Alby-sur-Chéran

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Alby-sur-Chéran
Le bourg d'Alby vu de la rive droite du Chéran.
Le bourg d'Alby vu de la rive droite du Chéran.
Blason de Alby-sur-Chéran
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Rumilly
Intercommunalité Grand Annecy
Maire
Mandat
Jean-Claude Martin
2014-2020
Code postal 74540
Code commune 74002
Démographie
Gentilé Albygeois
Population
municipale
2 460 hab. (2014)
Densité 375 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 03″ nord, 6° 01′ 18″ est
Altitude Min. 360 m – Max. 606 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-alby-sur-cheran.fr

Alby-sur-Chéran, anciennement Alby, est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le bourg était le chef-lieu de la communauté de communes du pays d'Alby-sur-Chéran remplacée par le Grand Annecy le , il est situé dans l'Albanais, sur les rives du Chéran.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marigny-Saint-Marcel Saint-Sylvestre Chapeiry Rose des vents
Saint-Félix N Viuz-la-Chiésaz
O    Alby-sur-Chéran    E
S
Héry-sur-Alby Mûres

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitée à l'ouest par celle de Saint-Félix, au nord-ouest par celle de Marigny-Saint-Marcel, depuis le ruisseau de Pattu jusqu'au Chéran ; au nord par celle de Saint-Sylvestre ; au nord-est par celle de Chapeiry ; à l'est par celle de Viuz-la-Chiésaz et celle de Mûres ; au sud, par celle d'Héry-sur-Alby.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 656 hectares ; son altitude varie de 360 à 606 mètres[1].

L'altitude est de 399 m au Pont-Neuf, 450 m à l'intersection des routes Annecy-Saint-Sylvestre et 465 m à l'intersection des routes Albens-Rumilly.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Chéran partage le territoire d'Alby en deux parties égales. Il reçoit comme affluents de la rive droite : le ruisseau des Moulins de la Capetta, le ruisseau de la Salette, le Pellève. Sur la rive gauche, il reçoit : le ruisseau du Pessey, le Marantin, la Touvière, le Morlon.

Transport[modifier | modifier le code]

  • Ligne de bus Alb'Bus 171 Albens - Saint Félix - Alby sur Chéran - Seynod - Annecy.
  • Parking de covoiturage (début 2014).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Alby-sur-Chéran est composé d'Alby, dérivé du nom d'un domaine gallo-romain, Albiacum, avec le suffixe -acum[2],[3] et du nom de la rivière qui passe à proximité, le Chéran, affluent du Fier. Chéran possède une racine pré-celtique d'origine hydronymique *kar, pouvant signifier « gros gravier dans le lit des rivières », selon Ernest Nègre[4], associé au suffixe -an[5],[6]. La commune d'Alby devient par décret du 27 décembre 1860 (J.O. du 4 mars 1861) Alby-sur-Chéran[7]. Le nouveau nom a été mis en place afin d'éviter toute confusion avec la ville d'Albi dans le Tarn.

Une autre version donne pour origine du nom la référence à l'ethnonyme Albios ou sous sa forme latine Albii, tribu celte qui peuplait la région et s'est transmise à la petite région naturelle de l'Albanais, mais aussi avec Albens (commune) et Albenche (rivière)[8],[9].

La première mention d'Alby remonte à un document de 1275, Albiacum[2],[3]. La forme évolue pour donner en 1344, Albiez[2],[3]. On trouve au cours des siècles suivants les différentes formes suivantes : Arbiacum, Albie, Arbiez dans le Régeste Genevois, puis Alby jusqu'à l'adoption en 1961 du toponyme officiel[2],[3].

En francoprovençal, la commune s'écrit Arbi selon la graphie de Conflans, la même a été choisie par l'ORB[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site fut peuplé très tôt comme le laisse supposer les substructions romaines qui furent exhumées au hameau de Masigny (Masiniacus).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès le haut Moyen Âge le site fut fortifié. Les Burgondes, sur les deux collines entre lesquelles coule le Chéran, y établirent des fortifications. Elles sont à l’origine des deux plus anciens châteaux ; Donjon et Châteauvieux. Ils commandaient alors le passage à gué sur la rivière sur la route reliant Annecy à Chambéry. À la fin du XIXe siècle, un cimetière burgonde fut découvert au hameau des Grange.

