Chainaz-les-Frasses

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Chainaz-les-Frasses
Le village.
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Rumilly
Intercommunalité C.C. du Pays d'Alby-sur-Chéran
Maire
Mandat
Gilles Viviant
2014-2020
Code postal 74540
Code commune 74054
Démographie
Population
municipale
621 hab. (2013)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 26″ Nord 5° 59′ 46″ Est / 45.7738888889, 5.99611111111
Altitude Min. 420 m – Max. 725 m
Superficie 5,57 km2
Localisation

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Liens
Site web chainaz-les-frasses.fr

Chainaz-les-Frasses (se prononce Chaine-les-Frasses[1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du pays de l'Albanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Félix Rose des vents
Entrelacs (Savoie) N Héry-sur-Alby
O    Chainaz-les-Frasses    E
S
Saint-Ours (Savoie) Cusy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chainaz tire son nom de « chênaie » petite colline plantée de chênes et Les Frasses de « frênaie » endroit planté de frênes. Chainaz est à l'origine issu du gaulois cassanos, signifiant chêne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée en 1865 par le regroupement de deux anciennes communes : Chainaz et Les Frasses au nord-ouest, une autre petite commune comprenant deux villages : Les Frasses-d'en-haut et Les Frasses-d'en-bas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Chainaz-les-Frasses relève de l'arrondissement d'Annecy et, avant le réforme territoriale de 2014, du canton d'Alby-sur-Chéran, dont Alby-sur-Chéran était le chef-lieu.

La commune appartient à la communauté de communes du pays d'Alby-sur-Chéran, créée en 1993[3] et qui fait suite à différents syndicats communaux (syndicat intercommunal pour le développement économique du canton d'Alby, syndicat intercommunal pour l'équipement scolaire du canton d'Alby, syndicat intercommunal pour le ramassage des élèves du canton d'Alby). On retrouve ainsi les onze communes de l'ancien canton d'Ably-sur-Chéran.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune appartient au canton de Rumilly, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 29 communes[4]. La commune relève de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1983 Gaston Chabert    
1983 2001 Robert Bouvier    
mars 2001 mars 2014 Georges Dupassieux    
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Gilles Viviant    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
253 250 235 218 336 339 311 317 477
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
519 504 463 468 459 453 450 434 427
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
367 328 300 303 281 228 232 234 211
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
260 395 518 586 593 619 621 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, la municipalité et le comité des fêtes organisent :

  • janvier : soirée choucroute-belote (organisée par l'école primaire) ;
  • février : carnaval (avec l'incendie de Monsieur Carnaval) ;
  • soir du 13 juillet : Soupe Campagnarde, suivie d'un bal et d'un feu d'artifice (organisé par le Comité des fêtes) ;
  • 15 août : vogue (fête du village) suivie d'un bal ;
  • septembre : Chaina'zik Festival ;
  • Noël : spectacle, goûter et visite du père Noël.

Nombreux autres rendez vous culturels et musicaux : représentations de théâtre, concerts (autant classiques que concerts de jeunes groupes de la région en devenir).

Sports[modifier | modifier le code]

  • Football-club de Chainaz-les-Frasses : fondé par Fernand Tavernier, le club évolua en 2e division régionale dans les années 1980-1990, présidé pendant toutes ces années par Jean-Pierre Perron.

En 2002, le club est mis en sommeil pour manque d'effectif. Puis en 2011, un petit groupe d'amis a reformé le club qui connut son premier changement de président avec Pierre-Loïc Grosjean. Avec près de 30 licenciés, ils évolueront de nouveau en 2e série pour la saison 2013-2014. Le club est toujours actif.

  • De 1964 à 2006 fonctionna un remonte-pente-téléski de fabrication locale qui permit aux enfants des écoles de skier sur les herbages du Grand-Bois de 4 à 6 semaines par hiver.

Économie[modifier | modifier le code]

Exploitation des forêts, culture et élevage ont depuis toujours occupé les habitants du territoire.

Au XIXe siècle, beaucoup rejoignaient les Savoyards de Paris pour travailler comme valets ou femmes de ménage dans les hôtels.

En 1940 est créée une première coopérative agricole d'approvisionnement avec achats de tronçonneuses et matériels divers.

Aujourd'hui, une partie des habitants travaillent à Annecy et Aix-les-Bains et dans les zones artisanales et commerciales proches.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église placée sous le patronage de Notre-Dame-de-la-Visitation. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit en 1722, puis il a été remanié selon les plans de l'architecte Ruphy, entre 1866 et 1870. En réalité, seul l'extérieur appartient au style néoroman, tandis que l'intérieur se rattache au style néogothique[7]. L'église a été construite sur l'emplacement des ruines de la chapelle du château de Fésigny. Elle s'est embellie en 1945 d'une fresque peinte sur les murs du chœur, représentant saint François de Sales apportant un message de paix. Des habitants du village ont servi de modèles.
  • Four à pain.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Les patoisants de Chainaz les Frasses maintiennent autour de Fernand Tavernier la flamme de la langue francoprovençale pour la sauvegarder et la promouvoir. Les Balouriens, groupe de théâtre en patois, montent chaque année une pièce nouvelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le -az final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe, Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007).
  2. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44.
  3. « Les 11 communes membres de la Communauté de Communes du Pays d'Alby » (consulté le 15 mars 2015).
  4. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en octobre 2014).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  7. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.