Valserhône

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Valserhône
Valserhône
Vue générale des anciennes communes de Bellegarde et de Vouvray, au pied du plateau de Retord. À gauche, le viaduc de l'A40. À droite, le dôme de la gare TGV multimodale.
Image illustrative de l’article Valserhône
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bellegardien
(siège)
Maire
Mandat
Régis Petit
2020-2026
Code postal 01200
Code commune 01033
Démographie
Gentilé Valserhônois et Valserhônoises
Population
municipale
16 434 hab. (2020)
Densité 263 hab./km2
Population
agglomération
17 365 hab. (2020)
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 30″ nord, 5° 49′ 36″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 1 606 m
Superficie 62,53 km2
Unité urbaine Valserhône
(ville-centre)
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Valserhône
(Bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Valserhône
Liens
Site web valserhone.fr

Valserhône est une commune nouvelle située dans l'est du département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes, issue de la fusion des trois communes déléguées de Bellegarde-sur-Valserine, Châtillon-en-Michaille et Lancrans.

Elle se situe à la limite départementale entre l'Ain et la Haute-Savoie. Elle est bordée par le fleuve Rhône et traversée par la rivière Valserine — la première à recevoir le label « Rivières sauvages »[1] — qui donnent chacun leur nom à cette nouvelle commune, située à 30 km de Genève et 15 km de la frontière franco-suisse.

Elle est la troisième commune la plus peuplée du département de l'Ain, avec près de 17 000 habitants derrière Bourg-en-Bresse et Oyonnax. Avant la fusion, Bellegarde-sur-Valserine, qui avait longtemps été à elle seule la quatrième ville la plus peuplée du département après Ambérieu-en-Bugey, n'était plus que la sixième avec 11 666 habitants.

La fusion des communes est actée par les trois conseils municipaux le [2], validée par arrêté préfectoral le [3], pour une mise en place le .

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap.
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.
Carte topographique.
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique.

Valserhône est située dans la vallée de la Michaille au pied de la partie jurassienne du département de l'Ain, au fond d'une vallée délimitée par le plateau de Retord à l'ouest et par le massif du Grand Crêt d'Eau et le Vuache à l'est. Le défilé de l'Écluse, passage creusé par le Rhône entre ces deux montagnes est la principale voie d'accès (en France) au pays de Gex, au pays Genevois et donc au sud du lac Léman. À Bellegarde, le Rhône vient buter sur le massif du Jura et oblique alors vers le sud en direction de Seyssel, Culoz et le lac du Bourget. Enfin, Valserhône est au débouché est de la cluse de Nantua, principal axe de franchissement du Jura sud. Cette situation au sein d'un carrefour de voies naturelles en Y explique la genèse et le développement de l'ancienne commune de Bellegarde.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 6 254 hectares ; son altitude varie de 330 mètres (Bellegarde) à 1606 mètres (Lancrans).

Valserhône est située au fond d'une vallée, délimitée par le plateau du Retord à l'ouest et par le massif du Grand Crêt d'Eau et le Vuache à l'est. Le passage creusé par le Rhône entre ces deux montagnes est la principale voie d'accès (en France) au pays de Gex et au sud du lac Léman.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Valserhône est située au confluent de la Valserine et du Rhône. La nature des roches a donné au lit de ces cours d'eau une forme bien particulière : les pertes du Rhône (submergées depuis la mise en eau du barrage de Génissiat) et de la Valserine. L'eau s'enfonce dans le sol et il est encore possible de traverser la rivière sur une courte passerelle. Cette particularité a fait du site un lieu de passage même s'il reste pratiquement inhabité jusqu'au XIXe siècle. Le fleuve marque aujourd'hui la limite entre l'Ain et la Haute-Savoie.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type semi-continental dégradé[4], avec des étés chauds, des automnes souvent ensoleillés, des hivers assez rigoureux avec chutes de neige et des printemps brefs.

La région est très ensoleillée et souvent plus chaude que d'autres communes des alentours.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Valserhône est une commune urbaine[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valserhône, une agglomération inter-départementale regroupant 2 communes[8] et 17 365 habitants en 2020, dont elle est ville-centre[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Valserhône peut être divisée en grandes zones, car elle est le regroupement de plusieurs villes et villages :

  • Bellegarde-sur-Valserine : le centre-ville actuel, qui s'est développé avec la ligne de chemin de fer Lyon-Genève, ainsi qu'avec le développement industriel (énergie hydraulique), au XIXe siècle ;
  • Musinens : situé sur les hauteurs de la ville, secteur où se trouvent les cités HLM ainsi que le lycée Saint-Exupéry. Dans cette zone résident plus de 35 % des habitants[13], ainsi qu'une grande partie des industries, avec la zone industrielle. On y trouve également le centre commercial du Crédo. En 2009, le centre commercial de la Valserine y a été créé, à la frontière entre les communes de Bellegarde et de Châtillon-en-Michaille ;
  • Coupy : située au pied du Grand Crêt d'Eau et en aplomb de la route de Genève, commune indépendante jusqu'en 1966 avant d'être rattachée à Bellegarde, et son écart Vanchy
  • Vanchy : petit village situé sur l'ancienne route de Genève à 2 km au sud-est de Coupy dont il fut le chef-lieu avant 1905 ;
  • Arlod : situé au bord du Rhône en direction de Culoz, accueille actuellement plusieurs entreprises dans la zone industrielle sud de la ville, accueillera la future plaine de jeux ;
  • Châtillon : ancien chef-lieu de la commune de Châtillon-en-Michaille rattachée à Valserhône en 2019 avec son écart Ardon ;
  • Vouvray et son écart Ochiaz, anciennes communes indépendantes rattachées à Châtillon-en-Michaille en 1973 ;
  • Lancrans, ancienne commune rattachée à Valserhône en 2019, et son écart Ballon.

