Lycée Louis-le-Grand

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Lycée Louis-le-Grand
Image illustrative de l'article Lycée Louis-le-Grand
Entrée principale du lycée Louis-le-Grand.
Généralités
Création 1er octobre 1563
Pays Drapeau de la France France
Académie Paris
Coordonnées 48° 50′ 53″ Nord, 2° 20′ 40″ Est
Adresse 123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
Site internet http://www.louislegrand.org
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Proviseur Jean Bastianelli
Matricule 0750655 E
Population scolaire 1818 élèves en 2009
Formation Lycée général (S et L)
CPGE scientifiques, économiques littéraires et Classe Technologique (STI2D)
Langues étudiées allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, grec ancien, hébreu, latin, russe, vietnamien
Localisation

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Le lycée Louis-le-Grand[1], établissement d'enseignement secondaire et supérieur public, s'élève le long de l'ancien cardo de Lutèce, au 123 de la rue Saint-Jacques dans le 5e arrondissement de Paris, en plein cœur du Quartier latin. Son origine remonte au XVIe siècle, puisqu'il fut fondé en 1550 comme collège jésuite dans l'hôtel parisien de Guillaume du Prat, évêque de Clermont (d'où son nom d'origine : Collège de Clermont).

Sous la Ve République, 4 présidents de la République et 9 premiers ministres ont étudié au lycée Louis-le-Grand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le collège des jésuites[modifier | modifier le code]

Guillaume du Prat, évêque de Clermont, qui avait rencontré Claude Le Jay, au concile de Trente invite les jésuites à ouvrir un collège dans son hôtel parisien (1550). Il soutient financièrement cette fondation d'un don de 6 000 livres en vue d'assurer la subsistance de six « pauvres escholiers ».

Cet hôtel sera la cellule initiale du collège de la Compagnie de Jésus. Toléré par l'Université, mais sans autorisation formelle de sa part, l'établissement reçoit des lettres patentes du roi et ouvre ses portes le 1er octobre 1563. Le succès dépasse rapidement toutes les espérances, les élèves se présentent en nombre important, et il faut agrandir le collège, en achetant et annexant les maisons mitoyennes de la rue Saint-Jacques.

Pourtant, le Collegium Societatis Iesu, que les élèves désignent sous le nom de Collège de Clermont, a rencontré dès sa création de nombreux obstacles.

En effet, par une originalité surprenante à l'époque, le nouveau collège, tout en ayant une orientation pédagogique moderne et adaptée à la demande humaniste de l'époque, a décidé de donner à ses externes un enseignement gratuit. Le résultat est immédiat: on accuse les jésuites de dépeupler les collèges de l'Université de Paris. Dès 1564, le Recteur de l'Université Jean Prévot défend aux pères de rouvrir le collège; un procès s'engage auquel s'intéresse tout le royaume. En attendant une conclusion qui ne vient pas, les Jésuites reçoivent l'autorisation provisoire d'enseigner: un provisoire qui va durer trente ans et qui va permettre au Collège de Clermont de rayonner d'un éclat toujours plus vif.

  • 1594-1618 : interdiction.

En 1594, le roi Henri IV est frappé d'un coup de couteau par Jean Châtel et on découvre que l'auteur de ce geste a été autrefois élève du collège de Clermont. Malgré les vives protestations de Jean Châtel lui-même, les membres du Parlement décident que les jésuites sont responsables de son crime[2]. La Compagnie de Jésus est interdite une première fois, ses membres bannis, leur collège mis sous séquestre, les biens et les meubles vendus.

En 1594, Henri IV installe la Librairie royale au collège de Clermont. Elle y reste jusqu'en 1603.

En 1603, le roi accorde à nouveau aux jésuites la permission de s'établir en France. En 1606, ils reprennent possession de leur collège de la rue Saint-Jacques, mais à condition de ne pas y enseigner. Puis ils reçoivent l'autorisation de donner un cours de théologie par semaine. Enfin, des lettres patentes du accordent au Collège de Clermont le droit de s'engager dans toutes les branches de l'enseignement.

