Gustave Téry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Téry.
Gustave Téry
Tery, Gustave (Meurisse).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Enfant

Gustave Edouard Aimé Victor Téry, né à Lamballe (Côtes-d'Armor) le et mort à Paris le , est un journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Edouard Téry, régisseur et de Victorine Guyomar.

Normalien et agrégé de philosophie, il enseigne pendant sept ans avant d'être révoqué par le ministère de l'Instruction Publique[1]. Il exerce à Carcassonne de 1895 à 1898, puis de 1898 à 1899 au Lycée de Laval[2]. Il prend ensuite des congés de 1899 à 1903. Il rejoint ensuite le lycée de Roanne.

Attiré par le journalisme, il fonde en 1904, avec l'ex-collaborateur de L'Aurore, Urbain Gohier, le journal L'Œuvre, mensuel puis hebdomadaire indépendant.

S'affirmant dans les grandes lignes comme proche des socialistes et des anticléricaux, L'Œuvre de Gustave Téry rejoint sur la question antisémite le nationalisme intégral prôné par l'Action Française de Charles Maurras. En 1911, L'Œuvre participe amplement à la campagne visant notamment Marie Curie. Téry y dénonce les scandales de l’époque, attaque Aristide Briand, Léon Daudet et bien d’autres. En 1915, devenu quotidien, le journal soutient le pacifisme et devient en quelque sorte le porte-parole officieux du Sinn Féin. Après le Traité anglo-irlandais du 6 décembre 1921, il défend l'État Libre par esprit démocratique et antimilitariste.

Gustave Téry publia le roman Le Feu d'Henri Barbusse, malgré la censure, et fit campagne pour la création d’une Société des Nations.

Il était le père de Simone Téry.

Il est inhumé au cimetière du vieux bourg de Pléneuf-Val-André. A Lamballe, une rue a porté son nom jusqu'en 2017 et un collège le porte actuellement.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Les Cordicoles, 1902 Texte en ligne
  • Monsieur Gustave Téry, réponse à Charles Péguy dans les Cahiers de la quinzaine, 1902 Texte en ligne
  • Laïcisons la Franc-Maçonnerie ! Réponses d'un Provincial à Louis de Montalte, 1904
  • Jean Jaurès, 1907 Texte en ligne
  • Aristide Briand dit Aristide-le-cynique, 1909
  • Nos bons apôtres, comédie en 3 actes, Paris, Petit-Théâtre, 12 mai 1910
  • L'Union sacrée, nouveaux petits morceaux de Charles Maurras et Léon Daudet, choisis par Gustave Téry, 1918
  • Les Allemands chez nous, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1918 Texte en ligne
  • Briey, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1919
  • L'École des garçonnes, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1923 Texte en ligne
  • Pour la patrie, s. d.
  • Les Divorcés peints par eux-mêmes, mille et une confessions recueillies par Gustave Téry, s. d.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Téry, "Votre démission, monsieur le directeur!", L'œuvre, No. 47, 23 novembre 1911, p. 33.
  2. Il y trouve à la même époque Henry Bolo, alors vicaire général.

Liens externes[modifier | modifier le code]