Logement[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne la commune de Bellegarde en 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 5 773, alors qu'il était de 5 162 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 89,0 % étaient des résidences principales, 1,5 % des résidences secondaires et 9,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 24,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 75,8 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 39,8 %, quasiment constant par rapport à 1999 (38,8 %). En 2010[14], la part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en hausse et toujours supérieure au seuil légal de 20 % : 29,4 % contre 33,0 % en 1999, leur nombre étant passé de 1494 à 1533 sur la période[I 3]. Ces logements sociaux appartiennent à deux sociétés, Dynacité[15] et Semcoda[16].

Actuellement[Quand ?] de nombreux logements sociaux, mixtes et individuel sont en construction principalement sur Bellegarde et Châtillon.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Un réseau de distribution de gaz naturel a été construit à Bellegarde par Gaz de France en 2002[17]. Il est alimenté par une conduite de gaz sous haute pression qui passe par Nantua, le Catray et Ochiaz, pour traverser ensuite le Rhône à Bellegarde et se diriger vers la vallée de l'Arve et jusqu'à Chamonix. À Ochiaz, le gaz est détendu pour être livré localement sous basse pression. En 2012, le réseau local se développe sur 27 kilomètres linéaires environ[18]. Un projet d'injection de biogaz est en cours d'étude (en 2022).

La ville s'est lancée dans plusieurs projets depuis 2014, dont la création d'un centre de santé polyvalent inauguré au printemps 2016 et géré par le Centre hospitalier Annecy Genevois, mais aussi la requalification de la friche industrielle Pechiney d'Arlod avec la démolition des anciens bâtiments et le réaménagement de la zone pour en faire un quartier destiné au sport avec la construction d'un parking de plus de 300 places, l'aménagement de trois stades dont un terrain d'honneur et deux terrains d'entrainement dont un avec une piste d'athlétisme de six couloirs, des tribunes de 700 places pour le terrain d'honneur et 500 aux abords de la piste d'athlétisme. Un pôle raquette est à l'étude (tennis, badminton et tennis de table) avec quatre terrains couverts, un club-house et un parking. Ce projet a été dénoncé, via des articles de presse locale, en raison de son coût important (supérieur à 24M€, chiffre 2022), aux finances publiques locales peu fiables voir non sincères[19] (voir rapport de la Cour Régionale des Comptes de Janvier 2022). Le mode de financement semble en particulier poser problème selon cet organisme.

Un espace nature, sur un ancien site industriel pollué, serait également aménagé aux bords du Rhône, ainsi qu'une ferme photovoltaïque.

Une clinique psychiatrique a ouvert ses portes dans la zone d'activité de Vouvray à 800 mètres de la sortie d'autoroute A40 no 10, le Centre de santé polyvalent implanté avenue Saint-Exupéry à Bellegarde devrait dans un futur proche s'installer à proximité de la clinique. C'est également dans cette zone que pourrait se construire le village de marques " Village des Alpes " avec un projet de 90 boutiques de vêtements. A noter qu'au 24/03/2022, seuls 40 projets de commerce seraient envisagés[20]. Ce projet est soutenu par l'équipe municipale depuis le début des années 2000. 20 ans auront été nécessaires pour lancer les travaux, au premier semestre 2022, quelques jours avant la fin de validité du permis de construire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Valserhône est desservie par l'autoroute comme par les routes nationales :

En premier lieu, l'autoroute 40 est située à 3,5 km du centre-ville au niveau de l'échangeur no 10 Bellegarde à proximité du village de Vouvray-Ochiaz. Par autoroute, Valserhône est située à 38 km de Genève, 77 km de Bourg-en-Bresse, 111 km de Lyon et 502 km de Paris.

Les routes départementales RD 1084 (ex-RN 84) sont en direction de Lyon et Nantua tandis que la RD 1206 (ex-RN 206) débute dans la commune pour partir en direction de Saint-Julien-en-Genevois, du Pays de Gex et de la Suisse. La RD 1508 (ex-RN 508) part en direction d'Annecy et Frangy, la RD 991 relie le village de Vouvray-Ochiaz au centre du village de Châtillon.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Bellegarde.
Vue générale.

La commune dispose d'une gare SNCF accueillant de nombreuses lignes venues de Suisse et surtout de France :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Lignes interurbaines[modifier | modifier le code]

Bellegarde-sur-Valserine est desservie par 4 lignes régulières du réseau Cars Région Ain[21] : ligne no 133 (Bellegarde <> Seyssel), no 136 (Bellegarde <> Challex), no 153 (Bellegarde <> Mijoux) et no 160 (Bellegarde <> Bourg-en-Bresse).

De par sa proximité avec le département de la Haute-Savoie, Bellegarde-sur-Valserine est aussi desservie par le réseau Cars Région Haute-Savoie. La ligne no 22 relie Bellegarde-sur-Valserine à Annecy via Frangy et le Grand Épagny.

Transports urbain[modifier | modifier le code]

Valserhône dispose de son propre réseau de transports urbains, Mobi'Vals, géré par la Régie départementale des transports de l'Ain.

Ce réseau est étendu depuis le 7 janvier 2019 à l'ensemble de la commune nouvelle, sans toutefois changer de nom, et est désormais composé de deux lignes régulières, quatre lignes de transport à la demande, trois lignes scolaires et d'un service de transport de personnes à mobilité réduite. Le 29 avril 2019, ce réseau abandonne son nom historique de Transports urbains de Bellegarde-sur-Valserine au profit de Mobi'Vals.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Genève-Cointrin est à 37 km de Valserhône par la RD 1206. L'aéroport international de Lyon-Saint-Exupéry est à 106 km de Valserhône par l'A40.

Valserhône dispose d'un aérodrome dépourvu d'activité commerciale, l'aérodrome de Bellegarde - Vouvray. Situé au nord de l'agglomération de Bellegarde, il est doté d'une piste goudronnée de 670 m de long ainsi qu'une piste en herbe de 350 m réservée aux ULM. Cet aérodrome, géré par l'aéroclub de Bellegarde-Vouvray, appartient à la commune de Valserhône.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est un mot-valise entre les deux cours d'eau liés à la commune : la Valserine et le Rhône.

Histoire[modifier | modifier le code]

1840.
1858 : Confort et Vanchy sont créées par démembrement de Lancrans.
1859 : Musinens devient Bellegarde.
1907 : Vanchy devient Coupy.
1929 : Le hameau de Ponthoud passe de Vouvray à Bellegarde.
2019 : Bellegarde-sur-Valserine, Châtillon-en-Michaille et Lancrans pour former la commune nouvelle de Valserhône.

Valserhône est une commune nouvelle née le de la fusion de trois communes : Bellegarde-sur-Valserine, Châtillon-en-Michaille et Lancrans. Cette fusion avait été actée par arrêté préfectoral le [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux élections municipales de 2020, le conseil municipal de la nouvelle commune a été constitué de tous les conseillers municipaux issus des conseils des anciennes communes. Le maire de chacune d'entre elles devenant maire délégué.

Depuis 2020, Régis Petit est maire de Valserhône, sur les 35 conseillers municipaux élus, seuls certains sont issus des conseils des anciennes communes, mais chacune d'entre elles conserve une maire déléguée.

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Bellegarde-sur-Valserine
(siège)
01033 CC du pays bellegardien 15,25 11 450 (2018) 751
Châtillon-en-Michaille 01091 CC du pays bellegardien 37,62 3 923 (2018) 104
Lancrans 01205 CC du pays bellegardien 9,66 1 058 (2018) 110

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
En cours Régis Petit[22] SE-DVD Professeur de sport au lycée Saint-Exupéry
Maire de Bellegarde-sur-Valserine (2002 → 2018)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du pays bellegardien[23] dont le siège s'est déplacé dans la zone d'activité intercommunale des Étournelles.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

En dehors des permanences du conciliateur de justice pour le canton de Bellegarde-sur-Valserine, qui se tiennent en mairie de Valserhône (Bellegarde-Centre) suivant des dates annoncées dans la presse locale, aucune instance judiciaire ne se déroule à Valserhône. Autrement, Valserhône est dans le ressort du Tribunal d'instance de Nantua, du Tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse, du Conseil des prud'hommes d'Oyonnax, du Tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse et du Tribunal administratif de Lyon, pour les affaires relevant respectivement de ces différents types de juridictions[24].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • Pollutions du sol et du sous-sol

La commune abrite des friches industrielles à risque, dont en bordure du Rhône, le site Pechiney Electrométallurgie (PEM) fermé en 2003, avec deux décharges de résidus de filtres à fumées, poussières de chaux, laitiers, réfractaires. Chrome, manganèse, molybdène, hydrocarbures, PCB. Des travaux de réhabilitation (délimitation et couverture des zones polluées) ont été faits, mais le site devra toujours faire l'objet d'une surveillance, ainsi que la nappe phréatique[25].

  • Aménagements cyclables

Comme en témoigne les habitants[26], et en lien avec l'étude[27] de la FUB (Fédération française des usagers de bicyclette), les aménagements routiers sont considérés "très défavorables" à la pratique cycliste, qu'il s'agisse de déplacements pour les loisirs ou dans le cadre des déplacements domicile/travail, en lien éventuel avec une navette train.

La topographie de la commune n'est pas propice à une pratique familiale (importants dénivelés pour les accès au centre urbain), les aménagements n'ont pas été adaptés, malgré le développement de la pratique du VAE. Des axes importants (RD 1028, 8 000 véhicules/jour) ne proposent pas d'aménagement cycliste, ni d'itinéraire parallèle adapté. En avril 2022, seul une piste en zone rurale reliant deux hameaux et un village de la commune regroupée, ainsi qu'un tronçon en centre-ville de 100 mètres, sans accès matérialisé, existent).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 27 avril, la commune déléguée de Bellegarde-sur-Valserine est jumelée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Valserhônois et Valserhônoises[28].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2020, la commune comptait 16 434 habitants[Note 3].

Évolution de la population  [ modifier ]
2016 2020
16 30216 434
(Sources : Insee à partir de 2015[29].)

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2008, la ville de Bellegarde comptait 2 488 immigrés sur un total de 11 404 habitants, soit 21,8 % de sa population[30].[réf. incomplète]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles primaires publiques[modifier | modifier le code]

La ville de Bellegarde sur Valserine a mis en valeur les sites des écoles.

La commune de Valserhône possède, en janvier 2022, 9 groupes scolaires, regroupant école maternelle Cycle 1 (ou pré-élémentaire) et école élémentaire (Cycle 2 et 3 ou élémentaire). La désignation usuelle est "école primaire".

Le budget annuel de fonctionnement de 230.000 € et le budget d'investissement (2020) est de 520 000 €[31] pour les 9 groupes scolaires (1919 élèves en 2020)[32]. Ces chiffres sont inférieurs à la moyenne nationale de 970 €/élève pour les frais de fonctionnement (119 € à Valserhône) et de 481 €/élève (269 € à Valserhône)[33].

