Aéroport international de Genève

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Aéroport international de Genève
L'aéroport international de Genève, vue d'avion.
L'aéroport international de Genève, vue d'avion.
Localisation
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Ville Genève
Coordonnées 46° 14′ 11″ nord, 6° 06′ 26″ est
Altitude 421 m (1 380 ft)

Géolocalisation sur la carte : canton de Genève

(Voir situation sur carte : canton de Genève)
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Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
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Pistes
Direction Longueur Surface
05/23 3 900 m (12 795 ft) béton
05L/23R 823 m (2 700 ft) herbe
Informations aéronautiques
Code AITA GVA
Code OACI LSGG
Nom cartographique Cointrin
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Aéroport international de Genève, établissement public autonome
Site web aéroport Consulter
Cartes virtual swiss air navigation services Aéroport et Cartes

L’aéroport international de Genève (code AITA : GVA • code OACI : LSGG), couramment appelé aéroport de Genève-Cointrin, est un aéroport situé dans le canton de Genève en Suisse. Il dessert principalement la Suisse romande et la France voisine[Note 1]. Il se trouve sur les territoires des communes du Grand-Saconnex et de Meyrin. Il est le deuxième aéroport de Suisse après celui de Zurich, tant par la taille que par le trafic passagers. Depuis 1999, c'est le deuxième plus grand hub de la compagnie low cost easyJet, en termes de destinations desservies. Plus de 40 % du trafic aérien de l'aéroport de Genève est lié à son activité[1].

Hormis une légère baisse de fréquentation en 2009, due à la crise économique, le trafic passagers est en croissance constante depuis 2002. En 2015, 15,8 millions de passagers ont été accueillis à l'aéroport de Genève (une hausse de 4,1 % par rapport à 2014)[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le , le Grand Conseil de la République et canton de Genève vote une loi implantant un champ d'aviation, à environ 4 km au nord de la ville, près du village de Cointrin. Le premier appareil atterrit le .

Lignes aériennes[modifier | modifier le code]

En 2010, l'aéroport de Genève est relié à 105 destinations, dont 78 en Europe[3].

Tarmac de l'aéroport international de Genève et massif du Jura.

Piste[modifier | modifier le code]

L'aéroport comporte une seule piste bétonnée, orientée 05/23. Il s'agit de l'un des aéroports à une piste les plus fréquentés du monde, derrière ceux de Londres Gatwick et de San Diego. La piste parallèle, 05L/23R, en herbe, est utilisée par l'aviation légère. Lors de vents calmes allant jusqu'à 4 nœuds dans n'importe quelle direction, la piste 23 est en service, de même que si le vent est plus fort et souffle vers l'est ou le nord-est. Si le vent dépasse les 4 nœuds et souffle vers le sud, le sud-ouest ou le sud-est (vent de travers), la piste 05 est utilisée. Cette règlementation a été mise en place pour répartir équitablement les nuisances sonores[4].

La première piste en béton, longue de 405 m et large de 21, est inaugurée en 1937. Trois ans plus tard, elle est portée à 1 065 m puis à 2 000 m en août 1946. L'actuelle piste de 3 900 m est mise en service durant l'été 1960. Elle est particulièrement longue, surtout pour un aéroport de cette taille. Sa construction complète n'a pu se faire qu'après un échange de territoire frontalier entre la Suisse et la France. En effet, le bout de la piste de 1946 coïncidait avec la frontière, et les terrains adjacents étaient sur sol français (commune de Ferney-Voltaire). Les autorités des deux pays ont donc procédé à une rectification, de sorte que la Suisse puisse étendre la piste. Ces travaux ont fait disparaître l'ancien hameau de La Limite et entraîné la construction d'un tunnel et d'une nouvelle douane, qui est, fait exceptionnel, entièrement située en territoire français et fait donc l'objet d'une convention internationale quant à l'autorité des douaniers suisses.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

