La Tournette

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Tournette
Vue aérienne de la face ouest de la Tournette au printemps.
Vue aérienne de la face ouest de la Tournette au printemps.
Géographie
Altitude 2 351 m
Massif Massif des Bornes (Alpes)
Coordonnées 45° 49′ 38″ nord, 6° 17′ 10″ est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ascension
Voie la plus facile depuis Montmin
Géologie
Roches Roches sédimentaires

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Tournette

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tournette

La Tournette est un sommet du massif des Bornes culminant à 2 351 m. Le chaînon de la Tournette (que flanque, du côté ouest, celui, beaucoup plus modeste, de la Forclaz) sépare le lac d'Annecy de la dépression de Thônes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Randonnée[modifier | modifier le code]

Face est, issant d'une mer de nuages...
Vue de la face est de la Tournette en hiver.

La Tournette est la montagne dominante du secteur du lac d'Annecy. L'été, les alpages des chalets d'Aulp sont très appréciés pour leur fraîcheur et leur point de vue sur le lac d'Annecy.

L'été, deux sentiers de randonnée permettent l'ascension du massif de la Tournette. Depuis les Clefs, en allant à Belchamp Le Haut, il faut compter h 15 à h 30 pour atteindre le refuge de Rosairy puis h 45 pour atteindre le sommet. Il est également accessible depuis la vallée de Montmin (1 000 m environ), à travers un relief calcaire (nombreux blocs, trous et lapiaz) jusqu'à aller buter sur le contrefort de la pointe de la Bajulaz (2 340 m).

Les nuages d'altitude coiffent alors le sommet de la Tournette, le Fauteuil, qui offre au travers des nuages une vue sur le lac d'Annecy à l'ouest.

En hiver, des randonnées en raquettes et en ski de randonnée peuvent être entreprises à partir de Belchamp, en passant par le refuge de Rosairy. C'est le seul chemin praticable en hiver.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

La montagne a commencé à être explorée dans les années 1960 par le spéléo club de la Tournette et à partir de 1979 par le spéléo club d'Annecy[1]. Depuis 2009 une équipe de spéléologues de Saint-Étienne ont entrepris l'exploration complète du massif[réf. nécessaire]. Près de 90 entrées ont été répertoriées pour une centaine de réseaux dont le plus grand exploré, le réseau des Praz d'zeures fait 13 kilomètres pour 1 148 mètres de profondeur[2]. Quelques découvertes intéressantes ont été répertoriées, curiosités et beautés géologiques, cheminement des eaux, vestiges archéologiques, faune étrange et beaucoup d'autres sont encore à découvrir.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Montée de la Tournette[modifier | modifier le code]

Depuis 1996[3], la Montée de la Tournette se déroule chaque année. Depuis la baie de Talloires, deux montées sont proposées : la rando des marcheurs et la course des traileurs[4].

Citations[modifier | modifier le code]

Face ouest en automne.

Eugène Sue vécut ses dernières années à Annecy-le-Vieux, de 1851, après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, jusqu'à sa mort en 1857. Voici comme il décrit La Tournette de façon romantique, bien que lourde, mais préfigurant les descriptions de paysages que développa plus tard Jules Verne :

« Cette montagne s'élevait à l'horizon au-dessus d'un entassement de grands monts escarpés, couverts de verdure, ainsi qu'elle en était elle-même couverte jusqu'aux deux tiers de sa hauteur, cinq mille pieds environ; mais, au-delà, toute végétation cessait, ce n'était plus que des masses volcaniques grises, arides, découpant leurs arêtes vives, leurs pitons aigus, leurs crêtes tranchantes et contournées, sur l'azur du ciel, alors d'une sérénité parfaite, la Tournette à son sommet formait une espèce de plateau de roches demi-circulaire, au-dessus duquel était comme implanté un bloc énorme et isolé qui, en raison de son incommensurable altitude, semblait voilé par une brume légère, quoique l'atmosphère fût d'une extrême limpidité... »

— Eugène Sue, La Marquise Cornélia Alti[5]

Face ouest du massif de la Tournette vue depuis la rive gauche du lac, au crépuscule en été.

Un autre voyageur célèbre s'est rendu à Talloires, Gaston Deschamps, dans les années 1890 :

« J'ai vu un paysage merveilleux, tout baigné de lumière bleue et de clartés dormantes. La Roche-Murraz, la Tournette semblaient aériennes, irréelles, perdues dans une brume d'argent qui grandissaient les formes en estompant les contours. Une planète d'or scintillait au-dessus des crêtes dentellées de Lanfon. »

— Gaston Deschamps, Le Chemin fleuri[6]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Génuite, « Tanne des Praz d'zeures - Un nouveau -1000 en Haute Savoie », Spéléo, Fontaine, Spéléo magazine, no 21,‎ janvier- mars 1996, p. 4 (ISSN 1629-1573)
  2. Philippe Audra-Responsable d'édition et Michel Delamette, Association française de karstologie, « Grottes et karts de France -Les karsts «alpins» de Haute Savoie. », Karstologia Mémoires, Paris, Association française de karstologie, no 19,‎ , p. 192-193 (ISBN 978-2-95-042225-5)
  3. Georges Bise, « Gédéon Pochat empoche la montée de la Tournette 2016 », sur www.ledauphine.com, (consulté le 6 juin 2019).
  4. « La Montée de la Tournette », sur Le Club des Sports de Talloires (consulté le 6 juin 2019).
  5. Eugène Sue, La Marquise Cornélia Alti, 1852 ; l'héroïne du roman y trouve la mort en se jetant du haut de son rocher.
  6. Gaston Deschamps, Le Chemin fleuri, 1896.