Saint-Chamond

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Saint-Chamond
Image illustrative de l'article Saint-Chamond
Blason de Saint-Chamond
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Saint-Chamond
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Hervé Reynaud (DVD)
2014-2020
Code postal 42400
Code commune 42207
Démographie
Gentilé Couramiauds
ou Saint-Chamonais
Population
municipale
35 308 hab. (2013)
Densité 643 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 39″ N 4° 30′ 55″ E / 45.4775, 4.5152777777845° 28′ 39″ Nord 4° 30′ 55″ Est / 45.4775, 4.51527777778
Altitude Min. 326 m – Max. 1 051 m
Superficie 54,88 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-chamond.fr

Saint-Chamond est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Couramiauds[1] ou Saint-Chamonais[2].

Deux éléments ont fondé la notoriété de la ville : une tradition industrielle avec les lacets au XIXe siècle puis les Aciéries de la Marine, devenues Creusot-Loire ; la politique avec une personnalité d'envergure nationale : Antoine Pinay qui a dirigé Saint-Chamond pendant près d'un demi-siècle et la France en 1952.

Comme d'autres villes liées au bassin houiller de la Loire, la commune est confrontée à plusieurs défis : la sortie de l'industrie de masse ; l'explosion urbaine (doublement de sa population entre les décennies 1960 et 1970) ; le renouvellement de son attractivité économique et résidentielle ; la préservation de son environnement (atout de la vaste zone rurale du Pilat et des côteaux du Jarez sur l'emprise foncière).

Établie dans la vallée du Gier[3], la ville évolue entre les pôles économiques et industriels de Lyon et de Saint-Étienne.

Saint-Chamond est en voie de tertiarisation mais sa population compte une importante part d'ouvriers qualifiés. Les retraités représentent 30% des habitants.

Son avenir est déterminé par le renouvellement de sa vocation industrielle (avec son tissu de PME/PMI), la réussite de sa capacité d'innovation (éco-quartier de Novaciéries, retraitement des délaissés urbains), le maintien d'une offre commerciale locale, la mise en synergie de ses différents quartiers et territoires.

Saint-Chamond est l'une des 45 communes de Saint-Étienne-Métropole dont les compétences vont s'élargir avec le passage au statut de communauté urbaine décidé le 10 septembre 2015 et devant être officialisé en janvier 2016.

Saint-Chamond, jardin public, avril 2014.
Saint-Chamond, l'Hôtel-Dieu, 12 février 2014.
Saint-Chamond, vue d'ensemble avec la cité de Fonsala au fond, 3 décembre 2013.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Chamond est situé dans la vallée du Gier entre les monts du Lyonnais, au nord, et le massif du Pilat, au sud, entre Saint-Étienne à 12 km et Lyon à 45 km.

  • Saint-Chamond est un chef-lieu de canton de la Loire, peuplé d'environ 36 000 habitants, appelés les Saint-Chamonais ou Couramiauds.
  • C'est la troisième commune du département de la Loire après Saint-Étienne et Roanne.
  • Les communes avoisinantes sont : Saint-Étienne, Lorette, La Grand-Croix, L'Horme, Cellieu, Saint-Jean-Bonnefonds.
  • La ville est traversée par le Gier, aujourd'hui couvert, qui prend sa source dans le massif du Pilat puis descend la vallée du Gier avant de se jeter dans le Rhône à Givors sur une longueur totale de 44 km.
  • Dans la région, plusieurs sites géographiques sont remarquables, dont le crêt de la Perdrix, à 1 434 m, qui est le point culminant du massif du Pilat ; le crêt de l'Œillon avec vue magnifique sur la vallée du Rhône et parfois sur le massif du Mont-Blanc ; la cascade du Saut du Gier dans le parc naturel régional du Pilat.
  • Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 5 488 ha, soit 54,8 km2, soit à peu près un millième de la France.

Le paysage de Saint-Chamond se découpe en plusieurs ensembles :

  • les versants boisés parsemés de quelques habitations dispersées (recyclage d'anciennes implantations agricoles) ;
  • les zones agricoles émaillées des fermes qui les cultivent ;
  • des hameaux anciens revigorés par des constructions plus ou moins récentes ;
  • l'espace urbain central du fond de vallée marquée par l'activité industriel et le logement ouvrier, mais également par les résidences bourgeoises ;
  • des espaces de mitage de la zone périurbaine et agricole anarchiquement agencés par des constructions dispersées (Chavanne, Izieux, la Chabure, la Ravacholière, l'est de Saint-Martin-en-Coailleux).

Ces dynamiques d'occupation annihilent la distinction ville/campagne et menacent l'image "verte" de l'emprise foncière[4].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Chemin de la Martinière sous la neige (décembre 2008).
Statue de la République, place de la Valette.

Saint-Chamond est divisé en plusieurs quartiers. Historiquement, trois paroisses se partageaient la ville :

  • la paroisse Saint-Ennemond.
  • la paroisse Saint-Pierre.
  • la paroisse Notre-Dame.

Les autres secteurs sont nés du regroupement des quatre communes en 1964, favorisant des dynamique urbaines de construction et d'aménagement. L'année 1970 voit ainsi l'élévation de la ZUP de Fonsala sur un ancien domaine rural et la création de la zone industrielle du Clos-Marquet (24 hectares) sur un autre espace rural qui avait connu la fermeture de la derrière mine dans les années 1950.

Certains territoires sont des divisions déjà existantes au sein des communes regroupées, comme la distinction du bourg de Saint-Martin-en-Coailleux et de la Valette qui relevait de cette ancienne commune.

Liste des quartiers :

  • Fonsala, le plus grand quartier de Saint-Chamond ;
  • Izieux ;
  • Le Creux ;
  • Lavieu ;
  • Saint-Ennemond ;
  • Saint-Julien-en-Jarez ;
  • Saint-Pierre ;
  • Chavanne ;
  • Les Palermes ;
  • La Chabure ;
  • Clos Marquet ;
  • La Varizelle ;
  • La Valette ;
  • Saint-Martin-en-Coailleux ;
  • Saint-Chamond centre.

