Rumilly (Haute-Savoie)

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Rumilly
Vue du pont Neuf présent à Rumilly.
Vue du pont Neuf présent à Rumilly.
Blason de Rumilly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Annecy
Canton Canton de Rumilly
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Rumilly
Maire
Mandat
Pierre Bechet
2014-2020
Code postal 74150
Code commune 74225
Démographie
Gentilé Rumilliens
Population
municipale
14 836 hab. (2014)
Densité 878 hab./km2
Population
aire urbaine
25 728 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 33″ nord, 5° 56′ 41″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 589 m
Superficie 16,89 km2
Localisation

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Rumilly

Rumilly est une commune française située dans la partie sud-ouest du département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Centre urbain de la région historique de l'Albanais et de la communauté de communes du canton de Rumilly, la commune comptait 14 836 habitants en 2014, ce qui en fait la neuvième ville du département.

La cité semble émerger au IIe siècle av. J.-C. à la suite de l'installation d'une colonie romaine appelée Romilia. Sa situation est stratégique, protégée par les cours d'eau encaissés du Chéran et de la Néphaz, lui donnant une importance au Moyen Âge, où la ville devient un point d'appui pour les comtes de Genève dans la partie sud de leur territoire, face au comté de Savoie et aux villes d'Albens et Aix. La ville obtient des franchises au cours du XIIIe siècle et maintient sa place de marché dans la petite région de l'Albanais, avec notamment l'émergence d'une bourgeoisie dynamique. Son économie repose en partie sur l'activité agricole de la région et évolue avec le développement d'entreprises agroalimentaires. Par ailleurs, la cité voit aussi l'implantation d'une petite activité industrielle. La ville s'efforce toujours de maintenir sa vocation de pôle commerçant et industriel de cette partie du département.

Rumilly possède un patrimoine diversifié dont on peut observer les traces dans son musée archéologique ou bien dans les rues de la ville à travers l'architecture des différents immeubles ou bien édifices plus institutionnels. Certains bénéficie d'un classement à l'inventaire des monuments historiques. Par ailleurs, la ville est depuis 2007 une « Ville-porte » pour les douze prochaines années du parc naturel régional du massif des Bauges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le site de la ville de Rumilly est installé sur une terrasse située au-dessus des rivières encaissées du Chéran et de la Néphaz[1]. Le choix de l'implantation est stratégique[1].

La ville se trouve naturellement limitée au nord, à l'est et à l'ouest par ses deux rivières profondément encaissées, aux falaises presque partout abruptes. Au sud, une vaste pénéplaine s'étend au-delà d'Albens.

La ville est membre du parc naturel régional du massif des Bauges[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rumilly
Moye Vallières Sales
Moye Rumilly Boussy
Massingy Bloye Marigny-Saint-Marcel

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant donne les normales mensuelles de température et de précipitations pour la station de Chambéry (station météorologique de référence pour Météo-France) relevées sur la période 1981-2010. La station est située à environ 43,9 km au sud de Rumilly et elle se trouve à une altitude de de 235 m.

La situation de Rumilly, d'une altitude médiane de 451 m, se trouve dans un climat continental montagnard caractérisé par une humidité marquée[3]. Les hivers sont froids et neigeux, comme à Chambéry, et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont aussi en moyenne humides.

L'amplitude thermique est proche de celle observée pour la ville d'Annecy, 20,7 °C[3].

Chambéry 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −0,7 2,1 5,1 9,7 12,8 14,7 14,2 11 7,4 2,5 −0,2 6,5
Température maximale moyenne (°C) 5,8 7,9 12,6 16,3 20,8 24,6 27,4 26,6 22 16,7 10,1 6,4 16,5
Record de froid (°C) −19 −14,4 −10,3 −4,6 −1,4 2,8 5,4 5 1 −4,3 −10,8 −13,5 −19
Record de chaleur (°C) 17,9 20,5 25,1 29,5 32,7 36,1 38,3 38,8 32 29 23,3 22,7 38,8
Ensoleillement (h) 77,7 104,4 156,7 172,8 202,5 234 260,1 232,5 176,3 121,4 71,2 60,6 1 870,3
Précipitations (mm) 102,6 91,5 100 92,2 104,2 94,8 86,6 91,7 111,8 122,6 105 118 1 221
Source : Météo-France[4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare de Rumilly.
  • La ville de Rumilly dispose d'une gare SNCF (gare de Rumilly inaugurée dans les années 1860) qui constitue le seul arrêt systématique des trains de passagers (hors TGV) circulant entre Annecy et Aix-les-Bains. Elle est desservie par des trains TER quotidiens Annecy - Lyon et Annecy - Chambéry - Grenoble-Universités-Gières - Grenoble - Valence-TGV - Valence-Ville.
  • Depuis le 12 décembre 2010, la gare de Rumilly est également desservie par un train direct Évian - Grenoble circulant les dimanches soir et par un train direct Grenoble - Évian les vendredis soir pour la desserte des Universités de Chambéry et de Grenoble avec arrêt en gare de Grenoble-Universités-Gières.

De manière anecdotique également, Rumilly est desservie par un TER direct Annecy - gare d'Avignon-Centre chaque vendredi soir (15 h 37 Annecy - 16 h 00 Rumilly - 20 h 11 Avignon-Centre) ayant son pendant pour le retour le dimanche soir (18 h 43 Avignon-Centre - 22 h 59 Rumilly - 23 h 17 Annecy)[5].

