Mathias Bernard

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Mathias Bernard
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Mathias Bernard est un historien français né en 1969. Il a été le président de l'université Blaise-Pascal du au . Il prend ensuite la tête de l'université Clermont-Auvergne le .

Recherches[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure (1988-1992), agrégé d'histoire en 1991, il soutient sa thèse de doctorat d'histoire sur Les modérés lyonnais et la Fédération républicaine du Rhône, 1889-1940 à l'Université Paris-IV en 1995 et sa thèse d'habilitation à diriger des recherches sous la direction de Jean-Marie Mayeur sur les Libéraux et « nationaux » de l’Affaire Dreyfus à nos jours, également à l'Université Paris-IV, en 2003.

Ses travaux portent sur l'histoire politique de la France contemporaine de la fin du XIXe siècle à nos jours, autour de trois thématiques principales : la construction sociale du politique (circulation des idées et des pratiques politiques), l’histoire des droites, de leur place et de leur évolution dans la vie politique française, l’histoire de la contestation politique.

Carrière[modifier | modifier le code]

Maître de conférences à l'université Blaise Pascal (Clermont II) de 1996 à 2004, il devient à cette date professeur d'histoire contemporaine. Directeur du département d’histoire (1997-2002), il est élu au conseil de gestion de l'UFR des lettres, langues et sciences humaines (2001-2005), avant d'être désigné vice-doyen (2002-2003), puis doyen en 2006 et 2011.

Il est membre du Conseil Auvergne pour la Recherche et la Technologie (CART) de 2005 à 2007 et du conseil d'administration du Damier – Grappe et réseaux Auvergne Musique Média Image au niveau régional, du jury du CAPES externe d’histoire-géographie (écrit et oral) de 1998 à 2001, du jury du concours d'entrée à l'École normale supérieure de Paris (écrit et oral) de 2002 à 2005, de comités d’évaluation d'unités de recherche par l'AÉRES en 2008-2009, de l'expertise de dossiers « projets exploratoires premier soutien » (PEPS) pour le compte de l'Institut du CNRS pour les sciences humaines et sociales (INSHS) en 2010 au niveau national.

Élu le au conseil d'administration de l'université à la tête de la liste « Promouvoir une université de service public dynamique et solidaire », il est nommé président par celui-ci le suivant[1],[2]. Sous sa présidence, l'université Blaise Pascal s'engage dans un processus de fusion avec l'autre université clermontoise (Université d'Auvergne). Comme d'autres universités, elle traverse une crise financière. Après avoir annoncé en qu'il s'opposerait à toute suppression de poste malgré les difficultés rencontrées[3], Mathias Bernard doit se résoudre au printemps 2014 à la mise en œuvre d'un plan pluriannuel de consolidation qui implique la non-reconduction d'une cinquantaine de postes d'agents contractuels[4]. À l'automne 2014, la poursuite des difficultés financières et de l'austérité, avec de nouvelles suppressions de postes annoncées, entraîne des mobilisations d'enseignants et d'étudiants pour protester contre cette situation[5],[6]. Le redressement financier de l'Université Blaise-Pascal est confirmé au terme de l'exercice budgétaire 2015[7]'[8].

Mathias Bernard est réélu pour un second mandat à la présidence de l'Université Blaise-Pascal le [9]. Il aura notamment à charge de gérer la transition vers l'Université Clermont-Auvergne, fusion des deux universités clermontoises.

Il est par ailleurs président de la Commission Vie étudiante et Vie de campus de la Conférence des présidents d'université (CPU) et membre du Conseil d'administration de la CPU. Il est élu président de la nouvelle université clermontoise, université d’Auvergne, le [10] et prend ses fonctions le .

Controverses[modifier | modifier le code]

Le 3 octobre 2017[11], répondant aux appels des syndicats étudiants de l'Université d'Auvergne (UNEF, Jeunes Communistes), il permet à une centaine d'immigrés clandestins de s'installer sur e campus de la Faculté de Lettres.[12] Cette décision est contestée par plusieurs mouvements étudiants de droite ainsi que par plusieurs partis politiques.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Dérive des modérés : la Fédération républicaine du Rhône sous la Troisième république, L'Harmattan, Paris et Montréal, coll. « Carnot », 1998, 432 p. (ISBN 2-7384-7253-2) – Texte remanié d'une thèse de doctorat en histoire, soutenue en 1995, titrée Les modérés lyonnais et la Fédération républicaine du Rhône, 1889-1940.
  • La France de mai 1958 à mai 1981 : la grande mutation, Librairie générale française, Paris, coll. « Le livre de poche. Références : histoire » no 600, 2003, 248 p. (ISBN 2-253-90600-X)
  • Introduction au XXe siècle : Tome 1, De 1914 à 1945, Belin, coll. « Belin atouts. Histoire », Paris, 2003, 269 p. (ISBN 2-701-13400-5)
  • Introduction au XXe siècle. Tome 2, De 1945 à nos jours, Belin, coll. « Belin atouts. Histoire », Paris, 2004, 235 p. (ISBN 2-7011-3401-3)
  • La France de 1981 à 2002 : le temps des crises ?, Librairie générale française, Paris, coll. « Le livre de poche. Références : histoire » no 605, 2005, 313 p. (ISBN 2-253-11372-7)
  • Le Front populaire, Milan, coll. « Les Essentiels Milan », 2006, 63 p. (ISBN 2-745-92354-4)
  • La Guerre des droites. De l'affaire Dreyfus à nos jours, Paris, Odile Jacob, collection Histoire, 2007, 310 pages (ISBN 2738119824)
  • Histoire culturelle de l'Europe de 1880 à nos jours, Paris, Hachette Éducation, collection Carré Histoire, 2008
  • Histoire politique de la Ve République: de 1958 à nos jours, Armand Colin, collection U, 2008, 334 pages (ISBN 220034693X)
  • Mathias Bernard, Éric Bonhomme, Les gauches en France depuis 1945, SCEREN, collection Histoire de notre temps, 2011, 200 pages (ISBN 9782866175917)
  • Valéry Giscard d'Estaing. Les ambitions déçues, Paris, Armand Colin, 2014, 487 pages
  • Les Années Mitterrand. Du changement socialiste au tournant libéral, Paris, Belin, 2015, 346 pages

