Alexandre Millerand

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Alexandre Millerand
Illustration.
Portrait officiel d'Alexandre Millerand.
Fonctions
Sénateur français
[a]
(12 ans, 8 mois et 10 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Orne
Prédécesseur Robert Leneveu
Successeur aucun (régime de Vichy)

(1 an, 9 mois et 4 jours)
Élection
Circonscription Seine
Prédécesseur Paul Magny
Successeur Amédée Dherbecourt
Président de la République française

(3 ans, 8 mois et 19 jours)
Élection 23 septembre 1920
Président du Conseil Georges Leygues
Aristide Briand
Raymond Poincaré
Frédéric François-Marsal
Prédécesseur Paul Deschanel
Successeur Gaston Doumergue
Président du Conseil des ministres français
Ministre des Affaires étrangères

(8 mois et 3 jours)
Président Raymond Poincaré
Paul Deschanel
Gouvernement Millerand I et II
Législature XIIIe
Coalition Bloc national
(ARD, FR, RI, DVD)
Prédécesseur Georges Clemenceau
(président du Conseil)
Stephen Pichon
(Affaires étrangères)
Successeur Georges Leygues
Ministre de la Guerre

(1 an, 2 mois et 3 jours)
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Gouvernement Viviani II
Prédécesseur Adolphe Messimy
Successeur Joseph Gallieni

(11 mois et 29 jours)
Président Armand Fallières
Président du Conseil Raymond Poincaré
Gouvernement Poincaré I
Prédécesseur Adolphe Messimy
Successeur Albert Lebrun
Ministre du Commerce, de l'Industrie,
des Postes et Télégraphes

(2 ans, 11 mois et 16 jours)
Président Émile Loubet
Président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau
Gouvernement Waldeck-Rousseau
Prédécesseur Paul Delombre
Successeur Georges Trouillot
Député français

(34 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 13 décembre 1885
Réélection 6 octobre
20 août 1893
8 mai 1898
27 avril 1902
6 mai 1906
8 mai 1910
26 avril 1914
16 novembre 1919
Circonscription Seine
Titulaire du fauteuil 5 de la Section 3
de l'Académie des sciences morales et
politiques

(24 ans et 3 mois)
Prédécesseur Maurice Sabatier
Successeur Jules Basdevant
Biographie
Nom de naissance Étienne Alexandre
Millerand
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (Xe)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Versailles (Seine-et-Oise)
Nature du décès Maladie de Parkinson[1]
Parti politique PSF (1902-1904)
Socialiste indépendant
Indépendant
PRS
LRN
Conjoint Jeanne Levayer
Diplômé de Université de Paris
Profession Avocat, journaliste
Religion Agnostique

Alexandre Millerand
Présidents du Conseil des ministres français
Présidents de la République française

Alexandre Millerand, né à Paris le et mort à Versailles le , est un homme d'État français, président de la République de 1920 à 1924.

Il est le premier socialiste (quoique indépendant) à entrer dans un gouvernement français. Il évolue à droite au fur et à mesure de son parcours politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Alexandre Millerand est issu d'un milieu rural. Sa famille paternelle possède longtemps de nombreuses terres, mais perd son patrimoine avec la Révolution française. Originaire de la petite commune de Roche-et-Raucourt (Haute-Saône), son grand-père paternel s'installe à Paris sous la Restauration[2]. Sa famille du côté maternel a des origines juives, ce qui sera utilisé par ses adversaires antisémites pendant sa carrière politique[b],[2].

Né le au 5, boulevard de Strasbourg, alors situé dans le Ve arrondissement de Paris, Alexandre Millerand est le fils de Jean-François Millerand (né en 1826), négociant en drap travaillant rue de la Jussienne (IIIe arrondissement), et de Mélanie Caen (née en 1835). Le couple — qui se marie en 1861 à la mairie du Xe arrondissement de Paris et reconnaît dans la foulée Alexandre — a deux autres enfants : Amélie, née en 1862, et Marthe, née en 1864 et morte à l'âge de six ans[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Il suit des études secondaires au lycée de Vanves, puis au lycée Louis-le-Grand — où il est scolarisé quelques mois — ainsi qu'au lycée Henri-IV[4]. Après avoir échoué à obtenir un baccalauréat ès sciences, il devient titulaire d'un baccalauréat ès lettres en 1877[4]. Étudiant à la faculté de droit de Paris, où il côtoie notamment Raymond Poincaré, il obtient un baccalauréat universitaire en 1879 et une licence en droit en 1881[4].