  • Un doublement de la voie entre Rumilly et Annecy est prévu pour 2013.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Malgré une relance en 2007, le « réseau » de transport en commun R'bus est resté embryonnaire. Il a à nouveau été suspendu en mai 2009. Un service « à la demande » sera mis à l'essai du 1er septembre 2009 au 28 février 2010.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Un nouveau gymnase, le gymnase Monery, fait face à la gare.

Des aménagements résidentiels sont actuellement en cours de construction et contribuent à la mise en valeur et au développement qualitatif de la ville.

L'autre aménagement d'importance concerne l'ancienne manufacture des Tabacs. Celle-ci a été partiellement détruite pour laisser place à un projet immobilier comprenant notamment une résidence pour personnes âgées. Une aile de l'actuel bâtiment a été toutefois conservée pour accueillir l'Office du tourisme, le siège de la communauté de communes ainsi que le musée (jusqu'alors installé dans l'autre aile, promise à la destruction).

Le projet ayant pris du retard, dû en partie à la conjoncture économique. Les travaux ont débuté fin 2009 et sont actuellement en cours.

Le nouveau boulodrome, baptisé Boulodrome Robert-Ramel, a été construit à côté du gymnase de Monery.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rumilly est un toponyme à la provenance duquel on peut donner deux explications[6],[7]. Il pourrait s'agir d'un toponyme provenant d'un ancien domaine gallo-romain dérivant du gentilice Romilius ou Rumilius auquel est associé le suffixe suffixe -acum[8]. Toutefois, certains voit une proximité entre le gentilice et le nom de la déesse romaine des nourrices et des enfants, Rumina, que l'on retrouve sous les formes « Rumilia, Rumia »[8]. D'ailleurs, la paroisse est placée dès le VIIe siècle sous la protection de sainte Agathe, protectrice des nourrices[8]. Il a donc été supposé qu'un ancien lieu de culte en faveur de Rumina s'y soit trouvé[8], sachant qu'au IIe siècle av. J.-C., les légions de Rome développent la cité de Romillia.

Les autres mentions de la cité sont en 1146 « Rumiliacum », puis au siècle suivant « Rumilie » (1225)[8]. La paroisse est mentionnée aux alentours de 1344 sous le vocable « Cura de Rumilliaci »[8].

En arpitan le nom de la ville est Remelyi[9],[10], prononcé [rmɛˌʎi]. La graphie de la commune s'écrit Rmèlyi selon la graphie de Conflans ou encore Remelyi selon l'ORB[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire - Protohistoire[modifier | modifier le code]

L'archéologie a permis d'attester, sur le territoire de la commune, une présence néolithique avec la découverte de haches et d'une épée de l'âge du bronze.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À partir du IIe siècle av. J.-C., les légions de Rome s'emparent de la Savoie. Les Romains, comprenant vite l'importance stratégique du site, établissent un relais routier au confluent du Chéran et de la Néphaz et y construisent un pont. Situé sur la voie romaine Chambéry (Lemencum) à Seyssel (Condate) vers Genève, se développe la cité de « Romillia ». Il subsiste de cette époque plusieurs inscriptions, dont certaines sont au musée de la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Rumilly.

Le site est ensuite occupé au Ve siècle par les Burgondes, suivi des Francs au VIe siècle. Au haut Moyen Âge, sous l'Empire de Charlemagne, la Sapaudia est divisée en pagus ; le « pagus Genevensis » qui comprend le pagus minor Albanensis ou l'Albanais et qui prend pour capitale Rumilly.

La ville sera du Xe siècle au XIVe siècle un avant poste des possessions genevoises face au puissant voisin de la maison de Savoie. Elle est la propriété des évêques de Genève, qui en possèdent la supériorité féodale et ont pour vidomnes la famille de Rumilly. Elle est inféodée ensuite aux comtes de Genève.

La ville est fortifiée très tôt et on y bâtit un château fort. Au sud de la ville, un large et profond fossé est creusé.

La ville obtient une confirmation des franchises communales en 1291, par le comte Amédée II de Genève. En effet, l'acte mentionne les premières franchises accordées par le comte Guillaume II de Genève, avant l'année 1252[12].

La ville fait partie à la fin du XIVe siècle de l'apanage de la princesse Marguerite de Joinville, épouse de Pierre de Genève.

À la suite des comtes de Genève, les comtes puis ducs de Savoie compléteront le système défensif de la ville. En 1411[13], 1416 ou 1417, le duc Amédée VIII de Savoie achète la ville à la comtesse Blanche de Genève contre la somme de 500 000 florins. En 1419, le duc et son épouse sont reçus dans la ville de Rumilly.

En 1488, construction d'une première Grenette (halle) à la place de « l'hospitale antiquum ».

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1629-1630, elle est atteinte par la peste.

En 1630, Louis XIII fait envahir le Duché de Savoie. Selon la « légende », inventée par Joseph Béard dans la chanson « La passenaille. Los capoés », Rumilly aurait résisté à une armée de 20 000 hommes notamment en bouchant les serrures des portes de la ville avec une passenalye, une carotte en langue savoyarde, aujourd'hui emblème de la ville. Le surnom des Rumilliens, les passenaillus, vient de cette histoire.