Voies et lieux-dits[modifier | modifier le code]

598 odonymes recensés à Saint-Chamond
au 17 mai 2014
Allée Avenue Bld Chemin Côte Cours Impasse Montée Place Pont Quai Route Rue Square Autres Total
12 5 [N 1] 8 43 2 [N 2] 2 [N 3] 40 [N 4] 2 [N 5] 31 2 [N 6] 2 [N 7] 15 273 [N 8] 14 [N 9] 147 [N 10] 598
Notes « N »
  1. Avenue Antoine Pinay, Avenue de la Libération, Avenue de la Paix, Avenue Jules Ferry et Avenue Sadi Carnot.
  2. Côte Bois et Côte Rachat.
  3. Cours Adrien de Montgolfier et Cours du Dauphiné
  4. Dont Impasse du 11-Novembre.
  5. Montée d'Isabeau de Tournon et Montée des Capucins.
  6. Pont de Peyrard et Pont de Soulage.
  7. Quai de la Rive et Quai Wilson.
  8. Dont Rue du 19-Mars-1962, Rue du 8-Mai, Rue de la Nuit du 4-Août et Rue du 11-Novembre.
  9. Dont Square du 24-Avril-1915.
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Transports et infrastructures[modifier | modifier le code]

Saint-Chamond, gare, novembre 2011.

Autoroutes et routes nationales[modifier | modifier le code]

Aéroport/Aérodrome[modifier | modifier le code]

Gare ferroviaire[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Bus de la ligne 3 stationné place du Moulin à Saint-Chamond.

Saint-Chamond est desservie par la STAS (Société des transports en commun de l'agglomération stéphanoise) dans la zone grand Gier.
Organisé et financé par Saint-Étienne Métropole, la communauté d'agglomération a la responsabilité des transports en commun pour les 43 communes.

Sur le territoire de Saint-Chamond, huit lignes régulières (40, 41, 42, 43, 44, 42,29, 5) ainsi que quatre lignes scolaires (12, 13, 15, 16) parcourent la commune.

Saint-Chamond est relié à la vallée du Gier par la ligne 29 et à Saint-Étienne (avec un pass tarif unique de 1,40 € pour 1 h 30 sur tout le réseau de la STAS) par les lignes 45, 29 et 5, ainsi que par les TER (pour Rive-de-Gier avec un pass OURA Grand Gier et Saint-Étienne avec un pass OURA toutes zones).

La nouvelle ligne 45 - Terrasse / Saint-Chamond relie le quartier nord de Saint-Étienne par L'Étrat et La Talaudière. Les 11 allers-retours de la ligne sont effectués de 6 heures 20 à 19 heures, du lundi au samedi.

Bus Amplitude Fréquence Circulation le dimanche
5 Châteaucreux (Saint-Étienne) / La Madeleine (Rive-de-Gier) 4 h - 21 h 30 10 à 15 min oui (45 à 60 min)
29 Châteaucreux (Saint-Étienne)/ Place du Moulin 6 h 40 - 19 h 10 60 min non
45 Terrasse / Gare SNCF Saint-Chamond 6 h 20 - 19 h 40 min à 1 h 30 non
40 Île-de-France / Piscine Couderc 5 h 30 - 20 h 15 à 19 min oui (5 A/R)
41 Crêt Œillet Haut /Saint-Martin-en-Coailleux 5 h 30 - 19 h 30
(22 h pour Stelytec)
20 à 30 min oui (3 A/R)
42 Place du Moulin / Ollagnière 7 h 15 - 18 h 30 60 à 75 min non
43 Chavanne /Crêt Œillet 6 h 40 - 19 h 30 60 à 75 min non
44 Place du Moulin /La Bachasse (La Grand Croix) 6 h 50 - 18 h 30 60 à 120 min (avec renforts scolaires) non
  • Les couleurs sont celles utilisées par la STAS pour distinguer les différentes lignes de bus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Jarez, Forez, Ennemond de Lyon et Couramiaud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Chamond doit son nom à un évêque de Lyon (saint Ennemond), et à une évolution de son nom :

  • Sancti-Aunemundi (976)[5]
  • Vuigonis de Sancto Annemundo (1090)[6], Annemondo, Ennemundo,
  • Castellum Sancti Admundi[7] (1167),
  • Castella Sancti Aunemundi (1173)[8],
  • Parrochia Sancti Chalumundi (1247)[9],
  • Chastel de Saint Chamont (1344)[10].
Saint-Chamond, vestiges de l'aqueduc romain.

Origines[modifier | modifier le code]

Saint-Chamond fut à l'origine un poste de garde de l'un des cinq aqueducs qui alimentaient la ville romaine de Lugdunum (Lyon).

L'aqueduc du Gier acheminait les eaux du Gier captées en amont de Saint-Chamond[11]. Des parties aériennes de cet aqueduc sont encore visibles dans la région de Mornant et de Chaponost(Rhône). Des parties souterraines ont été découvertes en 1993 dans Saint-Chamond lors de la construction de la ZAC de la Varizelle[12].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Capitale du Jarez, Saint-Chamond fut une seigneurie très importante dans la région.

Le comte Guy II de Forez fait enregistrer le château de Saint-Chamond lors de sa visite en 1167 au roi de France Louis VII qui le lui remet[13], la région est alors au centre du conflit oppasant l'Église de Lyon et les comtes de Forez.

En 1173, lors de la permutation entre le Comte de Forez et l'Église de Lyon, c'est cette dernière qui garde Saint-Chamond sous son contrôle[14] formant, avec un ensemble d'autres paroisses voisines "laissée à la liberté" de l'Église de Lyon[15], la limite avec le comté de Forez. En 1278, les autres paroisses étaient rétrocédées au Forez[16], pas Saint-Chamond dont les seigneurs continueront à rendre hommage pour cette ville à l'archevêque de Lyon[17].

En 1224, Guigues de Jarez accorde une charte de franchise aux habitants de Saint-Chamond[18].

Il y eut notamment comme seigneurs de Saint-Chamond :

  • Briand de Lavieu : ca 1150-1184
  • Gaudemar de Jarez ca 1225-1290
  • Guichard d'Urgel de Saint Priest : mort en 1403
  • Briand Durgel
  • Jean d'Urgel de Saint Priest
  • Léonnet d'Urgel de Saint Priest : mort en 1491
  • Jacques Mitte de Miolans : mort en 1606

XVIe-XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Cour de la mairie, ancien couvent des Minimes.

