Baptême

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Le baptême (du verbe grec ancien Βαπτίζειν baptizein, fréquentatif du verbe Βάπτειν baptein, « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement symbolisant la nouvelle vie du croyant chrétien. Il est partagé par la quasi-totalité des églises chrétiennes étant donné son importance dans les textes bibliques. L'eau symbolise à la fois la mort par noyade des baptisés dans leur ancienne vie caractérisée par le péché, et leur nouvelle naissance dans une vie nouvelle et éternelle. Cette cérémonie représente souvent un témoignage public de la conversion. Le baptême peut être pratiqué sur de jeunes enfants ou sur des adultes, selon les époques ou les Églises. Pour la Bible, « il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Éphesiens 4:5).

Historique[modifier | modifier le code]

Les rites d'eau et leur origine[modifier | modifier le code]

Le baptême dans les divers rites Chrétiens, dérive du bain rituel juif (mikvé) et s'appuie sur un symbolisme que Carl Gustav Jung et bien d'autres psychanalystes rapprochent de la vie intra utérine. Immersion évoquant tout à la fois la noyade, la purification, la mort et la (re-)naissance[1].

Racines bibliques[modifier | modifier le code]

Le Nouveau Testament (Mt. 3, 11 = Lc 3, 16) fait allusion à trois types de baptêmes :

  • par l'eau, c'est le baptême de conversion, ou repentance, de Jean-Baptiste ;
  • par l'Esprit, c'est le baptême institué par Jésus par l'envoi de son Esprit, Ac. 1, 5
  • par le feu[2], cette dernière expression est à rattacher à la tradition judéo-chrétienne qui est témoin de l'effusion d'une lumière au moment du baptême de Jésus[3].

Institution du baptême chrétien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baptême du Christ.

Pour tout chrétien, la référence est le baptême de Jésus par Jean le Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu : Jésus arrivant de Galilée paraît sur les bords du Jourdain, et vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l'en empêcher et disait : " C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi et c'est toi qui viens à moi!", mais Jésus lui répondit: " Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir ce qui est juste". Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux une voix disait: " Celui-ci est mon Fils bien-aimé : en Lui j'ai mis tout mon amour." (Matthieu chap. 3 versets 13 à 17). Le rite du baptême a provoqué la disparition de la circoncision rituelle, sans totalement faire disparaitre cette notion, alors spiritualisée[4].

Pratique de l'Église primitive[modifier | modifier le code]

La pratique exclusive du baptême de croyants est attestée dans l'Église primitive, en particulier par Tertullien[5]. On trouve encore des traces de crédobaptisme au Moyen-Age, notamment avec Pierre de Bruys et Henri de Lausanne. "On ne naît pas chrétien, on le devient" affirmait Tertullien, un des Pères de l'Église, dans son Apologie du Christianisme, chapitre 18.

La Réforme[modifier | modifier le code]

Les premiers réformateurs conservent la pratique catholique traditionnelle du pédobaptisme et les églises protestantes traditionnelles restent ainsi favorable à la pratique du baptême pour les bébés.

Pour les églises chrétiennes évangéliques le baptême est un choix personnel; ils concernent donc des croyants adultes (anabaptisme). Les évangéliques insistent sur le baptême en esprit qui accompagne la nouvelle naissance manifestée par la baptême par l'eau, et se se désignent souvent eux-mêmes comme des born again ("nés de nouveau").

Le Pentecôtisme et le Renouveau charismatique[modifier | modifier le code]

A la suite des églises pentecôtistes, le Renouveau charismatique a mis à l'honneur une expérience d'effusion de l'Esprit Saint, appelée "baptême dans l'Esprit" basée sur le récit de la Pentecôte, dans le nouveau Testament , Actes au Chapitre 2 , où le récit biblique décrit des " langues de feu " survenant sur la tête des apôtres, qui se mettent à parler d'autres langues . Il ne s'agit pas d'une cérémonie, il s'agit d'une expérience recherchée par les croyants qui estiment réelle cette promesse de Jésus Christ : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit, descendant sur vous, et vous serez mes témoins. », Actes .1, verset 8.

