Albertville

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Albertville
Albertville
Vue du centre d'Albertville depuis Conflans.
Blason de Albertville
Blason
Albertville
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie (sous-préfecture)
Arrondissement Albertville
Canton Albertville-1
Albertville-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Frédéric Burnier-Framboret
2017-2020
Code postal 73200
Code commune 73011
Démographie
Gentilé Albertvillois
Population
municipale
18 969 hab. (2015 en augmentation de 0,49 % par rapport à 2010)
Densité 1 081 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 36″ nord, 6° 23′ 36″ est
Altitude Min. 328 m
Max. 2 030 m
Superficie 17,54 km2
Localisation

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Liens
Site web albertville.fr

Albertville (savoyard : Arbèrtvela) est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située au cœur des Alpes, la commune se trouve à la confluence de l'Isère et de son affluent l'Arly, marquant également la jonction des vallées de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, en amont de la Combe de Savoie. Cette situation géographique lui vaut actuellement le surnom de Carrefour des Quatre Vallées. Sa situation géographique et ses atouts montagnards permirent à la ville d’accueillir les XVIe Jeux olympiques d'hiver de 1992 même si la plupart des épreuves se déroulaient dans les nombreuses stations alentour.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Albertville se trouve aux portes de plusieurs vallées alpines du département de la Savoie. Elle est en effet située à la limite de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, en amont de la Combe de Savoie.

Albertville s'est développé sur le cours de la rivière Arly, avant sa jonction avec l’Isère, situé en partie au sud-ouest de la commune. Les massifs alentours sont pour leur part les Bauges (à l'ouest), le Beaufortain (au nord), la Lauzière (au sud) et le grand Arc .

Les sommets observables depuis Albertville sont la Belle Étoile, la Dent de Cons, la Négresse, la Roche Pourrie, le Mirantin, la Pointe de la Grande Journée et la chaîne du Grand Arc.

Panorama d'Albertville et du massif des Bauges, depuis la cité médiévale de Conflans.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes d’Albertville sont Venthon dans le Beaufortain, Pallud, Mercury, Gilly-sur-Isère, Tournon, Monthion et Grignon dans la Combe de Savoie et Tours-en-Savoie. On peut également énumérer comme cités voisines : Ugine (dans le val d’Arly) et La Bâthie (en Tarentaise).

Communes limitrophes de Albertville
Pallud Pallud Venthon
Mercury Albertville Tours-en-Savoie
Gilly-sur-Isère Grignon Grignon

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Albertville 2 296 h/an 702 mm/an 27 j/an 16 j/an 19 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l’année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C 10 12,5 15 16 17 19 20 20 15 10 10 9,2 2010
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

La commune d’Albertville se situe sur la route des grandes stations de sports d’hiver de la vallée de la Tarentaise, elle est donc desservie par un important trafic routier et ferroviaire.

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'ancienne Route nationale 212 en direction d'Annecy à Albertville.

La ville marque la fin de l'autoroute A430, prolongeant le parcours de l’autoroute A43 provenant de Chambéry et Lyon. La poursuite par la route jusqu'aux stations de Tarentaise est effectuée par la nationale 90 en direction de Moûtiers et de Bourg-Saint-Maurice.

En outre, la commune marque le départ de l’ancienne route nationale 212 aujourd’hui D 1212 pour Annecy via Ugine et Faverges.

Depuis le 1er décembre 2008, une voie sur berge est ouverte. Elle permet de désengorger l’axe routier principal, traversé par près de 25 000 véhicules par jour pendant les vacances d’hiver.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

TER et TGV en gare d’Albertville en hiver.

La commune est reliée au réseau ferroviaire national depuis 1884.

Elle est desservie par la ligne ferroviaire à voie unique dite ligne de la Tarentaise, de Saint-Pierre-d'Albigny à Bourg-Saint-Maurice. De la gare d'Albertville part une autre ligne en direction d’Annecy, la ligne d'Annecy à Albertville, aujourd’hui abandonnée et partiellement transformée en piste cyclable, seul le tronçon Albertville-Ugine étant conservé pour permettre la circulation de trains de marchandises desservant les usines d'Ugine.

La ligne en provenance de Chambéry ainsi que la gare sont alimentés en 1 500 V continu, alors que la portion de ligne restant pour Bourg-Saint-Maurice est alimentée par une tension passe de 25 000 V alternatif monophasé. Le sectionnement a lieu dans Albertville après le passage à niveau coupant la rue Pasteur.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable permet de rejoindre Annecy. Un nouveau tronçon (en site propre) à la sortie d’Albertville, longeant l'Arly permet un trajet agréable. Cependant la piste s'arrête en dessous de Césarches et oblige les cyclistes à circuler sur la route départementale jusqu'à Ugine. Une autre piste cyclable permet de rejoindre la base de loisirs de Sainte-Hélène-sur-Isère depuis le pont du Mirantin à Albertville. Cette piste cyclable longe le cours de l'Isère (rivière).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports Région Arlysère.

Depuis le 2 janvier 2007, un réseau de transport urbain a été mis en place par la communauté d'agglomération Arlysère : deux lignes de bus quadrillent l’agglomération et une ligne relie Albertville à Ugine.

Le projet, qui devait initialement être mis en orbite en trois ans, a finalement été un succès surprenant, puisque l’objectif de fréquentation de 100 000 passagers a été atteint en octobre 2007, soit plus de deux ans avant la date prévue. Le réseau, depuis, s’est développé, et comporte quatre autres lignes fonctionnant dans la vallée de la Tarentaise.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Un aérodrome (et aéro-club) est situé à proximité d'Albertville sur la commune de Tournon, avec une partie s'étendant également sur celle de Frontenex.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan d'Albertville en 1975 avec modifications JO
Plan d'Albertville en 1975 avec modifications JO[1]

Le plan ci-joint auquel on se référera pendant la lecture du texte date de 1975. Il reste valable aujourd’hui car à cette date l’espace communal était déjà arrivé à saturation. Quelques retouches ont été apportées pour tenir compte, en particulier, des transformations intervenues à l’occasion des JO d’hiver de 1992.