1628 est une année noire avec un grand fléau : la peste. Les chroniqueurs du temps l'appellent la contagion.

Selon James Condamin, un religieux Capucin écrit que quatre moines, de cet ordre, au service des souffrants, furent emportés par la maladie et que "la peste leur fist un si grand degast que, de compte fait, ils perdirent la moitié du peuple de leur ville ". Pour préserver le reste de la population, les malades sont isolés et transportés dans des cabanes, au Fay, où ils reçoivent quelques soins et des aumônes[19].

Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond, marque la ville de son empreinte. On peut d'ailleurs voir de nombreux bâtiments de cette époque tels que la Maison des Chanoines du XVe siècle et du XVIe siècle (classée monument historique), l'Hôtel-Dieu (classé monument historique), l'église Saint-Pierre XVIIe siècle et ses orgues de Claude-Ignace Callinet XIXe siècle (classées monument historique), et le couvent des Minimes, construit entre 1622 et 1624, qui est aujourd'hui la mairie de Saint-Chamond.

Le château de Saint-Chamond est détruit au moment de la Révolution française. Seules une partie de la collégiale, les écuries et la grand'grange (façon paysanne de décrire une grande grange, qui surmonte ces écuries) ont subsisté et sont encore visibles aujourd'hui sur la colline de Saint-Ennemond.

Cette partie du domaine a été donnée par un descendant de Melchior Mitte de Chevrières, le marquis de Mondragon, aux frères des écoles Chrétiennes vers 1850 à condition d'y dispenser l'éducation à la jeunesse saint-chamonaise. Le lieu a donné son nom à ce qui est devenu le Lycée Professionnel "la Grand'Grange", qui depuis 2004 a fusionné avec l'institution Sainte-Marie Fénelon pour donner l'actuelle Institution "Sainte-Marie la Grand'Grange".

alternative textuelle
Vue du château des seigneurs de Saint-Chamond, gravure, 1644.

Le nom de Saint-Chamond fait un bref passage aux oubliettes pendant la Révolution française, comme la plupart des noms de ville faisant allusion à l'Église (Saint-Étienne → Armes-Ville), et devient Vallée-Rousseau du nom du fameux philosophe, venu herboriser dans le Pilat.

En mars 1789, avec la rédaction des cahiers de doléances du Tiers-État, Saint-Chamond plonge dans la Révolution. Appelée "Vallée Rousseau", elle se trouve englobée dans le département de Rhône-et-Loire.

En 1792, le château et la Collégiale sont pillés et démolis par les habitants qui détruisent aussi par le feu les archives seigneuriales. Des bâtiments, seules les écuries et un tronçon vertical de l aCollégiale sont encore visibles aujourd'hui sur la colline de Saint-Ennemond.

En 1793, Lyon se révolte contre la Convention et entraîne Saint-Chamond dans l'insurrection. La défaite de l'armée lyonnaise conduit à l'évacuation de Saint-Chamond. La convention envoie alors Javogues qui multiplie les arrêtés épuratoires ainsi que les exécutions sommaires et rançonne les habitants.

En 1796, les Saint-Chamonais expédient une colonne mobile contre les prêtres réfractaires et déserteurs.

Les Aciéries et forges de la Marine, au début du XXe siècle

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Illustration, 1862, gravure, usine Pétin-Gaudet et Cie à Saint-Chamond.
La ville fut desservie dès 1882 par les tramways à vapeur de la Compagnie des Chemins de Fer à Voie étroite, qui la reliaient à Saint-Étienne
Tramway à l'entrée de la ville, rue de Saint-Étienne, début du XXe siècle.

En 1848, Germain Morel, fils du maître de forge Antoine Morel à Saint-Chamond, s’associe avec MM Pétin et Gaudet, maîtres de forge à Rive-de-Gier, pour créer à Saint-Chamond « Morel et Cie ». En 1854, la société devient « Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer », avec un nouvel associé, l’Anglais Jackson.

À la fin du XIXe siècle, Saint-Chamond devient la capitale mondiale de l’industrie du lacet. Cette activité, fondée par Charles-François Richard appelé aussi Richard-Chambovet[20], en 1807-1809, repose sur l'usage du "métier à poupée"[21] : broches multiples animées d'une rotation continue permettant de tresser des lacets[22].

Le lacet de corset ou le lacet de chaussure est très utilisé à l'époque : "C'est un objet de mercerie d'une assez grande consommation. Les femmes font usage de lacets pour serrer leurs corsets ou autres pièces de leurs vêtements. Les lacets de lin, de chanvre, de coton, sont employés au même usage, mais on s'en sert également, en place de ficelle, pour des ligatures"[23].

Commencée avec trois métiers, la fabrique en compte plus de cent en 1812, et dans toute la ville, 1 200 travaillent en 1838 à partir de plusieurs maisons créées à l'exemple de Richard-Chambovet : "La fabrique de Saint-Chamond fournit des lacets à la consommation intérieure et à l'exportation pour Amsterdam, Bruxelles, Leipzig, Anvers, Milan, la Suisse et les deux Amériques"[21].

Charles-François Richard est secondé plus tard par son fils Ennemond Richard. En 1898, Antoine Reymondon et d'autres associés créent la société des Manufactures Réunies qui regroupe dix des plus grands fabricants de lacets.

D'après Le Monde Illustré, du 22 juillet 1922, l'industrie saint-chamonaise du lacet fabrique 75% de la production nationale.

alternative textuelle
Manufactures Réunies de Tresses et Lacets, après 1898.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Aristide Briand.

Un homme politique socialiste, alors partisan du syndicalisme révolutionnaire et de la grève générale, est élu député de la Loire, dans une circonscription comprenant une partie de Saint-Étienne et le canton de Saint-Chamond, le 27 avril 1902 et le reste jusqu'en décembre 1919 : il s'agit d'Aristide Briand (1862-1932).

Il succède à l'ancien maire de Saint-Chamond, Benoît Oriol, qui avait occupé le siège pendant deux législatures.

