René Renoult

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René Renoult
Illustration.
Fonctions
Député de la Haute-Saône (1902-1919)
Sénateur du Var (1920-1940)
Gouvernement IIIe République
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 78 ans)

René Renoult, dit René-Renoult, est un avocat, un homme politique et un résistant français né le à Paris et mort dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un militant républicain, René Renoult s'engage très tôt en politique, combattant le boulangisme. Pendant ses années de lycée, il est huit fois lauréat du concours général[réf. souhaitée]. Il fait ensuite des études de droit, jusqu'au doctorat, et s'inscrit au barreau de Paris en 1888.

Dès l'année suivante, il succède à Paul Doumer comme chef de cabinet de Charles Floquet, président de la Chambre des députés. En 1894, René Renoult crée, avec Charles Floquet, Léon Bourgeois, René Goblet et Camille Pelletan le Comité central d'action républicaine, qui devient, après 1901, le comité directeur du Parti radical. René Renoult est élu président du Parti radical en 1903, président du comité exécutif le [1], puis président d'honneur en 1931. Il est l'auteur de la célèbre formule « Pas d'ennemis à gauche ! »

Élu député de la Haute-Saône en 1902 et constamment réélu jusqu'en 1919, René Renoult consacre la plus grande partie de son activité parlementaires aux questions sociales et fiscales. Il fait adopter la loi établissant un salaire minimum pour les ouvrières à domicile du vêtement, et participe à l'élaboration de la loi sur les retraites ouvrières, avec Joseph Paul-Boncour. Il est, en 1914, le rapporteur de la loi instituant l'impôt progressif sur le revenu. Il connaît sa première expérience ministérielle en 1909/1910, comme sous-secrétaire d'État aux Finances.

Franc-maçon, il est initié en 1910 à « L'avant-garde maçonnique ».

Membre de la commission des Finances et plusieurs fois vice-président de la Chambre, René Renoult est président de la commission de l'Armée pendant la Première Guerre mondiale. Le , il tient le discours d'hommage à Georges Clemenceau, Ferdinand Foch, et surtout « à la République, qui a fait le miracle de la victoire ». La Chambre vote à l'unanimité l'affichage public de ce discours.

Après la démission de Clemenceau de son mandat de sénateur du Var, René Renoult lui succède. Il est constamment réélu jusqu'en 1940. Il appartient à la commission des Finances, de l'Armée, des Affaires étrangères, puis de la Législation civile. En 1921, il critique le rétablissement des relations diplomatiques avec le Vatican, décidée par le gouvernement de Bloc national.

Garde des Sceaux dans le gouvernement d'Édouard Herriot, de juin à décembre 1932, il dépose un amendement visant à étendre les droits civils de la femme mariée. Éclaboussé dans l'affaire Stavisky, il est ensuite rapporteur, au Sénat, de cet amendement, finalement concrétisé par loi du  : la mention selon laquelle « la femme doit obéissance à son mari » est supprimée du Code civil.

Dans les années 1930, il se range parmi les partisans d'une politique de fermeté face à Hitler.

Le , il vote contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il s'engage ensuite dans la Résistance. Arrêté en janvier 1944 par la Gestapo, il est libéré dès le 17 de ce mois par les Forces françaises de l'intérieur.

Après la Libération, René Renoult se retire de la vie politique non sans avoir été, en juillet et en , juré au procès de Pétain devant la Haute Cour de justice.

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

  • Sous-secrétaire d'État aux Finances du au
  • Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale du au
  • Ministre de l'Intérieur du au
  • Ministre des Finances du au
  • Ministre des Travaux publics du au
  • Ministre de la Justice du au
  • Ministre de la Justice du au
  • Ministre de la Marine du 19 au
  • Ministre de la Justice du au

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin du Parti républicain radical et radical-socialiste : organe officiel du comité exécutif, 29 décembre 1905, p. 2.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « René Renoult », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]