Olivier Wieviorka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wieviorka.
Olivier Wieviorka
Portrait de Olivier Wieviorka
Biographie
Naissance
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Formation École normale supérieure de Fontenay-Saint Cloud
Titres Professeur à l'École normale supérieure de Cachan
membre senior de l'Institut universitaire de France
Profession HistorienVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Institut d'études politiques de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Travaux
  • Thèse de doctorat, Destins d’un mouvement de résistance : Défense de la France (1992)
  • Nous entrerons dans la carrière. De la Résistance à l’exercice du pouvoir (1994)
  • Une certaine idée de la Résistance (1998)
  • Histoire de la Résistance 1940-1945 (2013)
Approche Histoire de la Résistance, Histoire politique du vingtième siècle

Olivier Wieviorka, né en 1960, est un historien français, spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il est professeur à l'École normale supérieure de Cachan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le frère d'Annette Wieviorka, Sylvie Wieviorka et Michel Wieviorka.

Ses grands-parents paternels, Juifs polonais, furent arrêtés à Nice pendant la Seconde Guerre mondiale et sont morts à Auschwitz. Son père, réfugié en Suisse, et sa mère, fille d’un tailleur parisien, réfugiée à Grenoble, survécurent à la guerre[1],[2].

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Élève de l'École normale supérieure de Saint Cloud (1980-1984), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1982), agrégé d'histoire (1984), boursier puis pensionnaire de la Fondation Thiers (1988-1992), il a été normalien doctorant à l’université d’Orléans (1985-1987).

Il a soutenu son doctorat à l'université Paris I en 1992 sous la direction d'Antoine Prost, Destins d’un mouvement de résistance : Défense de la France. Son habilitation à diriger des recherches, Vichysme, attentisme, résistances (1940-1945), dirigée par Jean-Pierre Azéma, a été soutenue en 1999[3].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Olivier Wieviorka est un spécialiste du vingtième siècle, en particulier de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance française[4].

Maître de conférences à l'université du Hainaut-Cambrésis (1993-1996) puis à l’ENS Fontenay-Saint-Cloud (1996-2000), il a également été chargé de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris (1989-2009)[5].

Professeur à l'École normale supérieure de Cachan depuis 2000, il a été entre octobre 2011 et octobre 2016, membre senior de l'Institut universitaire de France. Rédacteur en chef de la revue Vingtième siècle, entre juin 2004 et avril 2014, membre du Comité de rédaction de la revue L'Histoire, il collabore également au cahier Livres du journal Libération.

Polémique[modifier | modifier le code]

Dans son livre Histoire du Débarquement en Normandie, Des origines à la libération de Paris, il écrit que « des soldats canadiens d'origine indienne » ont scalpé des prisonniers. L'historien canadien Scott Sheffield, professeur à l'Université de la vallée de Fraser à Abbotsford, en Colombie-Britannique, spécialiste des autochtones au sein de l'armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, réfute cette affirmation : « Je me suis entretenu avec plusieurs vétérans autochtones et non autochtones, j'ai parcouru des tonnes d'ouvrages sur la question en plus de fouiller dans à peu près tous les documents d'archives. Je n'ai jamais lu ou entendu quoi que ce soit à ce sujet[6]. »

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Les Libérations de la France, en collab. avec Jean-Pierre Azéma, La Martinière, 1993, 293 p.
  • Méthode pour le commentaire et la dissertation historiques, en collab. avec Vincent Milliot, Nathan, collection 128, 1994, 128 p., éditions révisées, 2001, 2008, 128 p.
  • Nous entrerons dans la carrière. De la Résistance à l’exercice du pouvoir, Seuil, 1994, 451 p.
  • La France du XXe siècle, en collab. avec Christophe Prochasson, Points-Seuil, 1994, 734 p.; éd. révisée et augmentée, 2004, 766 p.
  • Vichy 1940-1944, (en collaboration avec Jean-Pierre Azéma), Perrin, 1997, 280 p., rééd. sans illustrations, Perrin, 2000, 374 p., rééd. en format poche, coll. Tempus, 2004, 374 p.
  • Une certaine idée de la Résistance, Seuil, 1998 - rééd. 2010, 487 p.
  • Les Orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français (1940-1945), Seuil, 2001 (trad. américaine Harvard UP, 2009)
  • (en) Surviving Hitler and Mussolini, en coll. avec Robert Gildea et Anette Warring, (dir.), Berg, 2006, 244 p.
  • Histoire du Débarquement en Normandie, Des origines à la libération de Paris, Seuil, 2006, 448 p., rééd. 2014 (traduit en italien, en espagnol et en anglais)
  • La Mémoire désunie : Le souvenir politique des années sombres, de la Libération à nos jours, Seuil, 2010, 303 p. (trad. américaine, Stanford UP, 2012)
  • Histoire de la Résistance : 1940-1945, Perrin, , 574 p. (ISBN 978-2-262-02799-5) (prix François-Joseph Audifred de l’Académie des Sciences Morales et politiques, novembre 2013, prix Eugène Colas de l’Académie française, juin 2014)
  • avec Julie le Gac, Anne-Laure Ollivier, Raphaël Spina : La France en chiffres, 2015, éditeur : Perrin (Prix du Document l'Express 2015), (ISBN 2262027412)
  • sous la direction de Jean Lopez et Olivier Wieviorka, Les mythes de la Seconde Guerre mondiale, Perrin, 2015.
  • Une histoire de la Résistance en Europe occidentale, Perrin, 2017, 476 pages.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bouvier, « Olivier Wieviorka : "Le débarquement est aujourd'hui présenté sous un jour moins triomphaliste" », Le Monde,‎ (lire en ligne)