Aristide Briand est surtout préoccupé de politique nationale et, lorsqu'il se rend à Saint-Chamond, ses discours ont une portée générale, comme en 1909 quand il se défend de toute attaque contre le catholicisme tout en revendiquant le laïcisme républicain[24] ; ou comme en avril 1910 quand il évoque son projet d'association capital-travail[25].

À Saint-Chamond aujourd'hui, une salle de spectacle porte le nom d'Aristide Briand.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tombe de Claudius Meiller, mort pour la France le 22 mai 1917 (cimetière de Saint-Chamond).
Hôpital complémentaire no 94 dans le Collège Saint-Marie, juin 1916, à Saint-Chamond.
Plaque commémorative, famille Cave, 10 mai 1944.
Plaque commémorative du sabotage de janvier 1944, rue Pétin-Gaudet à Saint-Chamond.

Saint-Chamond participe de quatre façons aux efforts de guerre[26] :

  • la mobilisation de ses hommes : peut-être 2 300 hommes ; 451 soldats saint-chamonais morts pour la France[27] ;
  • la production industrielle, notamment des usines Chavanne-Brun (obus) et Aciéries de la Marine (munitions, artillerie, char "Saint-Chamond" dont 400 unités sont fabriquées en 1917) ;
  • réquisitions, ravitaillement, secours aux familles ;
  • accueil hospitalier des soldats blessés ou convalescents dans l'École Supérieure de jeunes filles (hôpital auxiliaire no 10) et dans le Collège Sainte-Marie (hôpital complémentaire no 94)[28].

Les soldats saint-chamonais "morts pour la France" ne reposent pas tous dans le cimetière communal. Les victimes inhumées à Saint-Chamond se trouvent :

  • soit autour du monument aux morts ;
  • soit dans des sépultures individuelles, ou familiales le plus souvent.

Les autres sont enterrés dans diverses nécropoles aménagées dans les régions des champs de bataille.

En 1931 : fermeture du tramway électrique de Saint-Chamond.

La Résistance à Saint-Chamond[modifier | modifier le code]

Les 1er et 2 mars 1941, le maréchal Pétain, chef de "l'État français" s'est rendu en visite à Saint-Chamond. Le Nouvelliste de Lyon "rapporte qu'aux Aciéries de la Marine de Saint-Chamond, dans le grand hall de l’usine tout le personnel rassemblé fait une ovation enthousiaste au Maréchal et entonne une vibrante Marseillaise"[29].

Plusieurs Saint-Chamonais se sont illustrés dans les activités de résistance à l'occupant allemand. Un rôle très actif est assumé par la famille Cave dont quatre membres sont arrêtés par la Milice, le 10 mai 1944, au no 8 de la rue Victor-Hugo : Claude Cave, déporté et mort à Neuengamme, Claudia Cave, son épouse, déportée et morte à Ravensbrück ; ainsi que leurs enfants : Marie, âgée de 21 ans, déportée et morte à Ravensbrück ; et son frère Paul, âgé de 16 ans, déporté à Neuengamme, seul de la famille rentré vivant.

Marie Cave s'est engagée dès 1940 dans la Résistance en diffusant des journaux clandestins. La maison familiale - c'étaient des commerçants - "devient un lieu de rendez-vous et d'asile pour la Résistance". En 1942, elle diffuse le journal clandestin Défense de la France et en 1943 "elle intègre le réseau de renseignements Alibi[30]. Une plaque est apposée à l'entrée de leur immeuble et un rond-point porte leur nom.

Le 25 janvier 1944, aux Forges et Aciéries de la Marine, a lieu un sabotage qui "retarde de plus d'un mois la mise en marche du laminoir à blindages"[31]. Une stèle commémorative est érigée dans la rue Pétin-Gaudet.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, les Forges et Aciéries s'associent avec les Établissements Jacob Holtzer, l'Usine de la Loire, et les Aciéries et forges de Firminy formant la "Compagnie des ateliers et forges de la Loire" (CAFL en 1954), tandis que la ville voit la fermeture de sa dernière mine au Clos Marquet,

La « taille » des années 1950. L'abattage se faisait au marteau piqueur et le charbon était évacué par de petits convoyeurs. Les mineurs travaillaient en 3 × 8, dans une ambiance poussiéreuse à 30 °C. Les années 1950 voient le développement de soutènements métalliques.

La ville de Saint-Chamond actuelle est le résultat de la fusion en 1964 des communes de Saint-Martin-en-Coailleux, de Saint-Julien-en-Jarez, d’Izieux et de Saint-Chamond. La ville devient alors la troisième commune de la Loire, avec près de 40 000 habitants.

Saint-Chamond, vieux quartier, rue du Janon, 1965.

Ces années sont marquées par une spectaculaire régénération urbaine. Déjà en 1929, tout juste élu maire, Antoine Pinay fait établir un diagnostic de l'insalubrité des logements : 70% de la ville sont à reconstruire[32]. La mise en place d'un office HBM permet la construction de nouvelles habitations rue Jean-et-André-Dugas et rue James Condamin.

En 1964 et 1965, plusieurs îlots vétustes sont détruits dont celui du quartier de la Boucherie, sur trois hectares et demi, ainsi que les vieilles maisons du boulevard Waldeck-Rousseau ou de la rue du Janon. Le béton armé et les barres HLM les remplacent. La cité de Fonsala sort de terre.

En 1970, la rénovation est en grande partie effectuée. Antoine Pinay met en scène la modernisation de sa ville : le 16 octobre 1970, il accueille Albin Chalandon, alors ministre de l'Équipement.

La nécessaire élimination du vieux bâti a causé, cependant, quelques dommages patrimoniaux : démolition de la chapelle des Ursulines ; démolition de la chapelle des Pénitents, encore visible en 1964 sur la place Notre-Dame et détruite en 1965 ; couvent des Capucins rasé en 1972.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires, de 1764 à 2015[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
Saint-Chamond, mairie, début XXe siècle.