L'aérogare d'origine étant devenue trop exiguë, une nouvelle aérogare, prévue pour 300 000 passagers par an, entre en service le . Les prévisions étant dépassées en moins de 5 ans, l'actuelle aérogare est construite à quelques centaines de mètres de l'ancienne et inaugurée le . Prévue pour 5 millions de passagers par an (seuil franchi en 1985), celle-ci est modernisée et agrandie à plusieurs reprises au cours des années 1990 et 2000 (aile ouest et zone frontale notamment). L'ancienne aérogare est alors reconvertie en terminal pour les vols charters. De plus, pour améliorer l'accès de l'aéroport, la gare de Genève-Aéroport des Chemins de fer fédéraux (CFF), à laquelle aboutissent tous les trains se rendant à Genève depuis le reste de la Suisse, est construite sur le site et inaugurée le [5].

Entrée de l'aéroport.

Panneaux solaires[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Genève est équipé d'un système de 282 panneaux solaires thermiques. Ils servent à réchauffer les bâtiments et à les refroidir. Cette installation high-tech a été inaugurée en juin 2013.

Développement futur[modifier | modifier le code]

Afin de s'adapter à la hausse constante du trafic aérien et à l'adoption de l'accord de Schengen par la Suisse, un plan de rénovation et d'extension de l'aéroport a été mis en place jusqu'à l'horizon 2015[6].

2007-2009 : T1+, extension et développement du terminal T1[modifier | modifier le code]

Débutés en juillet 2007, les travaux prévoient une extension de l'aérogare vers l'ouest. Ils se sont traduits par l'apparition de guichets d'enregistrement supplémentaires, mais aussi par la création et le réaménagement des zones commerciales et de restauration dans la zone de transit et sur l'emplacement de l'extension au niveau des départs. En outre, l'espace restauration actuel a été déplacé du 2e au 3e étage, entraînant la disparition de la terrasse panoramique d'observation.

L'espace alloué aux entreprises de location de voiture et aux salles de conférence a été déplacé dans l'extension au niveau des arrivées et de nouveaux salons d'attente ont été aménagés à l'ancien emplacement des restaurants du (2e étage)[7].

2008-2009 : le One Stop Security et Schengen[modifier | modifier le code]

Le « One Stop Security[Quoi ?] », un système de détection des objets à rayon X (lors du passage à la borne de sécurité), a permis d'associer les passagers en direction ou en provenance d'un aéroport de pays de l'Union européenne et de l'Association européenne de libre-échange (AELE), par l'instauration de contrôles de sécurité généralisés avant la zone transit et non plus devant chaque porte ou secteur d'embarquement.

Avec l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen fin 2008, il a fallu séparer les passagers en direction et en provenance d'un État dit « Schengen » (les 22 pays de l'Union européenne appliquant les accords, l'Islande, la Norvège et la Suisse) des autres. C'est pourquoi des zones d'embarquement ont été allouées aux vols en direction de ces pays, pour lesquels le contrôle à la frontière n'existe plus.

Le coût de cette première étape (T1+, One Stop Security et Schengen) a été évalué à 60 millions de francs suisses, entièrement pris en charge par l'AIG [8].

2007-2015 : gestion du tarmac et de la capacité de la piste[modifier | modifier le code]

Appelée « planification airside », cette étape est celle de l'utilisation au mieux de l'espace assez limité du tarmac, afin de profiter au maximum des possibilités de stationnement. Pour les concepteurs, il s'agit « d'optimiser l'utilisation des positions gros porteurs pour augmenter la capacité en front d’aérogare [et de] maximiser le nombre de positions éloignées afin de faire face aux pointes de trafic »[9].

Pour augmenter la capacité de la piste, un système de « sortie rapide » a été mis à l'étude, avec lequel les avions après l'atterrissage sortent de la piste principale le plus rapidement possible en empruntant des ramifications perpendiculaires à la piste.

