Sadi Carnot (homme d'État)

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Sadi Carnot
Illustration.
Portrait du président Sadi Carnot (1887).
Fonctions
Président de la République française

(6 ans, 6 mois et 22 jours)
Élection
Président du Conseil Maurice Rouvier
Pierre Tirard
Charles Floquet
Pierre Tirard
Charles de Freycinet
Émile Loubet
Alexandre Ribot
Charles Dupuy
Jean Casimir-Perier
Prédécesseur Jules Grévy
Successeur Jean Casimir-Perier
Ministre des Finances

(1 an, 7 mois et 25 jours)
Président Jules Grévy
Gouvernement Brisson I
Freycinet III
Prédécesseur Jean-Jules Clamageran
Successeur Albert Dauphin
Ministre des Travaux publics

(10 jours)
Président Jules Grévy
Gouvernement Brisson I
Prédécesseur David Raynal
Successeur Charles Demôle

(1 an, 1 mois et 22 jours)
Président Jules Grévy
Gouvernement Ferry I
Prédécesseur Henri Varroy
Successeur David Raynal
Député

(16 ans, 9 mois et 21 jours)
Élection 8 février 1871
Réélection 1876
1877
1881
1885
Circonscription Côte-d'Or
Législature Assemblée de 1871
Ire, IIe, IIIe et IVe (Troisième République)
Groupe politique Gauche républicaine
Union démocratique
Union républicaine
Biographie
Nom de naissance Marie François Sadi Carnot
Surnom Le Président-Ingénieur[1]
Date de naissance
Lieu de naissance Limoges (France)
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Lyon (France)
Nature du décès Assassinat
Sépulture Panthéon (Paris)
Nationalité Française
Parti politique Républicains modérés
Père Hippolyte Carnot
Fratrie Adolphe Carnot
Conjoint Cécile Dupont-White
Enfants Sadi Carnot
Ernest Carnot
François Carnot
Entourage Sadi Carnot (oncle)
Diplômé de Lycée impérial Bonaparte
École polytechnique
École des ponts et chaussées
Profession Ingénieur
Haut fonctionnaire
Religion Catholicisme

Sadi Carnot (homme d'État)
Présidents de la République française

Marie François Sadi Carnot, né le à Limoges (Haute-Vienne) et assassiné le à Lyon (Rhône), est un homme d'État français. Il est président de la République du à sa mort.

Appartenant à l’influente famille Carnot, il est polytechnicien et ingénieur des ponts et chaussées. Engagé en politique à partir de 1871 comme républicain modéré, il est député de la Côte-d'Or, préfet de la Seine-Inférieure, sous-secrétaire d'État puis ministre des Travaux publics et ministre des Finances. Il est également vice-président de la Chambre des députés et président de sa commission du Budget.

À la suite de la démission du président Jules Grévy en raison du scandale des décorations, l’Assemblée nationale le place en tête du premier tour de l’élection présidentielle de 1887 avec 36 % des suffrages, devant Jules Ferry, dont la candidature divise les parlementaires républicains. Au second tour, après le retrait de ce dernier, Sadi Carnot est élu face au général Saussier avec 74 % des voix.

Le président Carnot est rapidement confronté à une forte remise en cause des institutions républicaines avec la montée de l’antiparlementarisme, les succès électoraux du boulangisme et les attentats anarchistes, alors que se poursuit l’instabilité ministérielle et qu’éclate le scandale de Panama. Son mandat est également marqué par le centenaire de la Révolution française et l’Exposition universelle de Paris. En politique étrangère, il favorise la signature de l’alliance franco-russe avec l’empereur Alexandre III.

À quelques mois de la fin de sa présidence, alors qu’ont été votées les lois « scélérates » contre l’anarchisme et qu’il a refusé la grâce à plusieurs figures de ce mouvement (Ravachol, Vaillant, Henry), Sadi Carnot est mortellement poignardé par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio au cours d’un déplacement officiel à Lyon, à l’âge de 56 ans. À l’issue de funérailles nationales, il est inhumé au Panthéon de Paris.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Marie François Sadi Carnot est le fils de Lazare Hippolyte Carnot, le petit-fils de Lazare Carnot (dit le « Grand Carnot » ou l’« organisateur de la Victoire »), le frère d’Adolphe Carnot, le père d'Ernest Carnot, et le neveu du physicien Sadi Carnot. C’est à son grand-père que Carnot doit son prénom de Sadi, attribué au préalable à son oncle Sadi Carnot, physicien émérite qui meurt à l'âge de 36 ans. Lazare Carnot, avant d’être un révolutionnaire (qui vota notamment la mort du roi Louis XVI), était humaniste et grand admirateur du poète persan Saadi de Shiraz, chantre des femmes, du vin et des roses.

