Dominique de Villepin

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Dominique de Villepin
Dominique de Villepin en 2010.
Dominique de Villepin en 2010.
Fonctions
Premier ministre français

(1 an 11 mois et 14 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Législature XIIe (Cinquième République)
Coalition Majorité présidentielle
UMP - Minorité de l'UDF
Prédécesseur Jean-Pierre Raffarin
Successeur François Fillon
Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales

(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Nicolas Sarkozy
Ministre des Affaires étrangères
Ministre de la Coopération jusqu'au 17 juin 2002

(1 an 10 mois et 22 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I et II
Prédécesseur Hubert Védrine (Affaires étrangères)
Charles Josselin (Coopération, ministre délégué)
Successeur Michel Barnier (Affaires étrangères)
Pierre-André Wiltzer (Coopération, ministre délégué)
Secrétaire général
de la Présidence de la République

(6 ans 11 mois et 19 jours)
Président Jacques Chirac
Prédécesseur Hubert Védrine
Successeur Philippe Bas
Biographie
Nom de naissance Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Rabat (Maroc)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1977-2002)
UMP (2002-2011)
RS (2010-2011)
Conjoint Marie Laure Le Guay
(1985-séparés depuis 2011)
Enfants Marie Galouzeau de Villepin
Arthur Galouzeau de Villepin
Victoire Galouzeau de Villepin
Diplômé de Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Université Panthéon-Assas
IEP de Paris
ENA
Profession Diplomate
Avocat

Dominique de Villepin, est un homme d'État, diplomate, écrivain et avocat français né le à Rabat, au Maroc.

Considéré comme un visionnaire par les uns pour son refus d'engager en 2003 la France dans la Guerre d'Irak, dénigré par ses détracteurs pour le mouvement contre le contrat première embauche (CPE) et l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin est un diplomate de formation et un proche collaborateur de Jacques Chirac, qui a été successivement ministre des Affaires étrangères (2002-2004), puis de l'Intérieur (2004-2005) dans les gouvernements Raffarin, avant d'être nommé Premier ministre par Jacques Chirac le .

Durant son mandat en tant que Premier ministre, la croissance de la France est en hausse, le chômage connaît une baisse continue, l'endettement public est contenu, la charge de la dette publique est réduite. Il quitte la tête du gouvernement le .

Depuis, en retrait de la vie politique française, sa position sur la « guerre contre le terrorisme » a été remarquée à la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France. Il défend l'idée que la politique étrangère américaine agressive ne saurait être un modèle pour la France. Selon Dominique de Villepin, les opérations militaires menées par l'OTAN au Moyen-Orient et au Sud de la Méditerranée alimentent un processus de haine et de destruction qui conduisent à davantage de chaos et de guerres. Il est selon lui nécessaire d'adopter une stratégie politique capable de penser des opérations très au-delà des bombes et de l’action militaire stricto sensu.

Il est la troisième personnalité à devenir chef de gouvernement de la Ve République (après Georges Pompidou et Raymond Barre) sans avoir jamais brigué un mandat électif au suffrage universel avant son entrée en fonction[1], et le seul à ne pas en avoir brigué pendant ni après.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de formation[modifier | modifier le code]

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

Dominique de Villepin est fils d'un expatrié devenu sénateur Xavier Galouzeau de Villepin et d'Yvonne Hétier, première conseillère de tribunal administratif. La famille Galouzeau de Villepin appartient à la haute bourgeoisie[2]. Depuis le XIXe siècle les Galouzeau de Villepin recensent dix-huit décorés de la Légion d'honneur, dont seize à titre militaire. Les aïeuls de Dominique de Villepin étaient serviteurs de l'État, officiers militaires, sénateur, diplomate, chef d'entreprises, diplômés des grandes écoles françaises (notamment Saint Cyr, Polytechnique, HEC et ENA)[3].

Dominique de Villepin passe la majeure partie de son enfance à l’étranger : en Afrique, aux États-Unis (où il étudia au lycée français de New York), en Amérique latine et spécialement au Venezuela. En mai 68, au lycée de Caracas, il est le seul étudiant à se mobiliser dans son établissement[4]. Rentré en France, il poursuit ses études à Toulouse, d'abord au lycée privé jésuite Le Caousou, où il obtient son bac à l'âge de 16 ans, puis à l'université Paris X-Nanterre. Il obtient une licence de droit à l'université Paris II Assas, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris[5].

Gaulliste, sensible aux idées progressistes de la « Nouvelle Société » proposée par le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas et ses conseillers Simon Nora et Jacques Delors, il adhère en 1977 au Rassemblement pour la République (RPR)[5].

En 1980, il intègre l'École nationale d'administration, d'où il sortira dans la promotion Voltaire, aux côtés d'Henri de Castries, Renaud Donnedieu de Vabres, Jean-Pierre Jouyet, François Hollande et Ségolène Royal. Il se classe 25e de la promotion[6]. À sa sortie de l'ENA, il effectue son service militaire dans la Marine comme officier sur le porte-avions Clemenceau, avant d'occuper son premier poste au ministère des Affaires étrangères (MAE)[1].

