Ugine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ugine (homonymie).
Ugine
Ugine vue du sommet de la Dent de Cons.
Ugine vue du sommet de la Dent de Cons.
Blason de Ugine
Blason
Ugine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Ugine
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la région d'Albertville
Maire
Mandat
Franck Lombard
2014-2020
Code postal 73400
Code commune 73303
Démographie
Gentilé Uginois
Population
municipale
7 043 hab. (2012)
Densité 123 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 12″ N 6° 25′ 14″ E / 45.7533333333, 6.4205555555645° 45′ 12″ Nord 6° 25′ 14″ Est / 45.7533333333, 6.42055555556
Altitude Min. 391 m – Max. 2 407 m
Superficie 57,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de Savoie
City locator 14.svg
Ugine

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de Savoie
City locator 14.svg
Ugine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ugine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ugine
Liens
Site web ugine.com

Ugine est une commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Ugine se situe dans la partie Nord du département de la Savoie en région Rhône-Alpes, partiellement au contact de la limite avec le département de la Haute-Savoie. Le territoire de la commune est traversé par deux cours d'eau ou torrents de montagne, la Chaise et l'Arly. Le bourg s'est développé à la jonction de la trouée glaciaire d'Annecy-Ugine, après la vallée de Faverges, là où la Chaise rejoint la rivière de l'Arly[1],[2]. Cette vallée en amont de la cluse d'Annecy se nomme « Trouée de Faverges - Ugine »[1]. L'Arly s'écoule ensuite en direction du sud, vers Albertville et la combe de Savoie. Ugine s'est construite dans la pente des pâturages situés au pied du Mont Charvin. La commune se trouve ainsi dans une sorte de « Cirque », bordée par la Chaîne des Aravis, le Massif des Bauges et le Val d'Arly. Les paysages ont donc un fort aspect montagnard, caractérisés par une alternance entre les prairies, les vergers et les forêts domaniales de conifères. Jean Miège observait en 1934 « Outre de nombreux hameaux dispersés un peu partout, [le bour] se présente sous l'aspect d'une ville double » avec le vieux centre historique, édifié au-dessus de l'ancienne motte castrale et la ville moderne avec les usines notamment dans le fond des deux vallées, Les Fontaines d'Ugine[2].

Carte montrant Ugine et les communes voisines.
Ugine et les communes voisines.

La commune d'Ugine a pour communes limitrophes du Nord à l'Ouest, du Sud à l'Est, Manigod, Le Bouchet, Marlens, Cons-Sainte-Colombe, Marthod, Queige, Cohennoz, Crest-Voland et Saint-Nicolas-la-Chapelle.

Rose des vents Le Bouchet
(Haute-Savoie)
Manigod (Haute-Savoie) Saint-Nicolas-la-Chapelle Rose des vents
Marlens
(Haute-Savoie)
N Crest-Voland
Cohennoz
O    Ugine    E
S
Cons-Sainte-Colombe
(Haute-Savoie)
Marthod Queige

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Ugine ... h/an ... mm/an ... j/an ... j/an ... j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source: Météo France et Météociel[3]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable relie les villes d'Albertville, d'Ugine et Annecy en voie séparée de la nationale.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Il n'existe plus de desserte assurée par la SNCF sur la commune, celle-ci étant dorénavant réservée d'Ugine à Albertville au fret de matériaux destinés aux usines. Une ligne Annecy-Ugine-Albertville fut mise en exploitation le 3 juin 1901 ; elle a été fermée au service voyageurs le 5 mai 1938 mais un train ouvrier, non accessible au public, continua de fonctionner entre Albertville et Ugine jusqu'en 1953 pour les aciéries d'Ugine uniquement.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Il existe un service d'autocars en direction d'Albertville mise en place par la Co.RAL. De plus, trois compagnies de Taxi-Ambulance sont implantées sur la commune.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui d'Annecy ; une liaison avec Paris y était régulière. Cette liaison est actuellement suspendue. L'aéroport international le plus près est celui de Genève Cointrin, qui dessert une centaine de destinations dans le monde entier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits[modifier | modifier le code]

Héry-sur-Ugine[modifier | modifier le code]

Groupe de maison sur la rive gauche du ruisseau du Meuneray. Au centre l'ancien Café - Tabac du village.

