Occupation de la Rhénanie après la Première Guerre mondiale

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Zones d'occupation en Rhénanie en 1923 : belge en jaune, britannique en rouge, française en bleu, territoire du Bassin de la Sarre en vert.

L’occupation de la Rhénanie après la Première Guerre mondiale fait partie des clauses du traité de Versailles négocié entre les Alliés.

Zones d'occupations[modifier | modifier le code]

À la suite de l'armistice de la Première Guerre mondiale, les forces de l'Entente occupent une partie du territoire allemand de fin 1918 jusqu'en 1930 et la France administre le territoire du Bassin de la Sarre jusqu'en 1935[1].

Le , des éléments des 8e et 10e armées françaises franchissent la frontière franco-allemande, 21 divisions au total doivent occuper la zone Landau-Gerolstein-Königstein. Des divisions complémentaires sont en outre placées en réserve dans la région de Neunkirchen (3 divisions), mais surtout en Lorraine et en Belgique (30 divisions)[2].

Le traité de Versailles prévoyait une présence militaire des Français, des Britanniques, des Américains et des Belges sur la rive gauche du Rhin et une partie de la rive droite à partir de janvier 1920 et pour une période de 5 à 15 ans suivant les territoires. Les Français héritaient à la fois de la plus grande des zones d’occupation qui s’agrandit encore avec le retrait rapide des États-Unis ainsi que de la direction de la Haute commission interalliée aux territoires rhénans (HCITR), de la présidence de la Commission de gouvernement de la Sarre mandatée par la SDN, ainsi que celle de Memel et de la Haute-Silésie.

Les effectifs des forces occupantes dans l'armée française du Rhin créée en octobre 1919 étaient au nombre de 100 000 hommes dans les territoires rhénans dans les périodes les plus calmes. Le maximum de militaires est atteint en mai 1921 lors de la première occupation de la Ruhr (de Duisbourg sur le Rhin à Dortmund à l'est et de la Lippe au nord jusqu'à Düsseldorf au sud) avec 250 000 soldats dont 210 000 Français[3].

Le général Adolphe Guillaumat avec le drapeau de la France devant la porte du Deutschhaus le 30 juin 1930.

À partir du et jusqu'au retrait total des forces françaises d'Allemagne le , le général Adolphe Guillaumat commande l'armée d'occupation du Rhin et exerce le commandement supérieur des forces alliées des territoires rhénans.

Occupation de la Ruhr[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occupation de la Ruhr.

Précédée par l’occupation de la Rhénanie, qui lui sert de base de départ, l’Occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges en 1923 et 1924 est la conséquence du retard pris par le gouvernement de la République de Weimar, dirigé par Wilhelm Cuno, dans le paiement des dommages de guerre prévus par le traité de Versailles.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Accueil de la population allemande[modifier | modifier le code]

La population allemande, et rhénane en particulier, ressent cette occupation comme une souillure. De là naissent les thématiques propagandistes de la Honte noire — liée à la présence des troupes coloniales françaises — et au sort que réservera le régime hitlérien aux « bâtards de Rhénanie », enfants métis nés des unions de soldats noirs et d'Allemandes.

Évacuations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Beaupré, « Occuper l’Allemagne après 1918 », Revue historique des armées, no 254,‎ (lire en ligne).
  • Christelle Gomis, « Les troupes coloniales françaises et l'occupation de la Rhénanie (1918-1930) », Cahiers Sens public, no 10,‎ , p. 69-79 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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