Olivier Wieviorka

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Olivier Wieviorka
Olivier Wieviorka - Une histoire de la Résistance en Europe occidentale 1940-1945 - Librairie Mollat (cropped).jpg
Olivier Wieviorka en 2013.
Biographie
Naissance
Nationalité
Française
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Histoire de la Résistance, Histoire politique du vingtième siècle
Directeur de thèse
Distinction

Olivier Wieviorka, né le , est un historien français, spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il est professeur à l'École normale supérieure Paris-Saclay.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le frère d'Annette Wieviorka, Sylvie Wieviorka et Michel Wieviorka.

Ses grands-parents paternels, Juifs polonais, furent arrêtés à Nice pendant la Seconde Guerre mondiale et sont morts à Auschwitz. Le grand-père, Wolf Wiewiorka, est né le à Minsk. La grand-mère, Rosa Wiewiorka, née Feldman, est née le à Siedlce. Leur dernière adresse à Nice est au 16, rue Reine-Jeanne. Ils sont déportés par le convoi no 61, en date du , du Camp de Drancy vers Auschwitz. Ils sont détenus avant au Camp de Beaune-la-Rolande[1]. Son père, réfugié en Suisse, et sa mère, fille d’un tailleur parisien, réfugiée à Grenoble, survécurent à la guerre[2],[3].

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (1980-1984), diplômé de la section Service public de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) (1982), agrégé d'histoire (1984), titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) d'Histoire du xxe siècle à l'IEP de Paris (1985), il a été normalien doctorant à l'université d’Orléans (1985-1987), boursier puis pensionnaire de la Fondation Thiers (1988-1992).

Il a soutenu son doctorat à l'université Paris I en 1992 sous la direction d'Antoine Prost, Destins d’un mouvement de résistance : Défense de la France. Son habilitation à diriger des recherches, Vichysme, attentisme, résistances (1940-1945), dirigée par Jean-Pierre Azéma, a été soutenue en 1999[4].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Olivier Wieviorka est un spécialiste du vingtième siècle, en particulier de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance française[5].

Maître de conférences à l'université du Hainaut-Cambrésis (1993-1996) puis à l’ENS Fontenay-Saint-Cloud (1996-2000), il a également été chargé de conférences à l'IEP de Paris (1989-2009)[6].

Professeur à l'École normale supérieure de Cachan depuis 2000, il a été entre et , membre senior de l'Institut universitaire de France. Rédacteur en chef de la revue Vingtième siècle, entre et , membre du Comité de rédaction de la revue L'Histoire, il collabore également au cahier Livres du journal Libération.

Polémique[modifier | modifier le code]

Dans son livre Histoire du Débarquement en Normandie, Des origines à la libération de Paris, il écrit que « des soldats canadiens d'origine indienne » ont scalpé des prisonniers. L'historien canadien Scott Sheffield, professeur à l'université de la vallée de Fraser à Abbotsford, en Colombie-Britannique, spécialiste des autochtones au sein de l'armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, réfute cette affirmation : « Je me suis entretenu avec plusieurs vétérans autochtones et non autochtones, j'ai parcouru des tonnes d'ouvrages sur la question en plus de fouiller dans à peu près tous les documents d'archives. Je n'ai jamais lu ou entendu quoi que ce soit à ce sujet[7]. »

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Les Libérations de la France, en collab. avec Jean-Pierre Azéma, La Martinière, 1993, 293 p.
  • Méthode pour le commentaire et la dissertation historiques, en collab. avec Vincent Milliot, Nathan, collection 128, 1994, 128 p., éditions révisées, 2001, 2008, 128 p.
  • Nous entrerons dans la carrière. De la Résistance à l’exercice du pouvoir, Seuil, 1994, 451 p.
  • La France du XXe siècle, en collab. avec Christophe Prochasson, Points-Seuil, 1994, 734 p.; éd. révisée et augmentée, 2004, 766 p.
  • Vichy 1940-1944, (en collaboration avec Jean-Pierre Azéma), Perrin, 1997, 280 p., rééd. sans illustrations, Perrin, 2000, 374 p., rééd. en format poche, coll. Tempus, 2004, 374 p.
  • Une certaine idée de la Résistance, Seuil, 1998 - rééd. 2010, 487 p.
  • Les orphelins de la République : destinées des députés et des sénateurs français, 1940-1945, Paris, Seuil, [8]
  • (en) Surviving Hitler and Mussolini, en coll. avec Robert Gildea et Anette Warring, (dir.), Berg, 2006, 244 p.
  • Histoire du Débarquement en Normandie, Des origines à la libération de Paris, Seuil, 2006, 448 p., rééd. 2014 (traduit en italien, en espagnol et en anglais)
  • La Mémoire désunie : Le souvenir politique des années sombres, de la Libération à nos jours, Seuil, 2010, 303 p. (trad. américaine, Stanford UP, 2012)
  • Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Perrin, , 574 p. (ISBN 978-2-262-02799-5) (prix François-Joseph Audifred de l’Académie des Sciences Morales et politiques, , prix Eugène-Colas de l'Académie française, )
  • avec Julie le Gac, Anne-Laure Ollivier, Raphaël Spina : La France en chiffres, 2015, éditeur : Perrin (Prix du Document l'Express 2015), (ISBN 2262027412)
  • sous la direction de Jean Lopez et Olivier Wieviorka, Les mythes de la Seconde Guerre mondiale, Perrin, 2015.
  • Une histoire de la Résistance en Europe occidentale, Perrin, 2017, 476 pages (prix du livre d'histoire de l'Europe 2018)
  • Michel Winock et Olivier Wieviorka (dir.), Les lieux de l'histoire de France, Perrin, 2017, 494 p.
  • sous la direction de Jean Lopez et Olivier Wieviorka, Les mythes de la Seconde Guerre mondiale, vol. 2, Perrin, 2017.
  • sous la direction de Hervé Drévillon et Olivier Wieviorka, Histoire militaire de la France, Perrin/Ministère des armées, 2018, deux volumes.
  • sous la direction de Nicola Labanca, David Reynolds et Olivier Wieviorka, La Guerre du Désert, 1940-1943, Perrin, 2019.
  • avec Jean Lopez, Les grandes erreurs de la Seconde Guerre mondiale, Perrin, 2020, 320 p. (ISBN 978-2262081348)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Klarsfeld, 2012.
  2. Annette Wieviorka.
  3. Marie-Françoise Masson, « Annette Wieviorka, historienne au nom de ses grands-parents », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 26 avril 2016).
  4. http://www.melissa.ens-cachan.fr/spip.php?article538
  5. http://www.isp.cnrs.fr/equipe/wieviorka.htm
  6. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  7. John Ward, Des Autochtones accusés d'avoir scalpé pendant la Deuxième Guerre, La Presse, .
  8. Olivier Wieviorka, Les orphelins de la République : destinées des députés et des sénateurs français, 1940-1945, Paris, Seuil, coll. « L'univers historique », (1re éd. 2001), 472 p. (ISBN 978-2-02-128374-7, présentation en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bouvier, « Olivier Wieviorka : "Le débarquement est aujourd'hui présenté sous un jour moins triomphaliste" », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]