principal noyau urbain est installé dans la plaine, où se situait un ancien lac[1]. Il s'agit d'une position de carrefour où converge les vallée du Chéran et du Nan[1] ou ruisseau de Saint-François et se dirige ensuite vers le pays de l'Albanais, puis aux villes d'Aix et de Chambéry[1]. Au nord, la route permet de rejoindre le col de Leschaux, puis le bassin du lac d'Annecy. Cette position stratégique a permis l'installation d'un pont, probablement au XVIe siècle[1].

La commune est membre du Parc naturel régional du Massif des Bauges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Lescheraines et des communes limitrophes.
Communes limitrophes de Lescheraines
Bellecombe-en-Bauges
Arith Lescheraines La Motte-en-Bauges
Saint-François-de-Sales
Le Noyer
Aillon-le-Vieux Le Châtelard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du toponyme dans les documents médiévaux sont Lascherena (1108), Escarena (1215), Escherena (1238), Lescherène (1278), Escherena (XIVe siècle) ou plus récemment Lescheraines-en-Savoye (1732)[2],[3],[4]. En 1793, la commune porte le nom de Chéran[3].

Le toponyme de Lescheraines est dérive du mot écherêne (scalena / scarena, variante de scale), désignant une « crête de montagne », « petite échelle », , avec agglutination de l'article[2],[3],[4],[5]. André Pégorier (Les noms de lieux en France, glossaire de termes dialectaux, 2006) propose quant à lui un lieu d'« éboulis ravinés »[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Leshrèna, selon la graphie de Conflans[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La position de carrefour du bourg, traversé par le Chéran, amène à la construction d'un pont au cours du XVIe siècle[1]. Ce dernier sera reconstruit en 1678 et à nouveau en 1870[1].

Au Moyen Âge, la famille des Métral de Desingy y détient une maison forte. Elle est acquise au XIVe siècle par Jean D'allèves, bourgeois de Chambéry et clerc du comte Amédée VI, avec la juridiction, routes et droits qui en dépendaient et en reçoit l'investiture et la mestralie.

Dans la nuit du 4 au 5 août 2004, un incendie ravage le centre équestre de la commune, faisant 8 morts dont principalement des adolescents. L'origine de cet incendie est accidentelle, probablement dû à des normes de sécurité très défaillantes, mais les experts n'ont pas pu déterminer précisément l'origine du brasier. Ce centre équestre a depuis été reconstruit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1995 Edmond Darvey DVG ...
mars 2001 mars 2008 Anne Gagneur ... ...
mars 2008 mars 2014 Michel Le Pavec ... ...
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Albert Darvey DVG Conseiller général puis départemental

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Lescherainois.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 764 habitants[Note 1], en augmentation de 4,66 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
480509547647646713620636595
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
635608656660653607583557533
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
480474459453436489512438395
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 - -
425495556695724773764--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les principales activités sont la vente de fromage, de lait, et les activités industrielles comme le bois.

Activités[modifier | modifier le code]

Base de loisirs « Les Îles du Chéran ».

De nombreux habitants des Bauges travaillent dans les villes alentours telles que Chambéry, et dans une moindre mesure Annecy et Aix-les-Bains.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La base de loisirs les Îles du Chéran accueille des vacanciers dans son camping, près d'un plan d'eau. Celui-ci est beaucoup plus fréquenté par la population locale.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église placée sous le patronage de saint Maurice. Le nouvel édifice, de style néogothique, est construit selon les plans de l'architecte Dénarié, en 1850. Elle est consacrée en 1864[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6, lire en ligne), p. 140-141. ([PDF] lire en ligne)
  • Laurent Morand, Les Bauges : histoire et documents : Peuple et Clergé (IIIe volume), Chambéry, Imprimerie savoisienne, , 684 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Histoire des communes savoyardes, 1984, p. 140, « Un carrefour »
  2. a et b Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 253.
  3. a b et c Histoire des communes savoyardes, 1984, p. 140, Introduction
  4. a b et c Henry Suter, « Lecharenne », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en septembre 2019).
  5. Henry Suter, « echerenne », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en septembre 2019).
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 80.
  12. Comte Amédée de Foras, continué par François-Clément de Mareschal de Luciane, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie (Volume 3), vol. 5, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966 (lire en ligne).
  13. Notice sur data.bnf.fr
  14. « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie