Pierre Renaudel

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Pierre Renaudel
Pierre Renaudel, député du Var (1929)
Pierre Renaudel, député du Var (1929)
Fonctions
Député 1914-1919
1924-1935
Gouvernement IIIe république
Groupe politique SFIO (1914-1932)
PSdF (1932-1935)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 63 ans)
Résidence Var

Pierre Renaudel, né le à Morgny-la-Pommeraye et mort le à Sóller (dans l'île de Majorque), est un homme politique français, un des dirigeants de la SFIO, puis du Parti socialiste de France (1933).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait des études de vétérinaire. Il milite d'abord chez les blanquistes du Parti Socialiste Révolutionnaire, mais reste avec Jaurès lors de la première tentative d'unification du socialisme français. Il anime ainsi l'aile gauche du Parti Socialiste Français (1902-1905) dont il défend les positions aux congrès de Bordeaux (1903), Saint-Étienne (1904) et Rouen (1905) ainsi que lors du congrès international d'Amsterdam (1904). L'unité réalisée, il rejoint l'équipe de Jaurès à l'Humanité et devient en 1908 le responsable de la rédaction.

Élu député du Var en 1914, il est témoin, fin juillet, de l’assassinat de Jean Jaurès dont il est proche. Dirigeant l’Humanité pendant la Première Guerre mondiale, il devient alors le porte-parole d'un socialisme réformiste, opposé à toute forme de violence et à l'idéologie marxiste, selon lui trop rigide[réf. nécessaire].

Marcel Cachin le remplace à la direction de l’Humanité en octobre 1918. Battu en 1919, il retrouve son siège dès 1924 et est réélu en 1928 et en 1932.

Avec d'autres personnalités de la gauche socialiste et radicale, il patronne à la demande de son ami Jean Longuet la revue Maghreb (1932-1935) animée par Robert-Jean Longuet et les Jeunes Marocains, très critique sur la politique de protectorat français au Maroc. Partisan de la participation des socialistes dans un gouvernement à direction radicale, il se rallie en 1933 au courant néo-socialiste ; quittant la SFIO, avec Marcel Déat et Adrien Marquet, il fonde le Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès, mais, à la suite de désaccords avec eux, il démissionne de la présidence du groupe parlementaire PSdF.

Il meurt peu de temps après au cours d'un séjour dans les îles Baléares en Espagne.

Il a aussi été membre du Comité central de la Ligue des droits de l'Homme.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Pierre Renaudel », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]