Gouvernement William Henry Waddington

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Le gouvernement William Henry Waddington est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Nommé par le président Jules Grévy, William Henry Waddington forme un gouvernement qui doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et au président.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1879, le président du Conseil, Jules Dufaure, le chef des républicains, mène le gouvernement de la République, mais il a 81 ans et décide de démissionner. Pour le remplacer, le président Jules Grévy ne veut pas nommer Gambetta, le grand héros de la république, qui lui ferait trop d’ombre, ni son partisan, Ferry, trop protectionniste pour cette majorité plutôt libérale. Il lui préfère Waddington, une personnalité de second plan. Waddington, ministre des Affaires étrangères du gouvernement précédent. Waddington forme donc son gouvernement. Il décide d’abord de conserver le ministère des Affaires étrangères et de confirmer dans leurs fonctions : le général Gresley à la Guerre, Léon Say aux Finances, Charles de Freycinet aux Travaux publics et Émile de Marcère à l’Intérieur et aux Cultes. Pour le reste, il nomme : à l’Instruction, Jules Ferry ; à la Justice, Le Royer (avocat de formation).

Le gouvernement est formé et doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et à Grévy.

Composition[modifier | modifier le code]

Présidence du Conseil[modifier | modifier le code]

Fonction Image Nom Parti politique
  Président du Conseil des ministres Charles de Freycinet William Henry Waddington Gauche républicaine

Ministères[modifier | modifier le code]

Fonction Image Nom Parti politique
  Ministre des Affaires étrangères Charles de Freycinet William Henry Waddington[1] Gauche républicaine
  Ministre de la Justice Charles de Freycinet Philippe Le Royer Gauche républicaine
  Ministre de l’Intérieur Ferdinand Sarrien Émile de Marcère Gauche républicaine
Ministre de la Guerre Édouard Millaud Henri Gresley[1]
Ministre de la Marine et des Colonies Théophile Aube Jean Bernardin Jauréguiberry
  Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-arts et des Cultes René Goblet Jules Ferry Républicains opportunistes
  Ministre des Finances Sadi Carnot Léon Say[1] Gauche républicaine
  Ministre des Travaux publics Jules Develle Charles de Freycinet Républicains opportunistes
  Ministre de l'Agriculture et du Commerce Jules Develle Charles Lepère

(du au )

Gauche républicaine
  Édouard Millaud Pierre Tirard

(du au )

Républicains opportunistes
  Ministre des Postes et Télégraphes Félix Granet Adolphe Cochery[2] Gauche républicaine

Sous-secrétariats d’État[modifier | modifier le code]

Nomination du 7 février 1879[modifier | modifier le code]

Nomination du 13 février 1879[modifier | modifier le code]

Remaniement du 4 mars 1879[modifier | modifier le code]

Démissions[modifier | modifier le code]
  • Cessation des fonctions de Jules Develle, sous-secrétaire d'État à l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre de l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre des Cultes, par intérim
Nouveaux membres ou changements de fonction[modifier | modifier le code]
  • Ministre de l'Intérieur et des Cultes : Charles Lepère précédemment « ministre de l'Agriculture et du Commerce »
  • Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Cultes : Félix Martin-Feuillée

Nomination du 5 mars 1879[modifier | modifier le code]

Bilan[modifier | modifier le code]

Gouvernement de transition après la démission du Président Patrice de Mac Mahon, son bilan n'est pas négligeable. On lui doit notamment l'amnistie partielle des communards - Clemenceau et d'autres réclament l'amnistie pleine et entière, qui ne sera votée qu'à la fin 1880 - et le retour du Parlement à Paris; l'adoption de la Marseillaise comme hymne national; la création des écoles normales départementales. Le plan Freycinet vise à développer le réseau de chemins de fer. Mais le gouvernement est surtout marqué par la personnalité de Jules Ferry qui défend ses projets de réforme de l'école et de l'enseignement supérieur. Il obtient l'interdiction d'enseignement aux congrégations non autorisées qui a pour objectif d'écarter les jésuites.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le , William Henri Waddington, confronté à l'hostilité de la gauche, voit son ministère se disloquer après les démissions de Le Royer et Goblet (11 décembre). Il remet à son tour la démission du Gouvernement, sans avoir été mis en minorité, à Jules Grévy, président de la République.

Le , Jules Grévy nomme Charles de Freycinet, un républicain opportuniste, à la présidence du Conseil des ministres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Membre du précédent gouvernement ayant conservé son poste
  2. Création d'un nouveau ministère