De 1879 à 1880, il effectue son service militaire au 48e régiment de ligne, basé à Guingamp (Côtes-du-Nord). Il est à cette occasion décrit comme un homme d'1,70 m, aux yeux gris, aux cheveux châtains, avec un front bas, un visage ovale et un menton rond[c]. Ayant obtenu une mention très bien à l'examen de fin d'année, il sort avec le grade de sergent. Par la suite, il continue à s'impliquer dans l'armée et devient lieutenant en 1903[6].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il épouse le , à la mairie du 9e arrondissement de Paris, Jeanne Levayer, fille d'un marchand de bois de la Sarthe et belle-fille de Jehan de Bouteiller, président du conseil municipal de Paris. Ils auront quatre enfants[7] :

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Le , un mois après avoir quitté l'université, il prête serment comme avocat devant la cour d'appel de Paris. L'année suivante, s'étant classé dans les douze premiers du concours d'éloquence organisé par le barreau de Paris, il devient secrétaire de la Conférence des avocats du barreau et vice-président de la Conférence Molé-Tocqueville[4]. De telles fonctions sont généralement considérées comme étant un prélude à une entrée au Parlement[8].

Connnu pour son éloquence froide, à l'instar de Pierre Waldeck-Rousseau, il est spécialisé en droit des affaires. Il défend les révolutionnaires se réclamant de Narodnaïa Volia, 27 membres de l'organisation terroriste ont comparu devant la cour de justice, le 5 juillet 1890, en correctionnelle, à Paris ; certains d'entre eux, défendus par Alexandre Millerand, ont été condamnés à trois ans de prison[9],[d].

Il entame en parallèle une carrière de journaliste, travaillant pour le journal de Georges Clemenceau, La Justice, qui s'oppose à tout compromis avec les Républicains modérés, tel que le prône notamment Charles Floquet et Henri Brisson[6].

Il devient franc-maçon le 21 mai 1883 en adhérant à la loge L'Amitié du Grand Orient de France[10],[11].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Alexandre Millerand en 1893.

Ses premières considérations politiques remontent au début des années 1870, lorsqu'il s'indigne de l'acquittement de Pierre-Napoléon Bonaparte puis se montre enthousiaste de la proclamation de la République française du 4 septembre 1870. Comme son père, il est républicain et athé[2].

Lors des élection législatives de 1885, âgé de 26 ans, il est élu député dans le département de la Seine. Il siège à l'extrême gauche. Il est réélu sans interruption jusqu'à son accession à la présidence de la République.

Il fait signer les « décrets Millerand » qui réglementent et réduisent le temps de travail tout en garantissant un temps de repos hebdomadaire. Il préconise en 1892 la nationalisation de toutes les mines.

Encouragés par leurs scores électoraux de 1892 et 1893, les divers courants socialistes envisagent « une première tentative de programme commun[12]. » Le 30 mai 1893, à l'occasion des élections municipales, les maires socialistes français sont conviés à un grand banquet à la Porte Dorée. Millerand y prononce son discours dit de Saint-Mandé[13],[14], où il développe un programme minimum autour de plusieurs thèmes : outre « la substitution nécessaire et progressive de la propriété sociale à la propriété capitaliste », Millerand souligne que seul le suffrage universel permet la conquête des pouvoirs publics : à ses yeux, « il s'agit donc d'intégrer le parti socialiste au jeu parlementaire[15]. » Par ailleurs, il n'oppose pas nécessairement l'internationalisme au patriotisme[16].

Le , il accepte d'entrer dans le gouvernement de Pierre Waldeck-Rousseau en tant que ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes. Il s'agit d'une première pour une personnalité socialiste sous la Troisième République[17]. Dans ce cabinet, qui rassemble des républicains dreyfusards et des radicaux, Alexandre Millerand est le seul socialiste. Sa décision suscite des désapprobations au sein de l'Internationale ouvrière et chez des socialistes, qui considèrent cette participation à un « gouvernement bourgeois » comme contraire à la lutte des classes, mais aussi comme inopinée en pleine affaire Dreyfus et en raison de la nomination du général de Galliffet, dépeint comme étant le « bourreau de la Commune ». Alexandre Millerand reçoit cependant l'appui du socialiste Jean Jaurès et du radical Georges Clemenceau. Le ministère du Travail n'existant alors pas, la condition des travailleurs revient au ministre du Commerce[18].

Alexandre Millerand quitte le gouvernement en 1902 et se voit exclu du Parti socialiste français en .

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Alexandre Millerand en 1914.

Il affirme son patriotisme en créant en 1914 la Fédération des gauches (avec les députés favorables à la loi Briand des Trois ans) puis la Ligue républicaine nationale.