Le baptême au cœur de l'œcuménisme[modifier | modifier le code]

"Pratiquement toutes les Églises chrétiennes reconnaissent la valeur et la validité du baptême des autres Églises", déclare le Père Hervé Legrand, directeur de l'Institut supérieur d'études œcuméniques de Paris (Iseo)[6]. En 1982, le Conseil œcuménique des Églises a publié en accord avec des théologiens catholiques un document intitulé Baptême, Eucharistie, Ministère. Ce célèbre texte, adopté par fait le point sur l'accord toujours plus grand - et les différences qui subsistent - dans des domaines fondamentaux de la foi et de la vie des Églises. Il consacre en sept pages un accord complet des Églises sur la question du baptême[7]

Les différents rituels de baptême[modifier | modifier le code]

La forme du baptême diffère selon les Églises :

Voici une vision détaillée des rites de baptême d'eau dans les diverses églises se réclamant du christianisme[8].

Le baptême d'eau dans diverses églises se réclamant du christianisme
Baptême des croyants (adultes), par immersion
Église Enseignement concernant le baptême Type de baptême Baptême des enfants Le baptême régénère, procure la vie spirituelle
Baptisme Le baptême d’eau est une ordonnance, un rituel symbolique par lequel on démontre qu’on a accepté le Christ comme son Sauveur personnel[9]. Uniquement par immersion. Non. Les nouveau-nés sont présentés à Dieu (bénis par le pasteur). Non.
Pentecôtisme Le baptême d’eau est une ordonnance, un rituel symbolique par lequel on démontre qu’on a accepté le Christ comme son Sauveur personnel[10]. Uniquement par immersion. Non. Les nouveau-nés sont présentés à Dieu (bénis par le pasteur). Non.
Église adventiste du septième jour Ordonnance, rite symbolique, le baptême est une occasion donnée à un croyant de confesser publiquement sa foi personnelle en Christ, de manifester son engagement[11]. Uniquement par immersion. Non. Les nouveau-nés sont présentés à Dieu (bénis par le pasteur). Non.
Mennonites Ordonnance, rituel symbolique et sceau de la foi dans le cœur de l’adulte. Uniquement par immersion. Non. Le baptême est un acte de confession, accompli par une personne convertie capable de confesser sa foi. Non.
Baptême des bébés ou enfants, par effusion, aspersion ou immersion.
Église Enseignement concernant le baptême Type de baptême Baptême des enfants Le baptême régénère, procure la vie spirituelle
Catholiques romains Nécessaire pour l’effusion de la puissance de sanctification appelée Grâce, qui place l’homme sur le chemin du salut. Essentiellement par effusion. Oui. Oui.
Église Orthodoxe Le « mystère » du baptême est la participation à la mort et à la résurrection du Christ. Il nous permet de participer au renouvellement de la nature humaine par le Christ, but de l'incarnation de Dieu en homme Par triple immersion, l’aspersion n’étant pratiquée qu’en cas d’urgence. Oui. Ils reçoivent également la communion et le chrême (onction). Oui.
Anglicanisme Nécessaire au salut parce qu’il confère la nouvelle naissance spirituelle Effusion ou immersion . Oui. Oui. Sauf pour certaines tendances évangéliques.
Luthéranisme L’instrument dont se sert l’Esprit de Dieu pour procurer la vie nouvelle et faire du pécheur un enfant de Dieu. Par effusion, aspersion ou immersion . Oui. Non.
Méthodisme Le baptême n’est pas nécessaire au salut, puisqu’il est le signe extérieur qu’on appartient à la communauté chrétienne. Par effusion, aspersion ou immersion. Oui. Non.
Églises réformées (Calvinisme) Ordonnance, rituel symbolique et sceau de la foi dans le cœur de l’adulte. Par effusion, aspersion ou immersion. Oui, pour indiquer que leurs parents chrétiens sont membres de la communauté de l’alliance. Non.
Église unie Les églises unies réunissent plusieurs tendances, comme leur nom l'indique. La perception du baptême dépend donc du courant théologique Par aspersion. Dans certains courants le baptême est administré au moment de la confirmation. Les enfants sont « présentés » à la communauté ou « dédiés » à Dieu par leurs parents, parrains et marraines.
Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours Alliance de prendre le nom du Christ, de se souvenir de lui, de garder ses commandements et de persévérer jusqu'à la fin. Baptême par immersion suivi du don du Saint-Esprit par imposition des mains administrés par quelqu’un détenant la prêtrise de Melchisédek. Oui. Dès l'âge de 8 ans. Nouvelle naissance spirituelle. Présence constante du Saint-Esprit pour ceux qui obéissent aux commandements
Témoins de Jéhovah Nécessaire au salut, mais pas suffisant, puisqu’il n’est que le symbole du renoncement au péché[12]. Par immersion, mais Non.administré dans leurs lieux de réunion (Salles du Royaume) Oui. Dès l'âge de 12 ans.
Baptême non-pratiqué
Église Enseignement concernant le baptême Type de baptême Baptême des enfants Le baptême régénère, procure la vie spirituelle
Armée du salut Ne pratiquent plus le baptême car estiment que le baptême ne devait être pratiqué qu’au temps de Jésus.
Quakers Simple symbole extérieur qui n’a plus à être pratiqué. Ne croient pas dans le baptême d’eau, mais seulement en une purification intérieure permanente de l’esprit humain par une vie de discipline régie par le Saint-Esprit.