Le maréchal de Bassompierre se présente devant la ville pour y mettre le siège le et leur annonce la capitulation des autres cités savoyardes. Les Rumilliens assiégés répondent « E capoë ! » (« Et alors ! »)[6]. Cette interjection est devenue la devise de la ville. La légende raconte que les Rumilliens fermèrent les portes de la ville avec une carotte (passenaille en savoyard) et que les troupes françaises auraient amené un cochon d'Annecy pour qu'il la mange. Cette légende viendrait du fait que l'une des armes de siège médiévales s'appelait une truie. Devant le refus du conseil de ville de céder la place, les hommes du maréchal Du Hallier attaquent alors la ville retranchée derrière ses fortifications, qui résistera trois jours. Une religieuse bernardine, mademoiselle de Peyssieux de Salagine, parente du maréchal, sauve la ville de l'incendie. Les fortifications de la ville sont alors complètement démantelées et le château rasé.

Dans les faits, la résistance des Rumiliens fut très limitée. La capitulation de la ville a été négociée assez rapidement avec les troupes françaises. Celles-ci acceptèrent que les Rumiliens défilent en armes pour « sauver l'honneur ».

En 1690, lors de la 3e occupation française de la Savoie, la ville de Rumilly oppose cette fois une résistance aux troupes de Louis XIV, sous les ordres du général Saint-Ruth. Une dizaine d'habitants trouvent la mort dans les combats du .

En 1710, elle est occupée par les Allemands.

En 1741, travaux de détournement de la rivière le Dadon qui s'écoulait par l'actuelle rue Girod et alimentait un vieux moulin au centre ville.

En 1742, lors de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), la Savoie est envahie par les troupes espagnoles. Un détachement se présente à Rumilly mais le gardien de la porte de Chambéry, Marcoz d’Ecle, un bourgeois de la ville, leur refuse l'entrée. Sommé de rendre ses armes, il aurait répondu : « Sont-t-lié voûtrè ? » (« Sont-elles à vous ?  »). Il se fit tuer sur place.

La ville compte 2 273 habitants lors du dénombrement de 1776 et est à cette époque un centre commercial et spirituel important. Elle voit de nombreuses congrégations religieuses s'y installer : capucins en 1612, bernardines en 1622[Note 1], oratoriens en 1651.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1793, elle est promue chef-lieu de canton. Ce dernier regroupe 26 communes en 1799. S'illustre à cette période Philibert Simond (1755-1794), guillotiné lors de la Terreur.

En 1822, destruction du très vieux moulin de la place de la Grenette et construction d'une nouvelle Halle au Bled selon les plans de l'architecte Ruphy.

Dans les années 1830-1840, à l'écart de la nouvelle route Albens - Annecy et du pont de la Caille), inauguré le la ville perd de son importance.

Au XIXe siècle, l'implantation, d'une gare – rapprochant la ville d'Annecy –, de l'École normale de filles (pour les deux départements de la Savoie) à partir de 1860 et des premières industries donnent un nouvel avenir au bourg rural. L'Albanais est alors le grenier à blé des Savoie, et un passage obligatoire entre Annecy et Chambéry.

En 1869, construction de la Grenette actuelle, inaugurée le 12 septembre par un grand banquet de 220 couverts.

Une manufacture de tabacs est construite et emploie de nombreux ouvriers.

Entre novembre 1987 et juillet 1988, un gang secret de huit jeunes Rumilliens, dont deux majeurs, a semé la terreur dans l'agglomération, comme un remake local du film Orange mécanique. Causant ses méfaits la nuit, la bande cagoulée et armée s'en prenait aux personnes seules et sans défense, à l'extérieur ou chez elles, pour les agresser physiquement, les martyriser et les voler. En quelques mois, ils sont responsables de la mort de trois personnes et dérobent près de 50 000 euros[14].

À l'automne 2002, la Grenette a subi un grand nettoyage et une importante restauration menée par le sculpteur Fernand Terrier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Rumilly est traditionnellement positionné clairement à droite lors des différents scrutins locaux et nationaux. Le vote Front national, a connu un net recul en 2007 après l'épisode de 2002 et celui de 1995 où J.-M. Le Pen était déjà arrivé en tête au premier tour. Il ne s'est par ailleurs jamais traduit sur le plan local, l'extrême-droite n'ayant jamais présenté de liste aux municipales. La croissance démographique de la ville et l'évolution sociologique qui l'accompagne (installation de populations « anneciennes » attirées par un foncier relativement moins onéreux) peuvent expliquer que Rumilly ait été la seule commune de Haute-Savoie à placer Ségolène Royal en deuxième position du premier tour en 2007. Cependant, la gauche locale n'a pas tiré profit de ce changement et a vu aux élections de 2008 sa place au sein du conseil municipal fortement réduite, notamment au profit d'une liste divers droite d'opposition.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Rumilly :

Groupe Président Effectif Statut
UMP Pierre Bechet 24 majorité
DVD Robert Converset 6 opposition
DVG Christian Beirnaert décédé remplacé par Michel Brunet 3 opposition

Les maires de Rumilly[15][modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1849 1853 Frédéric Girod   Syndic[16]
         