En 2014, la commune de Bellegarde/Valserine décide de ne plus adhérer au réseau RFVE (Réseau Française des Villes Educatrice, www.rfve.fr)[réf. nécessaire].

Liste des établissements (Les effectifs sont ceux de la rentrée scolaire 2021-2022[34])

  • École du Bois-des-Pesses, édifice datant de 1983. 181 élèves pour 9 classes.
  • Groupe scolaire Marius-Pinard : située en centre-ville, le bâtiment central de l'école élémentaire a été érigé en 1878 (ancienne mairie-école) puis entouré d'autres bâtiments pour faire face à l'augmentation des besoins. Une extension de 1934 par l'architecte Lavergne accueille l'école maternelle. D'autres extensions et rehausses des bâtiments sont réalisés ultérieurement. Il est à noter que depuis 1987 (premiers projets de déménagement du collège Louis-Dumont), les améliorations consistent pour l'essentiel à des aménagements mineurs de mise aux normes réglementaires (interphone, grillage, installation de double-vitrage partielle, ...).
Cour de l'école maternelle et du périscolaire, Groupe Scolaire Marius Pinard, Valserhone
Cour de l'école maternelle et du périscolaire, groupe scolaire Marius-Pinard, Valserhone.

L'inspection de circonscription est domiciliée dans l'établissement, dans le bâtiment central, au même titre que la direction de l'établissement.

Bâtiment art déco à gauche faisant office d'école maternelle. Au centre, au milieu de la cour le bâtiment administratif avec l'inspection académique. A droite et en arrière de la cour les bâtiments de l'école élémentaire, avec réhausse du milieu du XXe siècle
Vue depuis la place Carnot du groupe scolaire Marius-Pinard, siège de l'Inspection académique de circonscription.
  • École René-Rendu à Coupy. Bâtiment du XIXe siècle. 105 élèves pour 4 classes.
  • École du Grand-Clos, datant de la reconstruction. 185 élèves pour 8 classes.
  • École d'Arlod. Ancienne mairie de la commune d'Arlod (fusionnée à Bellegarde en 1971). Un projet d'école primaire (avec restaurant scolaire) avait été proposé à la communauté en 2018. Projet repoussé. 246 élèves pour 10 classes.
ancienne mairie d'Arlod, et actuelle école
École primaire d'Arlod.
  • École des Montagniers à Bellegarde, école antérieure à 1970. 227 élèves pour 10 classes.
  • Groupe scolaire de Vouvray à Châtillon, école créée en 2005, puis agrandie en 2022. 255 élèves pour 9 classes.

L'extension, réalisée en 2021-2022, a coûté 750 000 € HT pour 295 m². Celle-ci compte trois espaces pédagogiques, des vestiaires, des blocs sanitaires et des locaux techniques[35].

  • École Pierre-Longue à Lancrans. Bâtiment de 2009. 121 élèves pour 5 classes.
  • École Châtillon-Centre. Elle a été inaugurée en 2013. 227 élèves pour 9 classes.

Collèges[modifier | modifier le code]

Ancien collège Louis-Dumont.
  • Collège Louis-Dumont
  • Collège Antoine-de-Saint-Exupéry, à Bellegarde.

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée Saint-Exupéry (général, technologique et professionnel), Formation BTS intégrée et en alternance ; voie professionnelle : industriel, tertiaire et hôtellerie.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, anniversaire du rattachement des Pays de l'Ain à la France (traité de Lyon en 1601) se déroule autour du château la fête du Château de Musinens organisée par l'association Renaissance du Château de Musinens, avec chaque année plusieurs milliers de spectateurs.

Depuis 1976, un tournoi international cadets de basket-ball est organisé. Celui-ci dure un week-end. La France a gagné l'édition 2011 (devant la Turquie, la Grèce et la République tchèque). En 1997, la France avait remporté le tournoi avec Tony Parker, alors âgé de 15 ans.

Chaque année depuis 1995 se tient à Bellegarde-sur-Valserine, en novembre, un festival de la bande dessinée qui a acquis une certaine renommée. L'humoriste Laurent Gerra, le caricaturiste Jean-Claude Morchoisne ou encore le dessinateur de Lucky Luke Michel Janvier ont été les invités d'honneur. Sont ainsi venus Achdé, Pierre Aucaigne, André Benn, Stefano Casini, Philippe Castaza, Philippe Chanoinat, Laurent Gerra, Romain Hugault, Michel Jans, Jérôme Jouvray, Olivier Jouvray, Lacaf, Frédéric Marniquet, Jean-Claude Mézières, Jean-Yves Mitton, Nelly Moriquand, Michel Rodrigue, Gradimir Smudja, Ciro Tota, Albert Weinberg, Widenlocher, Zerriouh, Philippe Druillet.

La plus ancienne association culturelle de Bellegarde-sur-Valserine est l'Ensemble Harmonique de Bellegarde, orchestre d'harmonie créé en 1863, composé d'une cinquantaine de musiciens amateurs dirigés par Christophe Héritier. L'EHB est chargé des prestations officielles (cérémonies et inaugurations) et effectue plusieurs concerts par an au théâtre Jeanne-d'Arc. L'EHB a fêté ses 150 ans en 2013 avec l'organisation du festival des musiques du Pays de Gex.

L'Office municipal culturel bellegardien (l'OMCB) est animé par une douzaine de bénévoles aidés par quatre professionnels mis à disposition par la municipalité. Sa première raison d’être est la volonté d’aider au développement d’une vie culturelle riche, dynamique et autonome dans une petite ville de 12 000 habitants. C'est une association qui fédère les associations culturelles de Bellegarde pour planifier leurs activités.