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Sadi Carnot en tenue d’élève de l'École polytechnique.
Pont franchissant le Rhône dont il est le concepteur.

Sadi Carnot est scolarisé au lycée impérial Bonaparte (futur lycée Condorcet) puis à l'École polytechnique (promotion X-1857) et à l'École des ponts et chaussées, dont il sort major en 1863.

Après ses études, il devient ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874 le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, communément appelé « les vannes du Thiou ». Joyau technique et architectural, elles permettent de remonter le niveau du lac (2 759 hectares) de 20 cm afin d'assurer aux usines un débit constant toute l'année ; à eux seuls, ces 20 cm permettent d'assurer seize jours de débit à l'étiage (4 m3/s). Il est également le concepteur du pont qui porte son nom[2] et franchit le Rhône entre les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie.

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

En , à Paris, Sadi Carnot épouse Cécile Dupont-White (1841-1898), fille de l'économiste socialiste Charles Brook Dupont-White. De cette union naissent quatre enfants :

Après l’assassinat de son mari, Cécile Carnot refuse la pension que le gouvernement veut lui octroyer[3].

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Sadi Carnot est élu député de la Côte-d'Or en 1871. À l’Assemblée nationale, il siège sur les bancs du groupe de la Gauche républicaine, dont il est membre du bureau comme secrétaire durant la législature (1871-1876)[4].

Il occupe des postes de haut fonctionnaire, notamment au Conseil supérieur des Ponts et Chaussées. Il est ensuite nommé préfet de la Seine-Inférieure.

Réélu député en 1876 à la Chambre des députés, il est signataire du manifeste des 363 en [5]. Il est à nouveau réélu lors des élections de 1877, 1881 et 1885.

Ministre[modifier | modifier le code]

Portrait de Sadi Carnot par Théobald Chartran (non daté).

Sous-secrétaire d'État aux Travaux publics puis ministre des Travaux publics, il devient ministre des Finances en 1885, dans le gouvernement de Charles de Freycinet. Ce dernier explique dans ses Souvenirs comment la Commission du budget de la Chambre des députés attaque le budget présenté par Sadi Carnot, et exige la suppression des sous-préfets, ce qui provoque la chute du gouvernement en et contribue à la montée du boulangisme[6].

Élection à l’Élysée[modifier | modifier le code]

Pour succéder à Jules Grévy, les républicains optent pour Sadi Carnot, jugé plus consensuel que Jules Ferry (photo).

Le , au lendemain de la démission de Jules Grévy, enlisé dans le scandale des décorations impliquant son gendre, l’Assemblée nationale (réunion de la Chambre des députés et du Sénat) se rassemble à Versailles pour élire un nouveau président de la République.

Sadi Carnot arrive en tête du premier tour avec 303 voix (35,7 %), devant l’ancien président du Conseil Jules Ferry (212 suffrages, 25 %), dont la candidature est massivement rejetée par les radicaux. Le même jour, après le retrait de Ferry, Sadi Carnot remporte le second tour par 616 voix, soit 74,5 %, face au candidat des conservateurs et ralliés, le général Saussier.

Le début du mandat de Sadi Carnot est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de l'affaire de Panama, ainsi que par le rapprochement avec la Russie, dans le cadre de l'alliance franco-russe.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Déplacements et rôle cérémonial[modifier | modifier le code]

L’année 1889 est marquée par le centenaire de la Révolution française et par l’Exposition universelle de Paris. Le , Sadi Carnot se rend à Versailles pour célébrer le centenaire des états généraux de 1789. Dans les jours qui suivent, il ouvre au public l'Exposition universelle puis son attraction majeure, par la suite appelée Tour Eiffel, qui constitue alors le plus grand monument au monde et dont le président de la République a grimpé les 1 710 marches quelques semaines plus tôt[7].

Alors que la condition ouvrière reste particulièrement précaire, Sadi Carnot est interpellé lors de ses déplacements par les conditions de vie des « populations laborieuses », à qui il reverse une partie de ses indemnités présidentielles[1]. Sous sa présidence, le , à Fourmies, dans le département du Nord, des militaires ouvrent le feu sur des manifestants revendiquant la journée de huit heures, causant neuf morts, dont deux enfants.

Succession de crises politiques[modifier | modifier le code]

« Attentat contre M. Carnot à sa sortie de l’Élysée, le  » (Le Monde illustré, .

Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste, les lois restreignant les libertés individuelles et la presse sont votées. Sadi Carnot est l'une des cibles du mouvement anarchiste car ayant refusé la grâce de Ravachol, d'Auguste Vaillant, auteur de l'attentat à la Chambre des députés, et d'Émile Henry[8]. En 1889 et 1890, il est visé par deux attentats :

  • le , alors qu'il se rend à Versailles pour fêter le centenaire des états généraux de 1789, un magasinier de la Marine, Jean-Nicolas Perrin, tire une fois ; Perrin souhaitait protester contre sa mutation au Sénégal (des six cartouches du revolver, trois — dont celle tirée — contenaient de la poudre sans balle, les trois autres des balles mais pas de poudre) ;
  • le , l'inventeur Martial Jacobs, pour protester d'avoir été spolié de certaines de ses inventions, tire en l'air (encore des balles à blanc) au passage du président avenue de Marigny[9].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Carte postale de 1901 éditée pour l'alliance franco-russe et le pont Alexandre-III : la France est représentée par les présidents Sadi Carnot, Félix Faure et Émile Loubet, la Russie par les empereurs Alexandre III et Nicolas II et par l’impératrice Alexandra Feodorovna.

Souhaitant de plus étroites relations entre la France et la Russie, Sadi Carnot contribue à la conclusion de l’alliance franco-russe avec l’empereur de Russie Alexandre III.

Au début de 1891, le président français est décoré par le tsar de l'ordre de Saint-André, la plus haute décoration russe, en remerciement de l'arrestation d'anarchistes russes à Paris.

Du au , avec le ministre de la Marine Henri Rieunier, Sadi Carnot reçoit en France, lors de fêtes grandioses, notamment à Toulon et à Paris, l'escadre de l'amiral Avellan, envoyé de Alexandre III, et des marins russes.

Derniers mois[modifier | modifier le code]

À l’approche de la fin de son septennat, qui arrive à son terme en , Sadi Carnot est pressé par ses soutiens de briguer un second mandat. Mais, après 23 ans d’engagement politique, celui-ci n’entend pas se représenter, faisant savoir qu’il souhaite se consacrer à sa famille, reprendre des travaux scientifiques et rédiger ses mémoires[1].

Mort et obsèques[modifier | modifier le code]

Assassinat[modifier | modifier le code]

« Assassinat du président Carnot » en une du Supplément illustré du Petit Journal du .
Sur une façade du palais de la Bourse de Lyon, rue de la République, une plaque indique qu’un pavé rouge sur la chaussée se trouve à l’endroit où a été poignardé Sadi Carnot[10].

Le , à cinq mois de la fin de sa présidence, Sadi Carnot effectue un déplacement à Lyon, où se tient l'Exposition universelle, internationale et coloniale. Après avoir participé à un banquet organisé au siège de la chambre de commerce, au palais de la Bourse, il prend place à l’arrière d’une voiture décapotable — accompagné notamment par le docteur Antoine Gailleton, maire de Lyon — pour se rendre à une représentation de la Comédie-Française au Grand-Théâtre de la ville.

Vers 21 h 15, alors que le président de la République salue la foule, massée pour l’apercevoir, le convoi s'engage rue de la République. L'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio s’approche alors de la voiture présidentielle en faisant mine de vouloir remettre une pétition, monte sur le marche-pieds et blesse le chef de l’État avec un couteau doté d'une lame de 16,5 centimètres[b].

Gravement touché au foie et à la veine porte, Said Carnot est transporté à la préfecture du Rhône. Il y meurt peu après minuit le [11], à l’âge de 56 ans, après s’être vidé de son sang pendant près de trois heures, les soins prodigués s’avérant vains[c].

« Carnot le probe, Carnot l’intègre, le père de famille exemplaire, le discret, le timide, toujours un peu raide dans l’habit, barré par le grand cordon de la Légion d'honneur qui le quittait rarement et qui faisait les délices de Caran d'Ache, d’Alfred Le Petit, de Blass, les grands caricaturistes de l’heure, venait de mourir. De mourir en héros. Lui, dont ces caricaturistes justement avaient construit une image de l’anti-héros par excellence, doux rêveur, automate ou machine à serrer les mains. Il n’empêche, pendant sept ans et sur le mode crescendo, les Français s’étaient attachés à cette figure qui montrait l’idée de la République sage, modérée, travailleuse, progressiste[1]. »

— Patrick Harismendy, historien, 1995.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le , à l’issue de son procès, Sante Geronimo Caserio est guillotiné.

L’assassinat de Sadi Carnot conduit la Chambre des députés à adopter la dernière et la plus marquante des lois visant les anarchistes, qui sont privés de tout type de communication. Le texte sera abrogé en 1992.

