Aéroport international de Genève

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Genève Aéroport
L'aéroport international de Genève, vue d'avion.
L'aéroport international de Genève, vue d'avion.
Localisation
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Ville Le Grand-Saconnex
Meyrin
Bellevue
Coordonnées 46° 14′ 11″ nord, 6° 06′ 26″ est
Altitude 421 m (1 380 ft)
Informations aéronautiques
Code IATA GVA
Code OACI LSGG
Nom cartographique Cointrin
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Genève Aéroport, établissement public autonome
Site web aéroport Consulter
Pistes
Direction Longueur Surface
04/22 3 900 m (12 795 ft) Béton
04L/22R 823 m (2 700 ft) Herbe/Terre
Géolocalisation sur la carte : canton de Genève
(Voir situation sur carte : canton de Genève)
GVA
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Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
GVA
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L'aéroport international de Genève (code IATA : GVA • code OACI : LSGG), officiellement appelé Genève Aéroport et couramment appelé aéroport de Genève-Cointrin, est un aéroport international situé dans le canton de Genève, en Suisse. Il dessert principalement la ville de Genève, son canton, le Grand Genève et la Suisse romande. Il est le deuxième aéroport de Suisse après celui de Zurich, tant par la taille que par le trafic passagers. En 2019, 44.8 % de son trafic passagers était lié à l'activité de la compagnie aérienne EasyJet[1], pour qui Genève est le deuxième plus grand hub après Londres-Gatwick[2] et le hub principal d'EasyJet Switzerland.

L'aéroport de Genève est géré par Genève Aéroport, établissement public autonome propriété de l’État de Genève qui en est l'unique actionnaire[3].

Hormis une légère baisse de fréquentation en 2009, due à la crise économique, le trafic passagers est en croissance constante depuis 2002. Mais en 2020, 5,6 millions de passagers ont été accueillis à l'aéroport de Genève (une baisse de 68,8% par rapport à 2019[4]). Cette baisse est due à la pandémie de covid-19 qui a ralenti le trafic aérien. Le mois le plus chargé a été janvier avec 1,5 million de passagers et avril fut le mois le moins agité avec seulement 6300 passagers. En 2021, conséquence de la pandémie Covid-19, le trafic passagers est resté largement inférieur aux années d'avant crise. Mais grâce à une reprise marquée au deuxième semestre, Genève Aéroport a accueilli 5,92 millions de passagers en 2021, soit 5,8% de plus qu'en 2020.

Ensemble, avec Zurich et Bâle il fait partie des trois aéroports nationaux suisses[5].

Situation[modifier | modifier le code]

L’aéroport international de Genève est situé sur la rive droite du canton de Genève, en Suisse. Il étend son emprise sur les territoires des communes du Grand-Saconnex, de Meyrin et de Bellevue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , le Grand Conseil de la République et canton de Genève vote une loi implantant un champ d'aviation, à environ 4 km au nord de la ville, près du village de Cointrin. Le premier appareil, piloté par le pilote Edgar Primault, atterrit le [6].

En 1922 ont eu lieu les ouvertures des premières lignes commerciales vers Lausanne, Zurich, Paris, Munich et Nuremberg.

En 1937, la première piste en béton fut coulée. Et la piste fut rallongée jusqu'à 2000 mètre en 1946, après la Seconde Guerre Mondiale.

En 1947, Swissair assure la première liaison Genève - New York.

Une nouvelle aérogare est mise en service le pouvant accueillir jusqu'à 300 000 passagers par an.

La piste fut portée à 3900 mètre en 1956 ce qui en fait l'une des piste les plus longues d'Europe. Avec cela, l'aéroport de Genève peut accueillir tout type d'avions, comme des avions à réaction. Le premier avion à réaction a s'être posé sur Genève fut en 1959.

En 1968, l'aérogare, devenue trop exiguë, est rénovée. Elle peut alors accueillir jusqu'à 5 millions de passagers. Ce n'est qu'en 1985 que le cap des 5 million de passagers est franchi. La même année, la nouvelle tour de contrôle est construite. Cette dernière se charge seulement du trafic aérien car L'aéroport de Genève a une autre tour de contrôle, plus ancienne, qui se charge du trafic au sol.

En 1987, l'aéroport des raccordé au réseau ferroviaire avec l'entrée en service de la gare des Chemins de Fer Féderaux (CFF).