Les conditions naturelles[modifier | modifier le code]

Albertville est en position de carrefour. La direction nord-est sud-ouest correspondant à la vallée de l’Isère et de son affluent l’Arly est l’axe majeur de la circulation intra-alpine : les géographes l’ont dénommé à juste titre Sillon alpin. Perpendiculairement à cet axe, vers le sud-est la vallée de l’Isère conduit au cœur de la Tarentaise et à l’Italie par le col du Petit-Saint-Bernard.  Vers le nord-ouest, deux voies sont ouvertes en direction d’ Annecy et de  Genève : celle du col de Tamié à seulement 907 mètres a été historiquement préférée au détour par Ugine. Cette situation est encore valorisée par la discrète poterne qui donne accès au Beaufortain. Ce privilège géographique appelait un développement urbain. Cependant, Albertville a tardé à s’imposer comme la capitale de la Tarentaise car il était nécessaire de mettre la plaine à l’abri des inondations[2].

Le noyau de peuplement le plus ancien correspond à la butte de Conflans, éperon à l’extrême pointe occidentale du massif du Beaufortain. Elle domine la plaine alluviale de l’Arly et de l’Isère d’environ 80 mètres et échappe totalement aux risques d’inondation.  Le nom de Conflans (confluence) montre à l’évidence que ce bourg était seul, dès l’époque romaine, en mesure d’exploiter cette position de carrefour. Mais l’exigüité de la butte ne se prêtait pas au développement d’un organisme urbain d’importance. Il fallait au préalable maîtriser le cours de l’Arly. Cet affluent étale son large cône de déjection sur une largeur d’environ six km avec une pente modérée d’une dizaine de mètres sur deux km. Selon une loi assez classique, il a gardé suffisamment de force pour plaquer l’Isère contre la forêt de Ronne, majestueux revêtement septentrional de la chaîne du Grand-Arc. On imagine mal aujourd’hui les dangers de son voisinage. Pendant la crue du 1er novembre 1765 « la rivière [a été] si extraordinairement grossie qu’elle regorgea dans la plaine de l’Hôpital et la submergea toute et s’étendit même par celle de Saint-Sigismond qui était toute contigüe » relate un témoin[3],[4].

Conflans[modifier | modifier le code]

La vocation commerciale du bourg de Conflans depuis les temps médiévaux n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir[5]. Son déclin était à craindre avec le transfert des salines royales depuis Moûtiers en 1753. Leur fonctionnement dans la vieille capitale tarine avait épuisé les ressources forestières alentour : on manquait de «  bois de cuite ». Dans la plaine sous Conflans, on pourrait exploiter les réserves intactes de la forêt de Ronne. Un « canal de l’eau salée » de 27 km, fait de tuyaux ou bornaux de brique, permit ce transfert. Dès lors, les lourds charrois de sel destinés au marché savoyard et même à l’exportation vers la Suisse se sont écartés du vieux bourg perché pour emprunter la route de plaine. Beaucoup plus décisifs dans le déclin de Conflans devaient être les travaux entrepris à partir de 1824 pour maîtriser le cours de l’Arly et soustraire son cône de déjection aux inondations. Aujourd’hui le tourisme et l’artisanat d’art en complément sont devenus les activités dominantes. Les richesses patrimoniales ont été peu à peu remises en valeur grâce aux efforts conjugués des autorités, de personnalités dynamiques comme Marius Hudry et de l’Association des Amis du Vieux Conflans[6].

De l’Hôpital à Albertville[modifier | modifier le code]

Saint-Sigismond a fusionné avec Albertville : les deux églises sont proches
Saint-Sigismond a fusionné avec Albertville : les deux églises sont proches.

Le plan fait apparaître deux  autres noyaux anciens de peuplement en rive droite de l’Arly. La paroisse de Saint-Sigismond, en bordure de côteau, tire son nom d’un des derniers rois burgondes exécuté par le roi franc Clodomir en 523. L’Hôpital, qui en a été détaché au début du XIVe siècle, est le nom d’un gîte d’étape, d’un « hôtel », établi en bordure de l’Arly par les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem vers la fin du XIIe siècle. Le trafic s’est animé au fil des siècles grâce au franchissement de la rivière par le pont des Adoubes (des  tanneurs) au pied de la montée vers Conflans mais la chétive bourgade ne comptait encore que 256 habitants en 1756. A la fin du XVIIIe siècle, la « voiture du sel » avait déjà donné naissance à une floraison d’activités : cabaretiers, hôteliers, charrons, palefreniers. Il a fallu toutefois attendre le milieu du XIXe siècle pour qu’on puisse parler d’un véritable « décollage ». C’est alors qu’ont été entrepris, à l’initiative de la monarchie sarde, les travaux d’endiguement de l’Arly et de l’Isère[7]. A leur confluence la Pierre du Roy rappelle la cérémonie inaugurale du 17 août 1824 en présence du roi Charles-Félix. La période la plus active a duré de 1829 à 1840. Dans le secteur du pont des Adoubes, l’Esplanade, plus tard convertie en champ de foire et aujourd’hui en marché, a été à l’abri des inondations en 1844. A cette date, le nom de l’Hôpital n’avait plus cours : « Froissés des méchantes allusions auxquelles prêtait cette désignation qui lui était commune avec les maisons de charité destinées à recevoir les malades ils [les habitants] cherchèrent à en adopter un autre[nom] ». Le roi Charles-Albert se prêta volontiers à cette demande et par lettre patente du 19 décembre 1835, l’Hôpital est devenu Albertville le 1er janvier 1836. Fusionnée avec Conflans, la commune comptait 3 408 habitants en 1838[8].

