Yvon Delbos

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Yvon Delbos
Yvon Delbos, ministre de l'Instruction publique (1925).
Yvon Delbos, ministre de l'Instruction publique (1925).
Fonctions
Député 1924-1940
puis 1945-1955
Sénateur 1955-1956
Gouvernement IIIe république-IVe république
Groupe politique RRRS
Ministre d'État
Président Vincent Auriol
Président du Conseil Paul Ramadier
Gouvernement Ramadier (1 et 2)
Biographie
Nom de naissance Pierre Stanislas Yvon Delbos
Date de naissance
Lieu de naissance Thonac
Date de décès (à 71 ans)
Lieu de décès Paris
Résidence Dordogne
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Yvon Delbos est un homme politique français, né le à Thonac (Dordogne)[1] et mort le à son domicile dans le 4e arrondissement de Paris[2]. Il fut notamment ministre des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Éducation nationale.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il fréquente l’École normale supérieure et entre au Parti radical. En 1912, il devient rédacteur en chef du journal Le Radical. Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale. Après sa guérison, il fut affecté à l’aviation.

Journaliste radical-socialiste[modifier | modifier le code]

Fondateur de l’«Ère nouvelle » en 1919, il devint ensuite rédacteur de la « Dépêche de Toulouse ». En 1924, il est élu député de la Dordogne et devient président du groupe parlementaire radical-socialiste. En 1925, il est secrétaire d'État, et du 17 avril au 28 novembre, il estministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts dans le cabinet Paul Painlevé. De 1932 à 1936, il est vice-président de la Chambre des députés. Il contribue par ses vives critiques à la chute de Pierre Laval en 1935.

Chef de la diplomatie du Front populaire[modifier | modifier le code]

Il retrouve le gouvernement comme ministre de la Justice et vice-président du Conseil dans le cabinet Albert Sarraut du 24 janvier au 4 juin 1936. Dans les gouvernements de Front populaire, il occupe tantôt la fonction de ministre des affaires étrangères tantôt celle de ministre de l’Éducation nationale. Chef de la diplomatie du 4 juin 1936 au 13 mars 1938 dans les cabinets Léon Blum (1) et Camille Chautemps (3), il adopte une ligne conciliante à l’égard de l’Allemagne et doit faire face aux problèmes posés par la guerre d'Espagne à un gouvernement de gauche. En décembre 1937, il discuta avec Józef Beck, son homologue polonais des affaires étrangères, du "projet de Madagascar". Ses fonctions au Quai d’Orsay s’achèvent avec l’Anschluss.

Il redevient ministre de l’éducation dans les gouvernements Édouard Daladier (3) et Paul Reynaud, du 13 septembre 1939 au 21 mars 1940 et du 5 au 16 juin 1940.

Opposé à l'Armistice, il s'embarque le 20 juin 1940 avec d'autres parlementaires sur le Massilia qui gagne Alger. Résistant, il fut arrêté et déporté à Oranienburg de 1943 à 1945.

Ministre de la IVe République[modifier | modifier le code]

À la Libération, il est élu membre des deux Assemblées nationales constituantes et député jusqu’en juin 1955.

Il est un ardent défenseur de l'école publique, et il fait ainsi appliquer en 1948 la loi, toujours en vigueur, qui octroie la qualité de fonctionnaires stagiaires aux élèves des écoles normales supérieures[3].

Candidat à la présidence[modifier | modifier le code]

Delbos est candidat à la présidence de la République aux trois premiers tours en décembre 1953. Il est élu sénateur RGR en juin 1955 et siège au Conseil de la République jusqu'à sa mort.

Européen convaincu[modifier | modifier le code]

Fervent européen, il fut aussi membre de l’Assemblée de la Communauté européenne du charbon et de l'acier et vice-président de l’Internationale libérale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Dordogne, commune de Thonac, acte de naissance no 34, année 1885 (page 4/12) (avec mention marginale de décès)
  2. Archives de Paris 4e, acte de décès no 1423, année 1956 (page 14/31)
  3. Loi n° 48-1314 du 26 août 1948 attribuant aux élèves des écoles normales supérieures le traitement et les avantages afférents à la condition de fonctionnaire stagiaire, modifiée par la loi n° 54-304 du 20 mars 1954 accordant la qualité de fonctionnaire stagiaire à tous les élèves des écoles normales supérieures

Bibliographie[modifier | modifier le code]