Le village de Héry-sur-Ugine est situé à 928 m d'altitude[4], au nord-est d'Ugine, sur la rive droite de la gorge creusée par le torrent de l'Arly[1]. Il est installé à proximité d'une cascade[4]. Le village de montagne se trouve sur l'ancienne route entre Ugine et Flumet (D109), avant la construction de la route des gorges de l'Arly (ancienne route nationale 212 devenue D1212), face au versant où est installé le village de Cohennoz[4].

La commune de Héry / Heri sur Ugine perd le versant où se trouve le village de Cohennoz, devenu commune le [5],[6]. Cohennoz avait déjà été érigée en paroisse en 1789[4]. Héry-sur-Ugine est réunit à Ugine par arrêté préfectoral le (J.O. du )[5],[6].

En 1972, les alpages des Rafforts accueillent un petite station de sports d'hiver composée de deux téléskis et trois pistes[7].

Outrechaise[modifier | modifier le code]

L'ancienne commune d'Outrechaise est rattachée à Ugine par arrêté préfectoral le (J.O. du )[8],[9].

Les villages et hameaux la composant sont :

  • le chef-lieu ;
  • la Montaz ;
  • le Rocher ;
  • les Trois Maisons.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Les différents hameaux d'Ugine sont :

  • Bange
  • Hauteville
  • les Annuits
  • les Corrues
  • les Culées
  • les Fontaines
  • la Fracharde
  • la Lierre
  • la Plagne
  • le Crêtet
  • le Mont Dessous
  • le Mont Dessus
  • la Charre
  • les Rippes
  • l'Isle
  • Pierre Martine
  • Pussiez
  • le Tremblay / les Granges
  • Soney
  • le Villard
  • le Clos
  • le Château

Autrefois, les hameaux du Tondu, d'Uginette et de Soney étaient suffisamment importants pour posséder une école[10].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme pourrait être une une variante du mot « augine », lui-même dérivant de « Auge » avec le suffixe diminutif -ine, qui désigne ainsi un « canal ou bief aménagé pour amener de l'eau à un artifice (fontaine ou bassin) »[11],[12],[13]. Cette approche reprend l'analyse du père Léon Buffet, auteur de la première monographie d'Ugine, qui y voyait le mot bas latin AUGIA et de son diminutif AUGINA.

La cité ou la paroisse sont mentionnées dès le début du XIe siècle avec une Curtis de Ulgina (1038 selon Besson), puis plus tardivement Ecclesia de Ulgina (1216), Prioratus de Ugine (1255), Cura de Ugina (vers 1344), Apud Uginam (1392) ou encore Eugine Heugine par la suite. Puis on trouve Ugines jusqu'en 1952[11],[12],[14]. La commune devient officiellement « Ugine » par le décret du 3 décembre 1952[14].

Pour les anciennes communes :

  • Outrechaise :

Composé de l'hydronyme du torrent de Chaise, du mot latin casa qui désigne un lieu habité[15]. Il est mentionné en 1375 sous la forme Aqua Chesie, puis Chèze en 1807[15]. Le chanoine Gros indique « Lorsque le nom de Chaise eut passé à la rivière, les habitants d'Ugine donnèrent au hameau le nom d'Outrechaise, pour le distinguer du cours d'eau »[15].

  • Héry-sur-Ugine :

Selon le chanoine Gros, la forme ancienne serait Ariacus, probablement un domaine gallo-romain d'un certain Arius[16],[17]. L'église, Ecclesia de Aerio, est mentionnée dans le Régeste genevois (no 765), en 1245[16]. Cependant, des textes textes datant du XIe siècle et XIIe siècle font déjà mention de la présence d'une église. Le Régeste genevois (no 1568) donne, pour le XIVe siècle, Heyrie supra Uginam[16]. On trouve également les formes Heyriaci (1337) ou encore Hery (1407)[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ugine, qui relevait du comté de Savoie, a fait l'objet de nombreuses invasions au Moyen Âge du fait de sa position charnière entre la Savoie et le Genevois.