En 1996, Swissair annonce l'interruption des vols long-courriers au départ de Genève et redirige ses infrastructures vers Zurich.

La compagnie EasyJet s'installe à l'aéroport de Genève en 1999. Genève deviendra l'un des principaux hubs de cette compagnie.

L'aile ouest de l'aéroport est mise en service en l'an 2000. Elle est surtout constituée de hangar et de terminaux pour la classe affaire très importante à Genève.

L'aéroport accueille son 10 millionième passager en 2007.

En 2011, l'aéroport change de nom à "Genève Aéroport", anciennement "Aéroport international de Genève".

En 2013, la compagnie SWISS (Swissair a fait faillite en 2002) se redéploye à Genève.

En 2015, débutent les travaux de la nouvelle aile est de l'aéroport (l'ancienne devenue trop vétuste). Elle est inaugurée le 14 décembre 2021.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

L'aérogare d'origine étant devenue trop exiguë, une nouvelle aérogare, prévue pour 300 000 passagers par an, entre en service le . Les prévisions étant dépassées en moins de 5 ans, l'actuelle aérogare est construite à quelques centaines de mètres de l'ancienne et inaugurée le . Prévue pour 5 millions de passagers par an (seuil franchi en 1985), celle-ci est modernisée et agrandie à plusieurs reprises au cours des années 1990 et 2000 (aile ouest et zone frontale notamment). L'ancienne aérogare est alors reconvertie en terminal pour les vols charters. De plus, pour améliorer l'accès de l'aéroport, la gare de Genève-Aéroport des Chemins de fer fédéraux (CFF), à laquelle aboutissent tous les trains se rendant à Genève depuis le reste de la Suisse, est construite sur le site et inaugurée le [7].

Entrée de l'aéroport.

L'aéroport de Genève est équipé d'un système de 282 panneaux solaires thermiques. Ils servent à réchauffer les bâtiments et à les refroidir. L'installation est inaugurée en [8].

La nouvelle aile est mise en service le 14 décembre 2021. Elle est conçue pour les vols long-courriers et vols hors espace Schengen.

Lignes aériennes[modifier | modifier le code]

En 2018, l'aéroport de Genève est relié à 112 destinations, dont 82 en Europe[9].

Piste[modifier | modifier le code]

Tarmac de l'aéroport international de Genève et massif du Jura.

L'aéroport comporte une seule piste bétonnée, orientée 04/22. Il s'agit de l'un des aéroports à une piste les plus fréquentés du monde, derrière ceux de Londres Gatwick et de San Diego. Lors de vents calmes allant jusqu'à 4 nœuds dans n'importe quelle direction, la piste 22 est en service, de même que si le vent est plus fort et souffle vers l'est ou le nord-est. Si le vent dépasse les 4 nœuds et souffle vers le sud, le sud-ouest ou le sud-est (vent de travers), la piste 04 est utilisée. Cette règlementation a été mise en place pour répartir équitablement les nuisances sonores[10].

Photographie aérienne (1968).

La première piste en béton, longue de 405 m et large de 21, est inaugurée en 1937. Trois ans plus tard, elle est portée à 1 065 m puis à 2 000 m en août 1946. L'actuelle piste de 3 900 m est mise en service durant l'été 1960. Elle est particulièrement longue, surtout pour un aéroport de cette taille. Sa construction complète n'a pu se faire qu'après un échange de territoire frontalier entre la Suisse et la France. En effet, le bout de la piste de 1946 coïncidait avec la frontière et les terrains adjacents étaient sur sol français (commune de Ferney-Voltaire). Les autorités des deux pays ont donc procédé à une rectification, de sorte que la Suisse puisse étendre la piste. Depuis, la partie nord-ouest de la piste longe la frontière franco-suisse qui est distante d'environ 120 mètres. Ces travaux ont fait disparaître l'ancien hameau de La Limite et entraîné la construction d'un tunnel et d'une nouvelle douane, qui est, fait exceptionnel, entièrement située en territoire français et fait donc l'objet d'une convention internationale quant à l'autorité des douaniers suisses.

La piste de l'aéroport change de numéro le pour devenir 04/22, à la suite du déplacement du Nord magnétique qui indique donc une direction 224/44, dont les dizaines forment les numéros 22 et 04[11]. Il s'agit du premier changement de ce type à Genève, qui aura connu jusqu'ici la 05/23.