1860 1870 Frédéric Girod bonapartiste Syndic puis Maire
1870 1882 François Pétellat (+) républicain Maire
1882 1890 Félix Gantin (+) républicain Maire
1890 1890 François Joseph Comoz (d) républicain Maire
1890 1891 Antoine Morand (+) républicain Maire
1891 1894 Jean-Marie Beaud (d) radical Maire
1894 1896 François Joseph Comoz (d) républicain Maire
1896 1904 Jean-Marie Beaud radical Maire
1904 1907 Auguste Dérobert (d)   Maire
1907 1919 Louis Charvin républicain Maire
1919 1920 André Dérobert (d)   Maire
1920 1925 Joseph Puthon   Maire
1925 1936 Édouard André (d) Cartel des Gauches (radical) Maire
1936 1941 Constant Berlioz radical-socialiste Maire
1941 1941[17] Jean Brechet radical-socialiste Président de la délégation spéciale
1941 1942 Joseph Bruyère (d) Parti Social Français Maire
1942 1944 Louis Buttin Action française Maire
1944 1955 Louis Amoudry (d) radical-socialiste Maire
1955 1971 René Darmet   Maire
1971 1977 Louis Dagand (d) UDR Maire
1977 1977[18] Jean-Baptiste Beaud   Président de la délégation spéciale
1977 1989 Louis Dagand RPR Maire
1989 2008 André Feppon RPR puis UMP Maire
2008 en cours Pierre Bechet UMP Maire
Les données manquantes sont à compléter.

(+): mort en fonction / (d): démissionnaire

Budget municipal[modifier | modifier le code]

  • Budget 2011 : 20,70 millions d'euros en fonctionnement (-6,11 %) et 17,97 millions en investissement.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Rumilly dépend du tribunal d'instance et de grande instance d'Annecy et de la cour d'appel de Chambéry. Un conciliateur de justice assure une permanence dans la commune deux fois par semaine. Depuis quatre ans, la municipalité a mis en place un réseau de médiateurs bénévoles.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, Rumilly est une des six Villes-portes du parc naturel régional des Bauges (avec Annecy, Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville et Ugine).

En 2014, Rumilly bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[19], respectivement obtenues en 1994, 1997, 2003. Candidate à l'obtention d'une quatrième fleur en 2007, le jury régional a jugé cette attribution prématurée.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jumelage.

La ville de Rumilly est jumelée avec[20],[21] :

La ville est aussi jumelée avec la 4e compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Rumilly dispose d'une police municipale et d'une gendarmerie (nouvelle caserne inaugurée en 2016). Dix-sept caméras de vidéosurveillance sont disposées en ville.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Rumilly sont appelés les Rumilliens[22].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[23],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 14 836 habitants, en augmentation de 12,42 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 634 2 757 3 046 4 005 4 418 4 353 4 190 4 137 4 607
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
4 147 4 104 4 009 3 981 4 444 4 389 4 252 4 239 4 147
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 505 4 116 4 401 4 742 4 836 5 155 5 763 6 420 7 379
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
8 863 9 991 11 230 12 781 13 667 14 836 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Rumilly, comparaison entre l'année 1999 et 1982[26] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
249 
75 à plus
484 
561 
60 à 74
692 
1 351 
40 à 59
1 336 
1 795 
20 à 39
1 662 
1 582 
0 à 19
1 511 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
140 
75 à plus
326 
369 
60 à 74
456 
898 
40 à 59
914 
1 433 
20 à 39
1 398 
1 503 
0 à 19
1 446 

Le nombre total de ménages rumilliens est de 4 250. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Rumilly 28,1 % 28,4 % 17,7 % 15,7 % 6,6 % 3,5 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[27]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rumilly dispose d'établissements scolaires publics et privés de la maternelle jusqu'au lycée. Le plus récent est le lycée de l'Albanais, ouvert en 1996. Par ailleurs, un nouveau groupe scolaire (maternelle et primaire) public devrait ouvrir ses portes dans les prochaines années. Un deuxième collège public est également en projet, afin de faire face à la croissance démographique et afin de diminuer les effectifs du collège Le Clergeon. Mais aucune décision n'a encore été prise, notamment quant à son emplacement (sur la commune ou aux alentours).

Établissements publics :

  • école maternelle du centre
  • école maternelle du Champ-du-Comte
  • école maternelle des Prés-Rians
  • école élémentaire Léon-Bailly / Albert-André
  • école élémentaire René-Darmet
  • école primaire Joseph-Béard
  • collège Le Clergeon, 930 élèves en septembre 2011.
  • Lycée de l'Albanais, 993 élèves en septembre 2011. Ce lycée construit au milieu des années 1990, avec une structure utilisant massivement le bois, offre aussi une formation de niveau Brevet de Technicien Supérieur (Bac +2)
  • Lycée des métiers du bâtiment et des travaux publics Porte des Alpes, 498 élèves en septembre 2013.


