Veyrier-du-Lac

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Veyrier-du-Lac
Vue de Veyrier-du-Lac depuis la rive occidentale du lac d'Annecy.
Vue de Veyrier-du-Lac depuis la rive occidentale du lac d'Annecy.
Blason de Veyrier-du-Lac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Annecy-le-Vieux
Intercommunalité Communauté de communes de la Tournette
Maire
Mandat
Sylvie Maniglier
2014-2020
Code postal 74290
Code commune 74299
Démographie
Gentilé Veyrolain
Population
municipale
2 355 hab. (2013)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 56″ Nord 6° 10′ 41″ Est / 45.8822222222, 6.17805555556
Altitude Min. 441 m – Max. 1 291 m
Superficie 8,21 km2
Localisation

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Liens
Site web veyrier-du-lac.fr

Veyrier-du-Lac est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Veyrier-du-Lac est une commune de la rive est du lac d'Annecy, située à 5 km au sud-est de la ville d'Annecy, située le long du lac au pied du mont Veyrier.

Les parties constructibles de la commune sont celles situées sur l'étroite bande de terre de quelques centaines de mètres de large entre la montagne et le lac. De temps en temps des éboulements peuvent se produire comme en 2009 où un rocher de 17 tonnes s'est détaché du Mont-Veyrier sans causer de dommages majeurs. Plusieurs éléments de protection existent pour prévenir les chutes de pierre.

Hauteurs de Veyrier-du-Lac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Annecy-le-Vieux Alex Rose des vents
Lac d'Annecy
face à Annecy et Sévrier
N
O    Veyrier-du-Lac    E
S
Menthon-Saint-Bernard

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Vairier devient officiellement Veyrier-du-Lac, au lieu de Vairier d'Annecy, par le décret du 18 janvier 1901 (paru au J.O. du 13 août 1901)[1],[2].

Le toponyme Veyrier proviendrait d'un ancien fundus romain (domaine gallo-romain) Viriacus ou Veriacus, formé par le gentilice Virius ou Verius, associé au suffixe -acus[3]. On trouve les formes Vaire ou encore Variacum, Variaci sur le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du XIIe siècle- début du XIIIe siècle[4],[5]. Puis plus tard, la forme Voyriey est mentionnée en 1257, ensuite la forme Vairier semble se stabiliser avec notamment la variante Vairier d'Annecy[6],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Périodes préhistorique et antique[modifier | modifier le code]

Sur les nombreuses grottes que l'on trouve au pied de la montagne, côté lac d'Annecy, seules les grotte dite « Trou du Renard »[7],[8] ou encore du Fortin contiennent des traces remontant à la période du néolithique (squelettes, poteries)[9]. La station préhistorique de Vieugy, au lieu-dit « Sous les Guerres », est considérée comme plus importante avec la découverte d'outils (meules, pierres à broyer, poteries) ou encore une hache de bronze[8],[9].

Le site se trouve en territoire des Allobroges qui contrôlent l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes[10].

Les Romains interviennent dans les environs à partir du IIe siècle av. J.-C.. Une fois le territoire pacifié, ils construisent des routes afin de commercer et notamment la route secondaire reliant Turin à Genève, passant par le village de Verthier en provenance de la mansio Casuaria (village de Viuz sur la commune de Faverges), qui se développe au Ier siècle, sur la rive droite du lac[11]. Toutefois, Veyrier accueillir une villa au lieu-dit Morat[8], dont le nom en latin muratum semble évoquer d'anciennes murailles[12]. Sur le même site, des traces attribuées à la présence burgonde ont été retrouvées (sarcophage, monnaies, poteries ou encore des sépultures)[8].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

La paroisse est mentionnée au XIIe siècle, sous les formes Vaire ou encore Variacum[5]. Bien que mentionnée dans le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du XIIe siècle- début du XIIIe siècle[4], la paroisse, dédiée à saint Maurice d'Agaune, ne semble pas dépendre du monastère[5]. Elle est réunie à la collégiale de Notre-Dame d'Annecy en 1587[5].

Veyrier appartient à la famille de Menthon[13]. Les habitants relèvent de la châtellenie d'Annecy[13].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

La culture de la vigne[modifier | modifier le code]

Les pentes situées en dessous de la Montagne de Veyrier accueillent des vignes[14]. Au début du XXe siècle, la surface est estimée à 26 ha au niveau des villages de Chavoires et de Chabloux[14].

Développement touristique[modifier | modifier le code]

En 1935, à l'initiative du banquier annécien Léon Laydernier, un téléphérique est aménagé entre la commune et le mont Baron[15]. La gare d'arrivée offre un remarquable belvédère sur Annecy, son lac et sa région et dispose d'un hôtel-refuge de douze lits[15],[16],[17].

Dans les années 1980, l'infrastructure devient vieillissante et l'activité touristique tourne au ralenti[17],[18]. Les nouvelles réglementations en matière de sécurité imposent dès lors la fermeture de l'activité en 1984[17],[18]. La commune de Veyrier rachète l'ensemble pour un franc symbolique[17]. À la suite d'un incident, la gare du Mont-Baron est démolie en 2001[18]. En 2014, la gare inférieure du téléphérique est aménagée pour accueillir la cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune appartient au canton de Faverges, qui depuis le redécoupage cantonal de 2014, est composé de 27 communes dont Alex, Lathuile, La Balme-de-Thuy, Chevaline, Le Bouchet-Mont-Charvin, Les Clefs, Cons-Sainte-Colombe, La Clusaz, Doussard, Entremont, Giez, Dingy-Saint-Clair, Marlens, Le Grand-Bornand, Montmin, Lathuile, Saint-Ferréol, Seythenex, Manigod, Saint-Jean-de-Sixt, Les Villards-sur-Thônes, Talloires, Thônes, Lathuile, Serraval. La ville de Faverges en est le bureau centralisateur[20]. Auparavant la commune était attachée au canton d'Annecy-le-Vieux.