Toujours opposée à la Compagnie de Jésus l'université de Paris engage une vigoureuse action auprès du Parlement de Paris qui, dans un arrêt du , interdit aux jésuites d'enseigner à Paris: il faudra attendre le pour que soit enfin autorisée, conformément aux lettres patentes de 1610, la réouverture du collège.

  • 1618-1762 : du collège de Clermont au collège Louis Le Grand.

Dès lors, bénéficiant de la protection officieuse du roi, le Collège de Clermont s'achemine, de 1618 à 1682, vers son apogée. En 1682, le Collège parvient à la consécration suprême. Le Roi-Soleil lui accorde son patronage officiel : l'établissement reçoit le nom de Collegium Ludovici Magni, Collège de Louis le Grand. Dès lors, l'établissement, bien qu'il n'ait encore jamais été agréé par l'Université de Paris, donne un enseignement fort apprécié à plus de 3 000 élèves. Toute l'organisation de l'enseignement secondaire est mise au point à cette époque suivant le Ratio Studiorum des Jésuites, avec la répartition en 6 classes de niveau, le découpage disciplinaire, des cours de physique et de chimie.

  • 1700-1873 : l'École des Jeunes de langues à Louis Le Grand.

L’École des Jeunes de langues a été établie en 1669 par Colbert pour former des interprètes en turc, arabe et persan. Elle est rattachée au Collège de Clermont (futur Lycée Louis-le-Grand) en 1700[3], puis absorbée en 1873[4] par l'École spéciale des Langues orientales (fondée en 1795, aujourd'hui Institut national des langues et civilisations orientales[5]).

Le chef-lieu de l'université[modifier | modifier le code]

Armes du collège royal Louis-le-Grand sur un ouvrage de bibliothèque.

L'année 1762 voit la victoire du Parlement de Paris et de l'Université sur Louis le Grand. À la suite de la banqueroute du père Antoine Lavalette, la Compagnie de Jésus, que l'on a rendue responsable des dettes du père, commet en effet l'imprudence de porter l'affaire devant la grande chambre du Parlement de Paris. Le , le Collège de Louis-le-Grand reçoit donc l'avis officiel d'avoir à congédier sans délai maîtres et élèves. Les jésuites sont expulsés et leurs ennemis s'installent triomphalement dans les murs du vieux collège. Le , Louis-le-Grand est consacré chef-lieu de l'université de Paris.

Sceau du Collège Royal de Louis le Grand (1763-1849).

28 collèges de Paris sont rassemblés à Louis le Grand : Collège d'Arras, collège d'Autun, collège de Bayeux, collège de Beauvais (ou Dormans), collège de Boissy, collège des Bons-Enfants, collège de Bourgogne, collège de Cambrai, collège des Cholets,collège de Cornouailles, collège de Dainville, collège des Dix-Huit (ou de Notre-Dame), collège de Fortet, collège de Hubant (ou de l’Ave Maria), collège de Justice, collège de Laon, collège du Mans, collège de Maître Gervais, collège Mignon (ou Grandmont), collège de Narbonne, collège de Presles, collège de Reims, collège Sainte-Barbe, collège Saint-Michel, collège de Séez, collège de Tours, collège de Tréguier, collège du trésorier.

Le collège Saint-Michel fut fondé par les familles Chanac et la famille du marquis de Pompadour (correspondance du marquis de Hautefort et de Pompadour)[réf. insuffisante].

Le roi Louis XV devient le second fondateur du collège : l'établissement obtient de mettre sur son sceau les armes royales, d’azur aux trois fleurs de lys d’or. Sur la grande porte sont désormais sculptées les effigies de Louis XIV et de Louis XV.

