Charles Beigbeder

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Charles Beigbeder
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Charles Beigbeder en 2009.

Naissance (52 ans)
Neuilly-sur-Seine
Nationalité Drapeau de la France française
Profession
Activité principale
Autres activités
Formation
Distinctions
Famille

Charles Beigbeder, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme d'affaires et homme politique français.

Il a fondé cinq entreprises : le courtier en ligne Selftrade, le fournisseur d'électricité Poweo, le producteur agricole AgroGeneration, la société de réservation de loisirs Happytime et la société financière Audacia.

Il est le frère de l'écrivain et cinéaste Frédéric Beigbeder.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder naît dans une famille catholique d'origine béarnaise. Sa mère, Christine de Chasteigner de La Rocheposay, est traductrice (elle traduit entre autres les romans de Barbara Cartland) et son père, Jean-Michel Beigbeder, est recruteur (« chasseur de têtes »).

Ingénieur diplômé en 1988 de l'École centrale Paris, il commence sa carrière chez Matra Marconi Space.

À partir de 1990, il entame une carrière dans l'investissement financier :

Profitant de l'engouement pour Internet, il fonde Selftrade, site de courtage en ligne. En 2000, il cède l'entreprise à DAB Bank. Il la quitte en 2002. Actuellement, elle est la propriété du groupe Boursorama.

En juin 2002, avec la fin du monopole d'EDF en France, il lance l'opérateur d'électricité Poweo. Il cède ses actions à Verbund en 2009[1].

En 2007, il crée Audacia, dont l'objet est d'apporter des fonds propres non dilutifs aux entrepreneurs. Il a aussi créé cette même année AgroGeneration qui remet en culture des terres en friches dans d'anciens kolkhozes ukrainiens[2]. En mai 2013, il en cède le contrôle à son concurrent Harmelia lors d'une fusion[3].

Il a également fondé la société de coffrets cadeaux Happytime, dont la liquidation judiciaire a été prononcée par jugement du tribunal de commerce de Paris, le .

Distinction[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy l'a nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Engagement syndical et politique[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder s'est également investi dans le syndicalisme patronal. De juin 2004 à juillet 2005, il préside l'association CroissancePlus, regroupement des entreprises à forte croissance. Il en est par la suite vice-président, puis devient membre de son comité directeur[4].

En 2005, il se porte candidat à la présidence du MEDEF. Son programme est d'inviter le pouvoir politique à une réforme du Code du travail, pour déréglementer les embauches et faciliter les licenciements, tout en modifiant les coûts salariaux (augmentation des salaires si baisse des cotisations sociales).

Il était membre du conseil de surveillance de l'Institut Aspen France en 2008[5].

Il a été membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo, parti associé et membre fondateur de l'UMP. Il est secrétaire national de l'UMP, chargé de la « pédagogie de la réforme », proche de Jean-François Copé. En janvier 2011, il est nommé par la ministre des Sports Chantal Jouanno pour prendre la présidence de la candidature de la ville d'Annecy pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018. Cette candidature échouera 6 mois plus tard[6] avec le choix de Pyeongchang (Corée du Sud) par 65 voix, contre 25 pour Munich et 7 pour Annecy.

En janvier 2012, Charles Beigbeder se déclare candidat investi par l'UMP à la députation dans la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives de juin 2012, face notamment à Sandrine Mazetier, la député sortante, qui obtient au second tour 61,51 % contre 38,49 % des suffrages exprimés sur son nom[7].

En 2012, il soutient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP face à François Fillon[8].

Dans la course à la mairie de Paris, il entre en dissidence le 20 décembre 2013 en lançant une liste concurrente de celle de Nathalie Kosciusko-Morizet[9]. Cela lui vaut d'être exclu de l'UMP. Il fonde alors le mouvement « Paris libéré » et présente vingt listes pour les municipales à Paris[10]. Se présentant lui-même dans le 8e arrondissement, il parvient à accéder au second tour mais n'est pas élu conseiller de Paris, devenant toutefois conseiller d'arrondissement.

En mars 2015, il cofonde le collectif « Phénix », un think-tank libéral-conservateur, avec l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, la responsable de la Marche pour la Vie Julie Graziani et l'ex-responsable de La Manif pour tous Anne Lorne. Ils entendent pouvoir proposer au candidat de la droite à l'élection présidentielle de 2017 un programme « clef en main »[11]. Ce think-tank se fond ensuite dans une nouvelle structure, l'Avant-Garde.

En juillet 2015, il affirme : « je n'hésiterais pas une seconde et n'aurais aucun état d'âme à soutenir le FN », au sujet de l'élection présidentielle de 2017[12]. Il précise par la suite ses propos et affirme vouloir soutenir le candidat du parti Les Républicains qui sortira vainqueur de la primaire en 2016[13].

En mai 2016, dans un entretien au journal Le Figaro, il se déclare héritier de la pensée d'Edmund Burke[14].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La crise de l’énergie est-elle une chance pour l’avenir ? JC Lattès, 2008
  • Énergie positive, Les éditions du Toucan, 2008
  • Puisque c’est impossible, faisons-le, JC Lattès, 2012
  • Merci Patrons ! créer son entreprise, c’est créer des emplois, Librio, 2015.
  • Charnellement de France, en collaboration avec Benoît Dumoulin, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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