2012-2020 : nouvelle aile Est[modifier | modifier le code]

Afin de compléter la planification du tarmac dite « airside », la modification de l'aile Est du terminal principal est en construction. Elle consiste à remplacer l'actuel bâtiment d’accueil des vols long-courrier, construit à titre provisoire dans les années 1970, par un bâtiment de 520 m de long pouvant accueillir 6 gros porteurs. La structure actuelle ne permet d’accueillir que trois appareils au contact ; les 4 positions restantes, situées au large, nécessitent le transport des passagers par bus. La position située la plus à l'extrémité de la nouvelle aile permet l'accueil d'un A380. Toutefois, l'aéroport de Genève n'est actuellement pas homologué pour accueillir l'A380, en raison de l'étroitesse des taxiways qui séparent la piste des 3 satellites[10]. À moyen terme, le remplacement de la piste en herbe (05L/23R) par un taxiway au nord de la piste principale permettra d'éviter la proximité des satellites et d'accueillir d'éventuels vols en A380.

La construction de l'aile Est est envisagée par l'aéroport de Genève depuis le début des années 1990. Sa desserte était prévue au moyen de deux rames de métro sur pneus courant de l'aérogare principale à l'extrémité de la nouvelle aile. À la suite du retrait imprévu des vols long-courrier, hormis New-York, au départ de Genève de la compagnie Swissair en 1996, relocalisés à l'aéroport de Zurich-Kloten, le projet a été reporté. En 2012, des travaux préparatoires sont menés sur le site. En mai 2013, la demande d’approbation des plans de construction est mise à l'enquête publique par l'Office fédéral de l'aviation civile[11]. Elle est finalement acceptée en octobre 2014[12]. Les travaux ont débuté en 2016 et doivent s'achever fin 2020[13].

Trafic passagers[modifier | modifier le code]

Trafic et parts de marché par année[modifier | modifier le code]

Source : Rapports annuels[14].

  • En 1985, le trafic passagers total dépasse pour la première fois les 5 millions.
  • En 1990, le cap des 6 millions de passagers est franchi pour la première fois.
  • En 1999, l'aéroport accueille plus de 7 millions de passagers. Easyjet s'installe à Genève et décide d'en faire son second hub principal.
  • En 2002, Easyjet détrône Swiss et devient la compagnie avec la plus forte part de marché à l'aéroport de Genève[réf. nécessaire].
  • En 2003, pour la première fois, l'aéroport dépasse le cap des 8 millions de passagers.
  • En 2005, la barre des 9 millions de passagers est atteinte.
  • En 2007, le 10 millionième passagers dans l'année est accueilli. Les prévisions de croissance prévoyant 14,5 millions de passagers d'ici 2020. Easyjet assure 34,0 % du trafic, devant Swiss qui tombe à son plus bas niveau depuis son arrivée à l'aéroport de Genève (11,5 %). Suivent Air France (8,2 %), British Airways (7,2 %) et Lufthansa (6,7 %).
  • En 2010, 11,9 millions de passagers ont transité par Cointrin, avec 35,8 % du trafic assuré par easyJet Switzerland, 14,4 % par Swiss, 6,0 % par Lufthansa, 5,7 % par Air France et 4,9 % par British Airways[15].
  • En 2013, 14,4 millions de passagers ont transité par Cointrin, soit 3,6 % de plus qu'en 2012. Easyjet passe la barre des 40 % de part de marché (41,5 %), devant Swiss (14,5 %) et Lufthansa (5,2 %).
  • Le , le cap des 15 millions de passagers par an est atteint. Il s'agit d'une passagère du vol Genève-Montréal assuré par Air Canada[16].
  • En 2016, 16,5 millions de passagers ont été accueillis à l'aéroport de Genève (une hausse de 4,43% par rapport à 2015).
Évolution du trafic
Année Passagers (en millions) Taux d'évolution (%)
2016 16,5 en augmentation 4,43%
2015 15,8 en augmentation 3,95%
2014 15,2 en augmentation +5,56%
2013 14,4 en augmentation +3,60%
2012 13,9 en augmentation +6,10%
2011 13,1 en augmentation +10,08%
2010 11,9 en augmentation +5,31%
2009 11,3 en diminution -1,74%
2008 11,5 en augmentation +15%
2007 10 en augmentation +11,11% en 2 ans
2005 9 en augmentation +12,50% en 2 ans
2003 8 en augmentation +14,29% en 4 ans
1999 7 en augmentation +16,67% en 9 ans
1990 6 en augmentation +20% en 5 ans
1985 5

