Amédée III de Genève

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Amédée III de Genève
Image illustrative de l'article Amédée III de Genève

Titre Comte de Genève
(1320-1367)
Prédécesseur Guillaume III (son père)
Successeur Aymon III (son fils)
Faits d'armes Bataille de Varey
Biographie
Dynastie Maison de Genève
Naissance v. 1311
Comté de Genève
Décès
Père Guillaume III de Genève
Mère Agnès de Savoie
Conjoint Mathilde d'Auvergne
Enfants Aymon ; Amédée ; Jean ; Pierre ; Robert ; Marie ; Jeanne ; Blanche ; Catherine ; Yolande

Blason ville fr La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie).svg

Amédée III de Genève, vers 1311 et mort le , fut comte de Genève[Note 1] vers 1320 à 1367. Il était fils de Guillaume, comte de Genève, et d'Agnès de Savoie, fille du comte de Savoie Amédée V.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Amédée naît très probablement vers 1311 et il est le fils du comte de Genève, Guillaume III, et d'Agnès, fille du comte de Savoie Amédée V[2],[3]. Deux des frères d'Agnès deviendront comte de Savoie durant le règne d'Amédée, Édouard (1323-1329) et Aymon (1329-1343).

Il a deux sœurs, Marguerite, et Yolande, qui épouse, en 1348, Béraud II, comte de Clermont[2].

Début du règne comtal et organisation[modifier | modifier le code]

Vue intérieur du château d'Annecy.
Intérieur du château d'Annecy

Son père, le comte Guillaume, établit son testament au château d'Annecy, le , dans lequel il fait d'Amédée son héritier[2]. Mort quelque temps après, Amédée succède à son père sous le nom d'Amédée III[2]. Mineur, il reste sous tutelle de sa grand-mère, Agnès de Chalon, et de sa mère, Agnès de Savoie, jusqu'à sa majorité en avril 1325[2].

Amédée fait du château d'Annecy sa résidence principale[4]. Mais il semble que pour la première moitié de son règne, sa cour soit itinérante, comme pour ses voisins en Faucigny ou en Savoie[5], se rendant par alternance dans ses châteaux de Ternier, de Clermont, d'Alby ou encore Rumilly[4]. Louis Blondel rappelle qu'on prétendait que le comte transféra sa résidence principale au château comtal de La Roche, à la suite de l'incendie de la ville d'Annecy en 1320[6]. Certains auteurs ont fait perdurer cette image en faisant de la ville la nouvelle capitale, bénéficiant d'un renforcement de ses défenses ou de la prospérité apportée par cette installation provisoire[7]. Les comptes de châtellenie permettent d'indiquer qu'il y séjourna avec sa cour de 1320 à 1321[6]. La ville devient un temps, de fait, la seconde capitale du comté. Les réparations du château de La Roche sont réalisées entre 1345 et 1347[6]. Amédée confirme durant cette période la charte de franchises de La Roche en 1339[8].

En 1334, il épouse Mathilde dite « Mahaut d'Auvergne », fille de Robert VII, comte d'Auvergne et comte de Boulogne (1314-1325), et de Marie de Flandres, sa seconde femme[9],[10],[11],[12].

Le comte Amédée III fait une donation de Vésenaz, en 1336, aux religieuses de l'abbaye de Bellerive[13],[14].

Le comté est subdivisé en châtellenies, qui en compte 25, dont on connaît le fonctionnement grâce aux comptes[5]. Avec la cour itinérante, la Cour comtale se déplace elle aussi à travers la principauté pour établir la justice. Elle semble toutefois se fixer à Annecy à partir des années 1337[15] ou 1340[16].

En 1350, il concède les statuts de Thônes, avec le consentement de sa femme Mathilde[8],[17].