Au XIIIe siècle, Ugine bénéficie d'une suzeraineté exceptionnelle : le prince Boniface de Savoie, fils cadet du comte Thomas I° de Savoie et de Béatrice de Genevois, vient de recevoir ce fief en apanage en 1233. Il va s'y installer à demeure et beaucoup s'y investir en faveur de la population, tout en faisant face à ses obligations extérieures. Il fut évêque de Belley (1232-1241), puis occupa le siège d'archevêque de Cantorbery (1246-1270). Il est inhumé à Hautecombe et, tardivement béatifié en 1838.

Les Historiens rapportent qu'en 1248, le Bienheureux Boniface de Savoie entoura le bourg d'Ugine de murailles, le fortifia par la construction de quatre châteaux et lui accorda plusieurs privilège[Note 1]. De ces quatre châteaux, l'un dit château princier, au couchant de la ville, fit en 1285, l'objet d'une attaque d'Humbert Ier de La Tour du Pin, dauphin de Viennois, qui ne laissa qu'un monceau de décombres. Ultérieurement redressé, le château fut à nouveau attaqué en 1335 par Hughes de Faucigny. Il n'en subsiste plus désormais que des ruines sous la dénomination de « tour sarrasine ».

Au cours des hostilités entre les dynasties de Savoie et du Dauphiné, Ugine, en tant que ville frontière, a joué un rôle prépondérant de défense, de 1285 à 1355. Le comte de Genève ayant pris le parti du dauphin, provoqua l'incendie d'Ugine en 1307 et ravagea la campagne environnante. La Paix de Villard-Benoit conclue en 1314 apporta un répit provisoire. Mais en 1325, les gens du comte de Genève incendièrent Marlens.

En 1355, le conflit va enfin s'estomper, grâce à un échange : la Savoie acquiert le Faucigny et cède le Viennois, conformément au Traité de Paris (1355) du 5 janvier 1355[Note 2]. Ugine n'est donc plus une ville frontière et va pouvoir s'installer dans la paix.

En 1401, Ugine appartient toujours au comté de Savoie. Toutefois, il est à noter un événement qui va influencer ultérieurement le sort des uginois : le 5 août 1401, le comte Amédée VIII de Savoie vient d'acheter pour la somme de 40 000 francs-or le comté de Genevois, voisin de frontière d'Ugine, à la suite de l'extinction de la dynastie des comtes de Genevois. Les comtés de Savoie (Capitale Chambéry), et de Genevois ( ancienne capitale Annecy) vont fusionner provisoirement en tant que comté de Savoie. Ce Territoire nouveau est érigé en duché de Savoie (capitale Chambéry) 15 ans plus tard, le 19 février 1416. La conséquence directe pour les savoisiens est que, désormais, ils bénéficieront de l'unité savoisienne pour exercer leurs différentes fonctions sur l'ensemble de cette entité, et notamment à Chambéry ou à Annecy[Note 3].

En 1440, le duc Amédée VIII de Savoie donne la province de Genevois en apanage à son second fils, Philippe de Savoie (1422-1444) qu'il nomme comte de Genevois. Ugine reste attaché au duché de Savoie.

En 1444, à la mort du comte Philippe de Genevois, l'apanage retourne dans le giron du duché de Savoie jusqu'en 1460.

En 1460, le duc Louis Ier de Savoie (1413-1465), successeur de son père Amédée VIII, donne le Genevois en apanage à son fils, Janus de Savoie (1440-1491) qu'il nomme comte de Genève. Ugine reste toujours attaché au duché de Savoie.

En 1491, à la mort du comte Janus de Genève, le Genevois retourne à nouveau dans le giron du duché de Savoie. Ugine est toujours attaché au duché de Savoie.

La paroisse d'Héry-sur-Ugine appartenait au XIIIe siècle à l'abbaye de Saint-Michel-de-la-Cluse, dans le Piémont[16]. La seigneurie d'Héry dépend des seigneurs de Beaufort[16].

Renaissance et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Mais au temps de la Renaissance, les perpétuelles variations de suzeraineté vont changer le sort d'Ugine: en 1514 le duc Charles III de Savoie donne l'apanage de Genevois à son frère cadet, Philippe, qui deviendra Philippe de Savoie-Nemours.

À cette occasion, Ugine ne dépendra plus du duché de Savoie et de sa capitale, Chambéry, mais sera rattaché au Genevois et à sa capitale, Annecy, à partir du 15 août 1514. Cette nouvelle appartenance va durer un siècle et demi sous l'autorité de la dynastie de Savoie-Nemours, jusqu'à l'année 1669. Puis les deux territoires vont à nouveau fusionner pour constituer le duché de Savoie et Ugine dépendra à nouveau de Chambéry.