Le , le président des États-Unis, Joe Biden, atterrit avec Air Force One en marge du sommet Biden-Poutine[12]. Le lendemain, c'est au tour du président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine avec un Ilyushin Il-96-300PU.

Détournements[modifier | modifier le code]

Développement futur[modifier | modifier le code]

Afin de s'adapter à la hausse constante du trafic aérien et à l'adoption de l'accord de Schengen par la Suisse, un plan de rénovation et d'extension de l'aéroport a été mis en place jusqu'à l'horizon 2015[15].

2007-2009 : T1+, extension et développement du terminal T1[modifier | modifier le code]

Débutés en , les travaux prévoient une extension de l'aérogare vers l'ouest. Ils se sont traduits par l'apparition de guichets d'enregistrement supplémentaires, mais aussi par la création et le réaménagement des zones commerciales et de restauration dans la zone de transit et sur l'emplacement de l'extension au niveau des départs. En outre, l'espace restauration actuel a été déplacé du 2e au 3e étage, entraînant la disparition de la terrasse panoramique d'observation.

L'espace alloué aux entreprises de location de voiture et aux salles de conférence a été déplacé dans l'extension au niveau des arrivées et de nouveaux salons d'attente ont été aménagés à l'ancien emplacement des restaurants du (2e étage)[16].

2008-2009 : le One Stop Security et Schengen[modifier | modifier le code]

Le « One Stop Security », un système de détection des objets à rayon X (lors du passage à la borne de sécurité), a permis d'associer les passagers en direction ou en provenance d'un aéroport de pays de l'Union européenne et de l'Association européenne de libre-échange (AELE), par l'instauration de contrôles de sécurité généralisés avant la zone transit et non plus devant chaque porte ou secteur d'embarquement.

Avec l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen fin 2008, il a fallu séparer les passagers en direction et en provenance d'un État dit « Schengen » (les 22 pays de l'Union européenne appliquant les accords, l'Islande, la Norvège et la Suisse) des autres. C'est pourquoi des zones d'embarquement ont été allouées aux vols en direction de ces pays, pour lesquels le contrôle à la frontière n'existe plus.

Le coût de cette première étape (T1+, One Stop Security et Schengen) a été évalué à 60 millions de francs suisses, entièrement pris en charge par l'AIG[17].

2007-2015 : gestion du tarmac et de la capacité de la piste[modifier | modifier le code]

Appelée « planification airside », cette étape est celle de l'utilisation au mieux de l'espace assez limité du tarmac, afin de profiter au maximum des possibilités de stationnement. Pour les concepteurs, il s'agit « d'optimiser l'utilisation des positions gros porteurs pour augmenter la capacité en front d’aérogare [et de] maximiser le nombre de positions éloignées afin de faire face aux pointes de trafic »[18].

Pour augmenter la capacité de la piste, un système de « sortie rapide » a été mis à l'étude, avec lequel les avions après l'atterrissage sortent de la piste principale le plus rapidement possible en empruntant des ramifications perpendiculaires à la piste.

2012-2021 : nouvelle aile Est[modifier | modifier le code]

Afin de compléter la planification du tarmac dite « airside », une extension du terminal principal, appelée "aile est", a été inaugurée en décembre 2021[19]. Le projet consistait à remplacer l'actuel bâtiment d’accueil des vols long-courrier, construit à titre provisoire dans les années 1970, par un bâtiment de 520 m de long pouvant accueillir 6 gros porteurs. L'ancienne structure ne permettait d’accueillir que trois appareils au contact ; les 4 positions restantes, situées au large, nécessitaient le transport des passagers par bus.

La position située la plus à l'extrémité de la nouvelle aile permet l'accueil d'un A380. Toutefois, l'aéroport de Genève n'est actuellement pas homologué pour accueillir l'A380, en raison de l'étroitesse des taxiways qui séparent la piste des 3 satellites[20]. À moyen terme, le remplacement de la piste en herbe (04L/22R) par un taxiway au nord de la piste principale permettra d'éviter la proximité des satellites et d'accueillir d'éventuels vols en A380.