Le baptême dans l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Baptême d'un bébé
Article détaillé : Baptême catholique.

Pour l'Église catholique, le baptême est le premier des trois sacrements de l'initiation chrétienne, avec l'Eucharistie (la communion) et la Confirmation. Pour les personnes ayant l'âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d'une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveau-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement.

Le baptême apporte des grâces[13].

Il remet les péchés :

  • les péchés personnels antérieurs ;
  • le péché originel ;
  • ses conséquences, dont la plus grave est la séparation de Dieu et la mort spirituelle.

Cela n'empêche pas que le salut soit possible pour les non-baptisés, position qui a été affirmée par l'Église catholique, notamment avec Lumen Gentium et Dominus Iesus (voir la section « Baptême et salut » de l'article « Baptême catholique »). La Commission théologique internationale a publié un document sur l'espérance du salut pour les enfants qui meurent sans baptême[14].

Mais dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent telles :

  • les souffrances, la maladie ;
  • la mort (terrestre) ;
  • les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère ;
  • une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence.

Le don du baptême comporte la naissance à la vie de fils adoptif du Père, le baptisé devient membre du Christ, temple du Saint-Esprit, est incorporé à l'Église et participe à la mission du Christ[15].

L'ondoiement est une cérémonie simplifiée du baptême utilisée en cas de risque imminent de décès (mention d'enfant ondoyé dans les anciens registres paroissiaux) et qui se limite à verser de l’eau sur la tête de la personne en prononçant les paroles sacramentelles : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Cela correspond à la croyance ancienne que le baptême opère le salut et que les enfants morts sans baptême seraient réprouvés.

Le baptême dans l'Église orthodoxe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baptême orthodoxe.

Le baptême est la participation, pour chaque chrétien, à la mort et à la résurrection du Christ. C'est pourquoi il est nécessaire à la participation du renouvellement de l'homme dans le Christ. Ce renouvellement, c'est la mort du "vieil homme", du vieil Adam, de l'homme de la Chute, pour "revêtir le Christ", présenté par saint Paul comme le nouvel Adam. Le baptême est donc véritablement une renaissance[16].

Le baptême dans les Églises protestantes[modifier | modifier le code]

Dans les Églises protestantes traditionnelles[modifier | modifier le code]

Les Églises protestantes traditionnelles adhèrent au pédobaptisme (baptême des bébés) et utilisent les méthodes aspersion et immersion[17]. C'est l'un des deux sacrements protestants (l'autre étant la Sainte-Cène). Les Églises protestantes définissent un sacrement comme un signe qui manifeste matériellement (= rend présent) le Christ, don de Dieu aux humains, tel que lui-même l'a institué dans le Nouveau Testament, au travers d'une présence spirituelle de Jésus.