Avant la Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pont des Adoubes sur l'Arly
Pont des Adoubes sur l'Arly.
La place Charles-Albert au déboiché du pont des Adoubes
La place Charles-Albert au débouché du pont des Adoubes.

Dans le siècle qui a suivi la fondation de la commune, la croissance d’Albertville est restée modérée, la population passant de 3 408 habitants en 1838 à 7 126 en 1936 soit un rythme annuel de 2 % par an. La révolution des transports et celle de la houille blanche ont eu des effets très progressifs et non spectaculaires.

Le réseau routier a été fortement modernisé. Le long de l’Isère, jusqu’à Montmélian, la digue a servi d’assise pour une nouvelle route rectiligne en lieu et place de l’ancienne voie qui escaladait tous les cônes de déjection afin de desservir chaque village au pied des Bauges (1852). Ce tracé correspond aujourd’hui dans la traversée de la ville à la rue de la République. Perpendiculairement a été percée la rue du Pont ou rue Neuve (l’actuelle rue Gambetta). Dans son prolongement, dès 1840 le pont sur l’Arly avait été reconstruit à une centaine de mètres à l’aval de l’ancien et ses abords en rive gauche avaient été aménagés pour former la place Charles-Albert. L’accès à la Tarentaise par la plaine sous Conflans s’en trouvait simplifié. Ce tracé dont la France héritera en 1860 deviendra notre RN 90 et restera inchangé jusqu’à la création en 1960 de la déviation en rive gauche de l’Isère. La desserte ferroviaire s’est fait attendre jusqu’en 1876 par branchement sur la voie internationale Paris-Rome à hauteur de Saint-Pierre-d’Albigny. La gare d’Albertville devait rester le terminus du réseau PLM jusqu’en 1893, date à laquelle la voie ferrée a été prolongée jusqu’à Moûtiers[9]. La liaison avec Annecy via Ugine se fera attendre jusqu’en 1901[10].

La révolution de la houille blanche n’a pas concerné directement Albertville faute d’équipements hydroélectriques sur son territoire. Les retombées n’ont toutefois pas été négligeables du fait du voisinage des usines de Venthon et surtout des Aciéries d’Ugine. D’une part, quand la Grande Guerre, devenue guerre d’usure, a mobilisé la population pour l’armement, Albertville a été transformée en une véritable cité-dortoir avec un incessant va-et-vient de trains sur la ligne du PLM en direction des Aciéries d’Ugine ; la paix revenue l’habitude avait été prise d’une résidence urbaine[11]. On a assisté, d’autre part, à une floraison de petites et moyennes entreprises dont la plupart était au service de ces usines : travaux de génie civil (Fangeas), construction métallique, fonderie (Dufour), transports routiers (Viguet-Carrin) ou inspirées par un nouvel esprit d’entreprise (les Vérins hydrauliques)[12].

Rue de la République au centre d'Albertville
Rue de la République au centre d'Albertville

A partir du noyau ancien le développement urbain s’est réalisé par le prolongement vers le sud-ouest de la rue de la République- rue Victor-Hugo : c’est sur cet axe ainsi que sur la rue Gambetta que se sont regroupés la majeure partie des marchands et des artisans et qu’a pris place la sous-préfecture. Au-delà de la gare, des maisons s’égrenaient le long de la nationale 90 jusqu’au passage à niveau de la voie ferrée. En revanche, le long de l’Arly l’avenue Pierre Blanc, actuellement « des Chasseurs alpins », une fois passé le monumental hôtel de ville construit en 1862, quasiment toute la place a été réservée à l’armée. Car Albertville est devenue ville de garnison et place forte (forts du Mont, des pointières, de Tamié). On a compté jusqu’à 1315 militaires en 1906, un Albertvillois sur cinq !  Se succédaient du nord au sud le pénitencier (1900-1910), la caserne Songeon dont les premiers bâtiments dataient de 1874-78, l’arsenal édifié entre 1883 et 1890 et, au-delà de la voie ferrée de Tarentaise le stand de tir. Le plan de 1975 porte encore quelques traces (pénitencier, caserne, arsenal) de ces emprises militaires qui devaient constituer par la suite autant de réserves foncières. [13] Dans l’intervalle entre ces deux axes l’urbanisation a progressé jusqu’au cours Jean-Jaurès mais avec un tissu de plus en plus lâche sur  les transversales les plus méridionales, la rue des Ecoles, actuelle rue  Félix Chautemps,   était la dernière à mériter vraiment ce nom

La grande croissance des Trente glorieuses[modifier | modifier le code]

La population d’Albertville est passée de 7137 habitants en 1946 à 16 961 en 1975, soit une augmentation de l’ordre de deux fois et demie, soit un taux annuel de 8,2 %, avec toutefois un fléchissement de deux points par rapport à 1968 si on avait arrêté le calcul à cette année-là.  Dans la recherche des raisons de cette croissance exceptionnelle, on retrouve des traits communs à l’ensemble de la société française dont l’exode rural : la révolution agricole a libéré une énorme main-d’œuvre ; comme, de surcroît, l’urbanisation a dévoré les espaces cultivés on ne s’étonnera pas de constater que le secteur primaire a chuté jusqu’à quasiment disparaître (1,8 % des actifs en 1975). Albertville a puisé sa vitalité dans les réserves des campagnes savoyardes ! Par ailleurs, ces nouveaux urbains se sont ajoutés aux anciens pour exiger davantage de services en matière de commerce, d’éducation et de santé en particulier. On a ainsi l’explication du fort degré maintenu du secteur tertiaire qui a encore progressé de 45 à 50 % des actifs de 1962 à 1968. Il y a, cependant, une spécificité albertvilloise dont la plus étonnante est dans le maintien à un très haut niveau du secteur secondaire (47 % des emplois en 1954, 50 % en 1968) dans une ville qui n’a jamais eu une grande vocation industrielle.  Cette particularité est à mettre en rapport avec l’excellente santé des industries de la houille blanche jusqu’à la fin des Trente Glorieuses :  Venthon et  surtout les Aciéries d’Ugine dont l’effectif a alors atteint et même dépassé les 4 000. Notre cité est devenue, plus encore que par le passé un dortoir : on peut estimer à 2 000 ces migrants-alternants qui prenaient quotidiennement le chemin de l’usine ! Et quand on interroge plus en détail les statistiques sur le secteur tertiaire, on découvre la part exceptionnelle des transports routiers avec deux grosses affaires : Viguet-Carrin et, sous forme coopérative, la Tarentaise, dont la place est devenue envahissante dans la plaine sous Conflans. Or, celle-ci tout particulièrement était à 90 % la servante de l’électrochimie et de l’électrométallurgie[14].