La construction de l'aile Est était envisagée par l'aéroport de Genève depuis le début des années 1990. Sa desserte était prévue au moyen de deux rames de métro sur pneus courant de l'aérogare principale à l'extrémité de la nouvelle aile. À la suite du retrait imprévu des vols long-courrier, hormis New-York, au départ de Genève de la compagnie Swissair en 1996, relocalisés à l'aéroport de Zurich-Kloten, le projet a été reporté. En 2012, des travaux préparatoires sont menés sur le site. En , la demande d’approbation des plans de construction est mise à l'enquête publique par l'Office fédéral de l'aviation civile[21]. Elle est finalement acceptée en [22]. Les travaux ont débuté en 2016 et devaient s'achever fin 2020[23]. Elle sera finalement mise en service le 14 décembre 2021[24]. Elle peut accueillir 2800 passagers par heure au départ et 3000 à l'arrivée.

Par ailleurs, elle contribue à l'amélioration du bilan énergétique de l'aéroport de Genève en incluant une surface de 7000m² de panneaux solaires et des technologies d'isolation améliorées.

Trafic passagers[modifier | modifier le code]

En graphique[modifier | modifier le code]

Voir la requête brute et les sources sur Wikidata.

Zoom sur l'impact du covid de 2019-2020[modifier | modifier le code]

Voir la requête brute et les sources sur Wikidata.


En tableau[modifier | modifier le code]

Évolution du trafic[25]
Année Passagers (en millions) Taux d'évolution (%) Commentaires
2021 5,92 en augmentation +5,8 % Augmentation par rapport à 2020, mais inférieur aux années avant crise.
2020 5,6 en diminution - 68,8 % Forte baisse de passagers due à la pandémie de Covid-19.
2019 17,9 en augmentation + 1,4 %
2018 17,7 en augmentation + 1,9 %
2017 17,4 en augmentation + 4,95 %
2016 16,5 en augmentation + 4,43 %
2015 15,8 en augmentation + 3,95 %
2014 15,2[4] en augmentation + 5,56 % Le 15 millionième voyage le [26].
2013 14,4 en augmentation + 3,60 % Easyjet assure plus de 40 % du trafic.

Second Hub de SWISS Intl. Air Lines.

2012 13,9[27] en augmentation + 6,10 %
2011 13,1 en augmentation + 10,08 %
2010 11,9 en augmentation + 5,31 %
2009 11,3 en diminution - 1,74 % Easyjet assure plus de 35 % du trafic[28],[29].
2008 11,5 en augmentation + 15 %
2007 10 en augmentation + 11,11 % en 2 ans
2005 9 en augmentation + 12,50 % en 2 ans
2003 8 en augmentation + 14,29 % en 4 ans
1999 7 en augmentation + 16,67 % en 9 ans Installation d'Easyjet qui en fait son second hub principal.
1990 6 en augmentation + 20 % en 5 ans
1985 5

Compagnies aériennes et destinations[modifier | modifier le code]

Vols de ligne[modifier | modifier le code]

CompagniesDestinations
Drapeau de la Grèce Aegean AirlinesAthènes E.-Venizélos

En saison : Héraklion-N. Kazantzákis, Rhodes-Diagoras

Drapeau de l'Irlande Aer LingusDublin
Drapeau de la Russie AeroflotMoscou Chérémétiévo
Drapeau de la Lettonie Air BalticRiga
Drapeau du Canada Air CanadaMontréal (P.-E.-Trudeau), Toronto (Pearson)
Drapeau de la Chine Air ChinaPékin-Capitale
Drapeau de la France Air FranceParis-Charles de Gaulle

En saison : Paris-Orly

Drapeau de la France Air France HopBiarritz-Pays Basque, Brest-Bretagne, Caen, Marseille-Provence
Drapeau de la Suisse Air GlaciersEn saison : La Môle - Saint-Tropez
Drapeau de Malte Air MaltaEn saison : Malte
Drapeau de Maurice Air MauritiusMaurice-Sir Seewoosagur Ramgoolam
Drapeau du Sénégal Air SénégalDakar-B. Diagne
Drapeau de la Turquie AnadouluJetEn saison : Ankara Esenboğa
Drapeau de l'Autriche Austrian AirlinesVienne-Schwechat
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaijan AirlinesBakou-H. Aliyev
Drapeau du Royaume-Uni British AirwaysLondres-City, Londres-Heathrow