Dans les Églises chrétiennes évangéliques[modifier | modifier le code]

Dans les églises chrétiennes évangéliques le baptême est un choix personnel (crédobaptisme) ; il concerne donc les croyants adultes qui adhèrent à la foi par une démarche volontaire.

Les anabaptistes[modifier | modifier le code]

Au moment de la Réforme, l'émergence du mouvement anabaptiste puis des baptistes qui s'en inspireront va générer un débat considérable entre les représentants de la Réforme magistérielle (Calvin, Zwingli), pédobaptistes, et ceux de la Réforme Radicale (Hubmaier, Menno Simons), crédobaptistes. La polémique tient beaucoup à leur pratique de rebaptiser (anabaptisme) ceux qui ont été baptisés enfants et donc de ne pas reconnaître la valeur du premier baptême, qui avait toujours été reconnue par les autres Réformateurs, même s'il avait été administré par un prêtre catholique.

Le baptême dans les groupes religieux issus du Christianisme[modifier | modifier le code]

Dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Mormonisme)[modifier | modifier le code]

Baptême mormon vers 1850.
Baptême mormon dans une rivière, enfant de 8 ans. (2005)
Baptistère du temple de Salt Lake (baptêmes pour les morts.)

Chez les Mormons, conformément à l'étymologie du mot "baptême", le baptême est administré par immersion et par l'autorité de la prêtrise de manière à ouvrir la porte du salut au croyant. Personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu sans avoir contracté cette alliance, précédée par l'adhésion à la foi en Jésus-Christ et par le repentir. Le croyant entrant dans les eaux du baptême s'engage alors à prendre sur lui le nom de Jésus-Christ, à se souvenir toujours de lui, à garder ses commandements (décalogue) et à persévérer jusqu'à la fin (Matt 10:22). Les Mormons considèrent que le baptême d'eau doit être suivi du don du Saint Esprit par imposition des mains, faute de quoi il serait incomplet (selon Jean 3:5, Actes 19:5-6 dans la Bible, et 2 Néphi 31:13–14, dans le Livre de Mormon). La doctrine de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours précise aussi qu'Adam fut le premier à être baptisé (Moïse 6:64–65, dans la Perle de Grand Prix) et que Jésus fut également baptisé pour accomplir tout ce qui est juste et pour montrer le chemin à toute l'humanité (Matthieu 3:13–17 ; 2 Néphi 31:5–12).
Toutes les églises de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours comportent des fonts baptismaux permettant d'effectuer le baptême par immersion. À défaut, le baptême peut aussi être effectué dans la mer, dans une rivière, dans un bassin, une piscine, etc.

Rejet du baptême des nouveau-nés[modifier | modifier le code]

Pour les Mormons, le Seigneur condamne le baptême des nouveau-nés (Moroni 8:10–21, dans le Livre de Mormon) car les enfants naissent innocents et sans péché. Satan n'a le pouvoir de tenter les petits enfants que lorsqu'ils commencent à devenir responsables (D&A 29:46–47, dans Doctrine et Alliances), de sorte qu'ils n'ont pas besoin de se repentir ou d'être baptisés. Les enfants ne peuvent se faire baptiser que quand ils atteignent l'"âge de responsabilité" qui est de huit ans (D&A 68:25–27).

Baptême des morts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baptême pour les morts.

Du fait que tout le monde sur la terre n'a pas l'occasion d'accepter l'Évangile pendant l'existence mortelle, occasion leur est donnée dans le monde des esprits. C'est pourquoi, ceux qui y acceptent l'Évangile peuvent se qualifier pour entrer dans le royaume de Dieu. Selon les saints des derniers jours (mormons), ces principes seraient présents dans la Bible (1 Cor 15:29, 1 Pierre 3:19-20, 1 Pierre 4:6, Jean 5:25). (salut pour les morts).

Chez les Témoins de Jéhovah[modifier | modifier le code]

Le baptême représente pour les futurs Témoins de Jéhovah en âge de le demander, une étape d’une importance capitale dans leur engagement religieux. Il est pour eux, la seule manière de se positionner officiellement pour le nom de Jéhovah et de lui vouer ainsi leur vie. C'est la seule voie que proposent les Témoins de Jéhovah pour échapper à la destruction du « système de choses mauvais » actuel lors de la grande bataille d’Har-Maguédon, que livrera Jésus afin d’instaurer par la suite un paradis sur terre[18].