Cette prospérité économique a eu sa traduction au plan de l’urbanisme par la conquête intégrale du cône de l’Arly en quatre étapes si l’on se fie au rythme des réalisations de l’Office municipal d’HLM auquel s’est pliée plus ou moins fidèlement la promotion privée. Les 1020 logements livrés de 1952 à 1974 sont, en effet, en position de plus en plus périphérique. Ceux des années 50 ont bouché les trous du tissu urbain jusqu’au cours Jean-Jaurès, près du Pénitencier, à la cité Aubry mais aussi aux Adoubes. De 1960 à 1968, l’effort s’est concentré sur trois secteurs plus excentriques : entre les avenues Jean-Jaurès et Jean Moulin, au voisinage du carrefour de la RN 90.

[Quoi ?]déviée et de l’avenue des Chasseurs Alpins, dans la plaine sous Conflans. Un nouveau bond de 1968 à 1973 par-dessus les établissements Viard-et-Vial, Felter, Sotrabas, Viguet-Carrin a conduit au quartier Sainte-Thérèse doté de deux foyers pour travailleurs migrants et pour personnes âgées et signalé de loin par les trois tours Novarina : la boucle de la voie ferrée vers la Tarentaise a été ainsi peu ou prou remplie. Cet obstacle a été sauté en 1976, avec la livraison par l’Office HLM rue des Trois Poiriers des premiers d’un groupe de 250 logements. Les équipements publics se sont efforcés d’accompagner cet étalement comme en témoigne la hiérarchie des établissements scolaires. Le centre-ville s’est octroyé le lycée-CES Jean-Moulin ; chaque rive de l’Arly a eu son CES : « Combe de Savoie » en rive droite, « Pierre-Grange » en rive gauche  tandis que les groupes primaires périphériques, à Sainte-Thérèse, au Champ de Mars, sous Conflans ont évité aux plus petits des parcours trop éprouvants. Par ailleurs, on a assisté au regroupement des activités économiques dans des zones spécialisées, celle du Chiriac à l’ouest, celle sous Conflans entre la voie ferrée et l’Isère à l’est[15].

Une telle saturation de l’espace appelait une adaptation adéquate du réseau routier : la déviation de la RN 90 le long de l’Isère et le traitement en avenue (des Chasseurs Alpins) de la voie longeant l’Arly ont au moins épargné au centre-ville bien des embouteillages ! En revanche, rien n’a été fait pour régler le problème de la circulation à l’intérieur de la ville en supprimant les passages à niveau. Car lorsque la voie ferrée a été prolongée jusqu’à Moûtiers, le PLM a choisi la solution du rebroussement en gare d’Albertville : les motrices doivent manœuvrer pour reprendre leur place en tête des convois en direction de la Tarentaise. Le problème aurait été partiellement résolu si avait été concrétisée la solution d’un tunnel de deux kilomètres sous Conflans[16].

Albertville, capitale olympique (1992)[modifier | modifier le code]

La population d’Albertville est passée de 16 961 en 1975 à 18 950 en 2014, soit un taux de croissance annuel de 0,2 à 0,3 %. On peut donc parler de stagnation démographique et mettre celle-ci en rapport avec la saturation de l’espace communal. La croissance semble s’être reportée sur les six communes limitrophes qui sont passées pendant la même période de 5 656 à 10 294 habitants soit une croissance de 182 %, et un taux annuel de 4 à 5 %. Il ne faut donc pas s’attendre à de grands bouleversements urbanistiques. Cependant, il s’est produit dans cette période un événement majeur : le choix d’Albertville comme capitale olympique pour les jeux olympiques d'hiver de 1992 qui ont donné à la ville une notoriété mondiale. Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Le COJO réuni à Lausanne le 17 février 1986 a reconnu la situation privilégiée du carrefour albertvillois par rapport aux stations de Tarentaise et du Beaufortain en vue du déroulement des 57 épreuves. Il a aussi récompensé la ténacité de Michel Barnier, président du Conseil général de la Savoie mais aussi Albertvillois, du triple champion olympique Jean-Claude Killy qui a co-présidé le Comité porteur du projet et du maire Henri Dujol[17].

Sur le plan de l’urbanisme, il faut souligner la définitive insertion d’Albertville et de la Tarentaise dans les réseaux de communication nationaux les plus modernes. Grâce aux 15 km de l’A 430 dans le prolongement de l’A 43, la ville est branchée sur l’ensemble du réseau autoroutier national. A partir du carrefour de la Pierre du Roy la voie rapide empruntant le tracé de l’ex nationale 90 déviée assure la liaison avec Moûtiers au cœur de la Tarentaise. En direction d’Ugine et de la Haute-Savoie dans le prolongement de la nouvelle voie de rive droite de l’Arly la nationale 212 a été mise au gabarit. La gare SNCF a été modernisée et la voie ferrée a été électrifiée jusqu’à son terminus à Bourg-Saint-Maurice. L’installation du COJO et le déroulement dans la ville de 18 des 57 épreuves ont nécessité la création d’un ensemble d’équipements sportifs autour du Campus olympique  (Halle avec patinoire, stade olympique). Le mât des cérémonies entretient le souvenir de l’ouverture (2 février) et de la clôture (23 février) des Jeux. Albertville s’est également dotée d’un grand centre culturel au cœur de la ville, de cinq nouveaux hôtels. L’hôpital a quitté la rue Pasteur pour des bâtiments spacieux et modernes au Plan Perrier (N H sur le plan)[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albertville tient son nom du roi de Sardaigne Charles-Albert, fondateur de cette ville en 1835[19],[20]. La nouvelle commune est formée à partir de la cité médiévale de Conflans et du bourg de L'Hôpital[19],[20].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arbevela (graphie de Conflans) ou Arbèrtvile (ORB)[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue partielle de la Table de Peutinger. Au centre la voie passant en Tarentaise par les cités : Axima (Aime) X. Darantasia (Moûtiers) XIII. Obilonna III. Ad Publicanos (Conflans, Albertville) XVI Mantala (Saint-Jean-de-la-Porte).