En saison : Édimbourg

Drapeau de la Belgique Brussels AirlinesBruxelles-National
Drapeau de la Suisse ChairPriština
Drapeau du Royaume-Uni easyJet En saison :
Drapeau de l'Égypte EgyptAirLe Caire
Drapeau d'Israël El AlTel Aviv - Ben Gourion
Drapeau des Émirats arabes unis EmiratesDubaï
Drapeau de l'Éthiopie Ethiopian AirlinesAddis-Abeba Bole, Marseille-Provence
Drapeau des Émirats arabes unis Etihad AirwaysAbou Dabi
Drapeau de l'Allemagne EurowingsDüsseldorf
Drapeau de la Finlande FinnairHelsinki-Vantaa
Drapeau de la Norvège FlyrEn saison : Oslo-Gardermoen
Drapeau de l'Espagne IberiaMadrid-Barajas
Drapeau de l'Islande IcelandairEn saison : Reykjavik-Keflavík
Drapeau de l'Italie ITA AirwaysMilan-Linate, Rome Léonard-de-Vinci/Fiumicino
Drapeau du Royaume-Uni Jet2.comEn saison : Birmingham, East Midlands, Édimbourg, Glasgow, Leeds-Bradford, Londres-Stansted, Manchester, Newcastle
Drapeau du Kenya Kenya AirwaysNairobi-J. Kenyatta
Drapeau des Pays-Bas KLMAmsterdam
Drapeau du Koweït Kuwait AirwaysKoweït
Drapeau de la Pologne LOT Polish AirlinesVarsovie-Chopin
Drapeau de l'Allemagne LufthansaFrancfort, Munich-F. J. Strauß
Drapeau du Luxembourg LuxairLuxembourg-Findel
Drapeau du Liban Middle East AirlinesBeyrouth-Rafic Hariri
Drapeau de la Norvège Norwegian Air ShuttleOslo-Gardermoen

En saison : Copenhague-Kastrup, Stockholm-Arlanda

Drapeau de la Turquie Pegasus AirlinesAntalya, Istanbul-S. Gökçen
Drapeau du Qatar Qatar AirwaysDoha-Hamad
Drapeau du Maroc Royal Air MarocCasablanca-Mohammed-V, Marrakech-Ménara
Drapeau de la Jordanie Royal JordanianAmman-Reine-Alia
Drapeau de l'Arabie saoudite SaudiaDjeddah - Roi-Abdelaziz, Riyad-roi Khaled

En saison : Médine-Prince M. Bin Abdulaziz

Scandinavian AirlinesCopenhague-Kastrup, Oslo-Gardermoen, Stockholm-Arlanda
Drapeau de la Turquie SunExpress En saison : Antalya
Drapeau de la Suisse Swiss International Air Lines En saison :
Drapeau du Portugal TAP Air PortugalLisbonne-H. Delgado

En saison : Porto-F. Sá-Carneiro

Drapeau des Pays-Bas TransaviaEn saison : Rotterdam-La Haye
Drapeau de la France Transavia FranceNantes-Atlantique
Drapeau du Royaume-Uni TUI AirwaysEn saison : Bristol, Londres-Gatwick, Manchester, Newcastle
Drapeau de la Suède TUI fly NordicEn saison charter : Dublin
Drapeau de la Tunisie TunisairTunis-Carthage

En saison : Djerba-Zarzis, Monastir

Drapeau de la Turquie Turkish AirlinesIstanbul

En saison : Ankara Esenboğa, Antalya, Izmir-A. Menderes

Drapeau de l'Ukraine Ukraine International AirlinesKiev-Boryspil
Drapeau des États-Unis United AirlinesNewark-Liberty, Washington-Dulles
Drapeau de la Russie Ural AirlinesMoscou-Joukovski
Drapeau de l'Espagne VuelingBarcelone-El Prat
Drapeau de la Hongrie Wizz AirBucarest-H. Coandă, Sofia-Vrajdebna

Actualisé le 14/01/2022

Vols charter[32][modifier | modifier le code]

CompagniesDestinations
Drapeau de la France Air France Hop

En saison : Tétouan-Sania R'mel

Drapeau du Royaume-Uni British Airways

Hiver : Édimbourg

Drapeau du Royaume-Uni Flybe

Hiver : Édimbourg, Manchester

Drapeau de la Suisse Swiss International Air Lines

Hiver : Kittilä

Drapeau du Royaume-Uni TUI Airways En saison : Birmingham, Bristol, Édimbourg, Glasgow, Londres-Gatwick, Manchester, Newcastle