Période Contemporaine[modifier | modifier le code]

première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la déclaration de la guerre, l'ordre de mobilisation générale est proclamé à Ugine: Plus de 500 réservistes de toutes classes sont transportés en train depuis la gare d'Ugine, encouragés par la foule des parents et amis, au son de la Marseillaise de la fanfare municipale.

La guerre 14-18 entraine de nombreuses victimes. 88 Uginois, 40 habitants d'Héry et 3 d'Outrechaise mourront sur les champs de bataille.

En octobre 1918, l'épidémie de « grippe espagnole » entraîne le décès de 68 Uginois, principalement parmi le personnel ouvrier des usines d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français pendant la guerre.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au moment de l'Armistice du 24 juin 1940, la ville d'Ugine fait partie de la Zone libre. Cette mesure sanctionne symboliquement la défaite des troupes italiennes dont les attaques s'étaient brisées sur les fortifications de Modane et de Bourg-Saint-Maurice, face aux Chasseurs Alpins (Voir Bataille des Alpes). De leur côté, les troupes allemandes étaient contenues aux Echelles et aux environs de Rumilly et d'Aix-les-Bains à la signature de l'Armistice. Cette situation de Zone Libre permet dans une certaine mesure la continuation des activités antérieures, bien que la destitution de la municipalité Pringolliet par le régime de Vichy fut mal ressentie par la population uginoise.

Dès la fin de 1940 s'organise la Résistance qui donnera naissance à deux formations à la fin de 1941 : l'Armée secrète (A.S) et les Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P). Le premier noyau de résistance animé par Raymond Buchet (alias Many) adhère au Mouvement de Libération constitué à Albertville. Parallèlement, l'ancien député-maire, André Pringolliet (alias Steurcé) rassemble un comité chargé de diriger les futures actions de résistance regroupant l'ensemble des mouvements et en assure la coordination[18].

Après le , les allemands envahissent la zone libre. Un détachement de l'armée allemande s'installe au vieux phalanstère de l'usine, puis à l'école de Montroux. Jules Bianco est élu pour assumer la présidence du mouvement Uginois de Libération et va immédiatement engager les actions de résistance dans la région uginoise.

La première activité consiste à entraver la production des Acièries pour freiner leur participation à l'effort de guerre allemand : la liste des sabotages effectués à l'explosif, sous l'autorité directe de MM Buchet et Jabouille, à l'intérieur comme à l'extérieur des usines, est impressionnante. Ces actions aboutirent le 3 mai 1944 à la paralysie totale des installations, malgré l'intervention des troupes allemandes, grâce à la complicité du personnel de l'usine et de la population[19]. Le , 28 civils sont fusillés par la SS Polizei Regiment 19, en représailles de l'explosion d'une mine . Les nazis détruisent aussi trois immeubles[19].

Enfin, le 2 août 1944, le parachutage d'armes le plus important exécuté en France a lieu au Col des Saisies : deux escadres de soixante-dix-huit avions larguent 899 containers de 145 kg[20].. Les forces des F.F.I d'Ugine coordonnées au bataillon du capitaine Bulle harcèlent les troupes allemandes et parviennent à libérer Ugine le 23 août 1944.

Ugine a payé sa lourde contribution à la libération nationale: Soixante deux uginois furent fusillés, tués au combat ou morts en déportation. Leur souvenir est évoqué chaque année le 8 mai au monument aux morts de la municipalité, devant la population uginoise qui n'oublie pas. Les services exceptionnels d'Ugine lui furent reconnus par l'attribution de la croix de guerre 1939-1945, le [18].