Depuis 1984, l'OMCB s’est vu confier la mission d’organiser, d’harmoniser et de gérer la programmation culturelle de Bellegarde sous forme de saisons cohérentes mêlant les productions locales et la diffusion de spectacles professionnel notamment au Théâtre Jeanne-d'Arc. Un tremplin de chansons originales françaises est organisé tous les ans.

Le , la ville a accueilli pour la première fois de son histoire le Tour de France cycliste, lors de l'étape no 10, qui partait de Mâcon[36]. L'arrivée à Bellegarde a été marquée par une flamboyante victoire de Thomas Voeckler.

Une Bourse aux Vélos est tenue en avril par le Sou des Écoles de Vouvray-Ochiaz. On y vend et achète des vélos et rollers d'occasion.

Chaque année en mai est organisé le Comice agricole de Vouvray par l'association La Renaissance.

Le foyer des associations de la commune est l'ancienne école de Vouvray, à l'entrée du village. Il remplace le foyer Mille-Clubs, détruit en 2006 pour construire le groupe scolaire de Vouvray-Ochiaz.

Depuis 2012-2013, la ville de Bellegarde a créé les Esti'Vals, une vingtaine d'animations tout au long de l'été chaque année avec aux programmes des concerts gratuits pendant la Fête de l'été et la Fête de la musique, le bal des Sapeurs-Pompiers, la journée associative et diverses animations dans les quartiers de la ville comme des cinémas en plein-air.

De nombreuses animations ont également lieu en hiver dans le centre-ville de Bellegarde.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune de Valserhône est située en zone Gendarmerie, la brigade territoriale compétente est située sur les Hauts de Bellegarde sur la commune déléguée de Châtillon-en-Michaille, une BMo (brigade motorisée) est également implantée au sein de cette caserne de gendarmerie. Une autre caserne de gendarmerie située dans le quartier de Beauséjour à Bellegarde abrite un peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie nationale (PSIG).

Un service de police municipale est aussi présent avec son poste de police situé au centre-ville de Valserhône. La police municipale de Valserhône est issue de la fusion des services de Bellegarde-sur-Valserine et Châtillon-en-Michaille. Le nouveau service est maintenant compétent sur l'ensemble de la commune de Valserhône, à savoir les trois communes déléguées qui la compose (Bellegarde-sur-Valserine, Châtillon-en-Michaille et Lancrans) avec en projet de devenir une police municipale intercommunale. Les policiers municipaux valserhônois sont désormais équipés d'armes à feu type pistolets semi-automatiques, de pistolets à impulsion électrique (Taser), bâtons télescopiques de défense ou tonfas, bombes lacrymogène de défense, de menottes et gilets pare-balles. Avant la fusion, seulement la police municipale de Châtillon était équipée d'armes à feu.

Le centre-ville est placé sous vidéo-protection et d'autres quartiers de la ville devraient voir l'arrivée de ce système.

Un centre d'incendie et de secours est implanté sur les Hauts de Bellegarde juste à côté de la brigade de gendarmerie. Le CIS de Bellegarde-sur-Valserine est rattaché au service d d'Incendie et de secours de l'Ain, il est composé de sapeurs-pompiers volontaires et professionnels et abrite également le siège de commandement du groupement Monts-Jura (Est) des sapeurs-pompiers de l'Ain. La caserne de Bellegarde est l'une des casernes les plus actives du département de l'Ain.

La caserne des pompiers de Châtillon-en-Michaille a fermé ses portes en 2016 par manque d'effectif ainsi que celle de Lancrans en 2018 pour les mêmes raisons.

Santé[modifier | modifier le code]

La profession médicale est présente à Valserhône, où des médecins généralistes ainsi que des médecins spécialistes sont installés. Un cabinet de radiologie et un laboratoire d'analyses médicales complètent cette offre médicale locale.

La commune compte également plusieurs pharmacies, des cabinets de masseurs-kinésithérapeutes et d'infirmières.

Une clinique psychiatrique a ouvert ses portes en 2018 dans la zone d'activités de Vouvray, à proximité de la sortie d'autoroute.

Les services hospitaliers les plus proches sont à Saint-Julien-en-Genevois, Annemasse, Annecy et Oyonnax.

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreuses association et clubs sportifs sont présents sur la commune.

  • Basket-ball : l'équipe de basket-ball des Enfants de la Valserine de Bellegarde (EVB) participa aux sept premières saisons du championnat de France de basket-ball jusqu'en 1956 puis le club descendit en Excellence.
  • Rugby à XV : club phare de la ville, le club de rugby de l'US Bellegarde-Coupy évolue en Fédérale 2. Avec un budget modeste, ce club s'appuie sur la formation des jeunes qui est l'une des meilleures du département actuellement.
  • Football : trois clubs sont présents sur la commune : le FC Vanchy-Léaz qui joue au stade de Vanchy, le Concordia FC, club historique de Bellegarde fondé en 1921 et basé à Arlod au stade Roger-Petit et le FC Valserine qui joue au stade des Etournelles sur la commune déléguée de Châtillon issus de la fusion des clubs du FC Châtillon et AS Bassin Bellegardien.
  • Gymnastique : plusieurs clubs de gymnastique sont présents sur la commune notamment celui de l'EVB Gym et Les Mouettes de Bellegarde
  • Natation : C.N.B.V Cercle des Nageurs de Bellegarde sur Valserine
  • Cyclisme : Vélo Club de Bellegarde
  • Athlétisme : Club Athlétique du Bassin Bellegardien (CABB) qui compte parmi ses adhérents des sportifs ayant participé à de grandes compétitions.
  • Tennis : Tennis Club du Bassin Bellegardien - Tennis de Table du Bassin Bellegardien

De nombreuses autres associations sont présentes pour les sports de combat (boxe, aikido, judo, self défense), ski club, handball, danses, etc.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios locales[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

La presse écrite est présente localement avec deux titres qui ont des journalistes et des correspondants locaux de presse sur place : un hebdomadaire, La Tribune républicaine (du Groupe Le Messager) et l'édition locale d'un quotidien régional, Le Dauphiné libéré, qui publie quotidiennement deux pages d'informations sur le bassin bellegardien. Par ailleurs, l'autre quotidien régional, Le Progrès, qui n'a pas de journaliste sur place, reprend plus ou moins complètement, dans son édition locale, des articles de l'édition locale du Dauphiné libéré, grâce à un accord passé entre ces deux journaux.