Bien qu'il partage avec le Recteur les vastes locaux de la rue Saint-Jacques, le nouveau principal décide d’entreprendre une véritable révolution pédagogique qui va relancer la guerre avec l’université de Paris. En 1766, il institue le concours de l'agrégation, qui est testé d’octobre à décembre à Louis-le-Grand. Allant plus loin encore, il organise dans les locaux du collège royal une École normale, préparant à l’agrégation (et c’est ainsi qu'avant de s'installer rue d’Ulm, l’École normale supérieure fonctionna pendant plus de quatre-vingts ans à Louis-le-Grand).

Une bibliothèque est constituée à partir de 1770 dans les locaux à partir de celle du recteur Jean-Gabriel Petit de Montempuis, des livres qui étaient déjà sur place dans le collège et des bibliothèques des collèges rattachés : l'ensemble forme l'embryon de la future Bibliothèque de la Sorbonne.

Ulcérée par ce nouvel attentat contre ses franchises séculaires, l’université de Paris se déchaîne en une guerre de douze années, avant de rendre les armes en 1778. Pendant ce temps, le collège traverse victorieusement toutes les campagnes menées contre lui devant l’opinion ; le nombre de boursiers passe de 465 en 1781, à 494 en 1788, puis 550 en 1789. À cette époque, les élèves restent au collège pour toute la durée de leurs études : après le baccalauréat, ils ont la possibilité de choisir entre la préparation de l’agrégation, les études de médecine, les études de droit et celles de théologie.

C’est ainsi que le jeune Robespierre, entré en qualité de boursier à l’âge de onze ans, quitta le collège à vingt-trois ans muni de son diplôme d’avocat et récompensé pour ses brillantes études par un prix exceptionnel de 600 livres.

Le lycée à partir de 1790[modifier | modifier le code]

En 1790, la ferveur enflamme les étudiants attributaires d'une bourse d'étude. Cent cinquante d’entre eux courent, volontairement ou non, aux frontières de la « patrie en danger », certains passeront plusieurs années sous les drapeaux de la République, jusque vers 1796. Sous la houlette de son proviseur Jean-François Champagne, un ancien élève d'origine modeste, boursier devenu enseignant, puis proviseur, peut-être dès après la mort en 1794 de Denis Bérardier, grand-maître temporel et député du clergé, et qui restera en fonction jusqu'en 1810, Louis-le-Grand traversera, avec des hauts et des bas, toutes les vicissitudes de cette période, un cas unique en France pour ce type d'établissement.

De 1792 à 1794, une partie des locaux du collège nouvellement rebaptisé collège Égalité est occupée par trois mille soldats, puis par une prison politique où les victimes de la Terreur attendent le départ pour l’échafaud. Les livres sont temporairement transférés au « dépôt Louis-la-Culture» (église Saint-Paul-Saint-Louis) mais reviennent progressivement dès 1796.

Dès le début de la Révolution, tous les collèges de Paris avaient été fermés, à la seule exception du Collège Égalité. En 1797, il devient l'Institut central des boursiers sous le nom de Prytanée français et tout ce qui reste des quarante collèges parisiens de l’Ancien Régime y est regroupé.

En 1801, prenant à son tour le chemin suivi par Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, rend visite à l'établissement que l’on appelait le Collège de Paris depuis la division du Prytanée en plusieurs collèges en 1800. En 1802, sur proposition du ministre de l’intérieur Jean-Antoine Chaptal, l’établissement reçoit le titre de « lycée de Paris ». Premier établissement en France à recevoir ce titre de lycée, il devient en 1805 le « Lycée impérial ».

Désormais, les appellations vont se modifier au rythme des secousses de l’histoire de France : lycée Louis le Grand à la Première Restauration, l’établissement redevient collège royal de Louis le Grand à la Seconde Restauration. La préposition qui semblait faire du collège la propriété exclusive du Roi-Soleil disparaît en 1831.