Funérailles et entrée au Panthéon[modifier | modifier le code]

Tombeau de Sadi Carnot au Panthéon.

Le corps de Sadi Carnot est ramené à Paris et des obsèques nationales sont décidées par le Parlement dans la loi du . Les funérailles ont lieu le en la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence de Jean Casimir-Perier, nouveau président de la République. Sadi Carnot est ensuite inhumé au Panthéon, à côté de son grand-père Lazare Carnot.

Postérité et hommages[modifier | modifier le code]

À l'occasion de l'élection de Sadi Carnot à la présidence de la République, deux médailles à son effigie sont exécutées en 1887 : l'une par le graveur Alphée Dubois dont un exemplaire est conservé au musée Carnavalet de Paris (ND 0203), l'autre par le sculpteur Jules Chaplain dont un exemplaire est conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.

Plaquette en bronze gravée par Oscar Roty à l'occasion des funérailles de Sadi Carnot.

À l'occasion des funérailles du président, le graveur Oscar Roty réalise une plaquette représentant la France en deuil et le cercueil porté au Panthéon. Un exemplaire en bronze est conservé au musée d'Orsay[12] ; un exemplaire en argent est conservé au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (don Jean-David Jumeau-Lafond).

Une rose, baptisée 'Souvenir du Président Carnot', lui est dédiée en .

Dornac, Portrait de Marie-François Sadi-Carnot (1837-1894), entre 1885 et 1894, photographie, Paris, musée Carnavalet[13].

Selon le musée d'Orsay, 23 monuments ou statues auraient été consacrés à Sadi Carnot en France[14]. On trouve notamment :

  • Un monument érigé en 1897, après souscription populaire, à Angoulême, sur le rempart Desaix, où il est toujours visible. Ce monument, conçu et réalisé par le sculpteur charentais Raoul Verlet, représente un buste du président assassiné entouré de deux allégories : celle de la renommée (portant une branche d'olivier et une couronne de laurier) et celle de la France en veuve éplorée.
  • Au pied de la fontaine de la place Plumancy, des plaques mentionnent les noms de personnalités de l'époque à laquelle le monument fut érigé : Sadi Carnot figure parmi eux[15].
  • Monument érigé (buste) en 1897 à La Ferté-Alais, à la mémoire de Sadi Carnot, sis place Carnot. Le château de la famille Carnot s'y trouve encore.
  • En 1895, une souscription populaire permet l'érection d'un monument à Nolay (Côte-d'Or) dû au sculpteur Alexandre Falguière[16]. Ce monument est détruit sous le régime de Vichy[17].
  • À Lyon, sur la place Carnot, un important monument est érigé à sa mémoire en 1914 ; il a disparu lors de la construction du métro.
  • À Dijon, le monument à Sadi Carnot est installé en 1899, réalisé par les sculpteurs Mathurin Moreau et Paul Gasq.



Synthèse généalogique[modifier | modifier le code]

Blason de la famille Carnot.

La famille maternelle de Sadi Carnot est originaire des départements de la Charente et de la Haute-Vienne, ce qui explique le lieu de naissance du futur président. Sa mère, Jeanne-Marie Dupont-Savignat (1816-1897), est la fille de François Dupont-Savignat (1769-1846), né à Chabanais, frère du général d'Empire Pierre Dupont de l'Étang, aïeul de la famille Panon Desbassayns de Richemont. La famille Savignat a donné son nom à un château près de Chabanais (appelé « Savignac »). Sadi Carnot est d'ailleurs baptisé en l'église de Grenord[19]. Par sa grand-mère maternelle, Sadi Carnot descend de Jean-Baptiste Nieaud, maire de Limoges à la Révolution française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fille de Léon Chiris.
  2. Le député Gaston Doumergue, futur président de la République, est témoin de la scène.
  3. Malgré les soins prodigués par le docteur Gailleton, maire de Lyon, présent dans la voiture lors de l’attentat, et l’intervention chirurgicale conduite par Antonin Poncet, entouré de Louis Léopold Ollier, Fabre et Michel Gangolphe, les chirurgiens ne peuvent venir à bout de l’hémorragie provoquée par des lésions multiples de la veine porte.

Références[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cet article proviennent de l'ouvrage de Patrick Harismendy Sadi Carnot : l'ingénieur de la République (Paris, éditions Perrin, 1995).