Il entre au ministère de la Guerre tout d'abord dans le premier gouvernement Poincaré (de janvier 1912 à janvier 1913), puis y est à nouveau nommé dans le second gouvernement Viviani (26 août 1914 - 29 octobre 1915). Intermédiaire entre le Grand Quartier général du général Joffre et son gouvernement dans les débuts de la Première Guerre mondiale, il ne fait en fait qu'exprimer la volonté du commandant en chef durant tout son mandat, estimant que son rôle doit se contenir à assurer la satisfaction du généralissime, et non à lui donner des ordres. Fortement critiqué pour cette attitude au Parlement, et jusqu'au sein même du conseil des ministres, il est rapidement considéré comme la principale faiblesse du gouvernement. Il n'est pas reconduit à la chute de Viviani.

Sa carrière politique culmine en 1920, d'abord avec sa nomination comme président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, puis par son élection à la présidence de la République le 23 septembre, après la démission de Paul Deschanel dont il assura d'abord l'intérim à la tête du gouvernement (du 21 au 23 septembre 1920).

Président de la République[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Le , après la démission de Paul Deschanel, il est élu président de la République par l'Assemblée nationale, avec 695 voix, soit 88,4 % des suffrages exprimés, face au candidat socialiste, Gustave Delory.

Exercice du pouvoir[modifier | modifier le code]

Alexandre Millerand connaît des relations difficiles avec les présidents du Conseil en raison de son intention d'appliquer la Constitution à la lettre et qui de fait donne une importance réelle au chef de l'État ; il se heurte au refus du président du Conseil, Raymond Poincaré, de soumettre une réforme de la Constitution en 1923. Mais c'est avec le président du Conseil Aristide Briand que les relations sont les plus difficiles car Briand voulait tendre la main à l'Allemagne alors que Millerand était pour une politique de fermeté, au sujet des réparations notamment.

Partisan d'un pouvoir exécutif fort et notamment d'un renforcement des prérogatives du chef de l'État, Alexandre Millerand s'engage à plusieurs reprises dans la politique intérieure, notamment le dans son discours d'Évreux : dans celui-ci, il témoigne de son attachement à la majorité modérée sortante et s'oppose au cartel des gauches, qui regroupe les radicaux et les socialistes.

Démission[modifier | modifier le code]

Vainqueur des élections législatives de 1924, le cartel des gauches lui reproche sa prise de position hostile à son égard et appelle à sa démission. En effet, depuis la présidence Jules Grévy, la tradition voulait que le chef de l'État s'abtienne de prendre part au débat politique. C'est notamment ce qui avait conduit le président Jean Casimir-Perier à démissionner, six mois seulement après son élection.

Mais Alexandre Millerand estime que cette pratique du pouvoir est désuette et refuse de démissionner, aucun texte ne l'y obligeant par ailleurs. Il charge même un modéré, ministre des Finances du gouvernement Poincaré, Frédéric François-Marsal, de former le nouveau gouvernement. La Chambre des députés refuse à celui-ci la confiance[réf. souhaitée]. Bien que s'étant résolu à la volonté parlementaire, Alexandre Millerand est critiqué par la gauche, qui lui reproche son souhait de réformer la Constitution et l'accuse de vouloir entraver son action législative[18]. La Chambre refuse ainsi d'investir un cabinet tant que le chef de l'État reste en fonction. Le , après plusieurs semaines de conflit, Alexandre Millerand refuse de recourir à des moyens inconstitutionnels et présente sa démission dans une lettre lue aux deux chambres.

Georges Clemenceau aurait déclaré à son sujet : « Il a l'air idiot, mais méchant […] une tête carrée, fermée à tout, des yeux de myope, et pourtant il a des lueurs de bon sens »[19].

Sénateur[modifier | modifier le code]

En , il fonde la Ligue républicaine nationale (LRN), qui réunit notamment l’Alliance démocratique et la Fédération républicaine. Il souhaite en faire la coalition des partis de la droite républicaine face au cartel des gauches, mais le souvenir de sa pratique du pouvoir rend réticents de nombreux modérés, qui l'accusent de vouloir établir un régime personnel et autoritaire.

En , il est élu sénateur dans le département de la Seine. En , il est battu par Pierre Laval[20].

Il fait son retour au Sénat comme représentant de l'Orne en , à la suite du décès de Leneveu, ayant été élu avec 536 voix sur 845 exprimés au premier tour de scrutin[21]. Il reste sénateur jusqu'à sa mort. Le , âgé et affaibli, il ne prend pas part au vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Mort[modifier | modifier le code]

Il meurt à son domicile, rue Mansart à Versailles, le 7 avril 1943.