Télévision[modifier | modifier le code]

France 3 Rhône-Alpes et France 3 Alpes sont présentes à Bellegarde grâce à 2 sites TDF : le Sorgia d'en Haut et la place Henry-Dunant[39].

Cultes[modifier | modifier le code]

Sont présents sur la commune diverses églises catholiques (en centre ville et à Musinens), un temple protestant (en centre-ville) et une salle du royaume des Témoins de Jéhovah (à Arlod), ainsi qu'une mosquée de langue turque. Une mosquée de langue arabe existe sur le quartier d'Arlod ainsi que dans la zone d'activités des Etournelles.

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La commune conserve quelques activités industrielles (moules pour l'industrie plastiques). Aérosols Aérocan installée à Pierre-Blanche (Châtillon) et Akwel, producteur de pièces automobiles installé à Champfromier sont aussi des employeurs importants.

De nombreux habitants de la ville et des villages alentour travaillent dans le pays de Gex et la Suisse voisine (cantons de Genève et de Vaud) attirés par les emplois qualifiés et les salaires attrayants. Cette tendance s'est accentuée avec les accords bilatéraux qui simplifient l'accès des ressortissants de l'Union européenne au travail en Suisse, cette dernière ayant de plus rejoint l'Espace Schengen le 12 décembre 2008. Selon l'observatoire statistique transfrontalier le nombre de travailleurs frontaliers résidant dans l'Ain ou la Haute-Savoie et travaillant en Suisse a augmenté d'un tiers en quatre ans. Le rapport de synthèse 2003 de cet observatoire n'hésite pas à parler d'un « vaste territoire [qui] a peut-être commencé à se remodeler ». L'atout majeur est une liaison directe TER avec Genève, liaison qui fait partie du RER genevois. Une des conséquences de cette évolution est l'apparition de tensions sur le marché du logement.

La gare de Bellegarde, reconstruite avec un bâtiment moderne, devait connaître un nouvel essor avec la réouverture fin 2010 de la ligne des Carpates (rénovée et électrifiée) permettant un passage plus rapide des TGV Paris - Genève via Bellegarde. Pôle multimodal, la gare de Bellegarde voit le passage de TER directs à destination de Culoz, Ambérieu-en-Bugey, Lyon, Bourg-en-Bresse, Annemasse, Évian-les-Bains, Saint-Gervais-les-Bains, Aix-les-Bains, Chambéry, Grenoble, Grenoble-Universités-Gières, et Valence. Par correspondance en gares d'Annemasse ou d'Aix-les-Bains, on peut rejoindre aussi la gare d'Annecy.

Le 31 janvier 2022, la Cour régionale des comptes publie un rapport de 97 page détaillant la situation financière de la commune, dont notamment un endettement important et des risques financiers non contrôlés. Le projet de "plaine de jeux" à Arlod fait partie des questionnements financiers soulevés par cet organisme[40].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 306 , ce qui plaçait Bellegarde-sur-Valserine au 24 338e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[41].

En 2009, 52,5 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage de la commune est de 15,8 % en 2018 pour une moyenne national de 10,6 %.

Répartition des emplois par domaine d'activité

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La société OTICR fabrique des emballages en carton imprimé. Elle réalise par ailleurs de l'impression sur papier sublimable ainsi que de la décoration d'objets en sublimation numérique sur divers supports, comme les skis par exemple[42].

Agriplas Rhône-Alpes est une filiale du groupe Roullier (groupe créé en Bretagne en 1959 et dirigé par Daniel Roullier) implantée en zone industrielle de Bellegarde. AGRIPLAS s’est installée à Bellegarde en 1999, en rachetant U’PLAST, une société d’Éloise (74) qui faisait du flaconnage. Agriplas Rhône Alpes produit des flacons et bidon en PEHD[43].

La société des Transports Vuaillat a été créée à Nantua en 1925, par Henri Vuaillat, qui l’a transplantée à Bellegarde après la Seconde Guerre mondiale. Cette société s’est spécialisée depuis 1988 dans le transport international de marchandises entre la France et la Suisse[44].

Balbinot S.A.S. fait le commerce de machines-outils d’usinage « par enlèvement de copeaux » (sciage, tournage, fraisage, perçage) d'occasion. Achetées dans des ventes aux enchères en France, révisées dans l'usine de Bellegarde, elles sont revendues aux secteurs de la mécanique générale, des moulistes et de la mécanique de précision. 70 % des ventes se font en France, 30 % à l'étranger. Créée par Robert Balbinot sous la forme de SARL, en 1978, la société est devenue par la suite une S.A. puis une S.A.S[45].

Janin S.A., créée à Lyon par Henri Janin en 1948, s’est installée à Bellegarde en 1962. Devenue le premier fabricant européen de baguettes de musique (percussions)[46], elle a distribué ses instruments sous la marque proORCA jusqu'en 2012, date à laquelle elle a été mise en liquidation judiciaire.

