Paul Baudouin

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Paul Baudouin
Paul Baudoin.jpg

Paul Baudouin en 1940.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Paul Louis Arthur BaudouinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Banquier, homme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Paul Louis Arthur Baudouin, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il naît le au 19, rue de Moscou, dans le 8e arrondissement de Paris, de père et de mère non dénommés[1]. Il n'est reconnu par sa mère, Colette Louise Baudouin, que le [1].

Tout jeune, il vit dans l'intimité de l'homme politique Maurice Rouvier, président du Conseil en 1887 et de 1905 à 1906, dont il est peut-être le fils[2]. Avec sa mère, il parcourt l'Europe et est même reçu par l'impératrice Eugénie.

Il est reçu en 1914 à l’École polytechnique[3], sert dans l'armée pendant la Première Guerre mondiale et devient ensuite inspecteur des Finances.

Mariage[modifier | modifier le code]

Le à Paris (14e), il épouse Gabrielle Angoulvant[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Directeur adjoint, puis directeur général de la Banque d'Indochine en 1930, il est également président de l'Union financière d'Extrême-Orient. En 1935, 1938 et 1939, il effectue des missions en Italie où il devient un familier du comte Ciano.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Homme de confiance de Paul Reynaud, il est nommé par celui-ci dans son gouvernement le , sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil et secrétaire du cabinet de guerre et du comité de guerre, puis sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères le suivant. Il se sépare progressivement de son mentor en prenant position pour l'armistice[3]. Il joue un rôle important dans le succès du camp de l’armistice, notamment aux côtés d'Yves Bouthillier, alors ministre des Finances). Il a su placer des hommes de confiance dans l’entourage de Paul Reynaud tout en écartant les tenants d’une politique favorable à une résistance tenace.

Il est ministre des Affaires étrangères[3] du au dans le gouvernement du maréchal Pétain, puis dans celui de Pierre Laval. Il signe la loi en date du portant « statut des Juifs », publiée au Journal officiel du 18 du même mois, aux côtés de Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert, Marcel Peyrouton, Charles Huntziger, Yves Bouthillier et François Darlan.

Il est secrétaire d'État à la présidence du Conseil[3] d'octobre à , puis après le départ de Laval, ministre de l'Information de jusqu'au [3].

Conformément à ses idées d'avant-guerre, comme d'autres polytechniciens, tels que Jean Borotra ou le général de la Porte du Theil, il joue un grand rôle dans la politique de Vichy pour la jeunesse et sa formation, notamment par les Chantiers de la jeunesse française ou de l'École des cadres d'Uriage[3].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Il retourne ensuite à la Banque de l'Indochine qu'il préside de 1941 à 1944[3], avant d'être révoqué à la Libération[3]. Il entre alors dans la clandestinité mais est arrêté le alors qu'il cherche à passer en Espagne[4].

Le , il est condamné à la dégradation nationale à vie, à la confiscation de ses biens et à cinq ans de travaux forcés[3],[5]. En 1949, sa peine est commuée en cinq ans de prison[3]. Il meurt en 1964.

Notes sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Acte de naissance no 1837 - État civil du 8e arrondissement de Paris sur le site des Archives de Paris (p. 22).
  2. « Les « embellissements » du journal de Paul Baudouin », sur le site de François Delpla.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Association X-Résistance, « Ministres de Vichy issus de l'École polytechnique – Paul Baudouin », site x-resistance.polytechnique.org.
  4. Bénédicte Vergez-Chaignon, Vichy en prison – Les épurés à Fresnes après la Libération, Paris, Gallimard 2006 (ISBN 978-2-07-076209-5), p. 43.
  5. « Épuration – Condamnés par la Haute Cour de justice – Condamnés à d'autres peines », Quid, 2001, p. 697b.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Paul Baudouin, Neuf mois au gouvernement, avril à décembre 1940, Éditions La Table Ronde, 1948 (traduit en anglais par l'historien britannique Charles Petrie).

Liens externes[modifier | modifier le code]