Diplomatie et géostratégie (1980-1995)[modifier | modifier le code]

En 1980, il intègre la Direction des affaires africaines et malgache administrée par Guy Georgy. Il est secrétaire chargé de la Corne de l'Afrique. En parallèle, à partir de 1981 il est membre du Centre d'analyse, de prévision et de stratégie du MAE. En 1984, nommé à Washington DC premier secrétaire à l'ambassade de France, il se voit confier le service de presse et d'information de l'ambassade. En 1989, il est détaché à New Delhi où il sert comme conseiller à l'ambassade de France. Rentré à Paris en 1992, il est promu directeur-adjoint aux Affaires africaines et malgaches à Paris[7].

En 1993, le RPR sort vainqueur des législatives. Édouard Balladur est élu Premier ministre. Alain Juppé devenu ministre des Affaires étrangères, choisit Dominique de Villepin comme directeur de cabinet[1].

Secrétaire général de Jacques Chirac (1995-2002)[modifier | modifier le code]

Dominique de Villepin est un collaborateur de Jacques Chirac depuis 1981[5]. Élu président de la République, Chirac le nomme en mai 1995 secrétaire général de la présidence de la République. Avec l'avocat Francis Szpiner, il aurait animé au Palais de l'Élysée une cellule juridique (surnommée « le cabinet noir » en référence au Cabinet noir du temps de la monarchie), chargée de suivre les affaires politico-financières en cours liées au RPR[8].

En 1997, afin de mettre fin aux luttes intestines de la droite, il aurait été l'un des principaux instigateurs de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président. Les élections législatives aboutissent à une défaite du RPR et à une phase de cohabitation : le RPR tient l'Élysée, les socialistes gouvernent à Matignon. Les militants du RPR lui en tiennent rigueur[1]. L'usure du gouvernement socialiste de Lionel Jospin de 1997 à 2002 facilite cependant la réélection de Jacques Chirac lors de la présidentielle de 2002.

L'homme d'État[modifier | modifier le code]

Realpolitik : Ministre des Affaires étrangères (2002-2004)[modifier | modifier le code]

Refus de la guerre en Irak[modifier | modifier le code]
Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, aux côtés de son homologue américain Colin Powell.

En 2002, Jacques Chirac, réélu, le nomme ministre des Affaires étrangères. Il s'oppose avec le président français à la guerre d'Irak voulue par les États-Unis. Le , il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours :

« L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Iraq, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. (...)
Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie.. »[9]

Ce discours aux accents gaulliens qui défie l'hégémonisme américain, lui vaut d'être applaudi, chose rare en cette enceinte[1]. Dominique de Villepin considère la guerre contre le terrorisme du président américain George W. Bush maladroite et contre-productive. Selon Dominique de Villepin l'appel à la guerre contre le terrorisme est risqué, parce qu'il donne aux différents groupes terroristes une légitimité et une audience auxquelles ils aspirent. Il valorise le combat qu'ils conduisent, avec les armes de l'aveuglement et du fanatisme. Il leur accorde le statut d'opprimé dont ils ont besoin pour répandre le plus largement possible leurs thèses extrémistes[10]. Le problème du terrorisme doit donc être résolue avec intelligence et non avec brutalité.

Au même moment, Chirac met en place Alliance Base à Paris, qui rassemble la DGSE, la CIA et d'autres agences de renseignement dans des opérations de contre-terrorisme.

Diplomatie active : opérations extérieures courtes[modifier | modifier le code]

Dominique de Villepin, proche des sœurs Betancourt depuis sa période étudiante, organise début juillet 2003 une opération secrète de libération d'Íngrid Betancourt. L'opération n'atteint pas son objectif, la France présente ses excuses[11].

Fin 2002, la Côte d'Ivoire, un des principaux partenaires de la France en Afrique subsaharienne entre en guerre civile. Afin de trouver une « solution pacifique », Dominique de Villepin force les deux factions en Côte d'Ivoire, celle du président légalement élu Laurent Gbagbo, et celle des putschistes, à discuter en janvier 2003 en France à Linas-Marcoussis. Ce processus de réconciliation aboutit aux accords Kléber[12].

Place Beauvau : les « Nouveaux chantiers prioritaires » (2004-2005)[modifier | modifier le code]

Lorsque Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur en 2004 pour le ministère de l'Économie et des Finances, Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin au ministère de l'Intérieur. Il occupe ces fonctions du 31 mars 2004 au 31 mai 2005[13]. Pour Dominique de Villepin, afin de maintenir l'ordre et la paix sociale, des défis républicains sont à relever. Outre la délinquance, le contrôle de l'immigration, l'organisation de l'islam de France, six « nouveaux chantiers prioritaires » doivent être considérés[14]:

  • la modernisation des instruments de lutte contre le terrorisme ;
  • le démantèlement des réseaux de trafic de drogue ;
  • la lutte contre la cybercriminalité ;
  • la sécurité des mineurs ;
  • la lutte contre les actes racistes et antisémites ;
  • la promotion de l'égalité des chances.