Maires d'Ancien Régime, de 1764 à 2015[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Ancien Régime[33]
Période Identité Étiquette Qualité
1764 1767 Burlat    
1767 1770 Regnault    
1770 1771 Angineur    
1778 1778 Jean-Louis Regnault    

Pério de la Révolution, du Consulat et de l'Empire[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs, de 1788 à 1814 (Révolution et Empire)
Période Identité Étiquette Qualité
1788 1790 Jean-Henri-Joseph Royer    
1790 1792 Guérin   Négociant
1792 1792 Joseph Laval   Chirurgien (janvier à octobre)
1792 1793 Chana   Maître-cordonnier (janvier 1792 à juillet 1793)
1793 1793 Delavigne   maire provisoire (juillet à octobre 1793)
1793 1793 Chana   Maître-cordonnier (octobre 1793 à janvier 1795)
1793 1795 Pascal dit l'Invalide   Négociant (du 13 au 22 octobre 1793)
1795 1795 Grangier, neveu    
1795 1796 Hervier-Desgrands   président de la commission municipale (janvier 1796 à mai 1797)
1796 1797 Couchoud   président de l'Administration municipale (de janvier 1796 à mai 1797)
1797 1797 Ardisson   président de l'Administration municipale (mai à octobre 1797)
1797 1799 Étienne Faure   Médecin-vétérinaire, président de l'Administration municipale

(octobre 1797 à avril 1799)

1799 1800 Jean-Baptiste Perrochia de la Sorlière   (avril 1799 à mai 1800)
1800 1812 Fleury Grangier   maire (mai 1900 à novembre 1812) - interim Ardisson jusqu'en mai 1813
1813 1814 Gaspard Clemaron   (mai 1813 à septembre 1814)

De la Restauration au Second Empire[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs, de 1814 à 1870
Période Identité Étiquette Qualité
1814 1819 Ardisson    
1819 1825 Victor Dugas    
1825 1828 Dugas-Vialis    
1828 1830 Rozier    
1830 1848 Jacques Marie Ardaillon   Maître de forges - élu cinq fois député

(toute la période de la monarchie de Juillet)

1848 1848 Joanny Berlier    
1848 1861 Ernest Neyron    
1861 1861 Coste   Adjoint, maire intérimaire (août à novembre 1861)
1861 1870 Jules Duclos    

Période républicaine (y compris 1940-1944)[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs, de 1871 à 2015
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1871 Deschamps    
1871 1874 Jules Duclos    
1874 1877 Claude De Boissieu[34]    
1877 1877 Benoit Oriol    
1877 1878 Claude De Boissieu    
1878 1882 Marius Chavanne   Député
1882 1884 Paul Bergé    
1884 1888 Benoit Oriol   Député (1893-1898 et 1898-1902)
1892 1892 Jean Fabreguettes    
1892 1904 Jean Antoine Vial    
1904 1906 Claudius Simon    
1906 1929 François Delay    
1929 1944 Antoine Pinay   Député (1936-1938) - sénateur (1938-1940)
1944 1945 Alfred Ferraz    
1945 1947 Jean Boyer    
1947 1977 Antoine Pinay CNIP Ministre
Président du Conseil (1952)
1977 1989 Jacques Badet PS Député (1981-1988)
Conseiller général (1979-1992)
1989 2008 Gérard Ducarre RPR puis UMP  
2008 2014 Philippe Kizirian PS Premier vice-président de Saint-Étienne Métropole
2014 en cours Hervé Reynaud DVD Premier vice-président de Saint-Étienne Métropole
Ancien conseiller général du canton de Saint-Chamond-Nord
Conseiller départemental du canton de Saint-Chamond (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.
alternative textuelle
Saint-Chamond, façade historique de la mairie, 2015.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Saint-Chamond sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Saint-Chamond Maire Hervé Reynaud 2014 2020
Départementales Saint-Chamond Conseillers départementaux Solange Berlier
Hervé Reynaud
29 mars 2015 2021
Législatives 3e circonscription Député François Rochebloine
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande
Autres résultats : Élections à Saint-Chamond

Population et société[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
Saint-Chamond, affluence au marché aux bestiaux, début XXe siècle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

À des fins de statistiques, l'Insee considérait Saint-Chamond, en 1999, comme le centre de l'unité urbaine de Saint-Chamond (84 925 habitants) et d'une aire urbaine de Saint-Chamond rattachée à la zone d'emploi de Saint-Étienne. À présent, à la suite de la fermeture de nombreuses usines, elle a été déclassée. En 2013, la commune comptait 35 308 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 416 4 977 5 800 5 988 7 475 9 001 8 204 8 406 8 897
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 472 11 626 12 652 12 585 14 420 14 149 14 383 14 963 14 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15 469 14 430 14 897 15 885 15 468 14 842 14 711 14 820 15 580
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
17 107 37 728 40 250 40 267 38 878 37 378 35 608 35 516 35 419
2013 - - - - - - - -
35 308 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2004[36].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune se caractérise par la part importante des tranches d'âges supérieures à 60 ans : le taux de personnes d'un âge supérieur à  60 ans  (26,5%) est, en effet, supérieur à la moyenne nationale (23,3%) (2012 pour Saint-Chamond - 2011 pour la France source Insee).

Mais la part des jeunes de moins de 29 ans est supérieure à la moyenne nationale : 36,5% à Saint-Chamond contre 35,5%pour la France.

C'est la part de population entre 30 et 59 ans qui est, à Saint-Chamond, inférieure à la moyenne nationale : 37,5% dans la commune contre 39,9% dans le pays, soit un déficit de deux points et demi.

Pyramide des âges de la population de Saint-Chamond en 2012[37]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
12,3 
15,7 
60 à 74 ans
15,5 
19,0 
45 à 59 ans
19,2 
18,7 
30 à 44 ans
17,2 
17,7 
15 à 29 ans
17,1 
20,7 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges de la population du département de la Loire en 2012[38]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
7,5 
75 à 89 ans
11,7 
15,6 
60 à 74 ans
16,0 
19,7 
45 à 59 ans
19,3 
19,2 
30 à 44 ans
17,8 
18,1 
15 à 29 ans
16,4 
19,5 
0 à 14 ans
17,3 
Répartition par tranches d'âges de la population de Saint-Chamond et du département de la Loire.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Saint-Chamond a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[39], résultat confirmé encore en 2014[40].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason communal de Saint-Chamond

« Parti, le 1er d'argent à la fasce de gueules ; le 2e d'azur plein. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices disparus[modifier | modifier le code]

Lieux, édifices et monuments actuels[modifier | modifier le code]

Saint-Chamond, collatéral nord de l'église Notre-Dame.
Saint-Chamond, la statue de Sadi Carnot.
Saint-Chamond, monument aux morts, cimetière, avril 2014.
Retenue d'eau du barrage de la Rive, sur le Gier, en novembre 2008.

