Jeanne Millerand

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Jeanne Millerand
Image illustrative de l’article Jeanne Millerand
Épouse du président de la République française
23 septembre 1920 – 11 juin 1924
(3 ans, 8 mois et 19 jours)
Prédécesseur Germaine Deschanel
Successeur Jeanne Doumergue
Biographie
Nom de naissance Jeanne Victorine Julienne Marie Levayer
Date de naissance 7 mai 1864
Lieu de naissance Le Mans (Sarthe)
Date de décès 23 octobre 1950 (à 86 ans)
Lieu de décès Versailles (Seine-et-Oise)
Conjoint Alexandre Millerand

Jeanne Millerand, née Jeanne Levayer le au Mans (Sarthe) et morte le à Versailles, est l'épouse d'Alexandre Millerand, président de la République française du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Jeanne Victorine Julienne Marie Levayer est la fille de Auguste Louis Levayer, propriétaire terrien et marchand de bois de la Sarthe, et de son épouse Jeanne Honorine Kan (qui se remariera avec Jehan de Bouteiller). Son frère cadet, Jean Levayer, est fonctionnaire à l'Assistance publique[1].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Après une dizaine d'années de vie commune, elle épouse Alexandre Millerand le à Paris (9e arrondissement)[2]. Le couple a quatre enfants[1] :

Jeanne Millerrand est décrite comme ayant une forte influence sur son mari[3].

Épouse du président de la République[modifier | modifier le code]

Le président de la République Alexandre Millerand au bras de la reine Marie de Roumanie (au premier plan) et le roi Ferdinand Ier de Roumanie avec Jeanne Millerand (derrière), sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, le 19 avril 1924.

Elle se plaît à être l'intendante du palais de l'Élysée. Après une réception, la reine de Roumanie confie au chef du protocole : « Mais c'est une reine que vous avez là ! »[4]. Même si elle apprécie les mondanités, elle reste une femme discrète. Elle autorise les musiques nouvellement en vogue, mais proscrit le tango et le shimmy.

Goûts et apparence[modifier | modifier le code]

Présentée comme une belle et grande femme, elle est dépensière : Georges Renard, un homme politique proche du couple, indique qu'elle « aimait le luxe et n'aimait pas les gens mal mis »[5]. Elle ne suit pas l'air novateur du temps, qui voit fleurir en France des couturiers de renom international comme Gabrielle Chanel ou Jeanne Lanvin. Elle préfère le style d'antan, c'est-à-dire la robe longue à corset, les ombrelles et les lourds chapeaux fleuris. « Sa préférence va au velours pesant et aux soies bruissantes alors que Cécile Sorel, Valentine Hugo, Mistinguett, Nathalie Paley et Ida Rubinstein imposent la mode des tricots, des jerseys, des robes chemises aux manches brèves[4]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sous la direction de Jean-Marie Mayeur, Les Parlementaires de la Seine sous la Troisième République : études, t. 1, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles », , 280 p. (ISBN 978-2859444327).
  2. « Le grand destin de Jeanne », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2019).
  3. L'Histoire, no 8, 1979, pp. 109-110.
  4. a et b Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l'Élysée. Celles d'hier et de demain, Librairie Académique Perrin, Paris.
  5. Georges Renard, « Alexandre Millerand : quelques souvenirs », Revue socialiste,‎ , p. 101.

Articles connexes[modifier | modifier le code]