Dominique de Villepin occupe l'hôtel de Beauvau un peu plus d'un an, jusqu'au référendum portant sur la Constitution européenne.

Premier ministre (2005-2007)[modifier | modifier le code]

Dominique de Villepin reçoit des membres de l'ANAJ, à l'hôtel de Matignon, en 2006.
Le mouvement anti-CPE sort victorieux de son bras de fer politique avec Dominique de Villepin.

Le , quelques semaines avant le référendum portant sur le projet de la Constitution européenne, Dominique de Villepin, lors d'un entretien accordé à la radio Europe 1, affirme que « quel que soit le résultat de ce référendum, que les Français votent oui ou qu'ils votent non, il faudra une politique encore plus volontaire, encore plus audacieuse, encore plus solidaire », n'hésitant pas à ajouter que ceci lui « paraît d'une véritable évidence ». À la suite du rejet par les électeurs du référendum sur la constitution européenne, Dominique de Villepin est nommé Premier ministre en remplacement de Jean-Pierre Raffarin le [15],[1].

Bataille de l'emploi : volontarisme et flexibilité[modifier | modifier le code]

Dans son discours de politique générale, qu'il prononce le 8 juin devant les députés de l'Assemblée nationale, il affirme son intention de « remettre la France en marche »[16]. Il se donne « cent jours » pour redonner confiance aux Français et présente pour cela un plan de relance d'urgence pour la période 2005-2007, estimé à 4,5 milliards d'euros. Les mesures sont adoptées par ordonnance[17] :

  • Une enveloppe d'un milliard d'euros est versée, sous la forme de prime pour l'emploi (PPE), aux personnes à bas revenus qui retrouvent un travail ;
  • Une baisse de 3,5 milliards de l'impôt sur le revenu doit permettre d'augmenter le pouvoir d'achat des classes moyennes.

Selon Dominique de Villepin, l'urgence absolue est le chômage, notamment celui des jeunes. Les entreprises doivent être incitées à recruter grâce à une plus grande flexibilité du marché du travail. Il est ainsi adopté le contrat nouvelles embauches (CNE), qui permet à l'employeur de licencier sans motif son salarié dans les deux ans après l'embauche. Le CNE n'a pas suscité de mouvement d'opposition massif, Dominique de Villepin décide de lancer un contrat presque équivalent pour les jeunes, le contrat première embauche (CPE)[18]. Présenté par les syndicalistes comme étant une menace contre le Code du travail et le CDI, ce projet rencontre l'opposition franche de la gauche, et suscite d'importantes manifestations et grèves d'étudiants. L'opposition lance alors une bataille d'amendements. À la suite de l'adoption de l'article de loi concernant la mise en place du CPE, le Premier ministre décide d'utiliser l'article 49-3 de la Constitution sur le vote des derniers articles du projet de loi permettant une adoption rapide du texte[1].

Après des semaines de manifestations et de blocages d'universités par les syndicats, Jacques Chirac est forcé d'intervenir et de réclamer la non-application du texte de loi. Le 10 avril, après de multiples tentatives pour calmer la protestation, dont la non-promulgation de la loi, pourtant validée par le Conseil constitutionnel, par le président Chirac, Dominique de Villepin annonce le remplacement rapide du CPE par une autre mesure, ce qui revient à son abrogation[19].

Durant son mandat en tant que Premier ministre, le chômage connaît une baisse continue, passant de 9,2% en 2004 à 8% en 2007[20]. Malgré ses nombreux défauts, le CNE a permis la création entre 2005 et 2007, de 900 000 emplois[18].

Nouvelle politique industrielle : la R&D publique[modifier | modifier le code]

Mettant en œuvre la « nouvelle politique industrielle » préconisée par Jean-Louis Beffa et voulue par le président Jacques Chirac, Dominique de Villepin est chargé de trouver les financements pour les programmes publics de développement et recherche :

Ce programme public de R&D doit alors contribuer à l'innovation, à inverser le processus de délocalisation et à permettre la conquête de nouveaux marchés extérieurs[21]. La croissance de la France est alors en hausse, 2,4% en 2006 et 2007 contre 1,6% en 2005[22].

