Idrija

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Idrija
Blason de Idrija
Héraldique
Idrija
Vue sur la ville d'Idrija.
Administration
Pays Drapeau de la Slovénie Slovénie
Région Carniole-Intérieure
Maire Bojan Sever
Code postal 5280
Démographie
Population 11 811 hab. (2020)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 10,54″ nord, 14° 01′ 40,31″ est
Altitude 448 m
Superficie 29 370 ha = 293,7 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Slovénie
Voir sur la carte administrative de Slovénie
City locator 14.svg
Idrija

Idrija (Idria en allemand et en italien) est une commune de l’ouest de la Slovénie. Elle est connue pour ses anciennes mines de mercure, aujourd'hui inactives, et pour la production de dentelles. Le patrimoine du mercure d’Idrija est un bien culturel du patrimoine mondial de l'UNESCO inscrit en 2012.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord-ouest de la région traditionelle de Carniole-Intérieure, proche de la frontière avec le Littoral slovène (Goriška). L'environnement naturel fait transition entre les hautes terres des Alpes juliennes au nord et le plateau du Karst au sud.

L’origine de son nom provient du cours supérieur de la rivière Idrijca qui traverse la commune. À proximité se trouve le lac Sauvage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Gewerkenegg.

Des gisements de mercure furent découverts à cet endroit en 1497 et l'extraction passa aux mains du gouvernement en 1580. Selon la légende locale, un fabricant de seaux trouva du mercure liquide dans une source près du village. C'est l'un des seuls endroits au monde où l'on peut trouver le mercure aussi bien dans sa forme liquide, que dans une forme de cinabre (sulfure de mercure). Le puits d'entrée de la mine, appelée Antonijev rov ("Puits d'Antoine"), est aujourd'hui utilisé pour des visites touristiques aux niveaux supérieurs de la mine. On y trouve des mannequins représentant les mineurs de toutes les époques. Les niveaux inférieurs, qui vont jusqu'à 400 mètres de profondeur, subissent un ravalement et ne sont plus exploités. Ce n’est que dans les années 1980 que la mine fut fermée.

Pendant des siècles, la région d'Idrija appartenait au duché de Carniole au sein de l'Autriche intérieure, une terre de la Couronne de la monarchie de Habsbourg. Depuis 1804 sous la domination de l’empire d’Autriche puis de l'Autriche-Hongrie, la ville était incorporée dans le district de Loitsch (Logatec). Après la Première Guerre mondiale et la dissolution de la double-monarchie, elle fut annexée au royaume d'Italie dans la province de Gorizia (Vénétie julienne). En 1947, elle passa cette fois dans la république socialiste de Slovénie qui était une des entités fédérées de la Yougoslavie.

Avec la ville d'Almadén en Espagne, Idrija est depuis classée au patrimoine mondial de l'Unesco au titre de ses anciennes mines de mercure.

Démographie[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2008, la population de la commune d’Idrija est restée stable avec une population proche de 12 000 habitants[1].

Évolution démographique[1]

1999 2000 2001 2002 2003
11 990 11 959 11 971 12 002 11 974
2004 2005 2006 2007 2008
11 948 11 938 11 935 11 979 12 034

Jumelage[modifier | modifier le code]

La place principale.

La ville de Idrija est jumelée avec :

Divers[modifier | modifier le code]

Idrija est membre de l'Associacion des Villes des Alpes de l'année[2] et est déterminé à la mise en œuvre de la Convention alpine. Idrija est Ville alpine de l'année 2011.

On a trouvé à proximité un fémur taillé d'ours des cavernes d'environ 43 100 ans qui aurait pu servir d'instrument de musique. Cet objet est nommé flûte de Divje Babe en référence à la localité de Divje Babe.

La ville fantôme de New Idria dans le comté de San Benito en Californie, lieu d'extraction de mercure lors de la ruée vers l'or en Californie du XIXe siècle, tient son nom de cette ville slovène.

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

  • Giovanni Antonio Scopoli (1723-1788), médecin, entomologiste et naturaliste, passe seize ans à Idrija ;
  • Pier Paolo Pasolini (1922-1975), écrivain, poète, journaliste, scénariste et réalisateur, y passe une partie de son enfance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Démographie d’Idrija » (consulté le )
  2. Ville alpine de l'année

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]