Relation avec la maison de Savoie : entre alliance, paix et soumission[modifier | modifier le code]

Pris dans le conflit entre les comtes de Savoie aux dauphins du Viennois, Amédée III participe à la bataille de Varey, qui eut lieu le , entre Édouard de Savoie, dont il est le neveu, et Guigues VIII du Viennois, qu'il soutient. À l'avènement du nouveau comte de Savoie, Aymon, en 1329, Amédée lui rend hommage[18]. Cet acte engage notamment la paix entre les deux comtés après presque cent ans de conflit[18]. Il tourne ainsi le dos à l'alliance contre le comte de Savoie[19].

Ce rapprochement avec de la maison de Savoie, l'amène également à exercer dés 1343, avec le baron Louis II de Vaud, la régence pour le jeune comte de Savoie Amédée VI, héritier du titre à l'âge de 9 ans[20],[21],[22],[23]. Le comte de Savoie s'émancipe de cette tutelle lors de sa majorité en 1348[23].

L'alliance entre les deux comtes se renforce en 1349[19]. Les deux comtes s'accordent en effet pour combattre l'influence nouvelle du roi de France dans la région lémanique et en Faucigny, et notamment son rapprochement avec le Dauphin[24],[25]. Surtout lorsqu'en 1349, où le Dauphin est sommé lors du traité de Romans de vendre au roi de France le Dauphiné de Viennois, mais également la baronnie du Faucigny, enclave entre le comté de Genève et le comté de Savoie[25]. L'évêque de Genève, Alamand de Saint-Jeoire, se rapproche de ce nouveau prince[25]. Alors qu'Amédée avait rendu hommage à l'évêque en 1346[26], il entreprend aux côtés du comte de Savoie une lutte contre celui-ci[27]. Amédée renforce la garnison de son château de Charousse, en amont du Faucigny, et prend le château de Peney, centre de la seigneurie de Mandement appartenant à l'évêque, en novembre 1349[25],[27]. Le conflit pousse l'évêque à se réfugier en Avignon[27].

Cependant, en 1351, alors que le comte de Genève établit des contrats avec ses voisins, l'évêque et le Dauphin, à propos de ses possessions, il semble également entrer dans une alliance avec la coalition du roi de France[19]. À cette même période, son oncle, Hugues, obtient par mariage la seigneurie de Gex[19]. Ce dernier avait par ailleurs obtenu, grâce à son soutien au Dauphin, la gestion du Faucigny, en 1350[19]. Hugues de Genève tente de relancer la lutte, mais les troupes genevoises sont défaites aux Abrets en 1352[18]. Face à ces nouvelles alliances, le comte de Savoie entreprend une grande offensive contre ses voisins[19]. Ce coup de force surprend le roi de France qui abandonne ses prétentions sur cette région et cède le Faucigny en 1355 au comte de Savoie[19]. Amédée se trouve isolé face aux prétentions de son voisins le comte de Savoie[19]. Le comte de Genève doit se reconnaît vaincu en juillet 1355[19]. Le comté de Genève se trouve désormais enclavé dans l'immense territoire contrôlé par la maison de Savoie[19].

Fin de règne[modifier | modifier le code]

Vue du Palais de l'Isle.
Le Palais de l'Isle qui fut une prison et un atelier monétaire.

En 1356, il obtient de l'empereur Charles IV, le droit de battre monnaie, privilège détenu jusqu'à présent par l'évêque Genève[1],[27],[20], sur le palais de l'Isle d'Annecy[28]. Le château sert aussi de prison[28]. Durant cette période, le terme Genevois apparaît pour désigner le comté de Genève[29].

Le , Charles IV fait publier six actes permettant de placer le comte de Genève et ses terres sous sa protection, ainsi que de lui accorder certains privilèges[30],[31], dont l'obtention de la « commission ou [du] vicariat »[32]. Amédée peut désormais « échapper à la juridiction savoyarde »[30]. Il obtient également le « droit d'établir des monnayeurs dans son comté, pour sa vie seulement »[33]. Deux ans plus tard, ce sont les industriels du comté qui obtiennent des privilèges[33].
Le , Amédée jure fidélité au comte de Savoie et lui fait hommage[34]., pour une partie de ses possessions (les châteaux et villes d'Arlod, d'Annecy, de Châtel, de Clermont, de Duingt, de Gaillard, de Gruffy, de La Bâtie, de La Roche, de Thônes)[35].

