Françoise-Louise de Warens

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Françoise-Louise de Warens
FrancoiseLouiseWarens.jpg

Madame de Warens

Biographie
Naissance
Décès

Françoise-Louise de Warens, également connue sous les noms de Madame de Warens ou Louise Éléonore de la Tour du Pil (née le [1] à Vevey et décédée le [2] à Chambéry), est la tutrice et maîtresse de Jean-Jacques Rousseau (qui l'appelait Maman).

Madame de Warens[modifier | modifier le code]

En 1713, elle épouse M. de Loys et devient baronne de Warens (ou orthographié Vuarrens), du nom d'une propriété de son mari près de Vevey[3]. Elle fait annuler son mariage la même année. Protestante émigrée de Suisse installée à Annecy puis aux Charmettes sur les hauteurs de Chambéry, Madame de Warens reste une personne très controversée : en 1726, elle renie sa religion, s'enfuit avec la caisse d'une manufacture de bas de soie et de laine qu'elle a fondée et qui périclite, devient catholique, abjure entre les mains de l'évêque d'Annecy, perçoit dès lors une pension de l'Église pour diffuser la religion dans la région frontière de Genève (alors capitale du protestantisme) et se fait pensionner par le roi de Sardaigne.

Femme très libérale pour son époque, elle remplit alors probablement également un rôle politique d’agent de liaison avec le chef de la maison de Savoie.

Éloigné de Genève, Rousseau fait sa connaissance en mars 1728, et séjourne chez elle aux Charmettes entre 1735 et 1737[4]. Elle assure alors son éducation tant spirituelle et artistique que sentimentale à tel point qu’il ne l’oubliera jamais. Il la revoit en 1754 à Genève et est alors frappé par sa déchéance[5] : elle est complètement ruinée et usée avant l’âge. Après son retour d’Angleterre en 1767, il tente de reprendre contact avec elle pour découvrir qu’elle est décédée. Rousseau lui rend hommage dans les dernières pages qu’il ait écrites, la « Dixième promenade » des Rêveries du promeneur solitaire.

La maison Les Charmettes où Jean-Jacques Rousseau a vécu avec Mme de Warens, de 1735 à 1737.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Épistolière, Madame de Warrens est l'auteure incontestée de lettres Nouvelles Lettres (sur Gallica) ; ses Mémoires et Pensées sont controversées[6].

Posterité[modifier | modifier le code]

Une rue de Genève porte son nom, l'Avenue de Warens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Gonthier, Montreux et ses hôtes illustres, Cabedita, (ISBN 9782882952677), p. 19, voir [1] et les notes de l'édition Folio 186 : par Silvestre de Stacy, Les Rêveries du promeneur solitaire, Gallimard, (ISBN 2-07-036186-1), p. 167.
  2. Les confessions, de Jean-Jacques Rousseau, éd. intégrale publiée sur le texte autographe conservé à la Bibliothèque de Genève, précédée d'une introduction et suivie de notes et d'un index, Publié par Garnier frères, 1930, note no 135, page 240, voir [2], consulté le 31 octobre 2008.
  3. Annales de la Société Jean-Jacques Rousseau, Société d'émulation du département des Vosges
  4. Jean-François Pépin, repères chronologiques in Enc. Universalis
  5. « Était-ce la même Mme de Warens, jadis si brillante ? » dans Les Confessions.
  6. data BNF

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]