Sites classés "monuments historiques"[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame, construite en 1881.
  • Notre-Dame de l'Hermitage.
  • Le temple protestant (route du Coin), construit en 1962.

Patrimoine urbain et architectural[modifier | modifier le code]

  • Colline de Saint Ennemond du XVe siècle.
  • Décombres des écuries du château détruit de Saint-Chamond XVe siècle.
  • Le couvent des Minimes, 1622-1624, qui est aujourd'hui la mairie de Saint-Chamond[42] (dernièrement rénové).
  • Collège Sainte-Marie, 1877, lieu d'inspiration de Gabriel Chevallier, auteur de Clochemerle dans son livre Sainte-Colline.
  • Château du Jarez du XIXe siècle, rue Victor-Hugo.
  • Maisons bourgeoises rue Victor-Hugo XIXe siècle et début XXe siècle au no 18 puis 30, 32, 34, 36, 40 et 42.
  • Maison bourgeoise à la façade d'inspiration Art Nouveau au 58, rue Victor-Hugo (début XXe siècle).
  • Hôtel de la Caisse d'Epargne au 16 rue Victor-Hugo, 1901 (architecte : Picaud).
  • La maison des artistes, ancienne École Primaire supérieure de filles, 1909.
  • Rue de la République : nombreux commerces dans le centre-ville sur une rue piétonne.
  • Salle des congrès (Aristide-Briand).

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • La cheminée de Giat Industrie du XIXe siècle : haute de 103 mètres.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Statue de la République, place La Valette (1889).
  • Monument Sadi Carnot dans le Jardin des plantes, 1895.
  • Monument aux morts pour la France, dans le cimetière, inauguré le 11 novembre 1923.
  • Monument aux morts pour la France, devant l'école Lamartine.

Jardin public[modifier | modifier le code]

  • Jardin des Plantes /Nelson Mandela.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Barrages et plans d'eau, auquarium[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Entre la gare et la rue du Pont-Fournas, avril 2015.

En 2014, la commune de Saint-Chamond bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[43].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de la Loire.

Dès le XVI siècle, Saint-Chamond connaît les manifestations d'une proto-industrialisation à partir de plusieurs activités :

  • le moulinage de la soie ;
  • la passementerie et le ruban ;
  • les fenderies de fer et la fabrication des clous.

L'histoire de la commune est très fortement liée à l'eau (aqueduc romain, métallurgie, textile, teinturerie…). Jules Duclos, maire de Saint-Chamond sous Napoléon III, fait construire le 1er barrage de Saint-Chamond, dénommé barrage de la Rive. Deux autres barrages sont ensuite réalisés, celui du Piney, et celui de Soulage. Aujourd'hui, seuls ceux de la Rive et de Soulage sont encore en eaux.

Au début du XXe siècle, et comme beaucoup de villes de la région, l'économie de la ville est tournée vers l'extraction de la houille, la métallurgie, le textile et le cuir (teinturerie, tissage, lacets…). En traversant Saint-Chamond, on peut remarquer seulement deux cheminées conservées de l'époque des hauts-fourneaux. Dont l'une avec ses 103 m de haut qui sert de repère géodésique.

Jusqu'aux années 1970-1980, l'économie de la ville est en grande partie fondée sur la métallurgie et en particulier d'une seule entreprise. Le nom de cette société changea régulièrement, ce fut la Compagnie des forges et aciéries de la marine et d'Homécourt, la Compagnie des Aciéries de la Marine, la Compagnie des Aciéries et Forges de la Loire, Creusot-Loire, etc.

Cette industrie engendre certains spécimens fort célèbres, dont le char de rupture « Saint-Chamond » (fabriqué par la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d'Homécourt - F.A.M.H.) un des premiers chars blindés français, le VAB (Véhicule de l'avant blindé équipant l'Armée et la Gendarmerie), le Nautile (sous-marin civil de l'IFREMER permettant de visiter 97 % du fond des mers), etc.

Aujourd'hui, et à la suite de la crise, l'économie de Saint-Chamond s'est développée autour de pôles d'activités très variés (textile, métallurgie, ingénierie, plasturgie, câblerie, électrochimie, agroalimentaire).

Le Groupe Zannier est l'un des leaders, au niveau mondial, de la mode enfantine, avec 20 marques développées en propre ou pour certaines sous licence, comme les marques 3 Pommes ou Beckaro et aussi Kickers.

Saint-Chamond compte aujourd'hui 700 entreprises.

Les sites de développement économique[modifier | modifier le code]

Saint-Chamond compte sept sites constituant des pôles d'activités industrielles, technologiques, tertiaires, commerciales et de service :

  • Parc d'activités STELYTEC.
  • ZAC de la Varizelle.
  • L'aire des pays du Gier.
  • La ZI du Coin.
  • La ZI du Clos-Marquet.
  • La ZI Pré-Château.
  • Le centre d'activités artisanales et industrielles - C.A.A.I.

L'éco-quartier Novaciéries[modifier | modifier le code]

L'ancien site manufacturier des Forges et Aciéries de la Marine (1854), devenu la Compagnie des Ateliers et Forges de la Loire (1954) puis Creusot-Loire (1970) a fermé ses portes en 1985. Il est l'objet d'un projet de développement et de requalification de la ville porté par la municipalité et a obtenu son classement comme quartier prioritaire par l'État.

