René Massigli

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René Massigli
René Massigli 1929.jpg
Fonctions
Ambassadeur de France au Royaume-Uni
-
Charles Corbin (en)
Ambassadeur de France en Turquie
-
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
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Distinction

René Massigli, né à Montpellier le et mort à Paris le , est un haut diplomate français. Il fut notamment commissaire aux Affaires étrangères au sein du Comité national français de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale puis finalement ambassadeur de France.

Débuts[modifier | modifier le code]

Louis Duchesne, au centre, et des disciplines à Rome en 1911-1912 dont René Massigili au second rang, à gauche.

Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé d'histoire, étudiant de Louis Duchesne à l'École française de Rome (1911-1912), maître de conférences à l'université de Lille (1913-1914), Massigli est mobilisé pour contrer la propagande nazie en Suisse. Remarqué par Philippe Berthelot, il entre au ministère des Affaires étrangères. Il fera sa carrière dans la diplomatie française à partir de la Première Guerre mondiale jusqu'en .

Opposant à l'apaisement[modifier | modifier le code]

Pendant l'entre-deux-guerres, il assiste à de nombreuses conférences internationales et se spécialise sur les questions relatives à la Société des Nations. Il collabore alors avec Philippe Berthelot et Alexis Léger. Dans les années , il devient directeur des affaires politiques (1937-1938) au sein du Quai d'Orsay et s'y distingue pour son opposition à l'apaisement de l'Allemgne. Au moment de l'occupation de la Rhénanie en , il est l'auteur de la phrase : « Nous ne tolérerons pas les canons allemands sur Strasbourg ! », reprise par le président du Conseil, Albert Sarraut.

Ambassadeur de France en Turquie[modifier | modifier le code]

Éloigné à la suite des accords de Munich, René Massigli est nommé ambassadeur de France en Turquie de 1938 jusqu'en 1940, quand il est remplacé par Jean Helleu. Il en gardera de la rancune contre Alexis Léger. En occupant ce poste, il est le principal artisan du traité franco-turc du 19 octobre 1939 : La France cède le sandjak d'Alexandrette dans l'espoir d'une alliance. Il est attire la fureur du lobby catholique, qui déteste qu'un protestant abandonne le territoire occupépar la France à la Turquie, considéree pire que l'Allemagne.

Seconde guerre moniale[modifier | modifier le code]

Mis en disponibilité par le gouvernement de Vichy, il se trouve dans une situation inconfortable et ambiguë : il a ses entrées à Vichy, où il y fait figure d’opposant, laissant libre cours à sa germanophobie, tout en gardant ses distances avec la Résistance.

Convaincu de la défaite inéluctable de l'Allemagne nazie, il laisse toutefois voir beaucoup de contradictions et d’hésitations, et Pierre Brossolette lui transmet une invitation du général de Gaulle, suite à la recommandation de Jean Moulin, à rallier la France libre ; ce n'est après de nouvelles et longues hésitations qu'il acceptera et ralliera Londres au début de 1943, pour devenir commissaire aux Affaires étrangères, dans le Comité national français présidé par le général de Gaulle.

Ambassadeur de France au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

De à , ambassadeur de France à Londres, il prend position dans les débats sur la Guerre froide et la construction européenne. Il veut notamment de bonnes relation franco-britannique et est hostile à l'Europe fédérale, préconisée par Jean Monnet.

Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Il termine sa carrière en tant que secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Il est fait grand-croix de la Légion d'honneur.

Controverses[modifier | modifier le code]

En 1972, après la publication dans la Bibliothèque de la Pléiade des Œuvres complètes de Saint-John Perse (nom de plume d'Alexis Leger), il accusera ce dernier, avec l'ambassadeur Léon Noël, d'être un faussaire. En effet, Alexis Léger y publie des lettres à sa mère, datant de sa mission à Pékin (1916/21), dans lesquelles il énonce des prédictions géopolitiques concernant la Chine et l'Union soviétique, qui ne se retrouvent pas dans les notes qu'il adressait au Quai d'Orsay à la même époque[1]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond de Sainte Suzanne, Une politique étrangère. Le Quai d'Orsay et Saint John Perse à l'épreuve d'un regard, Paris, Viviane Hamy, , 350 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]