Compagnies aériennes et destinations[modifier | modifier le code]

Compagnies Destinations
Aegean Airlines Athènes E.-Venizélos
Eté: Héraklion-N. Kazantzákis, Rhodes-Diagoras
Aer Lingus Dublin
Aeroflot Moscou Chérémétiévo
Air Algérie Alger-H. Boumédiène
airBaltic Riga
Air Berlin Düsseldorf
Air Canada Montréal-P. E. Trudeau
Air China Pékin-Capitale
Air France Paris-Charles de Gaulle
Air Malta Eté: Malte
Air Mauritius Maurice-Sir Seewoosagur Ramgoolam (dès le 18 novembre 2017)
Alitalia Rome Léonard-de-Vinci/Fiumicino
Austrian Airlines Vienne-Schwechat
Belavia Minsk-2
British Airways Londres-City, Londres-Heathrow
Hiver: Londres-Gatwick
Brussels Airlines Bruxelles-National
easyJet
Eté:
Hiver:
EgyptAir Le Caire
El Al Tel Aviv - Ben Gourion
Emirates Dubaï
Etihad Airways Abou Dabi
Etihad Regional Lugano, Zurich

Eté: Biarritz-Pays Basque, Brest Bretagne, Cagliari, Ibiza, Olbia-Costa Smeralda

Eurowings Düsseldorf, Munich-F. J. Strauss
Eurowings
(opéré par Germanwings)
Hamburg-Fuhlsbüttel
Finnair Helsinki-Vantaa
Flybe Hiver: Birmingham, Cardiff-Rhoose, Exeter, Jersey, Ronaldsway-Île de Man, Southampton
HOP! Eté: Biarritz-Pays Basque
Iberia Madrid-Barajas
Icelandair Eté: Reykjavik-Keflavík
Jet 2 Hiver: Birmingham, East Midlands, Édimbourg, Glasgow, Leeds-Bradford, Manchester
KLM Amsterdam-Schiphol
Kuwait Airways Koweït
LOT Polish Airlines Varsovie-Chopin
Lufthansa Francfort
Luxair Luxembourg-Findel
Middle East Airlines (MEA) Beyrouth - Rafic Hariri
Monarch Airlines Hiver: Londres-Gatwick, Manchester
Norwegian Oslo-Gardermoen
Hiver: Copenhague-Kastrup, Stockholm-Arlanda
Pegasus Airlines Antalya, Istanbul-Sabiha Gökçen
Qatar Airways Doha-Hamad
Rossiya Hiver: Saint-Pétersbourg-Pulkovo
Royal Air Maroc Casablanca-Mohammed V
Royal Jordanian Amman-Reine Alia
Saudia Djeddah - Roi-Abdelaziz, Riyad-roi Khaled
Scandinavian Airlines (SAS) Copenhague-Kastrup, Stockholm-Arlanda
SunExpress Eté: Antalya
Swiss
Eté:
Hiver:
Swiss
(opéré par Helvetic Airways)
Eté: Biarritz-Pays Basque, Calvi Sainte-Catherine, Florence-Peretola
TAP Portugal Lisbonne-H. Delgado, Porto-F. Sá-Carneiro
Thomas Cook Airlines Hiver: Manchester
Transavia Hiver: Rotterdam-La Haye
Tunisair Tunis-Carthage
Eté: Djerba-Zarzis, Monastir
Turkish Airlines Istanbul-Atatürk
Ukraine International Airlines Kiev-Boryspil
United Airlines Newark-Liberty, Washington Dulles
Vueling Barcelone-El Prat, Rome Léonard-de-Vinci/Fiumicino
Eté: Las Palmas/Gran Canaria
Wizz Air Bucarest-H. Coandă, Sofia-Vrajdebna