Sports[modifier | modifier le code]

  • La ville de Saint-Chamond est surtout connue, au niveau sportif, grâce à la présence du Saint-Chamond Basket (SCB) dans le championnat français de nationale 1 masculine.
  • L'Entente Saint-Chamond Volley, fruit de la fusion, en 1986, de deux entités qui représentaient ce sport, a évolué durant 17 ans dans le championnat de France de Nationale 1. En 2010, le club accède en Championnat de France Excellence Féminine (la Division 2 française) ; orientée vers la compétition, la formation des jeunes a permis au club de décrocher en 1994, un titre de Champion de France, dans la catégorie « Cadettes ».
  • En gymnastique, Saint-Chamond est aussi bien classé au niveau régional, notamment avec les étoiles de la Valette et la Sentinelle de la Grande Grange, qui concourt au plus haut niveau national.
  • La piscine Roger-Couderc, une des rares piscines à vagues de la région, forme de nombreux nageurs, ainsi qu'une équipe en natation synchronisée.
  • Handball : Les Seniors Filles et Les Seniors Garçons évoluent en championnat de France de N3, 450 licenciés placent Saint-Chamond Handball Pays Du Gier au 7e rang national, 22 équipes (11 Féminines et 11 Masculines).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Grevenbroich (Allemagne), la porte du château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ravachol (1859-1892).
Saint-Chamond, plaque de rue au nom de James Condamin (1844-1929).
Antoine Pinay (1891-1994).
Alain Prost, à gauche, en 1988.

Personnages historiques[modifier | modifier le code]

  • Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649), lieutenant général des armées du Roi et ministre d'État sous Louis XIII et Louis XIV.
  • Antoine Flachat (1725-1803), né et mort à Saint-Chamond, curé de la paroisse Notre-Dame, prédicateur du roi de Pologne ; élu député du clergé aux États-Généraux, le 28 mars 1789, par la sénéchaussée de Lyon.

Industriels[modifier | modifier le code]

  • Charles François Richard, né en 1772 à Saint-Chamond ; fondateur de l'industrie des lacets ; maire d'Izieux en 1830 ; décoration du Lys ; chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur ; mort en 1851.
  • Ennemond Richard, né en 1806 à Saint-Chamond, fils du précédent, vice-président de la Chambre de commerce de Saint-Étienne, chevalier de la Légion d'honneur ; mort en 1873.
  • Roger Zannier (1945), patron du groupe Zannier, a lancé son entreprise à Saint-Chamond.

Hommes politiques[modifier | modifier le code]

  • Jacques Badet, homme politique, maire (1977-1989) et député de Saint-Chamond.
  • Benoît Oriol (1840-1926), maire de Saint-Chamond et député de la Loire, officier de la Légion d'honneur, né à Saint-Chamond.
  • Antoine Pinay (1891-1994), homme politique, maire de Saint-Chamond de 1929 à 1944 et de 1947 à 1977.
  • François Rochebloine, homme politique, né en 1945 à Saint-Chamond.

Militants politiques[modifier | modifier le code]

  • Ravachol (1859-1892), militant anarchiste, né à Saint-Chamond, guillotiné à Montbrison.

Policiers[modifier | modifier le code]

  • Edmond Locard (1877-1966), fondateur de la police scientifique, né à Saint-Chamond.

Religieux[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

Savants[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

  • Étienne Bossut, né en 1946, artiste contemporain.
  • Agnès Geoffray, née en 1973, photographe et écrivain.
  • Dominique Hulin, né à Saint-Chamond, est un acteur et cascadeur français.
  • Pierre Koulak, né en 1942 à Saint-Chamond, auteur, acteur et metteur en scène.
  • Roger Planchon (1931-2009), dramaturge, metteur en scène et cinéaste, né à Saint-Chamond.
  • Djamel Tatah, artiste contemporain français né en 1959.