Développement industriel[modifier | modifier le code]

Cette ville industrielle est connue pour ses aciers spéciaux. Elle va s'inscrire dans l'ère industrielle en 1903, avec la construction d'une usine de ferro-alliages, sous la direction de Paul Girod. Une main d'œuvre recrutée localement participe à l'aménagement de la chute d'eau du moulin Ravier et à l'édification d'une usine de ferro alliages à ses pieds. Changeant ensuite de métier, les mêmes ouvriers, de terrassiers ou de maçons, devinrent ouvriers aux fours. La mise en marche de l'usine eut lieu le 4 décembre 1904. De 1905 à 1909, Paul Girod met au point un four électrique à sole conductrice destiné à la fabrication des aciers spéciaux. Le réseau hydraulique est considérablement agrandi dans toutes les vallées de haute montagne entourant Ugine. En 1908, il implante en aval de l'usine des Alliages, une vaste aciérie électrique, la « Compagnie des Forges et Aciéries électriques Paul Girod » aidé pour sa mise en marche par un certain nombre de techniciens de Saint-Étienne et qui va fournir 50 % des aciers français pour l'armement durant la première guerre mondiale.

Après le conflit 14-18, Ugine embauche de nombreux russes blancs et des ouvriers polonais, pour compenser les pertes dues à la guerre : l'usine va comporter jusqu'à 42 % de main d'œuvre étrangère.

L'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français.

En 1925, au sein d'une nouvelle Société, la SECEMAEU, René Perrin, ancien élève de Polytechnique et de l'École des Mines, donne une nouvelle dimension à l'usine d'Ugine dont il assume la Direction. En créant un Centre de recherches, il est l'inventeur du procédé Ugine-Perrin, utilisé dans l'élaboration des aciers spéciaux et aussi pour la fabrication de ferro-chrome à très basse teneur en carbone.

Durant la guerre 1939-1945, l'activité est considérablement réduite et l'usine subit de nombreux sabotages.

Après la guerre, les différentes usines de la SECEMAEU réparties en France étaient, en général, de petite dimension et comptaient de 200 à 500 ouvriers, sauf l'usine d'Ugine qui atteignait déjà plus de 3000 personnes.

Le dynamisme d'Ugine s'est affirmé par sa collaboration avec le Commissariat à l'énergie atomique : la société fournit les alliages nécessaires (Titane) à la fabrication des réacteurs nucléaires.

En 1960, l'usine des alliages arrête progressivement son activité. L’ensemble du site et ses bâtiments est récupéré pour l’implantation des « Métaux Spéciaux » au sein de la Société Ugine-Aciers pour fabriquer du Titane et du Zirconium. Cette spécialisation sera cédée à la Compagnie européenne du zirconium (CEZUS) en 1979.

Des opérations de fusion vont avoir lieu : en 1966, Ugine fusionne avec Kulhmann pour former la nouvelle Société Ugine-Kulhmann et en 1972, la fusion avec Pechiney entraîne la création de la société Péchiney Ugine Kulhlmann (PUK)[21],[22]. Ce nouvel ensemble se place au premier rang des groupes industriels français ; c'est le premier groupe européen d'aluminium et le cinquième dans le monde ; il occupe également la première place en Europe pour la transformation de l'aluminium et du cuivre et pour la production d'aciers inoxydables. En 1982, c'est dans le contexte des nationalisations, qu'Ugine-Aciers intègre le groupe Sacilor, puis en 1986, Usinor Sacilor et prend le nom d'Ugine-Savoie.

En 1971, Héry-sur-Ugine est réunit à la commune d'Ugine[5],[6].

Que reste-il aujourd'hui du remarquable essor industriel sur le site d' Ugine ? L'usine d ' Ugine, Ugitech, producteur et leader mondial de produits longs en acier inoxydable, fait désormais partie, après Usinor et Arcelor, du groupe allemand Schmolz-Bickenbach et emploie 1800 salariés dont 1200 sur le site d'Ugine. Areva-Cezus, premier producteur mondial de zirconium du groupe Areva emploie 350 salariés. Timet, premier producteur de titane du groupe Titanium Metal Corporation emploie une centaine de salariés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Le village d'Outrechaise est rattachée à la commune par arrêté préfectoral le 27 décembre 1963. La commune s'agrandit encore du village de Héry a été le 18 février 1971[14].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1908 Auguste Proust Conservateur Député et conseiller général
1908 1940 André Pringolliet SFIO Député et conseiller général
1940 1944      
1944 1945 André Pringolliet    
1945 1947      
1947 mars 1959 André Pringolliet    
mars 1959 mars 1971 Jules Bianco SFIO Président du Conseil général
mars 1971 mars 1989 Jean-Marie Meunier DVG  
mars 1989 juin 1995 Louis Bertrand PCF  
juin 1995 en cours
(au avril 2014)
Franck Lombard DVD Vice-président du Conseil général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune d'Ugine bénéficie du label « ville fleurie » avec « trois fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[23].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Uginois[14].

