Eugène Étienne

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Eugène Étienne
Eugène Étienne, en 1914
Eugène Étienne, en 1914
Fonctions
Député du département d'Oran
Sénateur du département d'Oran
Sous-secrétaire d'État
à la Marine et aux Colonies
Gouvernement Maurice Rouvier (1)
Sous-secrétaire d'État aux Colonies
Gouvernement Pierre Tirard (2)
Charles de Freycinet (4)
Ministre de l'Intérieur
Gouvernement Maurice Rouvier (2)
Ministre de la Guerre
Gouvernement Maurice Rouvier (2)
Maurice Rouvier (3)
Ferdinand Sarrien
Ministre de la Guerre
Gouvernement Aristide Briand (3)
Aristide Briand (4)
Louis Barthou
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Oran (Algérie)
Date de décès (95 ans)
Lieu de décès Blason paris 75.svg Paris
Nationalité Française
Parti politique UD (1902-1910)
GD (1910-1914)
RDG (1914-1919)

Eugène Napoléon Étienne est un homme politique français, né le à Oran (Algérie) et mort le à Paris. Affilié à l'Alliance démocratique, il fut avant la Première Guerre mondiale l'un des principaux chefs, avec Auguste d'Arenberg, du « parti colonial », en organisant notamment en 1892 le Groupe colonial et des affaires extérieures à la Chambre des députés[1] qui comptait environ deux cents parlementaires [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugène Étienne, né à Oran, est le fils d'un soldat de la conquête de l'Algérie. Il est employé aux Messageries maritimes et soutient Gambetta à son élection de 1869, avant même la chute du Second Empire. Il est proche d'Émile Bouchet, député radical. En 1878, il est nommé inspecteur des chemins de fer. En 1879, il fonde un cabinet d'avocats avec Émile Bouchet et Jules Blancsubé. Il est élu sans discontinuer à la Chambre des députés de 1881 à 1919 où il défend les intérêts de l'Algérie française.

Eugène Étienne préside la Société Gambetta, il est par ailleurs le chef du parti colonial, le fondateur et président du Comité de l'Asie, Comité de l'Afrique française ainsi que du Comité du Maroc. Homme d'affaire avisé, il fut aussi président du conseil d'administration de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris[3] et membre du comité consultatif des chemins de fer.

Il est élu sénateur d’Oran le 11 janvier 1920[4].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (94e division)[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

Par un arrêté du , le gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française (AOF), Ernest Roume, nomme en son honneur le port de la baie du Lévrier (Mauritanie), « Port Étienne »[6], aujourd'hui Nouadhibou.

La commune de Hennaya, actuellement dans la wilaya de Tlemcen (Algérie), est rebaptisée en 1922 « Eugène-Étienne ». C’était un centre de colonisation créé en 1851 par le général Bugeaud[7]. La commune conservera ce nom jusqu’en 1962 avant de redevenir Hennaya.

Une stèle, installée sur la place du Petit-Vichy, au centre d’Oran, porte la mention « à Eugène Étienne, Oran reconnaissante ». Une des grandes voies d’Oran était dénommée rue Eugène Etienne ; elle porte désormais le nom de rue Mohamed Baghdadi ; à Tlemcen, la rue Eugène Etienne est devenue rue Commandant Djaber.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Eugène Étienne, Les Compagnies de colonisation, A. Challamel, 1897 disponible sur Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Lagana, Le Parti colonial français : éléments d'histoire, Presses universitaires du Québec, 1991, p. 54. consultable sur le site du Google Livres
  2. Jacques Marseille, France et Algérie, journal d'une passion, Paris, Larousse, 2002, p. 143
  3. Jacques Marseille, idem
  4. Jean Jolly, Dictionnaire des Parlementaires français (1960/1977)
  5. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 318
  6. Jean Abel Gruvel, Les pêcheries des côtes du Sénégal et des rivières du Sud, A. Challamel, Paris, 1908, p. 13 (ISBN 2-11-091134-4)
  7. Yvon Grasset, Eugène Étienne Hennaya, un village qui travaillait dur, in Bulletin de la société Les Amis du vieux Tlemcen, 1956

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Julie d'Andurain, « Réseaux d’affaires et réseaux politiques : le cas d’Eugène Étienne et d’Auguste d’Arenberg », paru dans Bonin Hubert, Klein Jean-François, Hodeir Catherine (dir), L’Esprit Économique impérial, groupes de pression et réseaux du patronat colonial en France et dans l'Empire, Revue française d’histoire d’outre-mer, SFHOM, janvier 2008, p. 85-102.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]