La cité aurait été le chef-lieu primitif de l'Albanais, « pagus albanensis », l'un des sept districts (pagi) de la Savoie sous Charlemagne[Note 1]. L'Albanais comprenait tout le bassin qui tourne autour du massif des Bauges, depuis Grésy-sur-Aix, Albens, par Alby, Rumilly, Annecy, la vallée de Faverges jusqu'à l'Arly au-dessus d'Ugine[11]. L'origine d'Alby reste très ancienne puisque son nom apparaît sur l'un des plus vieux documents concernant la Savoie en 867, une charte du roi Lothaire II de Lotharingie où il fait une donation à sa femme Thieteberge[12],[13].

Située près d'un passage à gué sur le Chéran, le bourg d'Alby occupait un point stratégique de la voie de communication entre les villes d'Annecy et de Chambéry. C'est pourquoi, au Moyen Âge, la ville comptait pas moins de sept châteaux pour assurer la défense de ce point stratégique. Il s'agit des châteaux : de Châteauvieux appartenant aux comtes de Genève, Le Donjon, de Montconon/Monquenoit, de Montdésir appartenant aux Sires d'Alby, de Montpon, de Montvuagnard et de Pierre-Charve.

Anciennement, le mandement d'Alby ne comprenait que deux seigneuries : celle de Gruffy et celle de Songy.

Le , par lettres patentes datées d'Annecy, le comte Amédée II de Genève accorde au bourg d'Alby une charte de franchises, avec marché hebdomadaire et une foire annuelle à la Saint-Martin qui se tient depuis tous les 11 novembre[14],[15]. les franchises furent confirmées à 15 reprises, entre 1391 et 1647.

À cette époque, la cité était divisée en deux paroisses : la paroisse de Saint-Maurice, rive gauche et la paroisse Saint-Donat, située sur la rive droite, dont l'église a été détruite en 1934 par un glissement de terrain et un incendie. Les deux paroisses furent réunies définitivement en 1683, mais les deux communautés ne seront réunies qu'en 1788.

En 1442, Claude de la Rochette, est vidomne d'Alby et Pierre Richard en est vice-châtelain[16].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le la terre d'Alby est érigée en marquisat, en faveur de la maison de Maillard de Tournon.

Époque comtemporaine[modifier | modifier le code]

Commencée en 1823, la construction du nouveau Pont-Neuf est achevée en 1828. Lors du passage du roi Charles-Félix de Savoie en 1826 un tablier provisoire en bois est construit. Le nouveau quartier du Pont-Neuf se développe rapidement.

La cité médiévale était célèbre pour ses maîtres-cordonniers depuis le XIVe siècle. En 1880, elle comptait environ trois-cents cordonniers et était une capitale locale pour la chaussure. Lors de la guerre de 1870-1871 qui opposa la France à la Prusse, les cordonniers fabriquèrent de novembre 1870 à mars 1871 plus de 6 200 paires de bottes et de chaussures pour les gardes nationaux recrutés par la IIIe République après la défaite des armées impériales. La cité comptait également une tannerie, des tisserands, une carderie et une filature mécanique mue par la force hydraulique fournie par le Chéran. Tous les 25 octobre, jour de la Saint-Crépin, leur saint patron, il y avait fête au chef-lieu. Aujourd'hui le musée de la Cordonnerie recueille les outils des cordonniers et tout ce qui concerne le travail du cuir.

En 1912, création d'une première fonderie sur le site du Pont-Neuf, lors de la Première Guerre mondiale, elle participera à l'effort de guerre en usinant et assemblant des obus. Une nouvelle fonderie est créée en 1923 sur le site de La Combe. En 1933, elle est reprise par des industriels d'Albertville et se spécialise dans le coulage de la fonte, à partir de fonte et d'acier de récupération, dans des moules fabriqués sur place, pour de grosses pièces de plusieurs tonnes comme des bâtis de presse. Après 1965, le tonnage journalier de production de fonte passe de 20 à 40 tonnes. Parmi les clients : les vannes Bayard, les presses à emboutir Billaud, les cintreuses Mingori et les machines-outils Gambin. La fonte produite est de grande qualité avec des fontes à graphites sphéroïdales[17].