En 2012, la commune comptait 7 043 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 007 2 091 2 498 2 910 2 944 3 071 2 385 2 523 2 766
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 854 2 690 2 631 2 543 2 189 2 014 2 325 2 558 3 346
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 767 4 754 5 951 6 308 5 882 6 904 7 489 7 762 8 020
1982 1990 1999 2006 2011 2012 - - -
7 445 7 248 6 963 7 004 7 075 7 043 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • André Pringolliet(maternelles et élémentaires)
  • Chef-lieu (maternelles et élémentaires)
  • Crest-Cherel (maternelles et élémentaires)
  • Héry-sur-Ugine (classe unique maternelles et élémentaires)
  • Michel-Zulberti (maternelles et élémentaires)
  • Collège Ernest-Perrier-de-la-Bâthie
  • Lycée polyvalent René-Perrin, labellisé lycée des métiers des Sciences et Techniques de l'Industrie

Santé et services de secours[modifier | modifier le code]

Plusieurs services de santé sont dispensés à Ugine. L'hôpital le plus proche, le CHAM, est situé sur la commune d'Albertville.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent au Chef-lieu,
  • Église Orthodoxe aux fontaines
  • Mosqué

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, la ville d'Ugine organise plusieurs manifestations culturelles et sportives :

  • Eurojack, championnat d'Europe de bûcheronnage
  • Salon du bien être
  • Salon des arts et création
  • Journée internationale de la danse
  • Le Salon du Jouet
  • Le Festi'livre
  • La Fête du Cheval
  • La Fête des Montagnes (appelée aussi la Démontagnera)
  • La Fête du Sport

Ugine possède une scène rock amateur importante, et plusieurs associations (The Bonkers, les Grockeurs), ainsi que l'ensemble des flûtes du Crest-Cherel. Le Mandoline-Club d'Ugine a été dissous en 2010.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Rhône-Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Plus localement, dans les années 1980, une radio libre associative émettait à Ugine : Fréquence Inox.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, les hebdomadaires, l'Essor savoyard et la Vie Nouvelle sont aussi diffusés.

Internet[modifier | modifier le code]

La ville d'Ugine a été plusieurs fois récompensée pour sa politique Internet par le label « Ville Internet » de 2003 à 2008[Note 6].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Ugine possède de nombreuses infrastructures et dispositifs dédiés à la pratique de disciplines sportives multiples. On trouve ainsi :

  • un boulodrome ;
  • un complexe sportif pour la gymnastique ;
  • une piste cyclable reliant Ugine à Annecy ;
  • Atlantis, un centre nautique et de remise en forme ;
  • un complexe sportif, qui comprend un terrain de handball et des gradins, une salle festive accueillant de nombreux festivals comme « Ugine city rock pendant l'automne », un mur d'escalade, une salle de judo... ;
  • 50 km d'itinéraires balisés pour la randonnée ;
  • de plus, la station de sports d'hiver d'Héry-sur-Ugine ouvre pendant une bonne partie de l'hiver. Un téléski dessert trois pistes de ski : une bleue, une rouge et une noire.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

La commune d'Ugine abrite de nombreuses associations sportives en ses murs, parmi lesquelles on peut citer :

  • L'A.S.U Football
  • Le Ski Club du Mont Charvin
  • Les Dauphins Uginois qui comprend plus de 100 nageurs
  • Judo ju-jitsu Taïso club d'Ugine

Station de ski[modifier | modifier le code]

En 1972, sur les alpages des Rafforts, situés à Héry-sur-ugine, un petite station de sports d'hiver est créée[7]. Elle possède de deux téléskis et trois pistes[7] (3 545 km). Le domaine s'étale de 900 m à 1 230 m. Elle est considérée comme l'une des stations des moins chères de France[27].

Si une légende persiste à indiquer que le développement touristique hivernal fut une compensation à la réunion à la ville industrielle de la vallée, l'aventure du ski commence avec un ski club, qui s'entraîne sans équipement sur les pentes, débute vers la fin des années 1950-début des années 1960[27]. Le premier projet est proposé par un promoteur privé en 1963 à la population[27]. Dix années plus tard, les pentes accueillent leur première remontée mécanique[27].

