Cathédrale Saint-Pierre d'Annecy

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Cathédrale Saint-Pierre-aux-Liens
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Pierre d'Annecy
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse d'Annecy
Début de la construction XVIe siècle
Style dominant Architecture Renaissance
Protection Logo monument historique Classée MH (1906)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ville Annecy
Coordonnées 45° 53′ 57″ N 6° 07′ 32″ E / 45.89912, 6.1255645° 53′ 57″ Nord 6° 07′ 32″ Est / 45.89912, 6.12556

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Cathédrale Saint-Pierre-aux-Liens

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Cathédrale Saint-Pierre-aux-Liens
Un vitrail de la cathédrale
Un vitrail de la cathédrale représentant : François de Sales rencontrant Jeanne de Chantal

La cathédrale Saint-Pierre-aux-Liens est la cathédrale catholique d'Annecy, dans le département de Haute-Savoie et siège du diocèse d'Annecy. Elle a été classée monument historique par arrêté du 30 octobre 1906[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Construite par le maître d’œuvre Jacques Rossel dès avant 1526, l'église de ce qui devait être alors un couvent de Célestins semble être en usage en 1530, mais la façade n'est achevée qu'en 1535 et le lieu de culte consacré seulement en 1539. Déjà en 1534, cependant, les Célestins sont remplacés par les Cordeliers. Le couvent est devenu en 1538 lieu de refuge du Chapitre de Saint-Pierre de Genève. Saint François de Sales y officia comme évêque au XVIe siècle. Après la suppression du couvent en 1771, les bâtiments servent de siège épiscopal de 1782 à 1792. Sous la Révolution française, l'église est transformée en temple de la déesse Raison et le clocher en partie abattu en 1794 pour être reconstruit en 1828 seulement. L'église devient cathédrale en 1822. Très décorée après 1885, elle a été épurée et restaurée de 1933-1936[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

La cathédrale est en partie construite sur des canaux.

La façade exceptionnelle, de 1535, déjà strictement Renaissance, est sans doute, comme l'a montré Marcel Grandjean, inspirée d'un modèle romain, à savoir l'église Sainte-Marie-du-Peuple. Cette composition, qui cache un édifice basilical, est rythmée de pilastres toscans, sommée d'un fronton et ajourée notamment d'une rose encore dans la tradition gothique, imitant la rose supérieure de la tour sud de la cathédrale Saint-Pierre de Genève, due au même architecte[2].

Les cloches[modifier | modifier le code]

Le clocher, photographié en 1883 par Séraphin-Médéric Mieusement.

Dans le petit clocher se situant côté chœur de l'édifice se balancent deux cloches œuvres de la Fonderie Paccard de Sévrier : le bourdon (note : La#2), qui pèse 3 000 kilogrammes, accompagné d'une deuxième cloche, plus petite, elle sonne le Sol#3.

L'orgue[modifier | modifier le code]

Le grand orgue a été construit de 1840 à 1842 et restauré en 1994[3], il est classé monument historique depuis 1972[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00118342 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Marcel Grandjean, L’architecture religieuse en Suisse romande et dans l’ancien diocèse de Genève à la fin de l’époque gothique : Développement, sources et contexte, vol. 157, Lausanne, coll. « Cahiers d’archéologie romande »,‎ , 805 p. (ISBN 978-2-88028-157-1), p. 100-106
  3. Site des Amis de l'orgue de la cathédrale
  4. « Notice no PM74000662 », base Palissy, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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