À l’époque romaine, le bourg sur le roc constituait un point important de la voie Milan-Vienne. Situé à la confluence de l’Arly et de l’Isère, les Romains baptisèrent la cité : « ad confluentes », d’où son nom. La plaine était quant à elle occupée par les douaniers et constituait le poste frontière de « ad publicanos » (du latin publicanus : le fermier d’impôt, ici, le douanier)[22].

À la fin du XIIe siècle, les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem fondèrent une maison hospitalière pour accueillir les voyageurs et les pèlerins. Tout autour, un village se développe : l’Hôpital. En 1216, il est fait pour la première fois mention de l’Hôpital-sous-Conflans, puis, en 1287, la ville prend le nom de Villefranche de l’Hôpital[23].

Au cours des siècles, la ville, suivant les faits historiques de la Savoie, a appartenu aux comtes et ducs de Savoie, qui deviennent rois de Sardaigne, et a été quelquefois occupée par les armées françaises, jusqu’à la réunion à la France en 1860. En 1801, après la conquête de la Savoie par Bonaparte, elle prit temporairement le nom de Conflent.

Ce ne fut qu’en 1835, avec l'ordonnance du 19 décembre, que le roi de Sardaigne Charles-Albert réunit les deux bourgs de Conflans et de l’Hôpital pour former Albertville[19]. « Dans l'intérêt réciproque des deux villes de Conflans et de l'Hôpital, il a été reconnu que leur réunion en un seul corps de communauté sera pour leurs habitants respectifs une somme d'avantages d'autant plus précieux qu'ils leur seront offerts par la nature même des lieux »[24]. En 1965 la commune limitrophe de Saint Sigismond fusionne avec Albertville et devient ainsi un quartier.

Au XXe siècle, l'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français.

Jeux olympiques de 1992[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux olympiques d'hiver de 1992.

Organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1992, du 8 au 23 février 1992. Ouverture prononcée par le président François Mitterrand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville d'Albertville vu du pont des Adoubes sur l'Arly
Hôtel de ville d'Albertville.

La ville d'Albertville est une sous-préfecture de la Savoie. Elle fait partie de la deuxième circonscription de la Savoie. L'arrondissement d'Albertville est divisé en quatre cantons et une fraction de canton :

Elle est également la ville centre de la communauté d'agglomération Arlysère.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville d'Albertville est un bastion traditionnel de la droite. Elle est ainsi dirigée de 1958 à 2008 par Jean-Baptiste Mathias (UNR), Henri Dujol (RPR) et Albert Gibello (UMP). La liste d'union de la gauche conduite par Philippe Masure créé la surprise en l'emportant aux élections de 2008. Au élections cantonales de 2011, les cantons d'Albertville-Nord et d'Albertville-Sud élisent tous les deux un conseiller général socialiste et en 2012, François Hollande obtient 50,68 % des voix au second tour de l'élection présidentielle. La ville est reprise par la droite en 2014.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation atteint 59,67 %. Au cours de cette élection à tour unique, la liste d'union de la gauche « Un nouvel élan pour Albertville » conduite par Philippe Masure recueille 50,96 % des suffrages tandis que la liste UMP « Albertville avec passion » menée par Albert Gibello n'en remporte que 49,04%. À la surprise générale, Albertville, traditionnellement ancrée à droite, bascule à gauche de justesse (120 voix d'écart). Le résultat surprend d'autant plus que Philippe Masure était pratiquement inconnu des Albertvillois avant la campagne.

Résultats
Candidats Étiquette Premier tour
Voix %
  Philippe Masure PS - PCF 3190 50,96
  Albert Gibello UMP 3070 49,04
Inscrits 10939 100,00
Abstentions 4412 40,33
Votants 6527 59,67
Blancs et nuls 267 4,09
Exprimés 6260 95,91

Le conseil municipal se compose de 33 sièges ; 25 pour la liste « Un nouvel élan pour Albertville » et 8 pour la liste « Albertville avec passion ». Il est composé du maire, de neuf adjoints, de quinze conseillers délégués et de huit conseillers municipaux d'opposition.

Groupe Président Effectif Statut
PS - PCF Philippe Masure 25 majorité
UMP Vincent Rolland 8 opposition

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2014, le taux de participation lors du premier tour atteint 52,72 % (-6,95% par rapport à 2008). La liste UMP « Debout Albertville ! » menée par Martine Berthet recueille 43,60 % des suffrages tandis que la liste PS-EELV « Osons Albertville ! » conduite par Noëlle Aznar-Molliex remporte 27,37%. Le sans étiquette Michel Batailler et le candidat Front de gauche Stéphane Jay rassemblent respectivement 20,95% et 8,09% des voix.

Le second tour est une triangulaire au cours de laquelle le taux de participation s'élève à 55,25%. Martine Berthet l'emporte avec 49,95% des voix contre 33,91% pour Noëlle Aznar-Molliex et 16,14% pour Michel Batailler.