Commerces[modifier | modifier le code]

Plusieurs commerces et supermarchés sont situés dans la zone commerciale de Pierre-Blanche, dont le "centre commercial de la Valserine". Le "centre commercial du Crédo", plus petit et ancien, se situe dans le quartier de Musinens.

Des commerces sont également présents au centre-ville de Bellegarde comme la boucherie AMIOT réputée pour sa charcuterie artisanale.

Des commerces de proximité sont présents dans le Village-Centre de Châtillon et Vouvray.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Bellegarde-sur-Valserine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Pertes de la Valserine
  • La voie du tram
  • Télémécanique
  • Château de Musinens XVIe – XIXe siècle, jardin médiéval reconstitué ouvert au public (gratuit)

Ses fondations datent probablement du temps de Pierre II de Savoie et, à la fin du XIIIe siècle, il relève du mandement de Châtillon-de-Michaille.

  • Château de Mussel (XIIe – XIXe siècle), privé ne se visite pas

Peut-être première construction sous Pierre II de Savoie, relève du mandement de Châtillon-de-Michaille à la fin du XIIIe siècle.

  • Château d'Arlod (XIIIe siècle)
Le château d'Arlod est un ancien château fort, du XIIIe siècle, centre de la seigneurie d'Arlos, qui se dressait sur le territoire de l'ancienne commune d'Arlod, au sud, dans le cours du Rhône. Ses ruines sont visibles lors du vidange du barrage de Génissiat.
Arlod, véritable tête de pont de par sa situation, a fait l'objet aux XIIIe et XIVe siècles, de multiples querelles entre les comtes de Genève, de Savoie et les seigneurs de Gex. Il se situait à environ 330 mètres d'altitude en contrebas du village et de son église dédiée à saint Nicolas. Il protégeait un pont fortifié du Moyen Âge, remplacé ensuite par une passerelle, où était perçu un péage, qui franchissait le fleuve à cet endroit. Le château occupait, avant qu'il ne soit englouti, l'extrémité du plateau, protégé naturellement sur deux de ses côtés par un à pic et qu'un large fossé, côté ouest, creusé de main d'homme isolait du village. Il se dressait alors à 25 mètres au-dessus du passage entre les deux rives du fleuve sur un rocher escarpé que l'on avait dû entaillé pour ménager un chemin sous le roc en surplomb.
  • Château de Vanchy : antérieur au XVIe siècle, a appartenu en 1568 à Pierre Perrucard, barbier du duc de Savoie.
  • Château des Crêts pour mémoire, quelques amas de pierre visible peut-être d'origine gallo-romaine ou motte féodale.
  • Borne kilométrique de 1858 vers le pont de Coupy.
  • Borne frontière à trois fleurs de lys et couronne royale de 1695 vers le pont de la Maladière ; Vanchy marquant la frontière entre la France et la Savoie.
  • Vestige gallo-romain de Vanchy (pour mémoire) dont les fouilles ont permis de le découvrir dans les années 1960. Situé sous le terrain de football de Vanchy, sa destination est inconnue mais il était soit un sanctuaire des eaux ou soit une auberge-étape.
  • Monument aux morts.
  • Étang du Nièvre à Châtillon.
  • Plateau de Retord
  • Ruines du château de Ballon du XIIe siècle, détruit par un éboulement en 1758. Le château relevait des sires de Gex au XIIe siècle.
  • Vestiges du château de Confort Château des sires de Thoire-Villars qui relève au début du XIVe siècle des Dauphins de Viennois. En 1337 il est remis par le Dauphin au comte de Savoie ; les Thoire-Villars obtiennent en échange la seigneurie de Châtillon-de-Cornelle

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-l'Assomption à Bellegarde-sur-Valserine.

La commune possède plusieurs monuments religieux :

  • Église Saint-Vincent-de-Paul, rue de Musinens, de Bellegarde-sur-Valserine dépôt de la première pierre en 1964, bénédiction le 27 mars 1966 (architecte : Pierre Jomain)
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue de la République (centre-ville), de Bellegarde-sur-Valserine : érigée en 1853 et bénie en 1855.
  • Église Saint-Nicolas d'Arlod, place de l'Église-Saint-Nicolas, datant probablement de la fin du XIIe siècle, désignée le 14 février 1536 comme église paroissiale dédiée à saint Nicolas.
  • Église Saint-Claude de Vanchy, rue Sully, en 1605, elle était chapelle seigneuriale sous le vocable de Saint-Claude, reconstruite au XVIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame d'Accout, chemin de la Chapelle d'Arlod, datant dans son ensemble du XVe siècle mais probablement plus ancienne, construite à proximité d'un site gallo-romain du « martinet ».
  • Église Saint-Amand de Lancrans, la Grande-Rue.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces de Lancrans, chemin de la Chapelle.
  • Chapelle Saint-Michel, allée de la Chapelle-d'Ardon.
  • Église Saint-Étienne, rue Saint-Étienne d'Ochiaz.
  • Église Saint-Jean-Baptiste, rue de l'Église de Châtillon-en-Michaille.
  • Église Saint-Paul, rue de la Cure de Vouvray.
  • Temple de l'Église réformée, rue de la République, paroisse protestante fondée en 1906, le bâtiment a été inauguré en 1966.
  • Mosquée de langue arabe : rue de l'Avenir, refaite en 2008 dans un style moyen-oriental de couleur saumon.
  • Mosquée de langue turque.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bâtiment du Pôle Culturel « La Passerelle des Arts ».