Pour pouvoir être baptisé, le candidat doit d'abord s'être voué à Jéhovah dans la prière, puis en faire la demande principalement au surveillant-président de sa congrégation. Trois anciens visiteront successivement le postulant afin de lui poser les 104 questions figurant dans le livre Organisés pour faire la volonté de Jéhovah, celles-ci ayant pour but de vérifier les connaissances du futur baptisé sur la doctrine du mouvement. Les anciens s'assureront également que le postulant mène une vie conforme aux directives de l'organisation. Si ses réponses sont jugées satisfaisantes, il sera admis au baptême. Il n'y a donc pas de baptême des nouveau-nés. Toutefois, les enfants ont la possibilité de se faire baptiser, si les membres du mouvement estiment qu'ils ont une pleine conscience de leur acte, et s'ils connaissent et respectent les principes doctrinaux enseignés par les Témoins de Jéhovah.

Les baptêmes sont pratiqués durant les assemblées régionales (trois par an), le candidat est baptisé par immersion. En 2006, le rapport annuel publié par la Société Watchtower fait état de 248 327 baptêmes dans le monde, dont 2 507 pour la France.

Rites proches du baptême dans d'autres religions[modifier | modifier le code]

  • Dans le judaïsme, le mikvé est un bain rituel utilisé pour l'ablution nécessaire aux rites de pureté dans le judaïsme. L'immersion totale du corps dans l'eau du mikvé fait partie du processus de conversion au judaïsme. On y voit généralement l'ancêtre du baptême chrétien.
  • Dans le Bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptême, tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) ». Contrairement au baptême, cette profession de foi n’est pas définitive, elle peut se reprendre à tout moment.
  • Dans le Sikhisme, le baptême (Amrit anskar ou "Amrit Chhakhna"), Amrit (panjabi : ਅੰਮ੍ਰਿਤ) : nom de la sainte eau utilisée lors de cette cérémonie par les Sikhs). Cette eau est créée par le mélange d'un certain nombre d'ingrédients solubles, (dont le sucre), remuée avec un [Khanda] (un type de couteau) avec l'accompagnement de la récitation de cinq Banis (chants) sacrés composant la consécration de l'eau, ainsi bénie.

Le baptême républicain[modifier | modifier le code]

En France, la pratique du baptême civil, appelé aussi baptême républicain ou parrainage républicain remonterait à la Révolution française, lors de la séparation de l'église et de l’État[19]. Il se déroule à la mairie mais n'a pas de valeur légale et ne fait pas partie des obligations du maire[20].

Processus de "débaptême"[modifier | modifier le code]

Une pratique venue d'Allemagne consiste à se faire « débaptiser », par exemple pour échapper à l'impôt ecclésiastique. En France, les motivations relèvent plutôt d'une mise en conformité avec des convictions personnelles. La question est ouverte de savoir si le "débaptême" est possible. Sur la forme, il est possible de se faire rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrétien a toujours la liberté de renoncer à son baptême. Mais d’un point de vue théologique, les avis divergent sur la possibilité de revenir en arrière sur une grâce reçue de Dieu : dans cette optique où les dons de Dieu sont définitifs ("Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donné"), le baptisé ne peut pas être "débaptisé", il renonce simplement à vivre selon son baptême.

La démarche de débaptisation (apostasie) est surtout utilisée par les athées militants soucieux de ne plus compter parmi les statistiques de l'Église catholique, celle-ci évaluant le nombre de ses membres dans le monde en fonction du nombre de baptisés.