Quant à la Bibliothèque, elle est déplacée à la Sorbonne à partir de 1823.

Les journées de juin 1848 font disparaître à son tour l’adjectif royal puis reparaître le titre de lycée. Un bref moment, élèves et maîtres demandent à la jeune et éphémère République de baptiser leur établissement lycée national. Ils ne sont pas écoutés ; on préfère à cette appellation le nom de lycée Descartes.

Dès 1849, cependant, un arrêté ministériel rétablit l’ancien titre : lycée Louis le Grand. Le Second Empire apportera sa petite touche personnelle et fera de l’établissement le lycée impérial Louis le Grand. Rebaptisé par l’autorité municipale, de 1870 à 1873, lycée Descartes, l’établissement de la rue Saint-Jacques redevient enfin, et définitivement, lycée Louis le Grand en mars 1873. On peut d'ailleurs noter que les deux nomenclatures Louis le Grand et Louis-le-Grand sont valables. L'architecte de la façade actuelle est Charles Le Cœur.

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Le lycée aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la cour Victor-Hugo du lycée Louis-le-Grand.

La situation actuelle[modifier | modifier le code]

Depuis le début du XXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu d'importants travaux. 1995 marque le début d'une vaste entreprise de rénovation qui donne au lycée son aspect actuel.

Le lycée, actuellement dirigé par Jean Bastianelli (ancien proviseur du lycée Pierre-de-Fermat de Toulouse), accueille tous les ans près de 1 800 élèves (environ 850 élèves en secondaire et 900 élèves en classes préparatoires (CPGE)). Parmi les classes préparatoires, les classes scientifiques regroupent 60 % des élèves CPGE, tandis que les classes littéraires représentent 25 % et les classes commerciales 15 % des élèves. Presque 10 % des élèves sont de nationalité étrangère (on compte au total 40 nationalités différentes, en particulier dans les sections du secondaire dites européennes). Le lycée est également doté d'un internat d'une capacité d'accueil de 339 élèves, garçons et filles, inscrits en classes préparatoires.

Les classes[modifier | modifier le code]

Le lycée Louis-le-Grand compte une quarantaine de classes, principalement scientifiques ; il y a 800 élèves [6] dans 26 classes pour le second cycle et environ 900 étudiants répartis dans un peu moins d'une vingtaine de classes préparatoires aux grandes écoles.

En seconde, on dénombre sept classes de même niveau, proposant des enseignements d'exploration tels que les sciences économiques et sociales (SES), Littérature et Société, les Méthodes et Pratiques Scientifiques MPS et l'initiation aux sciences de l'ingénieur ISI (depuis 2007) ; on trouve en option le grec ancien et le latin. En première et en terminale, il y a chaque fois sept classes scientifiques dont deux à profil sciences de l'ingénieur (SI) (seule une moitié de la classe suit l'option SI) et une classe littéraire. Cependant depuis la rentrée 2013, l'option SI est disponible à la S1. À ces deux niveaux, on peut noter des distinctions entre les classes : la S1 est traditionnellement considérée comme une classe « d'élite »[réf. nécessaire] (notamment en mathématiques où les élèves suivent un programme particulièrement poussé) ; la S6, qui va de la seconde à la terminale, est une section européenne (1 h d'anglais en plus par semaine, 1 h d'histoire en anglais dite histoire section européenne (HISSE) et une heure de SVT en anglais).

Existe aussi depuis 2007 une section orientale chinoise dans laquelle entrent de droit tous les élèves qui étudient le chinois en LV2 ou en LV1. Les élèves de cette section sont dispersés sur plusieurs classes et se retrouvent pour les cours de chinois. On distingue un groupe scolaire normal destiné à ceux qui ont démarré l’apprentissage du chinois en 4e et un groupe avancé pour ceux qui ont déjà une bonne pratique de la langue. Les élèves suivent de plus 1 h/semaine de mathématiques en chinois ; cet enseignement est déconnecté des cours habituels de mathématiques. Cela permet d’approfondir l’étude de la langue et de s’initier au vocabulaire scientifique en chinois ; il débouche en terminale sur une épreuve orale optionnelle au baccalauréat que les élèves obtiennent avec la mention « orientale chinoise ».

