Germain Sommeiller

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Germain Sommeiller
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Germain Sommeiller

Naissance
Saint-Jeoire-en-Faucigny
Décès
Saint-Jeoire-en-Faucigny
Pays de résidence États de Savoie
Diplôme
Diplôme d'ingénierie de l'Université de Turin
Profession
Ingénieur (Concepteur du tunnel du Mont-Cenis)
Activité principale
Député au parlement de Savoie (1853) puis du royaume d'Italie

Germain Sommeiller, né en 1815 et mort en 1871, est un ingénieur savoyard, qui choisit de conserver sa citoyenneté d'origine (sarde puis italienne) après l'annexion de la Savoie en 1860[1]. Il est principalement connu pour son rôle de responsable des plans et de directeur des travaux du tunnel du Mont-Cenis situé au-dessous du col du Fréjus (12 km), premier grand tunnel de montagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Il est né à Saint-Jeoire-en-Faucigny[2] le et meurt dans la même ville le , quelques mois après l'inauguration du tunnel du Mont-Cenis. Il fut formé à l'université de Turin, alors capitale des États de Savoie, où il obtient un diplôme d'ingénierie en 1841. Il devient ingénieur civil du royaume de Sardaigne dans le Département de Transport public en 1845. De 1846 à 1850, il effectue une formation à la société Cockerill, où il rencontre Sebastiano Grandis. Il était assistant de l'ingénieur belge Henry-Joseph Maus, directeur de la construction de la première ligne de chemin de fer d'Italie entre Turin et Gênes. C'est là qu'il a l'idée du percement d'une liaison ferroviaire sous le mont Cenis. Il doit défendre cette idée au parlement de Savoie, où il est député de la circonscription de Taninges de 1853 à 1857. Il réussit à obtenir le soutien de Camillo Cavour pour ce projet.

La statue de Sommeiller à Annecy.

Le tunnel fut commandé en 1857 par le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II pour relier Bardonecchia (Italie) à Modane (aujourd'hui en France). Sommeiller, réputé pour ses compétences techniques, était responsable des plans et directeur des travaux de la construction du tunnel du Mont-Cenis (12 km). Les collaborateurs de Sommeiller étaient les ingénieurs Sebastiano Grandis et Severino Grattoni. Sommeiller a breveté la perforatrice à air comprimé, machine qui permit réellement le percement de ce premier grand tunnel, sur la base de l'invention de Giovanni Battista Piatti. Grâce à elle, les ouvriers venant d'Italie et de France se rejoignent enfin sous 1 600 mètres de roches en décembre 1870. Le coût du tunnel - 75 millions de francs - est somme toute modeste par rapport au prix de construction et surtout d'exploitation d'une ligne devant escalader la montagne. Les rampes d'accès atteignent une altitude de près de 1 300 mètres. La profonde transformation dans les transports entre la France et l'Italie résolut les Suisses à percer les Alpes pour permettre une communication rapide, par leur territoire, entre l'Italie, l'Allemagne et la France : dans les décennies suivantes, on assiste à l'ouverture des tunnels de l'Arlberg (Autriche), du Simplon et du Saint-Gothard.

En 1860, lorsque la Savoie fut annexée à la France, Sommeiller fit le choix de rester sujet de Piémont-Sardaigne (le royaume d'Italie ne fut proclamé que le 17 mars 1861) et il fut rapidement élu député au parlement du royaume d'Italie ayant pour capitale Turin.

Le 29 septembre 2007, une dérocteuse est baptisée La Sommeiller en hommage à l'ingénieur. La cérémonie a lieu près de la tête nord du tunnel du Mont-Cenis à Modane, à l'occasion de l'événement ferroviaire Tunnellissimo organisé par RFF, la SNCF et l'APMFS. Cet engin est destiné à excaver le radier du tunnel ferroviaire afin d'en abaisser la hauteur et de dégager le gabarit (B+) nécessaire au passage des plus gros poids-lourds sur les trains de l'autoroute ferroviaire alpine (AFA).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Josette Buzaré, Louis Armand, le Savoyard du siècle, Saint-Julien-en-Genevois, Éditions La Salévienne (2000), p.179.
  2. Ce sont des Savoyards sur lexpress.fr