Gouvernement Charles de Freycinet (4)

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Gouvernement Charles de Freycinet (4)

Troisième République

Description de cette image, également commentée ci-après
Le quatrième gouvernement Charles de Freycinet au banc des ministres de la Chambre des députés, illustration de Henri Meyer, Le Petit Journal, .
Président de la République Sadi Carnot
Président du Conseil Charles de Freycinet
Formation
Fin
Durée 1 an, 11 mois et 2 jours
Composition initiale
Coalition Union des gauches - Gauche radicale - Extrême gauche
Parti politique ANR - ULR
Représentation
Ve législature
366  /  576
Drapeau de la France

Le quatrième gouvernement Charles de Freycinet est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Charles de Freycinet constitue un gouvernement de large coalition républicaine.

Composition[modifier | modifier le code]

Fonction Image Nom Parti politique
  Président du Conseil des ministres Freycinet, de Saulces de, Charles, Nadar, Gallica.jpg Charles de Freycinet Gauche républicaine

Ministres nommés le 18 mars 1890[1][modifier | modifier le code]

Fonction Image Nom Parti politique
  Ministre de la Guerre Freycinet, de Saulces de, Charles, Nadar, Gallica.jpg Charles de Freycinet[2] Gauche républicaine
  Ministre des Affaires étrangères The evolution of France under the third republic (1897) (14780167574).jpg Alexandre Ribot Union libérale républicaine (Union des gauches)
  Ministre de la Justice et des Cultes Armand Fallières - photo Chalot.png Armand Fallières Union démocratique (Union des gauches)
  Ministre de l’Intérieur Ernest Constans - photographie Eugène Pirou.png Ernest Constans[2] Union des gauches
  Ministre des Finances Maurice Rouvier by Ernest Ladrey.jpg Maurice Rouvier[2] Union des gauches
  Ministre de la Marine Sin foto.svg Édouard Barbey[2] Gauche républicaine
  Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts Bourgeois, Léon CIPA0156.jpg Léon Bourgeois[3] Gauche radicale
  Ministre des Travaux publics Yves Guyot by Nadar.jpg Yves Guyot Extrême gauche
  Ministre de l'Agriculture Jules Develle.png Jules Develle Union républicaine (Union des gauches)
  Ministre du Commerce, de l'Industrie et des Colonies JulesRoche.jpg Jules Roche Républicains progressistes (Union des gauches)
  Sous-secrétaire d'État du Commerce, de l'Industrie et des Colonies, spécialement chargé de l'administration des colonies Eugène Étienne 1914.jpg Eugène Étienne[2] Union démocratique (Union des gauches)

Politique menée[modifier | modifier le code]

Au cours de ce quatrième mandat, Freycinet met fin aux séquelles du boulangisme qu'il avait contribué à initier par sa nomination au ministère de la Guerre lors de son précédent gouvernement. Il doit aussi faire face à une nouvelle poussé d'anticléricalisme en réponse à l'initiative du pape Léon XIII proposant un ralliement des catholiques à la République. Il fait aussi face aux premières manifestations du 1er mai et notamment la journée de Fourmies en 1891. Le gouvernement prend des mesures sociales avec la loi du 8 juillet 1890 sur les délégués mineurs, loi du 2 juillet 1890 sur la suppression des livrets ouvriers et prépare la loi du 31 octobre 1892 sur le travail des femmes et des enfants. De plus, il met un terme à l'isolement diplomatique de la France en signant l'alliance franco-russe.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le , Charles de Freycinet présente la démission du Gouvernement au président de la République, Sadi Carnot après le début de la politique de Ralliement, mené par le cardinal Lavigerie, archevêque d'Alger. Les incidents qui se produisirent lors de pèlerinages ouvriers à Rome, la circulaire de Fallières, ministre des Cultes, invitant les évêques à supprimer ces pèlerinages, la réplique cinglante de l'archevêque d'Aix envenimèrent de nouveau les rapports entre l'Eglise et l'Etat. Le gouvernement, pris entre les feux croisés de la droite et des radicaux, se retira. Dès ce même jour, le président envisage de charger Ferdinand Sarrien de former le nouveau gouvernement.

Le , Carnot confie à Maurice Rouvier de former le nouveau cabinet ministériel, mais ce dernier décline l'offre le lendemain.

Le , le président appelle Léon Bourgeois afin de former le gouvernement, mais ce dernier refuse due aux difficultés qui l'a rencontrés. C'est alors que Carnot appelle Émile Loubet à créer le nouveau cabinet, et ce dernier accepte la proposition.

Le , le cabinet Loubet est formé et remplace le cabinet de Freycinet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
  2. a b c d et e Membre du gouvernement précédent ayant conservé son poste
  3. Membre du gouvernement précédent ayant changé de poste