Fret[modifier | modifier le code]

Équipements :

  • Halle moderne avec équipements complets ;
  • 24 000 m2 de surface de traitement (chauffés durant l'hiver) et 14 chambres froides (périssables) ;
  • 80 000 t de capacité par an
  • Chambre de traitement pour marchandises radioactives ;
  • 750 m2 pour les marchandises de valeur ;
  • Plate-forme de chargement : capacité de 18 t ;
  • Quai de chargement (207 m) adaptable à tout type de camions ;
  • Port franc (10 000 m2) dans la halle de fret ;
  • Piste de 3 900 m, ILS catégorie III

Le temps de consignation des marchandises à Genève Aéroport est parmi les plus bas en Europe (70-90 minutes), la fiabilité et la sûreté sont d'un degré excellent. L'aéroport possède une connexion directe avec le réseau autoroutier suisse (à 300 m) puis français. L’aéroport possède un secteur France dédié au fret aérien avec possibilité de dédouanement pour tous les pays de l'Union Européenne[33].

Principaux produits importés :

  • Pièces détachées pour machines ;
  • Périssables ;
  • Composants électroniques et matériel informatique.

Produits exportés :

  • Produits chimiques ;
  • Horlogerie, bijouterie ;
  • Machines de précision ;
  • Composants électroniques.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

La ligne 23 des Transports publics genevois (TPG) à l'arrêt Genève-Aéroport-Terminal.

L'aéroport se situe à 4 km au nord-ouest du centre-ville de Genève. Il est desservi par l'autoroute A1, par la gare de Genève-Aéroport des Chemins de fer fédéraux (CFF) et par les lignes 5, 10, 23, 28, 50, 54, 56, 57, 59 et 66 des Transports publics genevois (TPG).

Le train est la solution la plus rapide pour se rendre au centre-ville de Genève. En moyenne, cinq trains relient chaque heure la gare de l'aéroport à celle de Genève-Cornavin, au centre-ville, en 7 minutes. Les lignes de bus 5 et 10 atteignent le centre-ville en environ 20 minutes. La ligne 28 dessert Vernier (15 minutes), la ligne 57 Meyrin (15 minutes) et la ligne 66 Ferney-Voltaire (15 minutes) et Thoiry (45 minutes). Un même ticket permet d'emprunter invariablement le train ou le bus.

Depuis la Romandie[34], l'aéroport est accessible par train et par voiture en environ 40 minutes depuis Lausanne, 1 heure depuis Montreux, 1 h 15 depuis Neuchâtel, 1 h 20 depuis Fribourg et 1 h 30 depuis Sion.

L'aéroport est aussi accessible directement depuis la France par une route, appelée « route douanière », depuis Ferney-Voltaire. L'aéroport de Genève dispose d'un « secteur France » qui permet de prendre des vols intérieurs sans passer par la douane Suisse, et d'enregistrer et d'accéder à la zone de transit internationale pour quelque compagnies effectuant des vols internationaux à destinations autre que France. Depuis ce secteur, il est possible de rejoindre le reste de l'aéroport uniquement pour les passagers en possession d'une carte d'embarquement pour un vol le jour même. Par contre, les passagers arrivant d'un vol international doivent passer par la douane suisse avant de rejoindre le secteur France[35]. Cependant l'aéroport de Genève est entièrement suisse, contrairement à l'aéroport de Bâle-Mulhouse qui est binational, un statut unique au monde.

Jusqu'à l'entrée de la Suisse dans l'Espace Schengen[36][source insuffisante] en , le secteur France permettait aux personnes étrangères disposant d'un visa Schengen d'atterrir ou de décoller de cet aéroport sans passer par la Suisse, et donc sans avoir besoin d'un visa suisse[réf. nécessaire].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le , le Grand Conseil de Genève adopte une loi instituant l'établissement public autonome « Aéroport international de Genève » qui entre en vigueur le . À sa tête se trouve le conseiller d'État genevois chargé de l'économie (poste actuellement occupé par Mauro Poggia).[réf. nécessaire]

Le , les citoyens genevois acceptent à 56 % l'initiative populaire cantonale « Pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève – Reprenons en main notre aéroport ». L'initiative vise à limiter les nuisances à l’environnement et à la santé des habitants en améliorant le contrôle de l'aéroport par le Grand Conseil de Genève[37],[38],[39].