Le , la Résistance, voulant couper la route de la retraite aux troupes allemandes, fait sauter le Pont-Neuf. La puissance de l'explosion projette des blocs de pierres jusqu'à 800 mètres[18].

En 1964 est créé, par des bénévoles de l'Amicale laïque, le premier terrain de football de la commune sur le secteur de La Combe sur un terrain appartenant au comte de Thiollaz[19].

En 1977, la fermeture de la fonderie des Alpes — à cause de la crise pétrolière — porte un rude coup à l'économie et à la démographie de la commune, en partie contrebalancée par l'ouverture quelques années plus tard de l'échangeur autoroutier qui a rendu la commune plus attractive à l'installation de nouvelles entreprises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune d'Alby absorbe celle de Saint-Donat en 1793, des suites de l'occupation du duché de Savoie à la France révolutionnaire[7].

Alby-sur-Chéran appartient au canton de Rumilly, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 29 communes[20]. Avant ce redécoupage, la commune appartenait au canton d'Alby-sur-Chéran, dont elle était le chef-lieu.

La commune appartient depuis le au Grand Annecy, qui remplace la communauté de communes du pays d'Alby-sur-Chéran, créée en 1993[21] et qui fait suite à différents syndicats communaux (syndicat intercommunal pour le développement économique du canton d'Alby, syndicat intercommunal pour l'équipement scolaire du canton d'Alby, syndicat intercommunal pour le ramassage des élèves du canton d'Alby). On retrouve ainsi les onze communes de l'ancien canton d'Alby-sur-Chéran.

Alby-sur-Chéran relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1991, deux maires se sont succédé :

Liste maires successifs depuis 1991
Période Identité Étiquette Qualité
1991 mars 2001 Guy Sorlier    
mars 2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Claude Martin [sans étiquette]  

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Albygeois[7] en référence à l'ancien nom de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 460 habitants, en augmentation de 22,57 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
812 811 861 870 1 092 1 131 1 143 1 126 1 201
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 213 1 179 1 151 1 226 1 111 1 097 1 006 951 885
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
884 916 805 786 692 777 810 782 799
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
1 014 1 224 1 630 1 870 2 007 2 460 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Un épisode de la série L'Instit (saison 2, 1993-1994, épisode 1, Tu m'avais promis) a été tourné entièrement à Alby-sur-Chéran.
  • La fête médiévale annuelle, chaque année en juin, après une interruption de deux ans (2006, 2007) pour cause de travaux de réfection du vieux bourg médiéval. Marché médiéval avec une trentaine de marchands et artisans et diverses animations sur deux jours.
  • En mai, fête des Pompiers.
  • En septembre, forum des associations.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Alby-sur-Chéran est située dans l'académie de Grenoble. En 2015, elle administre une école maternelle (113 enfants) et l'école élémentaire Le Bourg qui compte 207 élèves[26],[27].

La commune accueille le collège de secteur René-Long [28], regroupant onze communes du pays d'Alby (environs 700 collégiens).

Équipements[modifier | modifier le code]

Publics[modifier | modifier le code]

  • Crèche intercommunale de 36 places et RAM réseau assistantes maternelles.
  • Maison des associations, salle polyvalente, salle Chatenoud.
  • Maison de Pays, autrefois siège de la communauté de communes du pays d'Alby-sur-Chéran, désomrais relais territorial de la communautés d’agglomération du Grand Annecy
  • Caserne des pompiers.
  • Gendarmerie.
  • Poste.
  • Musée de la cordonnerie et ciergerie.
  • Des jardins communaux, comprenant dune quinzaine de parcelles, sont installés en contrebas du vieux village au bord du Chéran.

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Gymnase, terrains de sport (football, basket-ball, hand-ball), piste d'athlétisme (250 m, 4 couloirs), saut en longueur, saut en hauteur, lancer des poids, et skate-park près du collège.
  • Terrain de football et boulodrome dans le village.
  • 2 courts de tennis.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse d'Alby-sur-Chéran était dédiée à saint Donnat[7]. La commune est désormais intégrée à la paroisse des Saints Philippe et Jacques du Semnoz[29], qui fait partie du doyenné de l'Albanais - les Usses, dont le siège se trouve à Gruffy et appartenant au diocèse d'Annecy[30].

