Charles Beigbeder

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Charles Beigbeder
Charles Beigbeder 3.jpg
Charles Beigbeder en 2009.
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Charles Beigbeder
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Charles Beigbeder, né le à Neuilly-sur-Seine, est un entrepreneur, investisseur et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder est né dans une famille catholique d'origine béarnaise. Après des études au lycée Montaigne, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, il intègre l'École centrale Paris en 1985[1] où il obtient un diplôme d'ingénieur[2].

Il commence sa carrière chez Matra Marconi Space, avant de rejoindre le monde de la finance, occupant successivement plusieurs postes chez Paribas Affaires industrielles (1990-1991), Crédit Suisse First Boston (1991-1994) et MC-BBL Securities (1994-1997)[3].

En 1997, il fonde Selftrade, un site de courtage en ligne. En 2000, il cède l'entreprise à DAB Bank et la quitte en 2002.

En juin 2002, avec la fin du monopole d'EDF en France, il lance l'opérateur d'électricité Poweo. Il cède par la suite les actions de cette entreprise à Verbund en 2009[4].

En 2007, il crée Audacia, dont l'objet est d'apporter des fonds propres non dilutifs aux entrepreneurs. Il crée la même année AgroGeneration, qui remet en culture des terres en friches dans d'anciens kolkhozes ukrainiens[5], qu'il cède en mai 2013 à un concurrent[6].

Il fonde Happytime, une société de coffret-cadeaux, dont la liquidation judiciaire a été prononcée par jugement du tribunal de commerce de Paris, le .

Il détient des participations minoritaires dans d'autres sociétés, parmi lesquelles la biotech Pharnext, le constructeur de véhicules autonomes Navya, la société de transport par autocar Starshipper, ou le site d'informations Atlantico.

En janvier 2011, il est nommé par la ministre des Sports Chantal Jouanno pour prendre la présidence de la candidature de la ville d'Annecy pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018. Cette candidature échouera six mois plus tard[7] avec le choix de Pyeongchang (Corée du Sud) par 65 voix, contre 25 pour Munich et 7 pour Annecy.

En 2014, il fait partie des seize actionnaires qui reprennent le club Castel de la rue Princesse de Saint-Germain-des-Prés[8].

Politique[modifier | modifier le code]

Syndicalisme patronal[modifier | modifier le code]

De juin 2004 à juillet 2005, Charles Beigbeder préside l'association CroissancePlus[9]. En 2005, il se porte candidat sans succès à la présidence du MEDEF.

Engagement électoral[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, Charles Beigbeder se déclare candidat investi par l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) à la députation dans la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives de juin 2012, face notamment à Sandrine Mazetier, la député sortante, qui obtient au second tour 61,51 % contre 38,49 % des suffrages exprimés sur son nom[10].

En 2012, il soutient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP face à François Fillon[11].

Dans la course à la mairie de Paris, alors adhérant au sein de l'UMP, il entre en dissidence le en lançant une liste concurrente de celle de Nathalie Kosciusko-Morizet[12]. Cela lui vaut d'être exclu de l'UMP. Il fonde alors le mouvement « Paris libéré » et présente vingt listes pour les municipales à Paris[13]. Se présentant lui-même dans le 8e arrondissement, il parvient à accéder au second tour, mais n'est pas élu conseiller de Paris, devenant toutefois conseiller d'arrondissement.

Militant pour l'union des droites[modifier | modifier le code]

En mars 2015, il fonde avec Charles Millon le collectif « Phénix », un think-tank libéral-conservateur, afin de contribuer au programme du futur candidat de la droite à l'élection présidentielle de 2017[14]. En juillet 2015, il affirme : « je n'hésiterais pas une seconde et n'aurais aucun état d'âme à soutenir le FN », au sujet de l'élection présidentielle de 2017[15]. Il annonce ensuite vouloir soutenir le candidat du parti Les Républicains qui sortira vainqueur de la primaire en 2016[16].

En octobre 2015, il encense Eric Zemmour en direct dans une émission diffusée sur BFM TV : « il a le mérite de remettre sur la table un certain nombre de débats et de non-dits » et le compare notamment à Raymond Aron pour son engagement[17].

En mai 2016, dans un entretien au journal Le Figaro, il se déclare héritier de la pensée d'Edmund Burke[18]. Il participe à un colloque organisé par le maire de Béziers Robert Ménard appelé « Oz ta droite » visant à l'« union des droites »[19].

Courant 2018, l'entrepreneur aurait aidé Marion Maréchal à lever des fonds pour financer l'ISSEP[20], une femme dont il dit apprécier sa qualité d'analyse[21].

Participation dans les médias[modifier | modifier le code]

En 2011, il contribue au financement du site d'actualités Atlantico au côté de Xavier Niel et de Marc Simoncini[22].