Résultats
Candidats Étiquette Premier tour Second tour
Voix % Voix %
  Stéphane Jay FG 470 8,09
  Noëlle Aznar-Molliex PS-EELV 1590 27,37 2078 33,91
  Michel Batailler SE 1217 20,95 989 16,14
  Martine Berthet UMP 2533 43,60 3061 49,95
Inscrits 11385 100,00 11386 100,00
Abstentions 5383 47,28 5095 44,75
Votants 6002 52,72 6291 55,25
Blancs et nuls 192 3,20 163 2,59
Exprimés 5810 96,80 6128 97,41

Le conseil municipal se compose de 33 sièges ; 25 pour la liste « Debout Albertville ! », 6 pour la liste « Osons Albertville » et 2 pour « Votez pour vous ! ». Il est composé du maire, de neuf adjoints, de quinze conseillers délégués et de huit conseillers municipaux d'opposition.

Groupe Président Effectif Statut
UMP Martine Berthet 25 majorité
PS-EELV Noëlle Aznar-Molliex 6 opposition
SE Michel Batailler 2 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Albertville.

Liste de l’ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d’Albertville :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1958 1971 Jean-Baptiste Mathias UNR Médecin, sénateur de la Savoie
1971 1995 Henri Dujol UDR puis RPR Chirurgien
1995 2008 Albert Gibello RPR puis UMP Vice-président du conseil général
2008 2014 Philippe Masure PS Géologue.
2014 2017
(démission)
Martine Berthet UMP-LR Sénatrice de la Savoie[25]
Pharmacienne.
2017 en cours Frédéric Burnier-Framboret DVD Géomètre-expert

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

  • Une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Savoie.
  • Un palais de justice (construit entre 1866 et 1870). Il comprend un tribunal correctionnel, des juridictions civiles (TGI et TI) un conseil des prud'hommes et une Maison de justice et du droit. Sur son tympan, la Justice trône au-dessus de la Loi. Elle tient la balance, entre la main de justice, symbole du pouvoir judiciaire à gauche et le glaive qui tranche, à droite. Le décor floral, le chêne et l’olivier renforcent ce symbolisme.
  • Autrefois, une prison, construite au XIXe siècle, transformée en pénitencier militaire [26], ce dont témoigne la place du pénitencier. Elle se situe depuis 1992 au centre pénitentiaire d'Aiton (canton d'Aiguebelle), qui comprend une maison d'arrêt et un centre de détention pour hommes majeurs.

Il y avait aussi un bagne en dessous du fort supérieur d'Aiton à 16 km au sud-ouest d'Albertville. Le fort d'Aiton connut en effet une affectation spéciale, lorsque, en 1962, il reçut les « pensionnaires » du centre disciplinaire de l'armée française ou, plus précisément, la « compagnie spéciale des troupes métropolitaines », venue du sud de Colomb-Béchar (Algérie) et dissoute en 1972. Un petit détachement de ce bagne de la valeur d'un peloton était employé à des travaux de génie dans le camp de Chambaran (Isère). Ils étaient revêtus de la tenue de 1940 (treillis blanc, calot à grandes pointes) et étaient chaussés de sabots.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En mars 2008, l’équipe de Philippe Masure annonce la création d’un poste de premier adjoint au développement durable et étudie un projet de construction d’un « éco-quartier » place du pénitencier et d’une coulée verte.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels. La ville d’Albertville est jumelée avec :

Blank map of world no country borders.PNG

Elle entretient des pactes d’amitié avec :

Elle entretient également des relations privilégiées avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[27],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 18 969 habitants[Note 2], en augmentation de 0,49 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1838 1848 1858 1861 1866 1872
1 2511 3031 4503 4063 8013 8964 0183 8974 398
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
4 7505 0865 4605 8546 3716 1646 3646 2765 654
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
6 1036 5487 1267 1378 42612 15915 73916 96116 970
1990 1999 2006 2011 2015 - - - -
17 41117 34018 00918 83218 969----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la pyramide des âges de la ville d’Albertville, comparaison entre l’année 1999 et 1982[30] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d’individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
531 
75 à plus
1 037 
1 042 
60 à 74
1 356 
2 170 
40 à 59
2 280 
2 362 
20 à 39
2 253 
2 200 
0 à 19
2 104 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d’individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
267 
75 à plus
593 
911 
60 à 74
1 081 
1 843 
40 à 59
1 985 
2 684 
20 à 39
2 600 
2 592 
0 à 19
2 399 

Le nombre total de ménages albertvillois est de 7 380. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d’individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d’autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages
Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Albertville 36,5 % 30,5 % 14,1 % 11,9 % 4,3 % 2,7 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[31]

La démographie sur le bassin albertvillois, bien que stable depuis déjà plus de 30 ans, se porte plutôt bien. De nouveaux immeubles ont « fleuris » en quelques mois et l’on attend, sur Albertville, environ 2000 nouveaux habitants d’ici 2010.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Albertville fait partie de l'académie de Grenoble.

Maternelle[modifier | modifier le code]

La construction d’une école maternelle vient de s’achever, en janvier 2007. La municipalité a engagé la somme de 2 700 000  pour les travaux. Une particularité : elle est équipée de 84 m² de panneaux solaires. Les écoles publiques :

  • École du centre-ville (équipée des 84 m² de panneaux solaires)
  • École de Saint-Sigismond
  • École du Val-des-Roses
  • École de la plaine d'Albertville
  • École de la plaine de Conflans
  • École du Champ-de-Mars

Les écoles privées :

  • École Saint-François

Primaire[modifier | modifier le code]

Les écoles publiques :

  • École Albert-Bar
  • École du Val-des-Roses
  • École de la plaine d’Albertville
  • École Raymond-Noël
  • École du Champ-de-Mars

Les écoles privées :

  • École Saint-François

Collèges[modifier | modifier le code]

Les collèges publics :

  • Collège Jean-Moulin
  • Collège Pierre-Grange
  • Collège de la Combe-de-Savoie

Collège privé :

  • Collège Jeanne-d’Arc

Lycées[modifier | modifier le code]

Les lycées publics :

  • Lycée Jean-Moulin, rénové en octobre 2008 (800 élèves).