Prises de position politique[modifier | modifier le code]

Alexandre Millerand en 1921.

Évolution de son positionnement[modifier | modifier le code]

Après son exclusion du Parti socialiste français en 1904, il commence à se rapprocher du centre et de la droite[18].

Économie[modifier | modifier le code]

S'il estime que la liberté est « le premier des biens », il s'oppose aux « excès » du libéralisme économique[5]. Il appelle ainsi à une fiscalité moins « inégalitaire ».

Nationalisme[modifier | modifier le code]

Après avoir fait sa première communion, il s'éloigne rapidement de l'Église, notamment après avoir lu la Vie de Jésus d'Ernest Renan[5].

Il est considéré comme faisant partie des ministres français de la Guerre les plus nationalistes[5].

Fervent partisan de l’institution militaire, il voit dans le service militaire un moyen de réunir des hommes en provenance de régions et milieux sociaux différents[6].

Société et institutions[modifier | modifier le code]

Comme ses collègues radicaux, il réclame au début de sa carrière la séparation des Églises et de l'État, un accroissement des libertés publiques et une réforme profonde des lois constitutionnelles de 1875[6].

S'il ne regrette pas la chute de la Troisième République, qu'il estimait inadaptée au contexte de son époque, il n'exprime pas de sympathie particulière pour le régime de Vichy et dénonce le national-socialisme[22]. Dans les années 1930, Charles de Gaulle fait savoir qu'il partage les analyses de l’ancien chef de l'État[22].

Profil et particularités[modifier | modifier le code]

Le parcours politique d'Alexandre Millerand se caractérise par sa longévité, relativement unique pour un homme politique français : élu parlementaire pour la première fois en 1885, il l'est toujours au début de la Seconde Guerre mondiale. Il est ainsi député pendant 35 ans et sénateur pendant 15 années[18].

Il occupe également un grand nombre de postes à responsabilité, exerçant à cinq reprises des fonctions gouvernementales ainsi que les deux principales fonctions du pouvoir exécutif. Cependant, il reste seulement quelques mois à la tête du gouvernement et sa présidence est écourtée.

Malgré l'importance de sa carrière, peu de biographies et travaux universitaires lui sont consacrés[22]. Lui-même avait entrepris de rédiger ses Souvenirs, mais son état de santé ne lui a pas permis de mener à bien le projet et l'ouvrage n'a pas été publié[22].

En tant que responsable politique, il est décrit comme réservé, froid et intransigeant[22]. Il connait quelques phases de popularité lors de ses passages au Gouvernement en 1899-1902 et en 1920[22].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Au Gouvernement[modifier | modifier le code]

Au Parlement[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Millerand, La Guerre libératrice : conférence faite à Versailles le 22 octobre 1916, Paris, Librairie Hachette, , 27 p. (lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De facto, puisque durant la période de l'Occupation, le parlement ne fut pas dissous, mais Sénat et Chambre des députés furent « ajournés jusqu'à nouvel ordre », seul le chef de l'État pouvant les réunir (voir « Acte constitutionnel no 3 du 11 juillet 1940 », sur mjp.univ-perp.fr (consulté le 23 novembre 2016). Le Parlement ne se réunit plus durant toute l'Occupation, entérinant dans les faits le caractère autoritaire du régime de Vichy.
  2. La Revue des questions historiques de indique : « Ce sang des aïeux n'est pas purement français et chrétien. Une sève juive s'y est mêlée. »[3].
  3. Il s'agit de la description fournie dans son livre militaire (archives de Paris, année 1879, matricule 2247)[5].
  4. Le provocateur Abraham Hackelman ou Hekkelman alias Landesen, de son vrai nom Arkady Mikhaïlovich Harting qui plus tard dirigera la direction parisienne de l’Okhrana entre 1905 et 1909 avait établi au Raincy, avec Piotr Ratchkovski, un atelier de fabrication de bombes destinées à tuer Alexandre III. Lorsque les bombes furent prêtes, Harting dénonça à la Sûreté parisienne, le 29 mais 1890, le groupe de révolutionnaires se réclamant de Narodnaïa Volia, qu'il avait recruté. Le but de l’opération était d’ouvrir une brèche dans le soutien dont jouissaient dans l’opinion française les révolutionnaires russes.

Références[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cet article proviennent de l'ouvrage de Jean-Louis Rizzo Alexandre Millerand : socialiste discuté, ministre contesté et président déchu (1859-1943), L'Harmattan, coll. « Chemins de la mémoire », .