Directeurs[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Jobin (1994-2006)
  • Robert Deillon (2006-2016)
  • André Schneider (2016-ce jour)[40]

Conflits sociaux[modifier | modifier le code]

Les salariés de trois entreprises actives à l’Aéroport international de Genève (AIG) se sont mis en grève, au cours de l’année 2010, dans le but de négocier une meilleure convention collective de travail (CCT) pour toute la branche. Il s'agit plus précisément de Swissport et Dnata () ainsi que de ISS Aviation (juillet-). Ces conflits - dont la durée et la dureté sont plutôt exceptionnelles en Suisse - trouvent leurs origines dans un processus qui date déjà du milieu des années 1990 : la dégradation des conditions de travail en raison de la financiarisation des entreprises combinée à la volonté de rendre plus compétitif le site aéroportuaire. Le fait que le personnel gréviste a été associé à toutes les décisions inhérentes aux conflits serait à même d'expliquer sa détermination en dépit des intimidations patronales visant à délégitimer la lutte en s’appuyant sur son caractère minoritaire[41]. À l'issue de chaque grève, les parties sont parvenues à un accord jugé favorable aux salariés par la section Trafic aérien du Syndicat des services publics (SSP).

En , la CCT échue n'est pas renouvelée. Une proposition de négociation de la Chambre des relations collectives de travail n'aboutit pas. En , la direction de Swissport envoie des congés-modifications des contrats de travail, c'est-à-dire que les employés doivent accepter des baisses de salaire mensuel de 500 à 1200 CHF, avec une augmentation du temps de travail, faute de quoi ils seraient licenciés. Ils réagissent par une manifestation à l'aéroport, puis une délégation rencontre le Conseiller d'Etat Dal Busco[42],[43].

La semaine suivante les conseillers d’Etat Mauro Poggia et Serge Dal Busco reçoivent une délégation des parties et nomment l’ancien conseiller d’Etat David Hiler comme médiateur. Le 29.1.2021 le Grand Conseil estime que les revendications des travailleurs sont légitimes. Il vote une motion et une résolution pour des conditions salariales et de travail dignes à Swissport» et contre le dumping salarial[44].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Lescaze, L'envol d'une ville. Histoire de l'aéroport de Genève, Genève 2009.
  • 100 ans. Genève aéroport, Genève 2020.
  • Maelle Rigotti, « Du champ d’aviation à l’aéroport international de Genève », Passé simple, no 65,‎ , p. 25-27.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « % de passagers easyJet », sur gva.ch,
  2. (en) « EasyJet closes in on 50 routes from Amsterdam Schiphol », sur anna.aero, (consulté le ).
  3. « Genève Aéroport prêt à participer à l’ouverture partielle du capital des Aéroports de Lyon », communiqué, sur gva.ch, .
  4. a et b Site officiel.https://www.gva.ch/getmedia/ef8f4889-9f5d-4ead-9ef1-3e92ad59bec7/statistiques_pax_geneve-aeroport.pdf?ext=.pdf
  5. Office fédéral de l’aviation civile OFAC, « Aéroports nationaux », sur www.bazl.admin.ch (consulté le )
  6. Simon Bradley, « Comment l’aéroport a aidé la Genève internationale à décoller », sur SWI swissinfo.ch (consulté le ).
  7. Historique, gva.ch.
  8. « Genève Aéroport inaugure son installation solaire », sur https://www.gva.ch/fr, (consulté le ).
  9. (fr)[PDF]« Les horaires aériens », sur www.gva.ch (consulté le ).
  10. http://www.gva.ch/Portaldata/1/Resources/fichiers/publications/environnement03.pdf
  11. « Pourquoi la piste de l'aéroport a changé de nom », sur https://www.20min.ch, (consulté le ).
  12. « Joe Biden a atterri à Genêve », sur lemanbleu.ch, (consulté le ).
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  14. « L'auteur du détournement d'avion à Genève-Cointrin était le copilote », sur rts.ch, Radio Télévision Suisse, (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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