Les lycées privés :

  • Lycée Jeanne-d’Arc (800 élèves).

Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

  • Établissement régional d’enseignement adapté (E.R.E.A) Le Mirantin
  • Lycée professionnel Le Grand Arc.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Grand Bivouac est le festival du voyage et des découvertes partagées qui a lieu à Albertville chaque année à la fin octobre, avec des écrivains, reporters, photographes, ethnologues, réunis avec le public autour de dizaines d'évènements (films, conférences, apéros-rencontre, expositions, animations...). Les invités et les sujets proviennent du monde entier. Le Grand Bivouac comporte aussi un salon réservé aux professionnels du voyage-aventure.
  • Albertville Jazz Festival[32] : le festival de Jazz d'Albertville dont la première édition a eu lieu en 2015. Prochaine édition : du 28 au 31 juillet 2016.

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier intercommunal Albertville-Moûtiers (CHAM), comme de nombreuses infrastructures, a été construit à l’occasion des XVIe Jeux d’Hiver, en 1992.

Sports[modifier | modifier le code]

  • La Halle olympique, héritée des Jeux Olympiques, constitue un ensemble dédié aux manifestations sportives et culturelles. On y trouve comme élément principal une patinoire, mais également des terrains de tennis et des murs d’escalade. À ce titre, la Halle Olympique est le terrain de rencontres sportives mais aussi une salle de spectacle. De nombreux artistes, chanteurs et humoristes s’y arrêtent chaque année.
  • Le parc olympique Henri-Dujol (anciennement parc du Sauvay, rebaptisé du nom de l’ancien maire de la ville de 1974 à 1995) comprend un ensemble de terrains pour de nombreuses pratiques sportives.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux et notamment Le Dauphiné libéré. Plus localement, on trouve une presse assez riche, avec La Savoie, l’Essor savoyard, Le Messager, la Voix des Allobroges, Le Faucigny et bien d’autres. En plus des stations de radiophonie nationales, la ville est couverte par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio ALTITUDE… La télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l’émission La place du village expose la vie locale du bassin aixois. C’est également le cas dans les informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l’édition locale et régionale.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste.

La ville compte de nombreux lieux de culte. Plusieurs confessions y sont représentées.

Christianity Symbol.png Liste non exhaustive des lieux de culte catholique :

IslamSymbol.PNG Liste non exhaustive des lieux de culte musulman :

  • Mosquée du Champ-de-Mars.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2004, les revenus moyens par ménages albertvillois est d’environ 14 118 €/an contre 15 027 €/an au niveau de la moyenne nationale[33].

Emploi[modifier | modifier le code]

La population active totale d’Albertville s’élève à 7 676 personnes[34]. Le taux d’activité entre 20 et 59 ans est de 82 %, ce qui place la commune dans la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On dénombre 1 102 chômeurs, ce qui en 1999 donna un taux de chômage de 14,4 %. En tout et pour tout, la population comprend 44,3 % d’actifs, 18,7 % de retraités, 22,8 % de jeunes scolarisées et 14,2 % de personnes sans activités[34]. On dénombre environ 6 000 salariés dans l’industrie.

Répartition des emplois par domaine d’activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d’entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Albertville 0,4 % 7,4 % 7,7 % 21,2 % 30,7 % 32,6 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[34]

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Entreprises de l’agglomération[modifier | modifier le code]

Le nombre d’entreprises et d’établissements total en 2004 était de 1 185. Albertville a atteint un nombre de 134 créations d’entreprises pour l’année 2004. Elle se situe ainsi au 339e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d’établissements[35]. Les établissements de l’industrie agricole et alimentaire représentent 2 % du nombre total d’entreprises avec un nombre de vingt-quatre, les industries des biens de consommation représentent 2 % avec vingt-quatre établissements, les industries des biens d’équipement une part de 1,2 % avec quatorze entreprises, l’industrie des biens intermédiaires comporte dix huit entreprises soit 1,5 %, l’énergie s’élève à 1,4 % avec ses seize entreprises, la construction avec ses 113 entreprises représente 9,5 %, le commerce représente pas moins de 31 % du nombre total d’entreprises avec trois cent soixante sept établissements, le transport comprend quarante et un établissements soit 3,5 %, les activités immobilières totalisent quinze entreprises soit 1,3 %, les services aux entreprises représentent 16,1 % avec cent quatre-vingt-onze établissements, les services aux particuliers comprennent cent quatre-vingt-quatre entreprises soit 15,5 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d’établissement à savoir l’éducation, la santé et l’action sociale on dénombre cent soixante dix-huit entreprises soit 15 % du nombre d’établissements total.

Parmi les entreprises qui ont choisi Albertville-Ugine-Tarentaise :

La commune dispose de 17 zones industrielles sur 170 hectares dont 41 hectares de terrains disponibles.

Commerce[modifier | modifier le code]

Rue Gambetta d'Albertville
Rue Gambetta, une des rues commerçantes du centre-ville.
  • Zone industrielle et commerciale du Chiriac : KIABI, Géant Casino, Décathlon (groupe), Mac Donalds, Quick, Intersport, la boite à outils, Botanic, Conforama, La Halle, GEMO, Redzone, Laurent Tissus, La Halle aux Chaussures, PMS
  • Zone de Tournon : Habitat Déco Jardin "Côté Montagne", Intermarché.
  • Centre ville : très dense et diversifié par des commerces spécialisés.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le développement touristique de la ville d'Albertville repose sur sa situation au carrefour de quatre vallées et plusieurs massifs, en amont de la Combe de Savoie, à l'aval de la vallée de la Tarentaise, mais aussi des massifs du Beaufortain et du Val d'Arly où se trouvent de nombreuses stations de sports d'hiver dont elle fut la capitale olympique en 1992, mais aussi de sa cité médiévale de Conflans. Le développement de l'activité touristique de la ville, remonte à 1946, avec la création d'un syndicat d'initiative[36]. La structure promotionnelle devient la Maison du Tourisme du Pays d'Albertville. La valorisation du patrimoine urbain en lien avec la société des Amis du Vieux Conflans permet d'obtenir le label officiel « Ville d'art », en 2003[37].

