Gustave Téry

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Gustave Téry
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Enfant

Gustave Édouard Aimé Victor Téry, né à Lamballe (Côtes-d'Armor) le et mort à Paris le , est un journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Édouard Téry, régisseur, et de Victorine Guyomar.

Normalien et agrégé de philosophie, il enseigne pendant sept ans avant d'être révoqué par le ministère de l'Instruction publique[1]. Il exerce à Carcassonne de 1895 à 1898, puis de 1898 à 1899 au lycée de Laval[2]. Il prend ensuite des congés de 1899 à 1903. Il rejoint ensuite le lycée de Roanne.

Attiré par le journalisme, il fonde en 1904, avec l'ex-collaborateur de L'Aurore Urbain Gohier, le journal L'Œuvre, mensuel puis hebdomadaire indépendant.

S'affirmant dans les grandes lignes proche des socialistes et des anticléricaux, L'Œuvre de Gustave Téry rejoint sur la question antisémite le nationalisme intégral prôné par l'Action française de Charles Maurras. En 1911, L'Œuvre participe amplement à la campagne visant notamment Marie Curie. Téry y dénonce les scandales de l’époque, attaque Aristide Briand, Léon Daudet et bien d’autres. En 1915, devenu quotidien, le journal soutient le pacifisme et devient en quelque sorte le porte-parole officieux du Sinn Féin. Après le traité anglo-irlandais du , il défend l'État libre par esprit démocratique et antimilitariste.

Gustave Téry publia le roman Le Feu d'Henri Barbusse, malgré la censure, et fit campagne pour la création d’une Société des Nations.

Il partage la vie d'Annie de Pène. Il était le père de Simone Téry.

Il meurt le en son domicile dans le 16e arrondissement de Paris[3], et, est inhumé au cimetière du vieux bourg de Pléneuf-Val-André. À Lamballe, une rue et un collège ont autrefois porté son nom.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Les Cordicoles, 1902 [lire en ligne].
  • Monsieur Gustave Téry, réponse à Charles Péguy dans les Cahiers de la quinzaine, 1902 [lire en ligne].
  • Laïcisons la Franc-Maçonnerie ! Réponses d'un Provincial à Louis de Montalte, 1904.
  • Jean Jaurès, 1907 [lire en ligne].
  • Aristide Briand dit Aristide-le-cynique, 1909.
  • Nos bons apôtres, comédie en 3 actes, Paris, Petit-Théâtre, .
  • L'Union sacrée, nouveaux petits morceaux de Charles Maurras et Léon Daudet, choisis par Gustave Téry, 1918.
  • Les Allemands chez nous, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1918 [lire en ligne].
  • Briey, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1919.
  • L'École des garçonnes, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1923 [lire en ligne].
  • Pour la patrie, s. d.
  • Les Divorcés peints par eux-mêmes, mille et une confessions recueillies par Gustave Téry, s. d.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Téry, « Votre démission, monsieur le directeur ! », L'Œuvre, no 47, 23 novembre 1911, p. 33.
  2. Il y trouve à la même époque Henry Bolo, alors vicaire général.
  3. Archives de Paris 16e, acte de décès no 1312, année 1928 (page 12/20)

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