Pour la rentrée 2011, le lycée fait partie avec deux autres établissements parisiens (Chaptal, Janson-de-Sailly) des lycées dits « d'excellence » à ouvrir pour les premières et terminales des filières de sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (Sti2d)[7].

Au niveau des classes préparatoires aux grandes écoles, dans la filière scientifique, il y a quatre MPSI et deux PCSI en première année et 5 classes de MP (4 MP* et 1 MP), 3 de PC* et une de PSI* en deuxième année. Il y a également deux HK et deux khâgnes pour le littéraire et deux ECS (première et deuxième année) pour ce qui est du domaine des filières commerciales.

Le musée scientifique[modifier | modifier le code]

Lors d'une rénovation des locaux dans les années 1970, Pierre Provost, alors professeur agrégé de sciences physiques au lycée, a eu l'idée visionnaire pour l'époque, de préserver l'ancien matériel expérimental des laboratoires de sciences physiques (aussi bien celui qui servait pour les recherches des enseignants que celui qui avait un rôle didactique).

La Maison des Lycéens[modifier | modifier le code]

Pour promouvoir les clubs, soutenir des actions lycéennes et mettre en place des réunions culturelles et des festivités, une organisation à but non lucratif, la Maison des Lycéens du lycée Louis le Grand ou MDL Louis le Grand, a été mise en place à la rentrée 2013-2014. Cette association, dont le fonctionnement est assuré par les élèves eux mêmes, a pour principal objectif de permettre à ceux qui le souhaitent, qu'ils soient étudiants ou bien membres de la communauté éducative, de concourir à la vie du lycée dans les domaines culturels, sociaux et sportifs, au travers d'actions diverses et variées. Elle travaille souvent de pair avec le Conseil des délégués pour la vie lycéenne du lycée Louis le Grand.

Le Cycle Pluridisciplinaire d'Etudes Supérieures[modifier | modifier le code]

Une partie du Cycle Pluridisciplinaire d'Etudes Supérieures (CyPES) de PSL se déroule à Louis-le-Grand[8]. Créé par PSL et le Lycée Henri-IV, le CyPES constitue une formation d'excellence unique en France, combinant :

  • Le meilleur des classes préparatoires aux grandes écoles : intensité et qualité des cours, encadrement et suivi pédagogique, effectifs limités ;
  • Le meilleur des premiers cycles universitaires : apprentissage de l’autonomie, diversité des choix de spécialisation, la formation par la recherche.

Le reste de la formation s'effectue principalement dans les établissements de PSL du quartier Latin : Ecole Normale Supérieure, Ecole des Mines, ESPCI...

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2015, le lycée se classe 5e sur 109 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 65e au niveau national[9]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[10].

Le concours général[modifier | modifier le code]

Dès la création du concours général en 1744, le lycée Louis-le-Grand y obtient d’excellents résultats. Par exemple, Baudelaire obtint un prix dans la composition de vers latins.[réf. nécessaire]

Nombre de lauréats au concours général
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Nombre de lauréats 11 13 16 16 18 10 21 9 9 10 24 21 19 24 17

Classement des CPGE[modifier | modifier le code]

Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles.

En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECS[11] 25 / 39 élèves 64 % 71 % 4e
sur 95
en diminution 1
Khâgne A/L[12] 22 / 80 élèves 28 % 25 % 3e
sur 41
en diminution 1
MP / MP*[13] 104 / 185 élèves 56 % 54 % 5e
sur 114
en diminution 2
PC / PC*[14] 68 / 115 élèves 59 % 58 % 3e
sur 110
en diminution 2
PSI / PSI*[15] 33 / 40 élèves 83 % 85 % 3e
sur 120
en diminution 1
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP. Pour les khâgnes, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles
de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon et EDHEC). En filières scientifiques, ce sont de 11 à
17 écoles d'ingénieurs qui ont été retenues selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).