Établissements privés :

  • école maternelle Clairjoie
  • école maternelle et élémentaire Jeanne-d'Arc
  • école élémentaire, collège et lycée Démotz de la Salle, 1355 élèves en septembre 2012 et 440 au lycée.
  • lycée professionnel Sainte-Thérèse

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Janvier
  • Février Salon du bien être et de l'épanouissement
  • Mars :
  • Avril : Les Journées de l'Habitat - Objectif : permettre aux artisans du bassin local de participer à un salon portant sur les métiers de la construction et de la rénovation. 1er weekend d'avril.
  • Mai : Festival du premier roman
  • Juin : Salon des Artistes amateurs (20e édition en 2010)
  • Juillet
  • Août :
    • Fête du plan d'eau le 15 août (jeux intercommunes, bal, ...)
    • Bourse d'échanges et exposition de véhicules anciens, 23e édition en 2009, par le club Auto-Rétro de l'Albanais, fin août.
  • Septembre :
    • Fête patronale, le deuxième week-end de septembre (vide grenier, fête foraine, défilé, feux d'artifice...)
    • Salon du chauffage, des énergies renouvelables et de l'isolation
  • Octobre :
  • Novembre
  • Décembre

Santé[modifier | modifier le code]

Le Bassin 74225, qui correspond au pôle de Rumilly et sa périphérie (soit 19 906 hab. répartie sur 9 communes), possède une desserte médicale[Note 3] estimée en septembre 2012 à un médecin généraliste pour 1 531 hab.[28]. Le bassin compte pour cette période 13 médecins généralistes[28].

L'offre médicale du bassin est assez conséquent avec la présence de plus de cinq pharmacies, dentistes, ainsi que des personnels médicaux ou de santé (dentiste, sages-femmes, infirmiers, kinésithérapeute)[28].

La commune de Rumilly dispose d'un hôpital[28], le centre hospitalier Gabriel-Déplante, de 98 places. Doté d'un service d'urgence, il est spécialisé dans les soins de suite et la rééducation. À ce pôle situé en centre-ville, s'ajoutent quatre autres sites :

  • l'USLD (unité de soins de longue durée pour personnes âgées) Les Cèdres (84 places)
  • l'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) Baufort (80 places)
  • un institut de formation d'aide-soignant (IFAS)
  • Les Coquelicots : une structure Alzheimer de 48 lits.

Un nouvel hôpital, d'une capacité de 120 lits, en périphérie de la ville, à proximité des autres structures, est en construction. Il portera le nom de Gabriel Déplante (1910-1980), chirurgien rumillien qui s'est notamment illustré au sein de la Résistance et à la tête du club de rugby. Ce nouvel établissement fera de l'hôpital l'un des plus gros employeurs de la commune.

Le bassin est aussi équipé de maisons de retraite et d'un centre médico-social[28].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Rugby à XV : au Football Club Sportif Rumilly surnommé le "FCSR". La ville de Rumilly dispose d'une équipe de rugby au riche passé. Elle demeure dans les hautes sphères des divisions nationales (première division, Top 16, Pro D2), et joue désormais en Fédérale 2 (quatrième division). Elle fut :
    • Championne de France 3e division en 1983,
    • Championne de France 2e division en 1986,
    • Championne de France 1re division groupe B en 1987.
  • Karting : la ville accueille un circuit de karting renommé et homologué par la FFSA (deux pistes de 550 m et 1 150 m).
  • Football : au Club de Football de Rumilly
  • Boxe : au boxing-club rumilien,
    • depuis plusieurs années, Sébastien Madani est la fierté de son club. Double champion de France amateur et 6 fois champion Dauphiné Savoie, il poursuit son parcours en professionnel, marqué en 2007 par le titre de champion Méditerranée WBC en super-welters.
  • Judo : au Judo club de Rumilly
  • Handball : au HBC de Rumilly
  • Basket: au [2] Le Rumilly Basket Club organise entre autres chaque année Le Tournoi National Caroline Lebeau, tournoi national féminin de préparation de saison, chaque premier ou deuxième week-end de septembre depuis 2005.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune édite un journal municipal, Rumilly.com, distribué à tous les Rumilliens. Il est également possible de le consulter sur le site de la ville[M 1].

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La ville est couverte par des antennes régionales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz ou Radio FMR, radio implantée à Rumilly… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale de l'Albanais. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite régionale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré (édition "Annecy & Rumilly"), L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.

La presse locale est constituée par L'Hebdo des Savoie, un hebdomadaire est publié à Rumilly par l'imprimerie Ducret. Créé en 1999, il prend la suite de L'Agriculteur savoyard lui-même continuateur depuis 1944 du Journal du commerce, né en 1871. L'Hebdo des Savoie couvre l'Albanais (cantons de Rumilly, Alby-sur-Chéran et Albens) ainsi que la région d'Aix-les-Bains.

Il existe par ailleurs un webzine local Rumilly. Analyse des projets de la ville, un site citoyen[29].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Cœur du bassin d'emplois de l'Albanais, la ville totalise près de 6000 emplois. Elle a un important passé économique : tanneries, Manufactures de tabac et industries laitières (Lait Mont Blanc)[20]. La ville compte environ 147 Rmistes en 2006. L’emploi se caractérise par la prépondérance du secteur secondaire, conséquence de la présence de grandes entreprises (39,2 % des actifs sont ouvriers, 17 % sont des employés de bureaux, commerces, catégorie C de la fonction publique, 4 % des cadres)[30].

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Rumilly vit presque exclusivement de deux importants groupes industriels : Tefal (2147 salariés) et CPF (Nestlé) (265 salariés)[31]. Parmi les autres entreprises on peut citer Vulli (49 salariés), le fabricant du célèbre jouet Sophie la girafe.

Une nouvelle zone industrielle a vu le jour à la fin des années 1990, le groupe Système U y a installé une plateforme logistique en 2005 (150 salariés), le groupe autrichien Blum y installera son siège français sur 15 000 m2. Le groupe de distribution Provencia et La Poste projettent également d'y installer un atelier de transformation et une plate-forme interrégionale de tri.