Mise à jour: 03/04/2017

Fret[modifier | modifier le code]

Équipements :

  • Halle moderne avec équipements complets.
  • 24 000 m2 de surface de traitement et des chambres froides (périssables)
  • Chambre de traitement pour marchandises radioactives.
  • Coffres pour valeurs.
  • Dépôts chauffés durant l’hiver.
  • Plate-forme de chargement: capacité de 18 t.
  • Quai de chargement adaptable à tout type de camions.
  • Port franc (10 000 m2) dans la halle de fret.

Secteur et douanes français. Possibilité de dédouanement pour tous les pays de l'Union Européenne. Temps de consignation extra-court: 70-90 min, en moyenne. Fiabilité des services (ponctualité dans les expéditions, pas de grèves, sûreté pour les marchandises). Connexion directe avec le réseau autoroutier suisse et français (à 300 m). Piste de 3 900 m, ILS catégorie III.

Principaux produits importés et exportés :

  • Pièces détachées pour machines
  • Périssables
  • Composants électroniques et matériel informatique

Produits exportés :

  • Produits chimiques
  • Horlogerie, bijouterie
  • Machines de précision
  • Composants électroniques

Accessibilité[modifier | modifier le code]

L'aéroport se situe à 4 km au nord-ouest du centre-ville de Genève. Il est desservi par l'autoroute A1, par la gare de Genève-Aéroport des Chemins de fer fédéraux et par les lignes 5, 10, 23, 28, 57 et Y des Transports publics genevois.

Le train est la solution la plus rapide pour se rendre au centre-ville. La gare de l'aéroport se trouve à gauche en sortant de la zone d'arrivée. En moyenne, cinq trains relient chaque heure la gare de l'aéroport à celle de Genève-Cornavin, au centre-ville, en 7 minutes. Les lignes de bus 5 et 10 atteignent le centre-ville en environ 20 minutes. La ligne 28 dessert Vernier (15 minutes), la 57 Meyrin (15 minutes) et la ligne Y Ferney-Voltaire (15 minutes) et Thoiry (45 minutes). Un même ticket permet d'emprunter invariablement le train ou le bus. Depuis 2008, les voyageurs peuvent obtenir gratuitement dans la zone de récupération des bagages un ticket valable durant 80 minutes dans la zone 10 « Tout Genève » d'Unireso[17].

Depuis la Romandie[18], l'aéroport est accessible par train et par voiture en environ 40 minutes depuis Lausanne, 1 heure depuis Montreux, 1h15 depuis Neuchâtel, 1h 20 depuis Fribourg et 1h 30 depuis Sion.

L'aéroport est aussi accessible directement depuis la France par une route, appelée « route douanière », depuis Ferney-Voltaire. L'aéroport de Genève dispose d'un « secteur France » qui permet de prendre des vols domestiques sans passer par la douane Suisse, et d'enregistrer et d'accéder à la zone de transit internationale pour quelque compagnies effectuant des vols internationaux à destinations autre que France. Depuis ce secteur, il est possible de rejoindre le reste de l'aéroport uniquement pour les passagers en possession d’une carte d’embarquement pour un vol le jour même. Par contre, les passagers arrivant d'un vol international doivent passer par la douane Suisse avant de rejoindre le secteur France[19].

Jusqu'à l'entrée de la Suisse dans l'Espace Schengen[20][réf. insuffisante] en décembre 2008, le secteur France permettait aux personnes étrangères disposant d'un visa Schengen d'atterrir ou de décoller de cet aéroport sans passer par la Suisse, et donc sans avoir besoin d'un visa suisse[réf. nécessaire].