Privatisation et désendettement de l'État[modifier | modifier le code]

Dominique de Villepin poursuit la politique de privatisation menée par les gouvernements précédents. Il cède ainsi :

L'État affecte symboliquement les recettes des privatisations au désendettement de l'État et de ses établissements publics. L'intérêt est alors double :

  • Dominique de Villepin souhaite respecter les engagements pris dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance et ramener la dette publique française au seuil de 60 % du PIB. En 2005, la charge de la dette publique représente 67,2% du PIB, fin 2007 elle est réduite à 64,4% du PIB[23].
  • Ces privatisations permettent à l'État français de maintenir un climat de confiance avec les marchés et d'obtenir ainsi de nombreuses lignes de crédit favorables au financement de son économie pour des opérations publiques ou privées. Le « transfert de base » c'est-à-dire le supplément d’endettement accordé aux administrations publiques françaises par les marchés a été entre 2004 et 2007 de 164 milliards d'euros[22].
Rivalité avec Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Présenté par les commentateurs comme son rival, tant par le caractère que par le positionnement politique, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy devient toutefois son ministre de l'Intérieur. Lorsque Dominique de Villepin préside le Conseil des ministres le 7 septembre 2005 en remplacement de Jacques Chirac, admis au Val-de-Grâce à cause d'un accident vasculaire cérébral, la rivalité entre les deux membres du gouvernement s'accentue[24]. Il remplace toujours Jacques Chirac lors de la 60e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York[17]. C'est à ce moment que les commentateurs forgent le néologisme « villepinisme » pour désigner le discours, la pratique politique et l'influence au sein de l'UMP du nouveau Premier ministre.

En octobre, la politique sécuritaire engagée par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy débouche sur les incidents en banlieue. 5 000 voitures sont brûlées en moins de deux semaines. Dominique de Villepin décrète l'état d'urgence, prolongé de trois mois quelques jours plus tard par un vote au Parlement, afin de permettre aux préfets de décréter le couvre-feu[25]. Dans ce climat de rivalité intra-gouvernementale, Dominique de Villepin surenchérit en recourant avec excès aux rapports de force. Sa stratégie de passage en force du contrat première embauche est condamnée par la presse (en particulier Libération) et l'ensemble de la gauche. L'UDF et une partie de l'UMP se montrent critiques sur la méthode. Il lui est reproché une absence de concertation avec les différents acteurs durant la préparation de la mesure[26].

En , alors que Dominique de Villepin est mis en cause dans l'affaire Clearstream 2, Jacques Chirac n'envisage pas de remanier le gouvernement, et réitère « sa confiance pleine et entière au Premier ministre »[19]. De nombreux députés de l'UMP commencent alors à critiquer ouvertement le Premier ministre. Le chef de l'opposition, François Hollande, déclare alors vouloir le départ de Dominique de Villepin[19].

Il démissionne le , à la veille de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

En réserve de la République[modifier | modifier le code]

Dominique de Villepin au Salon du livre de Paris, en mars 2010.

Affaire Clearstream[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Clearstream 2.

En avril et mai 2006, Dominique de Villepin est mis en cause dans l'affaire Clearstream 2. Informé par son ami Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, d'un complot supposé visant le groupe industriel, il a confié une mission de renseignement au général Philippe Rondot en janvier 2004, puis au directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian[27]. Dans ces circonstances, un document qui se révélera truqué remis au général Rondot, par Jean-Louis Gergorin, inclut Nicolas Sarkozy parmi beaucoup d'autres noms dans une liste compromettante de personnalités.

Deux juges et des policiers perquisitionnent, le , au domicile parisien de Dominique de Villepin, dans l'enquête sur un supposé complot mené en 2004 contre Nicolas Sarkozy. La perquisition est poursuivie le lendemain à son bureau avenue Kléber, mis à sa disposition par le ministère des Affaires étrangères.

Le , il annonce lui-même sa prochaine mise en examen dans ce dossier. Le 27 juillet, à la suite de sa convocation devant les magistrats chargés de l'instruction, il est effectivement mis en examen pour « complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux ». Il lui est dès lors intimé l'interdiction de prendre contact avec les autres protagonistes cités dans le dossier, au premier rang desquels l'ancien président Jacques Chirac. Concernant l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre considère qu'en tant que président de la République, Nicolas Sarkozy peut difficilement être partie civile dans une affaire judiciaire.

Mi-novembre 2008, Dominique de Villepin est renvoyé en correctionnelle dans le cadre de l'affaire Clearstream notamment pour « complicité de dénonciation calomnieuse »[28].

Le , il met en avant l'implication qu'il juge excessive du chef de l'État dans le traitement de l'affaire. Dans un mémoire au Conseil d'État, il l'accuse de « détournement de pouvoir » et du non-respect du principe de « l'égalité des armes ». Concrètement, il reproche au président Nicolas Sarkozy d'avoir, par décret, prolongé l'implication d'un juge dans le dossier, renforçant ainsi les tenants de l'inculpation de Dominique de Villepin[29].

Selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, Dominique de Villepin aurait été l'« un des bénéficiaires collatéraux, mais parfaitement conscient » de l'affaire Clearstream. Jean-Claude Marin, qui soutient l'accusation publique lors du procès débutant le 21 septembre, souligne, le  : « Je pense qu'il y a, par delà un effet d'aubaine dans un combat politique que l'on connaît, une utilisation frauduleuse d'une information que l'on savait fausse par un corbeau que l'on connaissait »[30].