Le 10 janvier 2008, le groupe Salomon annonce la fin de la fabrication des skis à Rumilly en Haute-Savoie avec comme conséquence la suppression de 400 postes de travail dont 284 en France (250 à Rumilly, 43 à Annecy). Lors des dix dernières années, le marché mondial des paires de skis s'est réduit de 30 %. Le site de Rumilly ne fabriquait déjà plus que 100 000 paires de skis sur les 450 000 portant la marque Salomon. Cette fermeture constitue pour la commune une perte sèche de 1 million d'euros, soit 12 % du montant global de la taxe professionnelle. En octobre 2010, le site Salomon est revendu à Techniwood, entreprise basée en Lorraine spécialisée dans les maisons à ossature bois, et les lignes de production ont ouvert en septembre 2011[32].

Commerce[modifier | modifier le code]

Peu à peu, la commune rurale s'est transformée en s'urbanisant, le centre-ville est dynamique, il regroupe 250 commerces et artisans, de nombreuses grandes surfaces se sont implantées, Intermarché, Bricomarché, Brico pro, Carrefour Market, Aldi, la Halle aux vêtements, Biocoop, Provenc'halle, Thiriet..Un hypermarché Hyper U de 4 800 m2 avec une galerie marchande de 3 000 m2 a ouvert ses portes en septembre 2006.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 947 €[33].

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 761 lits touristiques répartis dans 82 structures[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 18 meublés ; un hôtel et une structure d'hôtellerie de plein air[34].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[35] et aucun lieu n'est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[36]. Par ailleurs, elle compte huit objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[37] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[38].

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le pont Neuf de Rumilly
  • Vieux quartiers avec maisons Renaissance, arcades et fontaine de la place de l'Hôtel-de-Ville.
  • Place Grenette : halle au blé de 1820.
  • Ancien magasin des tabacs. Partiellement détruit et rénové.
  • Fontaines remarquables :
    • fontaine à col de cygne (1860) de la place de l'Hôtel-de-Ville, en remplacement d'une fontaine du XVIIe siècle,
    • fontaine du patio de l'hôtel de ville (1980),
    • fontaine de la place de la Résistance (1980),
    • fontaine de Sous l'église (2000) en remplacement d'une fontaine du XIXe siècle
    • fontaine en face de la Poste, la plus ancienne,
    • fontaine de la famille Descôtes datant du XVIIIe siècle et alimentée par la source du Montbornet,
    • lavoir et fontaine du quartier du Chéran,
    • bassin à bétail de la place d'Armes dont la fontaine a disparu remplacée par des jets d'eau.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Plan d'eau des Pérouses, créé dans les années 1980, il est alimenté par une nappe phréatique.
  • Bois de la Salle, 18 hectares situé sur les hauteurs de la ville, acheté en 1972 au baron Dianous de la Perrotine.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le restaurant « La Boîte à Sel » : une fourchette au Michelin (« Modeste restaurant d'une rue commerçante proposant une cuisine traditionnelle façon bistrot. Trompe-l'œil paysager en toile de fond et aimable accueil »)[39].

Depuis 2006, un salon des vins et de la gastronomie est organisé à la fin du mois d'octobre.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le musée de Rumilly, anciennement musée de l'Albanais, qui a ouvert ses portes le 1er mai 2013.
  • Rumilly est la patrie de Joseph Béard, poète et médecin du XIXe siècle, à qui l'on doit la devise de Rumilly Et Capoé ? et l'invention de la légende qui l'accompagne.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune appartient au parc naturel régional du massif des Bauges[2], qui a obtenu en septembre 2011 le label international soutenu par l’UNESCO, Geopark, devenant ainsi la 1re réserve cynégétique (faune sauvage) et 3e Géopark de France (87e mondial)[40]. Ce label récompense la politique du parc de promotion de la richesse géologique du massif des Bauges. Elle a par ailleurs signé en 2007 un engagement pour devenir une Ville-porte du parc pour les douze années suivantes[M 2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Grinjet ou Gringet (1745-1817), premier directeur et professeur de l'École de dessin de Chambéry établie en 1777.
  • Philibert Simond (1755-1794), né à Rumilly, révolutionnaire, député du Bas-Rhin à la Convention, commissaire du département du Mont-Blanc.
  • Louis Girod (1799-1866), élu député en 1848 puis sénateur au parlement de Turin, premier président de la cour d'appel de Chambéry de 1859 à 1866, c'est-à-dire au moment de l'annexion, il se fait remarquer par ses convictions anti-françaises.
  • Joseph Béard (1805-1872), surnommé le « médecin des pauvres », il fut le plus célèbre chansonnier patoisant du siècle.
  • Abbé Demotz de la Salle (fin XVIIe-1741), curé à Genève, auteur notamment de Méthode de musique selon un nouveau système, très court, très facile et très sûr (1728)[41],[42], qui aurait pu inspirer à Rousseau l'idée de la musique chiffrée.
  • Alexis Ducret (1842-1900), journaliste, créateur du Journal du Commerce, devenu l'Agriculteur Savoyard à la Libération, puis l'Hebdo des Savoie en janvier 1999.
  • François Descostes (1846-1908), né à Rumilly, avocat et écrivain, président de l'académie de Savoie en 1886-1887.
  • Robert Ramel (1929-1997), sculpteur. Son ancien atelier est aujourd'hui un musée.
  • Joseph Joffo (1931), nommé citoyen d'honneur de la ville en souvenir d'un séjour qu'il relate dans son livre Un Sac de billes.
  • François Sylvand (1949), artiste peintre né Megève. Il installe en 1978 son atelier-galerie place de l'Hôtel-de-Ville à Rumilly dans une demeure dessinée par le peintre anglais Joseph Mallord William Turner lors de l'un de ses voyages. Il est notamment l'auteur de la flamme postale « premier jour » de la ville.
  • André Chappuis, coureur cycliste né à Rumilly le .
  • Vern Cotter (1962), entraîneur du club de rugby de Clermont, joueur à Rumilly de 1990 à 1994.
  • Franck Comba (1971), rugbyman, 13 sélections en équipe de France, champion de France 1998 et 2000. Joueur pendant 3 saisons, de 1991 à 1994 au FCS Rumilly.
  • Jean-François Croisollet, historien de Rumilly, auteur d'un ouvrage de référence sur l'histoire de la ville.
  • Georges Pauget, ancien PDG de Crédit agricole, né à Rumilly.
  • Henry Tracol, citoyen d'honneur de la ville le 20 septembre 2014 pour son œuvre de photographe de la ville et de l'Albanais et d'écrivain. Il est correspondant du Dauphiné Libéré et fut conseiller municipal et adjoint au maire de Rumilly (1959-1965, 1971-1983)[43].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Rumilly Blason De gueules à l’aigle dit albanais d’argent becqué et membré d’or[44],[M 3].