Compétitions et événements sportifs[modifier | modifier le code]

Le 7 juin 2015, Ugine, par le biais de la communauté de communes Co.RAL, accueille le grand départ du Critérium du Dauphiné 2015.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 249 €, ce qui plaçait Ugine au 22 692e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 1].

En 2009, 46,8 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 2].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 4 396 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,6 % d'actifs dont 65,5 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs[Insee 3].

On comptait 3 950 emplois dans la zone d'emploi, contre 3 827 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 901, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 7] est de 136,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre près d'un emploi et demi par habitant actif[Insee 4].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Ugitech sous la neige.

Au 31 décembre 2010, Ugine comptait 498 établissements : 54 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 35 dans l'industrie, 89 dans la construction, 262 dans le commerce-transports-services divers et 58 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 5].

En 2011, 50 entreprises ont été créées à Ugine[Insee 6], dont 28 par des autoentrepreneurs[Insee 7].

Parmi ces 498 établissements, on peut citer :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[28] et aucun lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[29]. Par ailleurs, elle compte deux objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques (un à l'église d'Ugine, l'autre à l'église d'Héry)[30] mais aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[31].

Monuments médiévaux et modernes[modifier | modifier le code]

  • Maison forte de Crescherel XIIIe-XVe. Le lieu accueille le musée des arts et traditions populaires du Val d'Arly. La maison forte a été édifiée sur l'emplacement d'un ancien
  • Tour carrée à proximité de l'église, probablement un élément d'un ancienne citadelle
  • Tour carrée, reste d'un château, au-dessus du bourg, au nord, sur la route d'Héry-sur-Ugine
  • Maisons anciennes
  • Casanes lombardes

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église orthodoxe Saint-Nicolas d'Ugine.
Église orthodoxe Saint-Nicolas d'Ugine - Vue en arrivant du Val d'Arly.
Façade de l'église Saint-Sauveur d'Héry-sur-Ugine.
Façade de l'église Saint-Sauveur d'Héry-sur-Ugine.
  • Église Saint-Laurent, consacrée en 1685 puis agrandie au XIXe siècle. Elle possède un chœur datant du XIIe siècle, avec deux travées et un chevet droit voûté ; d'ogives. Les colonnes supportent un chapiteaux à feuillages et laisse apparaître une nef-halle du XVIIe siècle avec des retables de style baroque (chaire à prêcher (XVIIe siècle) répertoriée à l'inventaire des monuments historiques) ;
  • Église orthodoxe Saint-Nicolas, consacrée en 1926 ;
  • Église Saint-Sauveur d'Héry-sur-Ugine, reconstruite entre 1758 à 1760 selon les plans de l'architecte piémontais Cappellini (église primitive aux XIe siècle-XIIe siècle)[32] (cloche répertoriée à l'inventaire des monuments historiques).
  • Église aux Fontaines, consacrée en 1958 ;
  • Chapelles rurales.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les spécialités culinaires sont celles que l'on trouve dans d'autres communes de Savoie : diots, gâteaux de Savoie, bugnes, polente, pormeniers, etc.

La spécialité sucrée locale est un entremets aux noisettes et praline, le Mont-Charvin, du nom de la montagne au pied de laquelle est sise Ugine. Cette recette a été inventée par Jean-Pierre Carmantrand.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

  • André Pringolliet (1879-1965), homme politique.
  • Léon Delemontex (1910-1999), homme politique.
  • Maryline Desbiolles (1959), écrivaine.
  • Albert Botta. Bâtiment Travaux Publics.
  • Jean-Louis Janin Daviet. Auteur de livres d'Art. Né en 1963. Uginois de souche et de cœur. Chevalier des Arts et des Lettres.