Le procès s'ouvre le . À son arrivée au tribunal, Dominique de Villepin déclare, pour sa part, que sa présence sur le banc des accusés ne serait due qu'à « la volonté d'un homme,(...) par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française », et qu'il en sortira « libre et blanchi au nom du peuple français »[31]. Le , Dominique de Villepin, interrogé par le procureur Jean-Claude Marin, déclare n'avoir « jamais eu connaissance de ces listings, et ne les [avoir] jamais eus entre les mains »[32]. Gilbert Flam, ancien membre de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), l'une des parties civiles lors de ce procès, contredit le même jour ce démenti en affirmant que Dominique de Villepin aurait choisi de ne pas dénoncer la falsification des listings alors qu'il en avait connaissance[32]. Le procureur de la république requiert à son encontre 18 mois de prison avec sursis et 45 000 € d'amende[33].

Le , il est relaxé par le tribunal correctionnel de Paris de tous les chefs d'accusation[34]. Le procureur Jean-Claude Marin, représentant du parquet, décide d'interjeter appel de la décision[35]. Interrogé le 29 janvier sur RMC, Dominique de Villepin déclare : « Jean-Claude Marin ne souhaitait pas que le premier procès ait lieu, parce que je l'ai entendu de sa bouche, il savait qu'il n'y avait rien dans ce dossier à me reprocher. Ce qu'elle montre cette décision, c'est qu'un homme, Nicolas Sarkozy, le président de la République, préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine plutôt que d'assumer la responsabilité de sa fonction, c'est-à-dire de défendre des institutions. » De son côté, Nicolas Sarkozy prend « acte » de cette décision et fait savoir qu'il ne serait pas représenté lors du procès en appel[36].

Ce procès se tient devant la cour d'appel de Paris du 2 au 26 mai 2011[37]. À l'issue des débats, le parquet requiert 15 mois de prison contre Dominique de Villepin. Il est relaxé le 14 septembre 2011[38],[39].

Avocat et analyste[modifier | modifier le code]

Le , il prête serment et devient avocat au barreau de Paris sur dossier (licencié en droit, diplômé de l'IEP de Paris, énarque, haut fonctionnaire public) grâce à une recommandation de deux membres du barreau et à sa carrière juridique dans l'administration. Dominique de Villepin ouvre son propre cabinet et s'occupe d'affaires à caractère international[40],[29].

En 2013, il devient président du comité de conseil international de l'agence de notation financière Universal Credit Rating Group (en)[41].

Ami de la famille Al-Thani, Dominique de Villepin maintient des liens privilégiés avec le Qatar. Certains avancent que le cabinet d'avocats qu'il dirige aurait l'émirat pour client[42] et qu'il serait responsable d'un de ses fonds souverains, Qatar Luxury Group, fonds d'investissement personnel de cheikha Mozah, l'épouse de l'émir[43]. Dominique de Villepin n'ayant jamais eu, dans le cadre de ses activités professionnelles, le Qatar comme client et n'y ayant jamais donné de conférence rémunérée, il réfute ces allégations[44]. Cependant, Dominique de Villepin s’est vu remettre en avril 2010 l’un des prix « Doha Capitale Culturelle Arabe » accompagné d’un chèque de 10 000 euros[45]  par l’ambassadeur du Qatar en France,  Mohamed Al Kuwari[46].

Le , il démissionne du barreau de Paris, élargissant le même jour le périmètre de son entreprise Villepin International, qui passe du simple exercice de la profession d'avocat à celle d'une société de « nature commerciale » aux activités multiples (« conseil en management et en stratégie, analyse des risques politiques et des enjeux économiques, réalisation d’études, d’audits et de préconisations, tenue de conférences et de forums, intermédiation en vue de rapprochements, présentation et publication d’exposés ou d’analyses »)[47].

Candidature présidentielle avortée[modifier | modifier le code]

Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il se montre critique envers l'action du chef de l'État, au point d'envisager un « risque révolutionnaire » en France[48]. Il indique, en 2009, son « souhait fort » de se présenter à la prochaine élection présidentielle, où il se verrait bien affronter Nicolas Sarkozy[49]. Le , il annonce le lancement d'un mouvement politique[50]. Ce mouvement est créé le 19 juin 2010 sous le nom de République solidaire. Dominique de Villepin renouvelle néanmoins sa cotisation à l'UMP en juillet suivant[51] tout en qualifiant Nicolas Sarkozy de « problème » pour la France[52],[53],[35]. Le 22 février 2011, il annonce qu'il ne revouvelle pas son adhésion à l'UMP[54].

Logotype utilisé dans le cadre de sa campagne présidentielle de 2012.

Dominique de Villepin quitte République solidaire et sa présidence quelques mois plus tard, en septembre 2011[55]. Jean-Pierre Grand lui succède[56]. Dans la foulée, le , il annonce, lors du journal de 20 heures de TF1, sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. La mesure la plus commentée de son programme (et la plus décriée à l'intérieur même de son propre parti[57]) est la création d'un « revenu citoyen » qui serait versé à chaque Français selon un principe proche de celui de l'allocation universelle. Pendant la campagne, il est crédité de 1 à 3 % d'intentions de vote[58]. Le , il annonce qu'il n'a pas obtenu les 500 signatures nécessaires pour se présenter, et n'apporte son soutien à aucun candidat[59].