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Samuel Allegro, footballeur né à Saint-Chamond.
  • Julie Coulaud (né en 1982) athlète française, spécialiste du steeple.
  • Pierre Haon, footballeur professionnel, né en 1966 à Saint-Chamond.
  • Sébastien Pérez, ancien footballeur, né à Saint-Chamond.
  • Alain Prost (né en 1955), quatre fois champion du monde de Formule 1, a passé son enfance et son adolescence à Saint-Chamond.
  • Youcef Zenaf, sportif, champion du monde de full-contact de 1984 à 1986.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ennemond Richard, Recherches historiques sur la ville de Saint-Chamond, Saint-Étienne, Janin,‎ (réimpr. 1986, par Les Amis du Vieux Saint-Chamond) (1re éd. 1846-1858), 2 vol. in-8 ° (notice BnF no FRBNF36397199).
  • Ennemond Richard, Fontaines publiques de Saint-Chamond, Saint-Étienne, Impr. de Théolier aîné,‎ , in 8°, 14 p. (notice BnF no FRBNF31210397).
  • Gustave Lefebre, 1789-1889. Souvenirs de cent ans, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, Paris, éd. Picard, 1889.
  • James Condamin, Histoire de Saint-Chamond et de la seigneurie du Jarez, 1890 ; rééd. par Les Amis du Vieux Saint-Chamond, 1996.
  • Stéphane Bertholon (réédité par Les Amis du vieux Saint-Chamond), Histoires de Saint-Chamond : notes et souvenirs d'un vieux Couramiaud, s.n. (impr. Théolier),‎ (réimpr. 1989), 1e éd. (1re éd. 1927), 21 cm, XIV-304 p.
  • Francois Gonon, Notre vieux Saint-Chamond, (notes nistoriques). La Paroisse Notre Dame et son histoire (Documents d'archives), 1944 (réédition 1992 par Les Amis du vieux Saint-Chamond, impr Reboul), 118 p.
  • Mathieu Fournier, Tableaux de la vie saint-chamonaise, 1949[44].
  • Lucien Parizot, La Révolution à l'œil nu. L'expemple du Lyonnais vécu à Saint-Chamond et en Jarez, éd. Val Jaris, 1987.
  • Père Pupier et Georges Delorme, Sur les ruines du château... "Des fleurs ont poussé", 1989, additif au numéro 94 de l'Écho de la Grand'Grange.
  • (en) Elinor Accampo, « Industrialization, family life, and class relations : Saint-Chamond, 1815–1914 », UC Press E-Books Collection, 1982-2004, sur Publication conjointe de la California Digital Library et de University of California Press, University of California Press,‎ (ISBN 9780520060951, consulté le 10 octobre 2014).
  • Éric Perrin, Mémoire en images. Saint-Chamond, éd. Alan Sutton, 2002.
  • Gérard Chaperon, Saint-Chamond au fil du temps, éd. Actes graphiques, 2010.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de Couramiauds viendrait du fait que pendant la fête du feu de la Saint-Jean, les habitants de Saint-Chamond accrochaient une ficelle à la queue d'un chat et les enfants couraient après celui-ci, d'où le nom de « cours-à miaou », soit Couramiauds. Cf. La Vie quotidienne en Forez avant 1914 de Bernard Plessy, Paris, Hachette, p. 327-328 ; ISBN 978-2010178511.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/07/2008.
  3. Dépression géographique allongée sur 23 km, selon un axe sud-ouest/nord-est, entre les contreforts du Massif du Pilat et les côteaux du Jarez
  4. Saint-Chamond. Le plan local d'urbanisme, avril 2015.
  5. Recueil des chart. de Cluny, t.II, p.490.
  6. Cart. de Savigny, t.I, p.444.
  7. La Mure-Chantelauze, t.III, p. 27.
  8. Chart. du Forez, no 4, p. 7.
  9. idib., no 82, p. 2
  10. Cartulaire des fiefs de l'Église de Lyon, p. 39
  11. http://forez-jarez.fr/vestiges.php
  12. "Tableau des vestiges visibles de l'Aqueduc du Gier", Groupe Archéologique Forez-Jarez et "Les aqueducs antiques de Lyon : l’apport de l’archéologie préventive (1991-2007)", Catherine Coquidé et Ghislaine Macabéo, Revue archéologique de l'Est, tome 59-2, 2010.
  13. In nomine sanctae et individuae Trinitatis, amen. Ego, Ludovicus, Dei gratia Francorum rex... https://sites.google.com/site/agerjarensis/
  14. "ce que le Comte a donné à Brian dans le château de Saint-Ennemond et dans la plaine et le mandement, Brian le tiendra de l'Église et lui en rendra hommage et fidélité lige(...) Pareillement Changy avec son mandement, et les deux forts de Saint-Ennemond avec ses mandements, sont dans les frontières de l’Église, sauf la route du Comte de la Croix du Mont-Violay jusqu’à Feurs" .Bulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174 http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONlettrepapepermutation1174.htm
  15. "L'Église de Lyon s'était en outre réservé, dans les terres de Guy II, une enclave qui comprenait Saint-Victor-sur-Loire, Saint-Genest-Lerpt et Villars (n.d.r.: ainsi que Saint-Jean-Bonnefonds). Mais ces paroisses furent assez vite restituées au Forez. En 1278, c'était fait accompli." J.-E. Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, Puse, 1946 (rééd. 2006), p. XXII.
  16. "L'Église de Lyon s'était en outre réservé, dans les terres de Guy II, une enclave qui comprenait Saint-Victor-sur-Loire, Saint-Genest-Lerpt et Villars (n.d.r.: ainsi que Saint-Jean-Bonnefonds). Mais ces paroisses furent assez vite restituées au Forez. En 1278, c'était fait accompli." J.-E. Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, Puse, 1946 (rééd. 2006), p. XXII.
  17. J.-E. Dufour, op. cit., p. 855.
  18. La Tour-Varan, Châteaux et abbayes, T. II, p. 333. Lire en ligne (traduction en français)
  19. James Condamin, Histoire de Saint-Chamond et de la seigneurie du Jarez, 1890, p. 354-355.
  20. Chambovet est le nom de son épouse.
  21. a et b Encyclopédie du commerçant. Dictionnaire du commerce et des marchandises, tome deuxième, Paris, 1839, p. 1975.
  22. Démonstration dans une vidéo de la Maison des Tresses et Lacets, installée dans une ancienne usine textile, le Moulin-Pinte, à La Terrasse-sur-Dorlay (Loire).
  23. Dictionnaire technologique, ou Nouveau dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et commerciale, Bruxelles, 1839, p. 271.
  24. ''Histoire du catholicisme libéral et du catholicisme social en France : du Concile du Vatican à l'avènement de S. S. Benoît XV (1870-1914), tome 5, Emmanuel Barbier, 1923, p. 85.
  25. "Participation et démocratie sociale : l'expérience Briand de 1909", par Marie-Geneviève Dezes, revue Le Mouvement social, n° 87, avril-juin 1974, p. 122.
  26. "Saint-Chamond et la Première Guerre mondiale", Michel Renard, 9 mars 2014.
  27. "Les 405 soldats de Saint-Chamond "morts pour la France" en 1914-1918. Liste complète, données biographies, iconographie".
  28. Sur des cartes postales anciennes, on peut trouver l'appellation "hôpital auxiliaire", mais c'est une erreur ; il s'agit d'un hôpital "complémentaire" (HC).
  29. AJPN.org.
  30. ''La déportation dans la Loire, 1940-1944 : le Mémorial des déportés, Nathalie Fossier, éd. Presses universitaires de Saint-Étienne, 2005.
  31. La région stéphanoise dans la guerre et dans la paix (1936-1951), Monique Luirard, Centre d'études foréziennes, 1980, p. 526.
  32. Éric Perrin, Mémoire en images. Saint-Chamond, éd. Alan Sutton, 2002, p. 73.
  33. "Les maires de Saint-Chamond, de 1764 à 2015", Michel Renard.
  34. Père de Maurice de Boissieu (1844-1933), auteur de nombreux travaux érudits sur le Forez et sur Saint-Chamond, notamment sa Généalogie des seigneurs de Saint-Chamond, 1888.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  37. « Source : Insee, RP2012 exploitation principale. », sur [1]
  38. « Source : Insee, RP2012 exploitation principale. », sur [Source : Insee, RP2012 exploitation principale.]
  39. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  40. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  41. Ces deux constructions sont dues à Jean-Armand Mitte de Chevrières(1614-1685), deuxième fils de Melchior Mitte de Chevrières, devenu marquis de Saint-Chamond à la mort de son frère aîné, Just-Henry-Melchior Mitte de Chevrières (ca 1615-1664).
  42. Voir L'Hôtel de Ville de Saint-Chamond : quelle histoire !, service des archives municipales de Saint-Chamond, 2013.
  43. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  44. Mathieu Fournier (1868-1963) est un instituteur, journaliste, romancier et conteur ; il a aussi écrit sous le pseudonyme de Jean Châtelus ; cf. sa fiche sur : data.bnf.fr.