Charvonnex

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Charvonnex
Charvonnex
Mairie.
Blason de Charvonnex
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Annecy
Maire
Mandat
Jean-François Gimbert
2020-2026
Code postal 74370
Code commune 74062
Démographie
Population
municipale
1 392 hab. (2018 en augmentation de 15,04 % par rapport à 2013)
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 40″ nord, 6° 09′ 28″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 741 m
Superficie 4,71 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Fillière
(banlieue)
Aire d'attraction Annecy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Annecy-3
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-charvonnex.com

Charvonnex (se prononce Charvonné[Note 1] ) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Charvonnex est située dans le canton d'Annecy-le-Vieux et fait partie de l'arrondissement d'Annecy, préfecture de la Haute-Savoie. D'une superficie de 471 hectares, le village qui compte 15 km de voiries a un relief assez mouvementé : l'altitude varie de 500 m au plus bas, les berges de la Fillière, en passant par le chef-lieu à 580 m pour atteindre 730 m au point culminant. Le territoire est coupé dans le sens nord-sud par :

  • la voie ferrée Annecy-Chamonix ;
  • la route nationale 203 reliant Annecy à Chamonix, puis l'Italie par le tunnel du Mont-Blanc.

À l'est coule la Fillière, et à l'ouest une forêt fait limite avec Saint-Martin-Bellevue.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Charvonnex est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Fillière, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[7] et 19 407 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (27,4 %), forêts (25 %), terres arables (24,3 %), zones urbanisées (23,3 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Charvonnex
Villy-le-Pelloux Groisy
Charvonnex Les Ollières
Saint-Martin-Bellevue

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve à l'origine, au début du XIe siècle (1031-1032), mention de la « villa Calvonacum », dans un acte de dotation de la reine Ermengarde en faveur de l´abbaye de Talloires. Or « Calvinus » était un surnom romain courant signifiant « chauve » et donnant des lieux appelés « Calvoniacum » ou « Calvonacum », ce qui a pu ensuite évoluer en « Calvina », « Charvine », « Charvanex » (XVIe siècle) puis « Charvonnex » (1860).

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sharvoné, selon la graphie de Conflans[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse appartient à Notre-Dame-de-Liesse de 1526 à 1792.

En 2015, un projet de fusion des communes de la communauté de communes du pays de la Fillière est soumis à un référendum[14],[15]. L'objectif est de créer une commune suffisant forte avant la fusion de la CCPF en 2017 avec la communauté de l'agglomération d'Annecy au sein du Grand Annecy. Un référendum a été tenu le 11 octobre 2015 sur l'ensemble des communes de la CCPF pour décider de la création d'une commune nouvelle sur les bases de la communauté de communes, pour ensuite intégrer la communauté de l'agglomération annécienne[16]. À la suite de ce référendum, la proposition de fusion est stoppée[16]. L'opposition au projet est majoritaire dans la commune et celle de Groisy[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1870 Jean-Marie Romand    
1870 1876 Paul Dépollier    
1876 1884 Laurent Delaiunay    
1884 1908 Paul Dépollier    
1908 1914 François Dupont    
1914 1919 Venance Morand    
1919 1945 Celestin Romand    
1945 1953 Léon Chappaz    
1953 1965 François Morand    
1965 1983 Gaston Guerraz    
1983 1989 André Gimbert    
1989 1995 Michel Larive    
1995 1998 Robert Morand    
1998 En cours Jean-François Gimbert ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2018, la commune comptait 1 392 habitants[Note 4], en augmentation de 15,04 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
169180282364437481471471493
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
498539556521520507456407398
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
320332335343318342363397518
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
6227047578611 0591 2281 392--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église St Jean Baptiste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Charvonnex.svg

Les armes de Charvonnex se blasonnent ainsi : « D'or à la barre ondée d'azur, à une roue de moulin à huit rayons de sable brochant sur le tout. »

  • Ornements extérieurs : crosse abbatiale d'or et croix du chapitre.
  • Devise : FESTINA LENTE.

Explications extraites de Louis Touvier, Premiers Jalons pour une Histoire de Charvonnex :

L'or et l'azur sont les couleurs de la province du Genevois : le pays était toujours appelé Charvonnex-en-Genevois jusqu'en 1860.

La barre (traverse oblique du haut à droite au bas à gauche) est ondée (=sinueuse) pour suggérer la Fillière qui coule nord-est/sud-ouest.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, ce torrent faisait tourner des moulins à chanvre et à céréales. La roue qui les symbolise est stylisée. Ce symbole note aussi les actuels amorces d'industrialisation sur les mêmes lieux. Sa couleur de sable (=noire) est choisie en fonction des bois qui dominent le pays...

La crosse abbatiale rappelle la possession de la paroisse par les Bénédictins de Talloires pendant quatre siècles au Moyen Âge. La croix de chapitre, son appartenance à Notre-Dame-de-Liesse de 1526 à 1792...

La devise latine est celle de l'Empereur Auguste. Elle signifie « Hâte-toi sans précipitation ». C'était sa consigne pour une bonne administration des affaires publiques...

Enfin, la date de 1031 est celle où, pour la première fois, on trouve écrit le nom de Charvonnex en latin du Moyen Âge : Calvonacum (charte de la reine Hermengarde, épouse de Rodolphe III de Bourgogne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 21-25, « Les cantons d'Annecy - Annecy-le-Vieux - Seynod », p. 139 « Charvonnex »..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Le -x final ne se prononce pas traditionnellement, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[1],[2],[3].
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
  2. Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  3. « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le ).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Fillière », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Annecy », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 12
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  14. « Commune nouvelle Fillière
  15. Fusion des villages et petites intercommunalités: économies en vue ou perte d'identité?  », BFM TV, 9 octobre 2015, Philippe Gril
  16. a b et c La Rédaction, « La fusion des neuf communes du Pays de Fillière ne se fera pas », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.