En septembre 2017, il participe à la fondation du magazine conservateur L'Incorrect, dont il devient l'un des deux principaux actionnaires, avec Laurent Meeschaert[23]. Ce magazine, créé après le retrait de la vie politique de Marion Maréchal, prolonge l'objectif de cette dernière visant à créer un pont entre Les Républicains et le Rassemblement national : le magazine veut réunir toutes les droites et être une « passerelle » entre droite et extrême-droite. Il est souvent décrit comme conservateur. Il donne la parole dans son premier numéro à Damien Rieu de Génération identitaire, un mouvement politique décrit par Laurent de Boissieu comme hostile à une société multiculturelle et défenseur d’une Europe « blanche »[24],[25],[26],[27].

Investissements[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder fonde AUDACIA capital en 2006 [28]. Il est investisseur dans une start-up du milieu de l'aérien, Jet Airlines SAS et ses filiales Odyssey[29] et Colvair[30], visant, à termes, à offrir des vols régionaux à destination des villes enclavées[31]. Il est président du conseil de surveillance et actionnaire dans la start-up Navya[32].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (en 2008)

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié le 1 septembre 1995 avec Carine Anne Sophie JAMES[33].

Charles Beigbeder est le frère de Frédéric Beigbeder.

Catholique pratiquant[34], il est membre de l'Académie catholique de France[35] , du Rotary Club (ex-président de celui de Dax)[36] et de l'Opus Dei[37].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La crise de l’énergie est-elle une chance pour l’avenir ? JC Lattès, 2008
  • Énergie positive, Les éditions du Toucan, 2008
  • Puisque c’est impossible, faisons-le, JC Lattès, 2012
  • Merci Patrons ! créer son entreprise, c’est créer des emplois, Librio, 2015.
  • Charnellement de France, en collaboration avec Benoît Dumoulin, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tu parles Charles Beigbeder ! », sur revuecharles.fr (consulté le )
  2. « Association des Centraliens », sur association.centraliens.net (consulté le )
  3. « Biographie de Charles Beigbeder » Accès libre, sur Concurrences (consulté le )
  4. Armelle Bohineust, « Charles Beigbeder passe le relais chez Poweo », Le Figaro, 3 juin 2009.
  5. Jean-Luc Porquet, « Le blé qui rapporte du blé », Le Canard enchaîné, 7 juillet 2010.
  6. Voir lemonde.fr.
  7. « Pas de siège pour Beigbeder », Le Point, 7 juillet 2011.
  8. « Le nouveau Castel, la soif de vivre », sur LEFIGARO (consulté le )
  9. « Charles Beigbeder (CroissancePlus) », sur www.journaldunet.com (consulté le )
  10. Résultats de la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives françaises de 2012, Ministère de l'Intérieur, le 18 juin 2012.
  11. Entretien choc avec Charles Beigbeder, Contrepoints.
  12. Municipales à Paris: Charles Beigbeder constitue une liste dissidente de droite , L'Express.fr, le .
  13. AFP, « Municipales 2014 : Charles Beigbeder présente 20 listes à Paris », sur Les Échos.fr, (consulté le ).
  14. Eugénie Bastié, « Charles Millon et Charles Beigbeder lancent un "Terra Nova de droite" », lefigaro.fr, 12 mars 2015.
  15. Voir sur Europe 1, 29 juillet 2015.
  16. « Je veux rester fidèle à mes convictions - Charles Beigbeder », sur Charles Beigbeder, (consulté le )
  17. « News & Compagnie: l'actu vu par Charles Beigbeder (2/2) - 20/10 - Vidéo Dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le )
  18. Le Figaro,
  19. Matthieu Goar et Olivier Faye, « La droite identitaire en colloque à Béziers », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  20. « Charles Beigbeder: "pourquoi je soutiens l'école de Marion Maréchal" », sur Challenges (consulté le )
  21. « Charles Beigbeder: "pourquoi je soutiens l'école de Marion Maréchal" », sur Challenges (consulté le )
  22. « Atlantico, nouveau site d'information, refuse l'étiquette "de droite" », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. « «L'Incorrect», nouveau mensuel à droite toute », sur FIGARO, (consulté le )
  24. « L’Incorrect, un nouveau magazine entre droite et extrême droite », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  25. « "L'Incorrect", un nouveau média pour rassembler les droites », sur France Culture, (consulté le )
  26. « "L'Incorrect", un nouveau mensuel qui veut faire la passerelle entre les droites », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  27. Louis Hausalter, « Les nostalgiques de Marion Maréchal-Le Pen lancent le mensuel "L’Incorrect" », sur www.marianne.net, (consulté le )
  28. « Qui sommes-nous ? », sur Audacia (consulté le )
  29. « L'odyssey », sur L'odyssey (consulté le )
  30. « Colvair - Never been so easy to fly ✈ », sur colvair.com (consulté le )
  31. (en) JET AIRLINES, « JET AIRLINES », sur ayomi.fr (consulté le )
  32. Navya, « Vision », sur NAVYA (consulté le )
  33. « Généalogie de Carine Anne Sophie JAMES », sur Geneanet (consulté le )
  34. Charles Beigbeder, l’ultra-convervateur, ultra-libéral, ultra-ambitieux
  35. [1]
  36. « Historique du Rotary Club de Dax et de la Côte d'Argent », sur www.rotary-dax.com (consulté le )
  37. Bruno Jeudy, « Le livre de la semaine : "Opus Dei. Confidences inédites" », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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