En 1362, il devient le premier chevalier de l'Ordre du Collier, créé par Amédée VI, dit le Comte Vert[36].

Mort et succession[modifier | modifier le code]

Le , le comte Amédée teste dans son château de La Balme[37]. Il ajoute un codicille le dans lequel il stipule que si ses fils meurent sans héritier mâle, sa fille aînée Marie ou ses fils, ou sa sœur cadette et ses descendants, etc. hériteraient du titre[37]. La tradition historique fixe la mort du comte ce jour là, à Annecy[10],[38].

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse, en 1334, Mathilde d'Auvergne dite « Mahaut d'Auvergne » ou « de Boulogne », fille de Robert VII d'Auvergne[10]. Ils ont dix enfants[10], peut être onze. Les cinq garçons, Aymon († 1367), Amédée († 1368), Jean († 1370), Pierre († 1393), Robert (né vers 1342-† 1394), se succèderont à la tête du comté[10]. Aucun n'aura d'héritier mâle[39].

Pierre épouse en Marguerite de Joinville, héritière du comté de Vaudémont. À sa mort, Robert, lui succède. Ce dernier a fait une carrière ecclésiastique majeure — il est successivement évêque de Thérouanne (1353-1368), évêque de Cambrai (1368-1378), puis cardinal en juin 1371 — puisqu'il devient pape, sous le nom de Clément VII, du au , choisi par le parti français contre le pape romain Urbain VI, initiant ainsi le Grand Schisme d'Occident[20].

Le couple a également cinq filles : Marie, Blanche, Jeanne († 1389), Yolande († 1420), Catherine († 1407)[12]. L'aînée, Marie, est promise dans un premier temps (1346) à Philippe de Savoie-Achaïe, puis elle épouse en 1261 Jean II de Chalon-Arlay († 1362)[12]. Elle semble se remarier en secondes noces, en 1368, avec Humbert VII de Thoire[12]. C'est lui qui héritera à la mort du dernier comte de la maison de Genève du titre et des terres. Blanche, dame de Frontenay, épouse en 1363 Hugues II de Chalon-Arlay, vicomte de Besançon (1362-1392), vicaire impérial (1364-1392)[12]. Jeanne épouse en 1358 Raymond V des Baux, prince d'Orange[12]. Yolande épouse (v. 1358/1359) Aymeri VI, vicomte de Narbonne[12]. Enfin, Catherine épouse en 1380, au château de Duingt, Amédée de Piémont, prince d'Achaïe[12].