Les paroissiens peuvent se rendre en l'église de Notre-Dame de Plaimpalais.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 36 749 €, ce qui plaçait Alby-sur-Chéran au 5 787e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[31].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une entrée/sortie de l'autoroute A41 Annecy-Chambéry depuis les années 1970.

  • Espace Leaders, regroupe quelque cinquante entreprises employant 1 300 salariés, dont :
    • Galderma, site de production ;
    • Orem-Astre, depuis 1986, société d'études, de réalisation et de maintenances industrielles, 280 collaborateurs sur la région Rhône-Alpes, CA2007 16 M€ ;
    • Plate-forme logistique fromagère et de frais CSD.
  • 4 autres zones d’activités artisanales et commerciales : ZI de Mondésir, de la Combe, des Sables, des Cortes.

Fin 2010, la commune avait 231 établissements actifs. Le nombre total des emplois de la commune dépasse les 2 000 soit l'équivalent du nombre d'habitants.

Secteurs d'activités : commerces, transports et services divers (55,8 %), industrie (13,9 %), administration publique, enseignement, santé et action sociale (13,9 %), construction et BTP (13,4 %), agriculture (3,0 %).

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 239 lits touristiques répartis dans 32 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 9 meublés et un hôtel[32].

En 2016 la commune d'ALBY SUR CHERAN obtient une première fleur au concours régional des villes et villages fleuris .

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux et fortifications[modifier | modifier le code]

Sept châteaux et un donjon assuraient la défense d'Alby et constituaient un système défensif permettant de contrôler le passage du Chéran.

  • le Châteauvieux, construit sur la rive droite du Chéran, face au Donjon. Il protégeait, avec le château de Pierrecharve, le passage de la rivière et la route d'Annecy à Chambéry. Ce château fut propriété des comtes de Genève jusqu'en 1550 avant de passer à la famille Pelard, originaire de Berne.
  • le château de Montconon était situé à 2 km au sud d'Alby.
  • le château de Montdésir, situé à 500 mètres au sud du Pont-Neuf, gardait l'ancienne route qui tendait de Rumilly à Alby en suivant le ravin de la Touvière.
  • le château de Montpon fut d'abord la propriété de la famille de Richard. En 1580, la famille de La Faverge fut mise en possession du château. En 1801, le château passe aux enfants de Françoise de la Faverge, héritière de Montpon, épouse de Joseph-François de Thiollaz. Parmi ceux-ci, Claude-François de Thiollaz, qui fut évêque d'Annecy de 1822 à 1832. La famille de Thiollaz, dont le tombeau a été construit sur le site de l'ancienne église Saint-Donat, possédera le château jusqu'au cours du XXe siècle.
  • le château de Montvuagnard, autrefois appelé Vuagnard, tire son nom de la localité « Monte Vuagnardarum » près du bourg d'Alby. Il appartenait à la famille de Montvuagnard puis devint la propriété des seigneurs de Montpon. En 1755, les pierres du château en ruines furent utilisées pour construire les écuries et communs de Montpon. En 1850, le comte de Thiollaz utilise les dernières pierres pour édifier une nouvelle aile du château de Montpon.
  • le château de Pierrecharve, situé sur un rocher de 40 m de haut à 1 km à l'est d'Alby (aujourd'hui sur la commune de Mûres). Il protégeait depuis la rive nord un passage étroit du Chéran, franchi par un pont de bois, démonté à chaque danger d'invasion.
  • Le Château de Saint-Marcel à Alby-sur-Chéran 74540
  • le Donjon faisait partie des fortifications de la ville. Il fut démoli avant 1200. Seule la chapelle, dont les murs ont une épaisseur de 2 mètres, a été conservée pour faire le chœur de l'actuelle chapelle Saint-Maurice.