En décembre 2014, au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, il se dit prêt à apporter sa contribution aux orientations de l'UMP tout en écartant l'idée de se présenter à l'élection primaire que le parti doit organiser en 2016 pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2017[60].

Opposant à l'intervention militaire en Syrie[modifier | modifier le code]

Selon Dominique de Villepin, les puissances occidentales sont dans le cercle vicieux de la « guerre contre le terrorisme ». Les guerres successives menées par l'OTAN en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie alimentent un processus de haine et de destruction. Le chaos créé par les bombardements occidentaux facilite l’expansion d’un mouvement sectaire et blasphématoire de l'Islam qui instrumentalise des identités blessées. L'État islamique agit comme un aimant pour une population désœuvrée. Selon Dominique de Villepin, dans la mesure où la haine entraîne la haine, que la guerre nourrit la guerre, le risque que la guerre devienne perpétuelle est réel[61].

La politique étrangère française menée depuis de Gaulle jusqu’à Chirac a permis aux Français d’être aimés dans le monde en général, et dans les nations arabes en particulier. Afin de préserver ce capital, Dominique de Villepin recommande que l'État français s'illustre par l'art de la diplomatie plutôt que par l'action militaire. La politique étrangère américaine brutale est dangereuse pour la France. Ses excès ont mené à une grande instabilité géopolitique au Moyen et Proche-Orient. Selon Dominique de Villepin, la France est à contre-emploi entraînée dans une logique qui est sans issue. Au lieu de réagir par la surenchère militaire, il est selon lui nécessaire d'adopter une vision politique, de mettre en place une stratégie politique, une capacité à penser l’action très au-delà des bombes et de l’action militaire stricto sensu[61].

Revenus et patrimoine[modifier | modifier le code]

D'après L'Express, son patrimoine est évalué en février 2012 à 4 millions d'euros[62].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Dominique de Villepin[modifier | modifier le code]

Passionné de sport, d'histoire et de littérature il a publié un ouvrage sur l'épopée napoléonienne, plusieurs essais, et deux recueils de poèmes en 1986 et 1988. Dans ceux-ci, il décrit, au fil des pages en l'honneur des grands poètes, son enfance hors de France.

  • 2001 : Les Cent-Jours ou l'esprit de sacrifice (Perrin, 2001 - Le Grand livre du mois, 2001 - Perrin, 2002 - Éditions France loisirs, 2003), une fresque lyrique sur la fin de Napoléon, pour laquelle il a reçu le grand prix de la Fondation Napoléon et le prix des Ambassadeurs.
  • 2002 : Le cri de la gargouille (Albin Michel, 2002 - Librairie générale française, 2003), essai.
  • 2003 : Éloge des voleurs de feu (NRF-Gallimard, 2003), essai.
  • 2003 : Un autre monde (L'Herne, 2003), recueil de discours, préface de Stanley Hoffmann, tr. anglais Toward a new world: speeches, essays, and interviews on the war in Iraq, the UN, and the changing face of Europe (Hoboken, N.J. : Melville House, c.2004).
  • 2004 : Naissance et mort des empires (Éditions Perrin, dépôt légal: 2004, en coécriture avec E. Le Roy Ladurie, Jacques Marseille, Claude Nicolet, Pierre Chuvin, Jean-Pierre Rioux, Jean-Pierre Azéma, Stéphane Audouin-Rouzeau, Jean-Jacques Becker, Marie-Claire Bergère, Serge Gruzinski, Laurent Theiss, Aldo Schiavone, et Justin Vaïsse.
  • 2004 : Le requin et la mouette (Plon/Albin Michel, 2004), essai.
  • 2005 : Histoire de la diplomatie française avec Jean-Claude Allain, Françoise Autrand, Lucien Bély (Perrin, 2005)
  • 2005 : L'Homme européen, avec Jorge Semprún (Plon, 2005), essai, (ISBN 2-259-20269-1)
  • 2005 : Urgences de la poésie (Casablanca : Eds. de la Maison de la Poésie du Maroc, juillet 2005) tr. Arabe par Mohamed Bennis, illustré par Mehdi Qotbi ; trois poèmes de M. Villepin même, « Élégies barbares », « Le droit d’aînesse», et « Sécession ».
  • 2006 : Zao Wou-Ki : Carnets de voyage 1948-1952 (Albin Michel, septembre 2006), préface.
  • 2007 : Le soleil noir de la puissance, 1796-1807 (Librairie Académique Perrin, 2007)
  • 2008 : Hôtel de l'Insomnie (Plon, 2008), essai, (ISBN 2-259-21361-8)
  • 2008 : La chute ou l'Empire de la solitude, 1807-1814 (Librairie Académique Perrin, 2008.), lauréat du 33e prix de la Fondation Pierre-Lafue en 2009.
  • 2009 : La cité des hommes (Plon, 2009), essai, (ISBN 2-259-20915-7)
  • 2009 : Le dernier témoin (Plon, 2009), roman, (ISBN 2-259-21339-1)
  • 2010 : De l'esprit de cour (Perrin, 2010), essai.
  • 2011 : Notre vieux pays, (Plon, 2011), (ISBN 2-259-21615-3)
  • 2012 : Seul le devoir nous rendra libres, Le Cherche Midi (février 2012)