  1. Dominique Frémy, Quid des présidents de la République… et des candidats, éditions Robert Laffont, Paris, 1987, p. 40, (ISBN 2-221-05360-5).
  2. a b c et d Rizzo 2013, p. 14-15.
  3. R. L., « Histoire générale et locale : la famille Millerand de Roche », Revue des questions historiques, Paris, Plon,‎ , p. 506 (lire en ligne, consulté le 15 avril 2019).
  4. a b c et d Rizzo 2013, p. 16.
  5. a b c et d Rizzo 2013, p. 17.
  6. a b c et d Rizzo 2013, p. 18.
  7. Jean Marie Mayeur et Arlette Schweitz, Les parlementaires de la Seine sous la Troisième République, Publications De La Sorbonne, 2001, (ISBN 2859444335), page 424.
  8. Nicolas Roussellier, « L'aristocratie du barreau, vivier de la République - les secrétaires de la conférence du stage », Vingtième Siècle, no 30,‎ avril-juin 1991 (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  9. disponible sur Gallica.
  10. Alain Garric, « Essai de Généalogie, Alexandre Millerand », sur gw.geneanet.org (consulté le 23 novembre 2016).
  11. Histoire de la franc-maçonnerie en France sur Google Livres.
  12. Alain Bergounioux et Gérard Grunberg, L'ambition et le remords : les socialistes français et le pouvoir (1905-2005), Paris, Fayard, coll. « L'espace du politique », , 610 p. (ISBN 2-213-62104-7).
  13. Nouvelle histoire de la France contemporaine (présentés par Olivier Wieviorka et Christophe Prochasson), vol. 20 : La France du XXe siècle : documents d'histoire, Paris, Points, coll. « Points. Histoire » (no H120), (1re éd. 1994, Seuil), 800 p. (ISBN 978-2-7578-2182-4), « 1896. Le discours de Saint-Mandé ».
  14. Emmanuel Jousse, « L'unité socialiste oubliée : le programme de Saint-Mandé, 30 mai 1896 », sur jean-jaures.org, (consulté le 6 août 2018).
  15. Emmanuel Jousse (préf. Marc Lazar), Les hommes révoltés : les origines intellectuelles du réformisme en France, 1871-1917, Paris, Fayard, , XI-465 p. (ISBN 978-2-213-68657-8, présentation en ligne).
  16. Valentine Zuber, Le culte des droits de l'homme, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », , 405 p. (ISBN 978-2-07-014250-7, présentation en ligne).
  17. Derfler 1963, p. 81.
  18. a b c et d Rizzo 2013, p. 7-8.
  19. Cité par son secrétaire Jean Martet dans Le Silence de M. Clemenceau, Plon, 1929.
  20. Le Petit Parisien, 10 janvier 1927. Laval est élu dès le 1er tour. Millerand obtient 368 voix au 1er tour, 404 au second, et se retire au 3e.
  21. Le Petit Parisien, 31 octobre 1927, p. 1. Au renouvellement de janvier 1927, Leneveu avait obtenu 515 voix.
  22. a b c d e et f Rizzo 2013, p. 9-10.

Annexes[modifier | modifier le code]

Archives nationales[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels d'Alexandre Millerand sont conservés aux Archives nationales sous la cote 470AP. Cf. « Archives nationales », sur www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le 23 novembre 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoul Persil, Alexandre Millerand : 1859-1943, SEFI, , 189 p..
  • Leslie Derfler, « Le « cas Millerand » : une nouvelle interprétation », Revue d'histoire moderne et contemporaine, Paris, Presses universitaires de France, t. X,‎ , p. 81-104 (lire en ligne).
  • (en) Leslie Derfler, Alexandre Millerand : the socialist years, La Haye / Paris, Mouton, coll. « Issues in Contemporary Politics » (no 4), , X-326 p. (présentation en ligne).
  • (en) Marjorie Farrar, Principled Pragmatist : The Political Career of Alexandre Millerand, Berg Pub Ltd, , 432 p. (ISBN 978-0854966653).
  • Benoît Yvert, Premiers ministres et présidents du Conseil depuis 1815, Paris, Perrin, coll. « Tempus », , 916 p. (ISBN 978-2262026875).
  • Jean-Louis Rizzo, Alexandre Millerand : socialiste discuté, ministre contesté et président déchu (1859-1943), Paris, L'Harmattan, coll. « Chemins de la mémoire », , 574 p. (ISBN 978-2343008592). 
  • (en) Emmanuel Jousse, « Social change and socialist politics : Alexandre Millerand and the contradictions of French reformism, 1899–1902 », French History, Oxford University Press, vol. 31, no 3,‎ , p. 351–375 (DOI 10.1093/fh/crx034).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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