Au XVIIe siècle, Charles-Auguste de Sales donnait les armes suivantes : de gueules à l’albanais éployé d’argent becqué et membré d’or[45]

Ornements extérieurs 
Écu parfois surmonté d'une couronne murale
Devise 
E Capoe (« Et Quand même ! »). Expression légendaire qui aurait été prononcée lors de la guerre franco-savoyarde de 1630 où les habitants rejetèrent la capitulation[46],[45].
Détails
  • La forme de l'écu actuel prend la forme de l’écu italien. Ce choix remonte à 1720. Auparavant, celui-ci était de type rhomboïde (ovale)[M 3].

Précisions sur la sémantique du blasonnement :

  • La couleur : en héraldique, chaque couleur porte un nom bien précis, et le rouge se dit « de gueules ». La traduction en sculpture se fait par des lignes verticales.
  • La figure : appelée aussi chef, en « abime », puisque placée au milieu. Elle représente l’aigle, la tête posée de profil, regardant à sa droite, bec d’argent et ouvert en état de défense, le corps de face, les ailes sont pendantes le long du corps et pattes membrées c'est-à-dire sans ongles ni serres.
  • Le terme Albanais, selon Amédée de Foras, n'est rien d'autre qu'un aigle héraldique[45]
Les plus anciennes représentations des armes de la ville connues sont la gravure sur « la pierre des fonts baptismaux de l’église Sainte-Agathe », où la date de 1581 est indiquée ainsi que celle sur la cloche dite de Madame Royale, de 1639[45].
Les armes remontent à un décret du (Napoléon Ier), confirmé le (Louis XVIII)[M 3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0).
  • [Michel Germain - Jean-Louis Hebrard - Gilbert Jond 1996] Michel Germain, Jean-Louis Hebrard, Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath, , 451 p. (ISBN 978-2-71710-933-7), p. 279.
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 367-376, « Le canton de Rumilly », p.377-411 « Rumilly ».
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 185 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean Luquet, Dictionnaire du duché de Savoie : M.DCCCXL (1840), publié dans Mémoires et documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, t. 1, 2, La Fontaine de Siloé, coll. « L'Histoire en Savoie » (réimpr. 2005) (1re éd. 1840), 265 p. (ISSN 0046-7510).

Ouvrages sur Rumilly[modifier | modifier le code]

  • Publication des Amis du Vieux Rumilly et de l'Albanais (Société savante fondée par Louis Buttin en 1954, à l'origine du Musée de l'Albanais[47]
  • Henry et Bernadette Tracol, Album de Rumilly. 60 ans de photographie, éd. La Fontaine de Siloé, 2005. Une collection de photos de la vie locale depuis 1948.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Bernardines Réformées, fondées par la révérende Mère Louise- Blanche-Thérèse de Ballon, s'installent dans le duché de Savoie. Tout d'abord à Rumilly en 1622, elles s'installent ensuite à La Roche-sur-Foron en 1626, avant de s'implanter aussi à Seyssel (1627), puis Annecy (1639), in Henri Baud (Sous la dir.), Le diocèse de Genève-Annecy, t. 1, Éditions Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 978-2-7010-1112-7), p. 134.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La desserte médicale est le rapport du nombre de praticiens ou de structures de santé à la population. En région Rhône-Alpes, celle-ci est estimée en 2012 à 1 médecin généraliste pour 1 296 hab. Publication pour la région : [PDF] L‛Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes., « Le schéma de démographie médicale de la région Rhône-Alpes - Synthèse régionale », sur urps-med-ra.fr, Union régionale des professionnels de santé, (consulté en septembre 2014), p. 11.
  4. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[34].