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 2 160 lits touristiques répartis dans 179 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 14 meublés ; 7 hôtels ; une structure d'hôtellerie de plein air ; un centre ou village de vacances/auberge de jeunesse ; un refuge ou gîte d'étape et trois chambres d'hôtes[38].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville obtient le label officiel « Ville d'art », en 2003[37].

Patrimoine classé[modifier | modifier le code]

La commune compte dix monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[39] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[40]. Par ailleurs, elle compte vingt-deux objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[41] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[42].

Période romaine[modifier | modifier le code]

Sous l’occupation romaine, Albertville constituait probablement un poste frontière. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour une villa dans le village voisin de Gilly-sur-Isère. La voie romaine de Milan à Vienne, par le col du Petit-Saint-Bernard, passait par la ville.

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Conflans.
  • Maison à tourelles à Albertville.
Cité médiévale de Conflans[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Conflans (Savoie).

Patrimoine naturel et fleurissement[modifier | modifier le code]

La commune est une « Villes-Portes » du parc naturel régional du Massif des Bauges[48], qui a obtenu en septembre 2011 le label international soutenu par l’UNESCO, Geopark, devenant ainsi la 1re réserve cynégétique (faune sauvage) et 3e Géopark de France (87e mondial)[49]. La communauté d'agglomération Arlysère est également liées à celui-ci par l'intermédiaire de ses communes membres.

En 2014, la commune de Albertville a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec trois fleurs [50] en gagnant un fleur par rapport aux ans passés[51].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Place de l’Europe.

De nombreux lieux sont consacrés à la culture :

  • musée d’ethnographie et d’histoire (Château Rouge) ;
  • musée savoisien ;
  • archives tarines (château Manuel) ;
  • Maison des Jeux olympiques, fondé en octobre 1992 ;
  • centre culturel du Dôme, édifice monumental érigé pour les Jeux Olympiques et abritant un cinéma, un théâtre et une médiathèque. Il s’articule autour d’une place très appréciée des Albertvillois : la place de l’Europe.

Le tissu associatif offre à la ville un visage culturel multiple grâce notamment aux structures suivantes :

  • Le centre social et culturel InterVal'. Il sera contraint à la fermeture en mai 2007. La justice ordonnera une liquidation judiciaire et le licenciement des 22 salariés restant. La fermeture est la conséquence du non-renouvellement à hauteur de l’exercice précédent d’une subvention municipale.[réf. nécessaire]
  • La compagnie de théâtre.
  • L'orchestre d’harmonie d’Albertville.
  • L'école intercommunale de musique et de danse (EIMD).
  • Le festival du voyage.
  • La Société des Amis du Vieux Conflans

Le monument aux morts des résistants de la Seconde Guerre mondiale d'Albertville et de Beaufort a été réalisé par le sculpteur Philippe Besnard.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Albertville :

Dans les années 1870-1880, des fortifications furent construites autour d'Albertville pour en faire une place forte en cas d'attaque italienne : le fort de Tamié, le fort de Villard, les batteries des Granges, la batterie de Lançon, les batteries de Conflans, le fort du Mont, le blockhaus du Laitelet, le blockhaus des Têtes, le fort de Lestal et le blockhaus de l'Alpettaz.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d’Albertville

Les armes d’Albertville se blasonnent ainsi : Parti : au 1) de gueules à la croix d'argent cantonnée à la pointe senestre d'une tour de même, au 2) coupé d'argent et d'azur à l'ancre de sable chargée d'une gerbe de blé d'or, brochant sur le tout.

Elles représentent la réunion de deux localités :

  • Conflans : Les armes de Savoie avec une tour représentant les fortifications.
  • L’Hôpital : Le bleu représente les rivières, l’ancre le flottage du bois et les activités portuaires et la gerbe l’extension des champs grâce à l’endiguement de l’Arly.
Armoiries Ville fr Albertville (73).svg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5, lire en ligne), p. 38-54, « Albertville ». ([PDF] lire en ligne)
  • Cedric Lapostolle, Albertville, Alan Sutton, 21 octobre 2005 (ISBN 2-84910-348-9)
  • Joseph Garin, Conflans en Savoie et la Region d'Albertville, Livre Histoire, collection MVVF, 26 février 2009 (ISBN 2-75860-253-9)
  • Chantal Note : La vie à albertville de nos jours.
  • Alain Mermier : Albertville autrefois, en 2 volumes [2]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[38].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 448
  2. Blanchard Raoul, Les Alpes occidentales, tome II, les cluses préalpines et le sillon alpin, , 670 p.
  3. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 424-429
  4. Mougin, Les torrents de la Savoie, Grenoble, Imprimerie générale, , 1251 p.
  5. Garin Joseph, « Une ville morte, Conflans en Savoie », Mémoires et documents de l'Académie de la Val d'Isère,‎ , p. 113
  6. Chabert Louis, Les plus beaux villages des pays de Savoie, Lausanne, La bibliothèque des Arts, , 207 p., p. 23-33
  7. Gex François, « Le diguement de l'Isère dans la Combe de Savoie », Revue de géographie alpine,‎ , p. 1-71
  8. Chabert Louis, Petite géographie de la Tarentaise, , 190 p., p. 146-151
  9. Messiez Pierre, Le rail en Tarentaise, , 152 p., p. 12-14
  10. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 434-437
  11. Gex François, « Albertville, étude de géographie urbaine », Revue de géographie alpine,‎ , p. 5-134
  12. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 263-270
  13. Berthier Bruno, Pierres fortes de Savoie, Fontaine de Siloé, , 350 p.
  14. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 256-263
  15. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 462-464
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