Institutions[modifier | modifier le code]

Le 10 juin 1993, le Grand Conseil adopte une loi instituant l'établissement public autonome Aéroport international de Genève qui entre en vigueur le . À sa tête se trouve le conseiller d'État genevois chargé de l'économie (poste actuellement occupé par François Longchamp).

Conflits sociaux[modifier | modifier le code]

Les salariés de trois entreprises actives à l’Aéroport international de Genève (AIG) se sont mis en grève, au cours de l’année 2010, dans le but de négocier une meilleure convention collective de travail (CCT) pour toute la branche. Il s'agit plus précisément de Swissport et Dnata (janvier 2010) ainsi que de ISS Aviation (juillet-novembre 2010). Ces conflits - dont la durée et la dureté sont plutôt exceptionnelles en Suisse - trouvent leurs origines dans un processus qui date déjà du milieu des années 1990 : la dégradation des conditions de travail en raison de la financiarisation des entreprises combinée à la volonté de rendre plus compétitif le site aéroportuaire. Le fait que le personnel gréviste a été associé à toutes les décisions inhérentes aux conflits serait à même d'expliquer sa détermination en dépit des intimidations patronales visant à délégitimer la lutte en s’appuyant sur son caractère minoritaire[21]. À l'issue de chaque grève, les parties sont parvenues à un accord jugé favorable aux salariés par la section Trafic aérien du Syndicat des services publics.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le partie nord-ouest de la piste de l'aéroport longe la frontière franco-suisse qui est distante d'environ 120 mètres.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.tdg.ch/actu/economie/cointrin-commerces-rapportent-avions-2010-01-13 Tribune de Genève, 14 janvier 2010
  2. « Site officiel »
  3. (fr)[PDF]« Les horaires aériens », sur www.gva.ch (consulté le 11 août 2010)
  4. http://www.gva.ch/Portaldata/1/Resources/fichiers/publications/environnement03.pdf
  5. Historique, gva.ch.
  6. (fr)[PDF]« Plan Directeur 2007-2015 Conférence de presse du 30 janvier 2007 », sur www.gva.ch (consulté le 4 juin 2010)
  7. (fr) « Plan des travaux au T1 », sur www.gva.ch (consulté le 4 juin 2010)
  8. (fr) « Aéroport International de Genève - gva.ch - Plan directeur 2007-2015 », sur www.gva.ch (consulté le 4 juin 2010)
  9. (fr)[PDF]« Plan Directeur 2007-2015 Conférence de presse du 30 janvier 2007, page 15 », sur www.gva.ch (consulté le 4 juin 2010)
  10. http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/28635166
  11. http://www.bazl.admin.ch/aktuell/medieninformation/00024/index.html?lang=fr&msg-id=48791
  12. http://www.bazl.admin.ch/aktuell/medieninformation/00024/index.html?lang=fr&msg-id=54782
  13. http://www.gva.ch/fr/desktopdefault.aspx/tabid-434/1481_read-18601/
  14. Voir rapports annuels d'exploitation, http://access.gva.ch/fr/desktopdefault.aspx/tabid-97/usetemplate-ACCESS_GVA_Interne
  15. « Genève-Cointrin a accueilli 11,88 millions de passagers en 2010) », sur www.swissinfo.ch (consulté le 12 janvier 2011)
  16. http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/aeroport-geneve-accueilli-nobr15000000enobr-passager-lannee/story/24428556
  17. Marc Moulin, « Le ticket de bus gratuit survivra à Cointrin », sur Tribune de Genève, (consulté le 10 janvier 2017).
  18. [PDF]Transport publics - Région, gva.ch.
  19. Secteur France, gva.ch.
  20. (fr)[PDF]« Convention du 25 avril 1956 (pages 508 et suivantes) », sur www.doc.diplomatie.gouv.fr (consulté le 4 juin 2010)
  21. N. Cianferoni, «Répondre au dumping salarial par la grève? Le cas de l’Aéroport International de Genève (AIG)», Les Mondes du Travail, n. 12, 2012, p. 65-76 http://www.lesmondesdutravail.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]