  1. a b c et d Harismendy 1995, p. 9-???.
  2. Sadi Carnot (homme d'État) sur Structurae. Consulté le 11 décembre 2016.
  3. Pierre Accoce, Ces assassins qui ont voulu changer l'histoire, Plon, , 360 p. (ISBN 978-2259189873), p. 138.
  4. Dir. Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français : , vol. I : A-Cay, Paris, Bourloton, , 622 p. (notice BnF no FRBNF31224546, lire en ligne), p. 587-590.
  5. fiche sycomore
  6. « Souvenirs de Ch. de Freycinet, chapitre 10 », sur annales.org (consulté le 11 décembre 2016).
  7. « 130 ans de la Tour Eiffel : le jour où le monument a été inauguré », sur cnews.fr, (consulté le 28 avril 2021).
  8. Romuald Szramkiewicz et Jacques Bouineau, Histoire des institutions, 1750-1914 : droit et société en France de la fin de l'Ancien Régime à la Première guerre mondiale, Paris, Litec, , 4e éd., XVI-693 p. (ISBN 2-7111-2891-1), p. 532.
  9. Karine Salomé, Je prie pour Carnot qui va être assassiné ce soir : Un attentat contre la République, 24 juin 1894, Paris, éditions Vendémiaire, , 192 p. (ISBN 978-2-36358-023-8, lire en ligne).
  10. Florent Deligia, « Lyon : pourquoi y a-t-il une dalle rouge rue de la République ? », sur lyoncapitale.fr, (consulté le 28 avril 2021).
  11. 0 h 40 min - Acte no 1185 des archives départementales de Lyon 3e.
  12. « Dans le deuil de la Patrie », sur www.musee-orsay.fr (consulté le 11 décembre 2016).
  13. notice en ligne.
  14. Notice sur le site Anosgrandshommes.musée-orsay.fr.
  15. Chantal Gibert, « Périgueux : l'eau jaillit à nouveau à la fontaine Plumancy », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  16. Notice sur le site Anosgrandshommes.musee-orsay.fr.
  17. « Monument à Sadi Carnot », sur musee-orsay.fr (consulté le 2 mai 2021).
  18. « L'ingénieur ou le président ? Mais à qui donc le boulevard Carnot de Limoges est-il dédié ? », sur lepopulaire.fr, (consulté le 2 mai 2021).
  19. « L'enfance de M. Carnot », Le Petit Journal, no 11508,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Eugène Bertol-Graivil (préf. Onésime Monprofit), Les 28 Jours du président de la République, Paris, E. Kolb, , 335 p. (notice BnF no FRBNF34037013, lire en ligne).
  • Dir. Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français : , vol. I, Paris, Bourloton, , 622 p. (notice BnF no FRBNF31224546, lire en ligne), « Carnot (Marie, François, Sadi) ». Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Alexandre Lacassagne, L'Assassinat du président Carnot, Lyon, Storck, coll. « Bibliothèque de criminologie », , 10 p. (notice BnF no FRBNF30706672, lire en ligne).
  • Lavialle de Lameillère, Le Président Carnot et ses funérailles au Panthéon : souvenirs du , Paris, H. Le Soudier, , 222 p. (notice BnF no FRBNF34038767, lire en ligne).
  • Maurice Picquet (préf. Bertol-Graivil), Histoire d'un Français : Sadi Carnot, Paris, Alcide Picard et Kaan, coll. « Picard, Bibliothèque d'Éducation nationale », , 286 p. (notice BnF no FRBNF31106784, lire en ligne).
  • Pierre Truche, L'Anarchiste et son Juge : à propos de l'assassinat de Sadi Carnot, Fayard, , 192 p. (ISBN 978-2213592787).
  • Patrick Harismendy, Sadi Carnot : l'ingénieur de la République, Paris, Perrin, , 435 p. (ISBN 978-2262011024, notice BnF no FRBNF35765755). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Collectif (Association française pour l'histoire de la justice), L'Assassinat du président Sadi Carnot et le procès de Santo Ironimo Caserio : actes du colloque organisé à Lyon le , Presses universitaires de Lyon, , 104 p. (ISBN 978-2729705206, notice BnF no FRBNF36684296).
  • Pierre Vayre, « Assassinat de Marie-François-Sadi Carnot à Lyon, le 24 juin 1894 : défi chirurgical et gageure politique d’un martyre », e-mémoires de l'Académie nationale de chirurgie,‎ , p. 22-31 (lire en ligne).
  • Karine Salomé, Je prie pour Carnot, qui va être assassiné ce soir : un attentat contre la République (24 juin 1894), Paris, Vendémiaire, coll. « Chroniques », , 186 p. (ISBN 978-2363580238, notice BnF no FRBNF42683921).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]