Elle est aussi membre de la communauté de communes de la Tournette, qui comporte quatre communes.

La commune relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1972 Docteur Charles Mérieux    
juin 1972 1977 Général François Anthoine    
1977 1983 Jean Brunet    
1983 1989 Francois Sautier    
1995 2001 Gabriel Boy    
mars 2001 mars 2008 Marie-Antoinette Giraud    
mars 2008 en cours Sylvie Maniglier   Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Veyrolaines et les Veyrolains[1].

En 2013, la commune comptait 2 355 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
572 584 643 636 710 724 720 704 754
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
743 741 692 667 623 600 578 551 514
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
465 556 586 657 786 899 943 1 311 1 700
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
1 770 1 967 2 063 2 138 2 136 2 327 2 355 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival de Pâques, douzième édition en mars 2016 : festival de musiques anciennes et de musiques baroques, autour de l'orgue Lanfon-Veyrier.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 1 702 lits touristiques répartis dans 305 structures[Note 3]. Les hébergements marchands se répartissent comme suit : 68 meublés ; 5 hôtels et un camping[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancien téléphérique du Mont Veyrier (inauguré en 1935)[23]. Il a depuis été transformé en cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain. Les nouveaux locaux ont été inaugurés le 13 novembre 2014[24].
  • Belvédère du Mont Baron.
  • Château de Fésigny ou de La Ruaz (XVIe siècle), restauré, inscrit aux Monuments historiques en 1993[25].
  • Parc de la fondation Marcel-Mérieux.
  • Four de Chavoires.
  • Église Saint-Maurice et son orgue entre 1852 et 1855[26].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Veyrier-du-Lac bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[27].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Veyrier du Lac (Haute-Savoie).svg

Les armes de Veyrier-du-Lac se blasonnent ainsi : De gueules à la croix d'argent, chargée d'une grappe de raisin de pourpre, feuillée et pamprée de sinople, cantonnée de quatre poissons d'azur, la tête d'or et lorrés du même, affrontés deux à deux en sautoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[22].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Veyrier-du-Lac », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 1er mai 2016), Ressources - Les communes.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a et b Henry Suter, « Veyrier-du-Lac », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en novembre 2014).
  4. a et b Jean-Yves Mariotte, « Annecy et ses environs au XIIe siècle d'après le cartulaire de Talloires », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 130, no 1,‎ , p. 5-32 (lire en ligne).
  5. a, b, c et d Histoire des communes savoyardes 1981, p. 211, « La paroisse ».
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Sabaudia.
  7. Alex Bégneu, « Une station du bronze dans la Montagne de Veyrier-du-Lac (près d'Annecy) », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 54, no 10,‎ , p. 652-656 (lire en ligne).
  8. a, b, c et d Histoire des communes savoyardes 1981, p. 211.
  9. a et b Prémat et Schneider 1998, p. 13.
  10. Henri Ménabréa, Histoire de la Savoie, Bernard Grasset, (réimpr. 1960, 1976, 2009), p. 10.
  11. Alain Piccamiglio et Maxence Segard, « Le site de Viuz-Faverges/Casuaria (Haute-Savoie) : agglomération, sanctuaire et villa dans la cluse d'Annecy », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. 38, no 39,‎ , p. 105 (lire en ligne).
  12. Prémat et Schneider 1998, p. 45.
  13. a et b Histoire des communes savoyardes 1981, p. 211, « La Seigneurie et châteaux ».
  14. a et b Histoire des communes savoyardes 1981, p. 212, « La vigne ».
  15. a et b Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0, lire en ligne), p. 135.
  16. Hélène Viallet Archives départementales de la Haute-Savoie, Conservatoire d'art et d'histoire de la Haute-Savoie, Du rail au câble : à l'assaut de la montagne : 1860-1940, Archives départementales de la Haute-Savoie, , 94 p., p. 39.
  17. a, b, c et d Prémat et Schneider 1998, p. 462.
  18. a, b et c La Rédaction, « Veyrier-du-Lac : les belles heures du téléphérique », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  19. La Rédaction, « Veyrier-du-Lac : la cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain inaugurée locale », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  20. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en août 2014).
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  22. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,‎ (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  23. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0, lire en ligne), p. 135.
  24. La Rédaction, « Veyrier-du-Lac : la cinémathèque des Pays de Savoie et de l'Ain inaugurée locale », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  25. « Château de Fésigny », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Michel Sollberger, La Paroisse Saint-Maurice de Veyrier : ses origines, son histoire et son rayonnement, Paroisse catholique Saint-Maurice, 1989, 73 pages. Plaquette éditée à l'occasion du 200e anniversaire de la reconstruction de l'église paroissiale.
  27. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  28. « Marc Veyrat ferme son restaurant pour raisons de santé » publié sur le site du Dauphiné libéré
  29. "CASTRO AND STOCKASTER a Life in Reuters", par Michael Nelson, décembre 2011, éditions Matador
  30. http://www.yoann-conte.com/fr/hotel-restaurant-annecy-site-officiel.php
  31. Le Canard enchaîné, .
  32. Les pépites du lac, Lepoint.fr, 14 juin 2012, consulté le 10 juillet 2013