Direction[modifier | modifier le code]

  • Paul Deheuvels (1969-1991)
  • Yves de Saint-Do
  • Joël Vallat (?-2012)[16] ;
  • Michel Bouchaud (2012-2015)[17] ;
  • Jean Bastianelli (depuis 2016)[18].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

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Enseignants[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique :

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Élève du lycée Louis-le-Grand.

Hommes et femmes de lettres, philosophes

Artistes

Scientifiques

Personnalités politiques

Autres personnalités

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurel Ramat, Le Ramat typographique, éditions Charles Corlet, 1994, 127 pages (ISBN 2-85480-468-6 et 978-2854804683), fournit à la page 63 les exemples suivant : « J’aime Louis le Grand (lui-même) » et « J’aime Louis-le-Grand (le lycée) ».
  2. Copie de l'Edit signé le 7 janvier 1595 par Henri IV à Poitiers, in Charles Sauvestre, Instructions secrètes des Jésuites, p. 164-166, Ed. Dentu, 1878.
  3. Gustave Dupont-Ferrier 1925. Du Collège de Clermont au Lycée Louis-le-Grand (1563-1920), Tome III, p. 354-356.
  4. Gustave Dupont-Ferrier 1925. Du Collège de Clermont au Lycée Louis-le-Grand (1563-1920), Tome III, p. 391-398.
  5. Historique sur le site de l’INALCO http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?id_rubrique=7.
  6. http://www.louislegrand.org/index.php/frans-presentations-60
  7. À Paris, des classes techno dans de prestigieux lycées dans Le Figaro du 29 avril 2011.
  8. « Filière Humanités » (consulté le 4 octobre 2016)
  9. Classement Départemental et National des lycées français
  10. Méthodologie du classement national des lycées français
  11. Classement 2015 des prépas ECS
  12. Classement 2015 des prépas A/L
  13. Classement 2015 des prépas MP
  14. Classement 2015 des prépas PC
  15. Classement 2015 des prépas PSI
  16. Olivier Rollot, « Entrer en prépa : un entretien avec Joël Vallat, proviseur du lycée Louis-le-Grand, à Paris », sur orientation.blog.lemonde.fr,‎ .
  17. Fabrice Acquilina, « Michel Bouchaud, ancien proviseur du lycée Louis-le-Grand (2012-2015) : « Nous allons former les élites de la région », sur lexpress.mu,‎ .
  18. Céline Carez, « Paris : dans le secret de l’entrée à Henri-IV et Louis-le-Grand », sur leparisien.fr,‎ .
  19. « Maurice Papon une carrière française », sur lemonde.fr,‎
  20. Historique du lycée par Paul Deheuvels, proviseur de 1969 à 1991. Consulté le 30 mars 2008.
  21. Cécile Hochard, « Journal des Volontaires de la Liberté: Le Tigre », Musée de la Résistance et de la Déportation à Besançon (consulté le 10 mars 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Du Collège de Clermont au Lycée Louis-le-Grand (1563-1920), Gustave Dupont-Ferrier, Editions de Boccard, 3 vol. 1921-1925.
  • Le lycée Louis le Grand, Maurice Donnay, édtions Gallimard (NRF), collection Collèges et Lycées, 1939.
  • Les Heures difficiles de Louis-le-Grand (1939-1945) Témoignages, auto-édité par Hubert Legros, 1997, ISBN 2-9511994-0-6
  • Le Lycée Louis-le-Grand, ouvrage collectif, édition Gérard Klopp, 1997, ISBN 2-906535-06-0

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]