Références[modifier | modifier le code]

Sources communales[modifier | modifier le code]

  1. « Le dernier numéro de Rumilly.com est paru ! », Vivre à Rumilly > Publications / Communication, sur Site de la commune de Rumilly - mairie-rumilly74.fr (consulté en septembre 2014).
  2. « Parc Naturel Régional du Massif des Bauges », Vivre à Rumilly > Jumelage et partenariat, sur Site de la commune de Rumilly - mairie-rumilly74.fr (consulté en septembre 2014).
  3. a, b et c « Les armoiries », Vivre à Rumilly > Histoire et géographie, sur Site de la commune de Rumilly - mairie-rumilly74.fr (consulté en septembre 2014). Voir aussi le n°1 de la Revue « Les Amis du vieux Rumilly et de l'Albanais», parue en 1983.

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guichonnet 2007, p. 61.
  2. a et b Antoine Reille, Guide des parcs naturels régionaux : Le patrimoine naturel, la vie traditionnelle, Delachaux et Niestlé, , 319 p. (ISBN 978-2-60301-151-5), p. 199.
  3. a et b [PDF] Ministère de l'Agriculture et de la Forêt - Direction de l'espace rural et de la forêt, « Section « 1.2.2. - Climat » », Département de la Haute-Savoie - Résultats du deuxième inventaire forestier (tome 1), sur site du Service de l’inventaire forestier et statistique - Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) - inventaire-forestier.ign.fr, (consulté en août 2014), p. 4.
  4. « Données climatiques de la station de Chambéry », Météo-France (consulté en août 2014).
  5. [1]
  6. a et b Article du Le Dauphiné libéré, paru dans l'édition du , 74 D.
  7. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 412.
  8. a, b, c, d, e et f Henry Suter, « Rumilly », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en septembre 2014).
  9. Dominique Stich, Parlons francoprovençal : Une langue méconnue, L'Harmattan, , 432 p., p. 405.
  10. Dominique Stich, Dictionnaire des mots de base du francoprovençal : Orthographe ORB supradialectale standardisée, Éditions Le Carré, , 591 p. (ISBN 978-2-90815-015-5), p. 170
  11. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 13
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  12. Léon Ménabréa, Article « De la marche des études historiques en Savoie et en Piémont, depuis le XIVe siècle jusqu'à nos jours, et des développements dont ces études seraient encore susceptibles », Mémoires (n°1, IX), Académie de Savoie, , p. 354. Voir aussi Article de Ruth Mariotte-Löber « Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie : fin XIIe siècle-1343 », Mémoires et Documents (Vol. 4), Académie florimontane - Librairie Droz, .
  13. Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, Genève, Société d'histoire et d'archéologie, 1978. p. 465
  14. Rumilly : "les enfants bourreaux" sèment la terreur, L'Essor savoyard du jeudi 24 juillet 2008, page 5
  15. Source : Dictionnaire des maires et élus de Haute-Savoie de l'Annexion à nos jours, Jean Excoffier, Musnier-Gilbert Éditions, 2008
  16. Avant l'annexion à la France, les « syndics » (équivalents des maires) sont à la tête des communes savoyardes
  17. Le conseil municipal est dissous en février 1941 puis à nouveau en mars
  18. À la suite de l'annonce dela fermeture de la maternité de la ville, le conseil municipal a démissionné
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  20. a, b et c Site d'analyse des projets de la ville de Rumilly
  21. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Rumilly », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - pastel.diplomatie.gouv.fr (consulté en décembre 2014).
  22. « Rumilly », Communes des Pays de Savoie, sur Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en septembre 2014), Ressources - Les communes.
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  27. Données démographiques d'après l'INSEE
  28. a, b, c, d et e [PDF] L‛Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes, « Le schéma de démographie médicale de la région Rhône-Alpes - Département de la Haute-Savoie », sur urps-med-ra.fr, Union régionale des professionnels de santé, (consulté en septembre 2014), p. 71.
  29. Site officiel « Rumilly. Analyse des projets de la ville ».
  30. http://www.mairie-rumilly74.fr/economie/l_economie_en_chiffres
  31. http://www.mairie-rumilly74.fr/economie/les_entreprises_implantees
  32. Le Dauphiné Libéré, 30 octobre 2010
  33. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 24 mars 2017)
  34. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  35. « Liste des monuments historiques de la commune de Rumilly », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Liste des lieux et monuments de la commune de Rumilly à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Liste des objets historiques de la commune de Rumilly », base Palissy, ministère français de la Culture.
  38. « Liste des objets de la commune de Rumilly à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  39. Guide Michelin
  40. « Le label Géopark a été présenté à la population », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  41. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 403, qui cite un Jean-Nicolas.
  42. Claude Abromont et Eugène de Montalembert, Guide de la théorie de la musique, Fayard, , 380 p. (ISBN 978-2-21364-511-7, lire en ligne)
  43. « Henry Tracol, citoyen d'honneur de Rumilly », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  44. « Armes de Rumilly », sur labanquedublason2.com (consulté en septembre 2014).
  45. a, b, c et d Exposition « D'or, de gueules et d'argent, les armoiries communales en Haute-Savoie », présentation sur le portail des Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr, diapo n°9, 2016.
  46. Henri Voiron, À Bloye, autrefois : monographie d'une paroisse et commune de l'Avant-pays savoyard, La Fontaine de Siloé, , 255 p. (ISBN 978-2-8420-6333-7), p. 30.
  47. « Amis du Vieux Rumilly », sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté en septembre 2014).