Bernard Stirn

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Bernard Stirn, né le 27 août 1952[1], est un haut fonctionnaire français et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrière-petit-neveu d'Alfred Dreyfus[2], il est issu d'une famille de hauts fonctionnaires parmi lesquels se trouvent Alexandre Stirn, son père, préfet de région honoraire, et Olivier Stirn, un de ses cinq frères, ancien ministre[3]. Licencié en droit, lauréat de l’Institut d'études politiques de Paris (1972), il est finalement reçu à l'École nationale d’administration (promotion Guernica, 1976), dont il sort auditeur au Conseil d’État.

Après un bref passage à la tête du cabinet de Roger-Gérard Schwartzenberg, secrétaire d'État (MRG) auprès du ministre de l’Éducation nationale (1983-1984), Bernard Stirn a mené l’essentiel de sa carrière au sein de la juridiction du Palais-Royal. Occupant successivement les fonctions de commissaire du gouvernement, de secrétaire général du Conseil d’État (1991-1995), de président de la 7e sous-section de la section du contentieux et de juge au Tribunal des conflits, il a été élevé au grade de conseiller d’État en 1992[4]. Parallèlement, il a été partiellement détaché au Conseil constitutionnel, en tant que rapporteur adjoint, de 1986 à 1991.

Adjoint de Bruno Genevois, atteint par la limite d’âge, il le remplace en décembre 2006 dans les fonctions de président de la section du contentieux[5]. À ce titre, il est chargé de plusieurs missions de conseils juridiques par le gouvernement (statut de l’École nationale d’administration, 2004 ; organisation des Archives nationales, 2005). Auteur de plusieurs synthèses relatives au droit public, ancien membre du jury du concours d’agrégation de droit public (1997-1998), il coordonne depuis 1989 les cours de questions administratives et juridiques à l’École nationale d’administration. Par ailleurs, depuis 1976, il enseigne à l’Institut d'études politiques de Paris, où il est désormais professeur associé dans le cadre d'un cours hebdomadaire intitulé « Le juge et les libertés ».

Amateur d’art lyrique, il est président du conseil d’administration de l’Opéra de Paris depuis 2001[6].

Le 9 janvier 2014, en tant que juge des référés, il annule une ordonnance de référé-liberté du tribunal administratif de Nantes du même jour qui avait suspendu les effets d’un arrêté d’interdiction du spectacle de Dieudonné Le Mur[7]. Le 10 janvier, Jacques Arrighi de Casanova, en tant que juge des référés et président adjoint de la section du contentieux du Conseil d'État[8], valide l'interdiction du spectacle de Dieudonné à Tours et confirme la position du Conseil d'État[9]. Le 11 janvier, le vice-président du Conseil d'État Jean-Marc Sauvé défend la position du Conseil d'État dans une entrevue au Monde[10].

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Stirn, Les Sources constitutionnelles du droit administratif, Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, coll. « Systèmes », , 1e éd., 97 p., 21 cm (ISBN 2-275-00770-9, notice BnF no FRBNF36637518)
    • Bernard Stirn (préf. Georges Vedel), Les Sources constitutionnelles du droit administratif : Introduction au droit public, Paris, LGDJ - Lextenso éd., coll. « Systèmes : droit », , 7e éd., VIII-213 p., 21 cm (ISBN 978-2-275-03585-7, notice BnF no FRBNF42543273)
  • Guy Braibant & Bernard Stirn, Le droit administratif français, éd. Presses de Sciences-Po et Dalloz, 2005 (7e éd.)
  • Bernard Stirn, Les libertés en questions, éd. Montchrestien, 2010 (7e éd.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ceras-projet.com/index.php?id=1495
  2. Alain Auffray, « Une cérémonie nationale pour Alfred Dreyfus », Libération, 6 juillet 2006.
  3. Renaud Lecadre, « Le riche préfet, la jeune héritière et l’ancien ministre », sur www.liberation.fr, Libération,‎
  4. http://www.leclubdesjuristes.com/membres/magistrats/stirn-bernard
  5. Décret du 7 décembre 2006 portant nomination du président de la section du contentieux du Conseil d’État − M. Stirn (Bernard). Publié au JORF du 8 décembre 2006.
  6. Ariane Bavelier, « Bernard Stirn, au nom du droit », Le Figaro, encart « Culture », mardi 22 avril 2014, page 38.
  7. Ordonnance du juge des référés du Conseil d’État du 9 janvier 2014, n° 374508
  8. Portail de la fonction publique, commission de déontologie.
  9. AFP, 10 janvier 2014, 19 h 42, repris par Libération, « Le Conseil d’État valide l’interdiction du spectacle de Dieudonné à Tours »
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Sauv.C3.A9.

Lien externe[modifier | modifier le code]