Autres sens[modifier | modifier le code]

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  • Le prénom de l'enfant étant choisi au moment du baptême, le mot « baptiser » a pris le sens de « donner un nom ». Le « baptême » peut aussi désigner « une première fois » : le baptême du feu.
  • On parle aussi de baptême pour les navires. Ce baptême a lieu lors de la mise à l'eau lorsque la marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse jusqu'à l'eau.
  • En Belgique, le « baptême d'étudiant» est une sorte de bizutage encadré, qui permet, celui-ci terminé, de rejoindre une association étudiante.
Article détaillé : Baptême (folklore étudiant).
  • En capoeira, le baptême (batizado) est une cérémonie au cours de laquelle les nouveaux élèves sont présentés aux maîtres et accueillie dans l'académie.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Famerée, Jean Joncheray, Louis Schweitzer, Paul De Clerck, Baptême d'enfants ou baptême d'adultes? Pour une identité chrétienne crédible, coll. Théologies pratiques, Bruxelles-Montréal, Lumen Vitae-Novalis (ISBN 978-2-87324-280-0)
  • LeGrand Richards, L'ordonnance du baptême (Une œuvre merveilleuse et un prodige, Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Salt Lake City, 1950)
  • Jean-Philippe Revel, Traité des sacrements I. Baptême et sacramentalité, 2 vol., Éditions du Cerf, 2004-5.
  • Jacques Gelis, Les enfants des limbes, Paris, Audibert, 2005.
  • Alfred Kuen, Le baptême hier et aujourd'hui, 408 p., Editions Emmaüs, St. Légier, 1995
  • André Gounelle, Le baptême : Le débat entre les Églises, Les Bergers et les Mages, 1996

Références[modifier | modifier le code]

  1. Psychanalyse du rite baptismal
  2. A. HAMMAN, Le baptême par le feu (article de 1951), dans Études patristiques, 1991, 79-84
  3. Voir le dossier par exemple dans D. Vigne, Christ au Jourdain. Le baptême de Jésus dans la tradition judéo-chrétienne, [Ét. bibl. 16], Paris, 1992 ; v. aussi G. Winkler, Die Licht-Erscheinung bei der Taufe Jesu und der Ursprung des Epiphaniefestes…, Oriens Christianus, 1994, 177-229
  4. [Arnaud Join-Lambert, Circoncision et baptême, un recto verso qui s’ignore, in : Régis BURNET – Didier LUCIANI (dir.), La circoncision aujourd’hui, Paris, Éd. Feuilles, 2014 (coll. Questions de religion), p. 45-67]
  5. Tertullien, De Baptismo, 18 (lire en ligne)
  6. Article paru dans la Croix le 6 avril 2002 [1]
  7. [2]
  8. Bonne Nouvelle. Numéro 3. St Louis, MO. 2003. p. 18-19
  9. http://new.unpoissondansle.net/2011/11/les-denominations-protestantes-et-evangeliques-les-eglises-baptistes/
  10. http://new.unpoissondansle.net/2011/12/les-denominations-protestantes-et-evangeliques-les-eglises-pentecotistes/
  11. http://renens.adventiste.ch/quiSommesNous/index.php
  12. http://ns4005993.ip-192-99-13.net/tj1.htm
  13. Théologie du baptême sur dogmatique.net
  14. Commission théologique internationale - L'espérance du salut pour les enfants qui meurent sans baptême
  15. Conférence des évêques de France, Qu'est-ce que le baptême ?
  16. http://www.spiritualite-orthodoxe.net/bapteme_droit_canonique.html
  17. http://www.museeprotestant.org/notice/le-bapteme-chez-les-protestants-reformes-lutheriens-et-evangeliques-baptistes/
  18. On peut lire dans le livre ce qu'enseigne réellement la Bible" :

    « Une personne vouée à Dieu et baptisée qui s’efforce de suivre fidèlement l’exemple de Jésus est précieuse aux yeux de Dieu. (...) Les prophéties bibliques montrent que pour Dieu ces personnes sont marquées pour survivre lors de l’exécution de son jugement qui va bientôt s’abattre sur le présent système de choses méchant.(...) Êtes-vous « dans la disposition qu’il faut pour la vie éternelle » (Actes 13 :48) ? Avez-vous le désir sincère de recevoir la marque réservée à ceux qui servent Dieu ? Cette marque inclut l’offrande de soi et le baptême, qui sont indispensables pour être sauvés. »

  19. décret du 20 prairial an II, date correspondant au 8 juin 1794, selon ce site
  20. Quelle est la valeur juridique du baptême civil ?, sur le site officiel de l'administration française

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]