Ouvrages en rapport avec Dominique de Villepin[modifier | modifier le code]

Livres édités[modifier | modifier le code]

Articles publiés[modifier | modifier le code]

Encyclopædia Universalis

  • Josseline Abonneau, « Dominique de Villepin », Encyclopædia Universalis,‎ (lire en ligne)

Le Figaro

  • AFP, « Villepin: Mai 68 à Caracas », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • C J, « Dominique de Villepin entame une nouvelle carrière », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • Bastien Hugues, « Villepin espère être candidat à la présidentielle en 2012 », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • Judith Waintraub, « Villepin renouvelle son adhésion à l'UMP », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • « Pour Villepin, «Sarkozy est un des problèmes de la France» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • Flore Galaud, « Dominique de Villepin relaxé dans l'affaire Clearstream », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • « Clearstream: le parquet fait appel », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  • « Clearstream : la relaxe de Dominique de Villepin confirmée », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Le Monde

  • « M. de Villepin place la "croissance sociale" au cœur de son action », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « Dominique de Villepin endosse le "costume" de président à l'ONU », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Raphaëlle Bacqué, « CPE : quelle sortie de crise pour Villepin ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « Sarkozy à Matignon : l'hypothèse est de l'intox pour M. Estrosi », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « Un incident entre Dominique de Villepin et François Hollande à l'Assemblée provoque une suspension de séance », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « MM. Chirac et de Villepin retirent le CPE, les opposants se déclarent satisfaits », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Gérard Davet et Hervé Gattegno, « Affaire Clearstream : le témoignage qui contredit Dominique de Villepin », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « Selon M. de Villepin, Nicolas Sarkozy a "violé le droit au procès équitable" dans l'affaire Clearstream », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • « Dominique de Villepin est désormais avocat au barreau de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne)

La Croix

  • Mathieu Castagnet, « L’éphémère « contrat nouvelles embauches » », La Croix,‎ (lire en ligne)

L'Express

  • « La biographie de Dominique de Villepin », L'Express,‎ (lire en ligne)
  • Nicolas Pinault, « Quand Hollande le dépassait », L'Express,‎ (lire en ligne)

L'Obs

  • « Les députés prorogent l'état d'urgence », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  • « Dominique de Villepin nie avoir eu les faux listings », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  • « Villepin : "Sarkozy est un des problèmes de la France" », L'Obs,‎ (lire en ligne)

Le Point

  • Pauline de Saint Remy, « "Il manque à Dominique de Villepin l'expérience du parti" », Le Point,‎ (lire en ligne)
  • Christophe Labbé et Mélanie Delattre, « Nos chers amis les Qataris », Le Point,‎ (lire en ligne)

Le JDD

  • Gaël Vaillant, « Villepin, du "solidaire" au "rassembleur" », Le JDD,‎ (lire en ligne)
  • « La nouvelle vie de Villepin comme conseiller économique », Le JDD,‎ (lire en ligne)
  • G V, « Villepin ne participera pas à la primaire UMP », Le JDD,‎ (lire en ligne)

Le Parisien

  • « Les excuses de Villepin », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • « Clearstream : le duel Villepin-Sarkozy a déjà commencé », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • « Pourquoi Dominique de Villepin quitte l'UMP », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • « UMP : Villepin est «prêt à contribuer» mais «n'aspire à aucun poste» », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Libération

  • « Affaire Clearstream: Villepin renvoyé en correctionnelle », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Laure Equy, « Villepin lance son «mouvement politique» et éreinte Sarkozy », Libération,‎ (lire en ligne)
  • « Repères. Qatar et banlieue », Libération,‎ (lire en ligne)

Autres

  • Marwane Ben Yahmed, « Accords de Linas-Marcoussis : la vraie histoire du « oui » de Gbagbo à Chirac », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  • Aude Leroy, « Villepin préside le conseil des ministres », RFI,‎ (lire en ligne)
  • Camille Vayssettes, « Dominique de Villepin veut «remettre la France en marche » », lepetitjournal.com,‎ (lire en ligne)
  • Pascal Junghans, « Affaire Clearstream : le procureur accuse, Villepin se défend », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Bédéï, « Tensions et débordements », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  • « Clearstream : le parquet soupçonné d'avoir cédé à la pression politique », France Info,‎ (lire en ligne)
  • « Dominique de Villepin fixé sur son sort le 14 septembre », France 24,‎ (lire en ligne)
  • François Labrouillère, « Villepin lâche le barreau pour le "business" », Paris Match,‎ (lire en ligne)

