La Petite République

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La Petite République était un journal républicain fondé en 1876, dans lequel Jean Jaurès a publié Les preuves relatives à l'Affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1876, La Petite République est d'abord un quotidien populaire républicain, lié à La République française de Léon Gambetta, au moment de l'engouement pour la petite presse à bon marché. Le journal est ainsi appelé La Petite République française. C'est une société anonyme aux actions de 500 francs chacune[1].

Mis en liquidation en 1891, le journal est repris en 1892 par la "Société Nouvelle de la Petite République Française". Henri Turot (1865-1920), jeune journaliste de 27 ans, futur député socialiste et fondateur de l'Agence Radio, a en effet décidé de le racheter avec l'aide de ses anciens condisciples du collège Stanislas, Marcel Sembat et Henri Pellier. Ils en font le premier quotidien accueillant tous les courants socialistes. Marcel Sembat assure la direction jusqu'au 19 juillet 1893, laissant ensuite la place à Alexandre Millerand.

Dès le 16 janvier 1892, le journal soutient Jean Jaurès pour son élection comme député de Carmaux. Ce dernier, dans un article prémonitoire du 17 mai 1896, avertit que « des complications et des compétitions coloniales, peuvent à tout moment surgir de grandes guerres »[2].

De 1893 à 1903, La Petite République sera dirigée tour à tour par Alexandre Millerand, Jules Guesde, Alfred Léon Gérault-Richard et Jean Jaurès. Elle est rebaptisée La Petite République socialiste en 1898. Elle est à l'époque, et jusqu'à la création par Jaurès de L'Humanité, le journal principal des socialistes[3]. Après les élections de 1898, Jean Jaurès s'implique moins dans la Verrerie ouvrière d'Albi, pour se consacrer au journalisme et devenir codirecteur de La Petite République. Par ses articles, il soutient le gouvernement Waldeck Rousseau, qui intègre un socialiste, Alexandre Millerand, ministre du Commerce et à l'Industrie. En publiant sous la signature de Jean Jaurès une série d'articles sur l'Affaire Dreyfus, tous titrés Les preuves, le journal acquiert une forte notoriété.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Actions de la société [1]
  2. Jean Jaurès, « Les Compétitions coloniales », La Petite République,‎
  3. Gilles Candar, « De la politique à la littérature ? La Petite République et la critique littéraire », Romantisme, no 121,‎ , pp. 71-79 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]