Décès[modifier | modifier le code]

Résidents[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ugine

Les armes de la commune d'Ugine se blasonnent ainsi :
De gueules au gril d'or, la poignée vers la pointe [37]. On trouve parfois De sable au gril d'argent.
Ugine a adopté ces armes en souvenir de Saint Laurent, martyr espagnol du IIIe siècle qui périt, torturé sur un gril de fer rougi au feu et qui, depuis le haut Moyen Âge, est le Saint Patron d'Ugine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On estime que certains bénéfices ecclésiastiques de l'archevêché de Cantorbéry ont été réinvestis à Ugine pour le plus grand profit de ses habitants
  2. Sur le Traité de Paris de 1355 entre le comté de Savoie et le royaume de France, voir l'article de Daniel Chaubert paru dans la Revue Savoisienne de l'Académie Florimontane, 151e année, 2011, pages 295 à 305.
  3. Cette répartition des uginois émigrés dans les deux capitales a le don de désorienter certains généalogistes, tel Désormeaux, qui doutent de la parenté entre les Chambériens et Annéciens originaires d'Ugine. in J.Désormeaux et C. Faure, « Sur la généalogie du poète Marc-Claude de Buttet », Revue Savoisienne , 65, (1924), pages 82 à 92.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Le palmares des Villes Internet (1999 à aujourd'hui) sur le site officiel de l’association « Ville Internet » indique pour Ugine[26] :
    • 2003 « @ »
    • 2004, 2006, 2007, 2008 « @@ »
  7. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  2. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  3. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  4. EMP T5 - Emploi et activité.
  5. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  6. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  7. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Ugine, gorges de l'Arly », sur le site GEOL-ALP (consulté le 25 juillet 2015), par Maurice GIDON, 1998-2012.
  2. a et b Miège 1934, p. 649.
  3. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  4. a, b, c et d Thérèse Leguay, Jean-Pierre Leguay, La Savoie, Éditions de Borée,‎ , 128 p. (ISBN 978-2-84494-030-8), p. 99
  5. a, b et c « Héry », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  6. a, b et c Notice communale de Héri-sur-Ugine sur le site de l'EHESS.
  7. a, b et c Reportage « Les Rafforts, en Savoie : mini-station de Savoie » de Françoise Guais et Serge Worreth, « Près d'Ugine, la saison de ski a enfin commencé aux Rafforts en Savoie », France 3 Alpes,‎ (lire en ligne).
  8. « Outrechaise », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  9. Notice communale de Outrechaise sur le site de l'EHESS.
  10. Devos, Broise, 1975, p. 399.
  11. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 481, Article « Ugine ».
  12. a et b Henry Suter, « Ugine », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  13. Henry Suter, « Augine », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  14. a, b, c et d « Ugine », Accueil > Ressources > Communes, le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en octobre 2014), Ressources - Les communes.
  15. a, b et c Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 331, Article « Chaise (la) ».
  16. a, b, c, d, e et f Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 230, Article « Héry-sur-Ugine ».
  17. Henry Suter, « Héris, Héry », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 25 juillet 2015).
  18. a et b Devos, Broise, 1975, p. ?.
  19. a et b Michel Aguettaz, Francs-tireurs et partisans français dans la résistance savoyarde, Presses universitaires de Grenoble,‎ (ISBN 978-2-70610-626-2).
  20. Jea-Paul Bergerie, Histoire de Moûtiers : capitale de la Tarentaise, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ , 203 p. (ISBN 9782842063412), p. 90.
  21. Jean-Étienne Léger, Une grande entreprise dans la chimie française : Kuhlmann, 1825-1982, Nouvelles Editions Debresse,‎ .
  22. Philippe Thaure, Péchiney vendu: grandeur et décadence du plus grand groupe industriel français, TRANSVALOR Presses des MINES,‎ (ISSN 978-2-91176-288-8), p. 44.
  23. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  26. « Liste des Villes Internet » (consulté le 6 juillet 2015) (année à sélectionner).
  27. a, b, c et d Inconnu, « Les Rafforts: la station la moins chère de France », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  28. « Liste des monuments historiques de la commune d'Ugine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Liste des lieux et monuments de la commune d'Ugine à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Liste des objets historiques de la commune d'Ugine », base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « Liste des objets de la commune d'Ugine à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, vol. 1, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 259.
  33. Roger Devos, Histoire d'Ugine, Académie Salésienne, 1956.
  34. Laurenr Périllat, L'apanage de Genevois au XVI° et au XVII° siècle, Académie Salésienne, 2008
  35. Amédée de Foras,Armorial et nobiliaire de Savoie
  36. Gabriel Pérouse, Les Environs de Chambéry, La Fontaine de Siloé, 1996, (ISBN 2-908697-47-5).
  37. GASO - Banque du blason - 73303