Monuments civils et publics[modifier | modifier le code]

  • La mairie a été construite en 1862.
  • Le musée de la Cordonnerie, recueille tous les outils des cordonniers et tous autres objets en rapport avec le travail du cuir. Parmi sa collection : machines à coudre, à polir, à cylindrer, à assouplir, à parer, etc. Mais aussi des pieds du cordonnier, pierres à battre, alènes, viellus, astics, bigueurnas, besaigües et manicles.
  • Place du Trophée : place médiévale, site inscrit depuis 1943, célèbre pour ses arcades. Les plus anciennes datent du XVe siècle, le vieux bourg a été souvent victime d'incendies.
  • Le Pont-Vieux, initialement il fut construit avec 3 arches et reconstruit en 1720 avec une seule arche. Il fut détruit en 1944 par les troupes allemandes et reconstruit à l'identique.
  • Le Pont-Neuf, initialement construit en 1828, sur la nouvelle route Royale entre Annecy et Chambéry. Le , il est utilisé pour le passage de l'empereur Napoléon III et de sa suite. Il fut dynamité en 1944 par la résistance et remplacé par une simple passerelle en bois car un nouveau pont fut construit plus en aval pour desservir la route nationale. En 1954, il sera brûlé pour être remplacé par une passerelle métallique. En 1991 est construit un nouveau pont en acier et béton.
  • Tombeau des comtes de Thiollaz, à l'emplacement de l'ancienne église Saint-Donat.

Monuments industriels[modifier | modifier le code]

  • Le barrage sur le Chéran a été construit initialement en bois en 1888 pour fournir de l'électricité à la scierie de la Maladière. Alby fut une des premières communes de France à bénéficier de l'électricité. En 1906, le barrage fut relevé — ses ruines ont été restaurées récemment. Dans les années 1930, des béliers hydrauliques sont installés sur les rives du Chéran pour remonter l'eau dans les bassins situés plus haut que le lit de la rivière.
  • Le viaduc de l'autoroute, surplombe la cité à l'ouest.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église contemporaine « Notre-Dame de Plaimpalais » construite par l'architecte Maurice Novarina, vitraux classés de Manessier. Elle a été construite pour remplacer l'ancienne église Saint-Donat détruite en 1934 par un glissement de terrain et un incendie.
  • Chapelle Saint-Maurice, ancienne chapelle du château-fort protégeant le bourg d'Alby, un sentier pédestre bucolique y conduit.

Lieux naturels[modifier | modifier le code]

  • Gorges du Chéran.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude-François de Thiollaz (1752-1832), évêque d'Annecy.
  • François Coutin (1881-1977), curé archiprêtre d'Alby-sur-Chéran et de Notre-Dame-de-Liesse à Annecy, historien, président de l'académie salésienne (1940-1967), vice-président de l'académie Florimontane.
  • Maurice Novarina (1907-2002), architecte, constructeur de l'église moderne.
  • Robert Barrier (Bellegarde-sur-Valserine, 1907 – Aix-les-Bains, 1955), enfance à Alby-sur-Chéran, pharmacien (1935), résistant (Armée secrète), homme politique savoyard, vice-président national de l'UDSR (1945), maire de Yenne (1944-1947), conseiller général de Savoie (1945-1955) et président (1951), député de Savoie (1951-1955), maire d'Aix-les Bains (1953).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Alby-sur-Chéran

Les armes d' Alby sur Chéran se blasonnent ainsi :

  • D'azur à un pont de trois arches d'argent flanqué de deux tours carrées du même[33].

Évènements[modifier | modifier le code]

  • En 2002, une météorite de type Eucrite s'est écrasée à proximité de la commune.
  • Le , le suicide depuis le viaduc de l'autoroute A41 surplombant le vieux bourg, d'un employé de la plate-forme d'appels téléphoniques de France Telecom à Annecy-le-Vieux, le 24e, relance au niveau national, l'affaire du mal-être dans l'entreprise[34].
  • Le , plusieurs tonnes de molasses et d'arbres se sont détachées de la falaise, bloquant la route de Mûres pendant plusieurs jours.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Magazine Géo, février 2012, double page.
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 215-218, « Le canton d'Alby-sur-Chéran », p.219-228 « Alby-sur-Chéran ».
  • abbé François Coutin, Histoire d'Alby : les sept châteaux, la commune, la paroisse, Annecy, Impr. commerciale, , 302 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les sept pagi étaient : la Maurienne, Tarentaise, Savoie Propre, Albanais, Genevois, Faucigny et Chablais.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[32].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a, b, c et d Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 25.
  3. a, b, c et d D'après Henry Suter, « Alby-sur-Chéran », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 13 septembre 2015).
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