Bernard Stirn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stirn.
Bernard Stirn
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Conseiller d'État
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (64 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Père
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre national du Mérite (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Bernard Stirn, né le 27 août 1952[1], est un haut fonctionnaire français et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrière-petit-neveu d'Alfred Dreyfus[2], il est issu d'une famille de hauts fonctionnaires parmi lesquels se trouvent Alexandre Stirn, son père, préfet de région honoraire, et Olivier Stirn, un de ses cinq frères, ancien ministre[3]. Licencié en droit, lauréat de l’Institut d'études politiques de Paris (1972), il est finalement reçu à l'École nationale d’administration (promotion Guernica, 1976), dont il sort auditeur au Conseil d’État.

Après un bref passage à la tête du cabinet de Roger-Gérard Schwartzenberg, secrétaire d'État (MRG) auprès du ministre de l’Éducation nationale (1983-1984), Bernard Stirn a mené l’essentiel de sa carrière au sein de la juridiction du Palais-Royal. Occupant successivement les fonctions de commissaire du gouvernement, de secrétaire général du Conseil d’État (1991-1995), de président de la 7e sous-section de la section du contentieux et de juge au Tribunal des conflits, il a été élevé au grade de conseiller d’État en 1992[4]. Parallèlement, il a été partiellement détaché au Conseil constitutionnel, en tant que rapporteur adjoint, de 1986 à 1991.

Adjoint de Bruno Genevois, atteint par la limite d’âge, il le remplace en décembre 2006 dans les fonctions de président de la section du contentieux[5]. À ce titre, il est chargé de plusieurs missions de conseils juridiques par le gouvernement (statut de l’École nationale d’administration, 2004 ; organisation des Archives nationales, 2005). Auteur de plusieurs synthèses relatives au droit public, ancien membre du jury du concours d’agrégation de droit public (1997-1998), il coordonne depuis 1989 les cours de questions administratives et juridiques à l’École nationale d’administration. Par ailleurs, depuis 1976, il enseigne à l’Institut d'études politiques de Paris, où il est désormais professeur associé dans le cadre d'un cours hebdomadaire intitulé « Le juge et les libertés ».

Amateur d’art lyrique, il est président du conseil d’administration de l’Opéra de Paris depuis 2001[6].

Le 9 janvier 2014, en tant que juge des référés, il annule une ordonnance de référé-liberté du tribunal administratif de Nantes du même jour qui avait suspendu les effets d’un arrêté d’interdiction du spectacle de Dieudonné Le Mur[7]. Le 10 janvier, Jacques Arrighi de Casanova, en tant que juge des référés et président adjoint de la section du contentieux du Conseil d'État[8], valide l'interdiction du spectacle de Dieudonné à Tours et confirme la position du Conseil d'État[9]. Le 11 janvier, le vice-président du Conseil d'État Jean-Marc Sauvé défend la position du Conseil d'État dans une entrevue au Monde[10].

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Stirn, Les Sources constitutionnelles du droit administratif, Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, coll. « Systèmes », , 1e éd., 97 p., 21 cm (ISBN 2-275-00770-9, notice BnF no FRBNF36637518)
    • Bernard Stirn (préf. Georges Vedel), Les Sources constitutionnelles du droit administratif : Introduction au droit public, Paris, LGDJ - Lextenso éd., coll. « Systèmes : droit », , 7e éd., VIII-213 p., 21 cm (ISBN 978-2-275-03585-7, notice BnF no FRBNF42543273)
  • Guy Braibant & Bernard Stirn, Le droit administratif français, éd. Presses de Sciences-Po et Dalloz, 2005 (7e éd.)
  • Bernard Stirn, Les libertés en questions, éd. Montchrestien, 2010 (7e éd.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ceras-projet.com/index.php?id=1495
  2. Alain Auffray, « Une cérémonie nationale pour Alfred Dreyfus », Libération, 6 juillet 2006.
  3. Renaud Lecadre, « Le riche préfet, la jeune héritière et l’ancien ministre », sur www.liberation.fr, Libération,‎
  4. http://www.leclubdesjuristes.com/membres/magistrats/stirn-bernard
  5. Décret du 7 décembre 2006 portant nomination du président de la section du contentieux du Conseil d’État − M. Stirn (Bernard). Publié au JORF du 8 décembre 2006.
  6. Ariane Bavelier, « Bernard Stirn, au nom du droit », Le Figaro, encart « Culture », mardi 22 avril 2014, page 38.
  7. Ordonnance du juge des référés du Conseil d’État du 9 janvier 2014, n° 374508
  8. Portail de la fonction publique, commission de déontologie.
  9. AFP, 10 janvier 2014, 19 h 42, repris par Libération, « Le Conseil d’État valide l’interdiction du spectacle de Dieudonné à Tours »
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Sauv.C3.A9.

Liens externes[modifier | modifier le code]