Articles et contributions[modifier | modifier le code]

  • «  Des années 1930 aux années 1980 : invariants et mutations du populisme à la française », Cités. Philosophie, politique, histoire, no 49 (« Le populisme contre les peuples ? »), 2012/1, p. 119-129.
  • « Les passerelles entre droite modérée et extrême droite », dans François AUDIGIER, David COLON et Frédéric FOGACCI (dir.), Les partis politiques. Nouveaux regards, PIE-Peter Lang, 2012, p. 57-73.
  • « Jacques Bardoux et l’union des modérés à Paris et à Clermont-Ferrand sous la IVe République », dans Bernard LACHAISE, Gilles RICHARD et Jean GARRIGUES (dir.), Les territoires du politique. Hommages à Sylvie Guillaume, Presses universitaires de Rennes, 2012, p. 15-24.
  • « Une République de l’alternance (1991-2012) », Cahiers d’histoire immédiate, no 42 (Comprendre le XXIe siècle (1991-2012), t.2 La France, 2013, p. 21-34.
  • « L’antiparlementarisme de droite dans la France des années 1930 », Parlement[s]. Revue d’histoire politique, 2013/3, p. 99-111.
  • « 1988-1996 : la présidence de Valéry Giscard d’Estaing », dans Gilles RICHARD, Sylvie GUILLAUME et Jean-François SIRINELLI (dir.), Histoire de l’UDF. L’Union pour la démocratie française 1978-2007, Presses Universitaires de Rennes, 2013, p. 63-71.
  • « Les bastions de l’extrême droite française au XXe siècle », dans François DUBASQUE et Eric KOCHER-MARBOEUF (dir.), Terres d’élections. Les dynamiques de l’ancrage politique 1750-2009, Presses universitaires de Rennes, 2014, p. 75-85.
  • « Partis politiques », dans Claude GAUVARD et Jean-François SIRINELLI (dir.), Dictionnaire de l’historien, coll. « Quadrige », Presses universitaires de France, 2015, p. 519-521.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Suspense sur l'élection du futur président de l'Université Blaise-Pascal », La Montagne,‎ (ISSN 2109-1560, lire en ligne).
  2. « Mathias Bernard élu Président de l'Université », sur univ-bpclermont.fr, (consulté le 13 avril 2016).
  3. « Cure d'austérité pour l'Université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand », La Montagne,‎ (ISSN 2109-1560, lire en ligne).
  4. « Des suppressions de postes à l'Université Blaise-Pascal », La Montagne,‎ (ISSN 2109-1560, lire en ligne).
  5. « Quelques enseignants et de nombreux étudiants manifestent à Clermont-Ferrand », sur France 3 Auvergne, (consulté le 13 avril 2016)
  6. « Université Blaise Pascal : les étudiants envahissent le conseil d’administration », La Montagne,‎ (ISSN 2109-1560, lire en ligne).
  7. « Bilan de mandature 2012-2016 », sur univ-bpclermont.fr, (consulté le 13 avril 2016).
  8. « Mathias Bernard, président de l’université Blaise-Pascal : "Nous sommes sortis de la zone rouge" », sur newsAuvergne, (consulté le 13 avril 2016).
  9. « Constitution de la nouvelle équipe de l'Université Blaise-Pascal », La Montagne,‎ (ISSN 2109-1560, lire en ligne).
  10. Pierre Peyret, « Mathias Bernard, premier président de l'Université Clermont-Auvergne », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  11. « Des migrants installent leur tente à la fac de lettres de Clermont-Ferrand », France 3 Région,‎ (lire en ligne)
  12. « JC Puy de Dôme », sur www.facebook.com (consulté le 17 octobre 2017)
  13. « Décret du 14 mai 2014 portant promotion et nomination », sur Legifrance, (consulté le 13 avril 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]