Le baron Jean-Louis d'Estavayer, auteur d'une Histoire généalogique de la maison de Joux (1843), mentionne une Louise qui aurait été l'épouse de Guillaume II, fils de Guillaume de Vienne, sans toutefois pouvoir apporter de preuves[40]. Il indique cependant en note que Antoine-Joseph Lévrier (1746-1823) dans son Chronologie historique des Comtes de Genevois (1787) n'en fait aucune mention[40].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historien Paul Guichonnet rappelle dans son article consacré au « Genève (de) » que la traduction de comes gebennensis est « comte de Genève ». Certains auteurs ont commis l'erreur de parfois le traduire sous la forme « comte de Genevois »[1], notamment le Régeste genevois (1866).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul Guichonnet, « Genève (de) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 11 février 2010.
  2. a, b, c, d et e Duparc 1978, p. 270-271, « Première partie du règne d'Amédée III (1320-1349) » (Lire en ligne).
  3. Personnages illustres des Savoie 2007, p. 269.
  4. a et b L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 213.
  5. a et b Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 65.
  6. a, b et c Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. Volume 7 de Mémoires et documents, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 486 p., p. 102.
  7. François Monmarché, Savoie, Librairie Hachette, « Guide bleu », , 581 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 342.
  8. a et b Duparc 1978, p. 501 (Lire en ligne).
  9. Jean-Daniel Blavignac, « Armorial Genevois. Livre cinquième. Armoiries des comtes de Genevois et de Savoie », Mémoires et Documents, Genève, vol. VII, Société d'histoire et d'archéologie de Genève,‎ , p. 17-170 (lire en ligne), p. 98 (Note n°5).
  10. a, b, c, d et e Personnages illustres des Savoie 2007, p. 270.
  11. Daniel Martin (sous la dir.), L'identité de l'Auvergne: mythe ou réalité historique : essai sur une histoire de l'Auvergne des origines à nos jours, Éditions Créer, , 717 p. (ISBN 978-2-90979-770-0, lire en ligne), p. 251.
  12. a, b, c, d, e, f, g et h Duparc 1978, p. 302-303 (Lire en ligne).
  13. Georges Curtet, 1986, Collonge-Bellerive. Notes d'histoire, cité par le site personnel de swisscastles.ch.
  14. « Vésenaz » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 28 février 2013.
  15. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 332.
  16. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 218.
  17. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0, lire en ligne), p. 53.
  18. a, b et c Histoire de Savoie 1984, p. 144.
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Nicolas Carrier, Matthieu de La Corbière, Entre Genève et Mont-Blanc au XIVe siècle : enquête et contre-enquête dans le Faucigny delphinal de 1339, Librairie Droz, , 401 p. (ISBN 978-2-8844-2019-8, lire en ligne), p. XVII-XVIII.
  20. a, b et c Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 12.
  21. Nicolas Carrier, Matthieu de La Corbière, Entre Genève et Mont-Blanc au XIVe siècle : enquête et contre-enquête dans le Faucigny delphinal de 1339, Librairie Droz, , 401 p. (ISBN 978-2-8844-2019-8, lire en ligne), p. XVI.
  22. Bernard Sache, Le siècle de Ripaille, 1350-1450 : quand le Duc de Savoie rêvait d'être roi, La Fontaine de Siloé, , 324 p. (ISBN 978-2-84206-358-0)
  23. a et b Bernard Andenmatten, « Savoie, Amédée VI de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 4 avril 2013..
  24. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 149.
  25. a, b, c et d Nicolas Carrier, La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge, Editions L'Harmattan, , 620 p. (ISBN 978-2-7475-1592-4, lire en ligne), p. 44-45.
  26. Duparc 1978, p. 286 (Lire en ligne).
  27. a, b, c et d Louis Binz, « À propos d'une levée de procurations dans le diocèse de Genève en 1361 », dans Collectif, Mélanges offerts à M. Paul-E. Martin par ses amis, ses collègues, ses élèves, t. XL, Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève, , 677 p. (lire en ligne), p. 394.
  28. a et b Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 18-20.
  29. Catherine Santschi, « Genevois » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 11 juillet 2007.
  30. a et b L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 275.
  31. Duparc 1978, p. 296 (Lire en ligne).
  32. Jean-François Poudret, « Le Comte Amédée VI de Savoie, juge ou vicaire impérial dans les trois évêchés romands ? », dans Jean-Daniel Morerod, Denis Tappy, Clémence Thévenaz Modestin, Françoise Vannotti, La Suisse occidentale et l'Empire (actes du colloque de Neuchâtel des 25-27 avril 2002), Société d'histoire de la Suisse romande, coll. « Mémoires et documents », , 467 p. (ISBN 978-2-94006-660-5), p. 342.
  33. a et b Mémoires et documents, la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, Volumes 22 à 23, 1886p. 11.
  34. Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 74.
  35. Duparc 1978, p. 299 (Lire en ligne).
  36. Arnaud Bunel, « Armorial des Chevaliers de l'Annonciade », sur http://www.heraldique-europeenne.org/Principal.htm, Héraldique européenne (consulté le 5 juillet 2016).
  37. a et b Duparc 1978, p. 303-304 (Lire en ligne).
  38. Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, XVIII, p. 408.
  39. Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 75.
  40. a et b Jean-Louis d'Estavayer, Histoire généalogique de la maison de Joux, Besançon, Imprimerie de Sainte-Agathe, , 181 p. (lire en ligne), p. 71.