Culture[modifier | modifier le code]

Dans les locaux de l'ancienne gare, sur la place Charles-de-Gaulle, un pôle culturel a été inauguré en 2012. Dénommé la Passerelle des Arts, ce bâtiment regroupe la médiathèque Louis-Miraillet et le Conservatoire à rayonnement municipal de musique et danse (CRC). En outre, dans les locaux du conservatoire, des animations, concerts et spectacles, lectures sont organisés. Ce centre permet à 24 professeurs et plus de 300 élèves de pratiquer la musique et le théâtre, par la pratique et l'enseignement, la sensibilisation et l'éveil. Par ailleurs, les départements spécifiques permettent la pratique du rock, des musiques actuelles, jazz, atelier baroque, musiques du monde (guitare manouche, musique latine, musique celtique et traditionnelle et musique Klezmer).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Une des grandes spécialités de Bellegarde-sur-Valserine est la tarte à la gomme[47], ce qui est une sorte de flan sous la forme d'une tarte, plus mince que les flans que l'on trouve usuellement en boulangerie-pâtisserie.

La Valserine en hiver.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Bellegarde obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[48].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À Bellegarde-sur-Valserine :

À Châtillon-en-Michaille :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Logo de Valserhône.

La commune nouvelle ne dispose d'aucun blason ; en revanche elle s'est dotée d'un logotype.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

INSEE[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Rivières Sauvages, « La Valserine, 1ere Rivière Sauvage de France ! », sur Rivieres Sauvages, (consulté le )
  2. « Valserhône : consultez la charte fondatrice de la commune nouvelle - Mairie de Bellegarde », Mairie de Bellegarde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Arnaud Cochet, « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Valserhône », Recueil des actes administratifs spécial no 01-2018-144,‎ , p. 50-53 (lire en ligne)
  4. « Le climat français », sur http://www.meteorologic.net/ (consulté le ).
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  8. « Unité urbaine 2020 de ValseRhône », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Aux municipales de 2008, les bureaux de vote de Grand Clos (1 180 inscrits) et de Musinens (1 418 inscrits) représentaient à eux deux 36 % du total des (6 282 inscrits) de la commune, [lire en ligne].
  14. « Dossier complet - Commune de Bellegarde-sur-Valserine (01033) », sur insee.fr
  15. Site de la société Dynacité.
  16. Site de la société Semcoda.
  17. article dans le quotidien Le Dauphiné libéré, édition du 26 novembre 2002.
  18. Paul Valet, Le Dauphiné libéré, édition du 15 novembre 2012.
  19. Cour Régionale des Comptes Auvergne Rhone Alpes, « Rapport d'observations définitives », CRC Auvergne Rhone Alpes,‎ (lire en ligne [PDF])
  20. Julien Champclos, « valserhone-40-boutiques-deja-engagees-pour-le-village-des-marques », La Tribune Républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant)
  21. Site du réseau interurbain de l'Ain.
  22. « Valserhône : Un premier conseil historique », Le Dauphiné libéré,‎
  23. « Le plan interactif du territoire », sur http://www.cc-bassinbellegardien.fr/ (consulté le ).
  24. « Justice / Annuaires et contacts / Annuaire des tribunaux d'instance », sur www.annuaires.justice.gouv.fr (consulté le )
  25. Note de l'ONG Robin des bois, intitulée Les casseroles de Pechiney, datée du 6 oct 2003.
  26. Julien Champclos, « Valserhône : ses rues restent inadaptées à la pratique du vélo », La Tribune Républicaine,‎ , p. 2-3 (lire en ligne Accès payant)
  27. Fédération des Usagers de Bicyclette, « Résultats Valserhône Palmarès Villes Cyclables » Accès libre, sur Palmarès des Villes Cyclables, (consulté le )
  28. « Que pensent-ils de "Valserhône", le nom de leur commune nouvelle ? », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  30. Commune : Bellegarde-sur-Valserine - 01033, Insee 2008
  31. Commune de Valserhone, « Budget de la Commune de Valserhône, année 2020 », budget annuel de la commune de Valserhone,‎ , p15, p25, p27 (lire en ligne)
  32. data.education.gouv.fr, « effectif d'élèves par niveau et nombre de classe par école, en 2020, dans l'Ain », sur data.education.gouv.fr (consulté le )
  33. Ratio Investissement Total sur Nombre d'écoliers. Chiffres nationaux : DEPP https://www.education.gouv.fr/media/98615/download pour les effectifs (6 565 800 élèves du primaire en 2020 en France) https://www.education.gouv.fr/media/95152/download pour les dépenses par les communes en matière d'éducation. Figure 8.2
  34. DEPP education.gouv.fr, « effectifs d'élèves par niveau et nombre de classes par école »,
  35. Julien Champclos, « Valserhône : 750 000 euros pour une extension à l’école de Vouvray », La Tribune Républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant)
  36. « Thomas Voeckler : Victoire et maillot à pois pour le chouchou du Tour de France », sur purepeople.com (consulté le ).
  37. Site web de Sorgia FM
  38. Site web d'FC Radio l'Essentiel
  39. Emetteurs TNT dans l'Ain
  40. « Commune de Valserhône (Ain) », sur Cour des comptes (consulté le )
  41. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  42. Paul Valet, in Le Dauphiné libéré, édition du 1er novembre 2011
  43. Paul Valet, in Le Dauphiné libéré, édition du 6 décembre 2011
  44. Paul Valet, in Le Dauphiné libéré, édition du 3 janvier 2012
  45. Paul Valet, in Le Dauphiné libéré, édition du 20 mars 2012
  46. Paul Valet, in Le Dauphiné libéré, édition du 27 avril 2012
  47. http://www.terrevalserine.fr/
  48. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  49. Ne pas confondre avec Louis Finet, cavalier belge
  50. « Louis FINET », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]