Vidéos publiées[modifier | modifier le code]

  • « Quand Dominique de Villepin s'opposait à la "guerre" contre l'Etat islamique », Ce soir (ou jamais !),‎ (lire en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Abonneau 2012
  2. Chaix d'Est-Ange 1929, p. 101
  3. Geneweb.org - Mariage et descendance de Marie-Eugénie de Blair de Baltayock et François-Xavier Galouzeau de Villepin
  4. AFP 2008
  5. a, b et c Desjardins 2012
  6. Pinault 2006
  7. L'Express 2005
  8. Birenbaum 2008
  9. Texte du discours sur Wikisource
  10. de Villepin, « Discours devant la New York Public Library », http://www.interieur.gouv.fr/, 28 septembre 2004
  11. Le Parisien 2003
  12. Ben Yahmed 2003
  13. « Troisième Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (30 mars 2004 – 31 mai 2005) » Site de l'Assemblée nationale : histoire des Gouvernements sous la Ve République
  14. de Villepin, « Ouverture des nouveaux chantiers prioritaires », http://www.interieur.gouv.fr/, 24 juin 2004
  15. Décret du 31 mai 2005 portant nomination du Premier ministre
  16. Vayssettes 2005
  17. a et b Le Monde 2005
  18. a et b Castagnet 2014
  19. a, b et c Le Monde 2006
  20. Données de l'OIT relayées par la Banque mondiale, consultable sur http://databank.banquemondiale.org/data/
  21. « Les orientations de la politique industrielle », http://www.vie-publique.fr, 10 juillet 2006
  22. a et b Données de la Banque mondiale, consultable sur http://databank.banquemondiale.org/data/
  23. Données d'Eurostat
  24. Leroy 2005
  25. L'Obs 2005
  26. Bacqué 2006
  27. Davet et Gattegno 2006
  28. Libération 2008
  29. a et b Le Monde 2008
  30. Junghans 2009
  31. Le Parisien 2009
  32. a et b L'Obs 2009
  33. « Clearstream: 18 mois de prison avec sursis requis contre Dominique de Villepin », Le Nouvel Observateur,‎
  34. Galaud 2010
  35. a et b Le Figaro 2010
  36. France Info 2011
  37. Affaire Clearstream : dossier du Figaro.
  38. France 24 2011
  39. Le Figaro 2011
  40. CJ 2008
  41. Le JDD 2013
  42. Libération 2012
  43. Labbé et Delattre 2012
  44. GV 2014
  45. L’offensive culturelle du Qatar. Le Figaro. Publié le 20 décembre 2010.
  46. Discours de Dominique de Villepin à l'Ambassade du Qatar en France. www.2villepin.fr (Blog soutenant la candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle de 2012.) Publié le 8 avril 2010.
  47. Labrouillère 2015
  48. Bédéï 2009
  49. Hugues 2009
  50. Equy 2010
  51. Waintraub 2010
  52. « Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler et qu'il est temps que la parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 soit refermée. »
  53. L'Obs 2010
  54. Le Parisien 2011
  55. http://www.lepoint.fr/politique/exclusif-le-crepuscule-de-republique-solidaire-19-03-2012-1442829_20.php
  56. Vaillant 2011
  57. Saint Remy 2011
  58. http://www.opinion-way.com/pdf/opinionway_fiducial_pour_radio_classique_les_echos_vague_2_-_janvier_2012.pdf
  59. http://www.20minutes.fr/elections/902255-20120321-600-signatures-villepin-info-intox
  60. Le Parisien 2014
  61. a et b Ce soir (ou jamais !) 2014
  62. Augustin Scalbert, « Argent des candidats : Sarkozy s'enrichit, Hollande échappe à l'ISF », Rue89,‎ (lire en ligne)
  63. Décret no 63-1196 du 3 décembre 1963 portant création d'un ordre national du Mérite, article 5 du 23 décembre 1974
  64. Généastar : Ascendants de Dominique GALOUZEAU de VILLEPIN
  65. Ascendants de Dominique Marie François René GALOUZEAU de VILLEPIN

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le bénéfice net tiré en 2005 de la redevance des péages autoroutes était de 1,4 milliards d'euros pour l'Etat. L'État, en besoin de financements, souhaite émettre de nombreux titres sur le marché. L'État français en conservant la concession des autoroutes, aurait entre 2006 et 2033, encaissé un total de 40 milliards de recettes sur 27 ans. L'Etat en empruntant 15 milliards sur le marché, à raison de 4% d'intérêt l'an, aurait au bout de 27 ans, remboursé 40 milliards (15 milliards de principal et 25 milliards d'intérêts). Il a ainsi été considéré que 40 milliards d'euros en 2033 équivalaient à 15 milliards d'euros en 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]