Gouvernement Maurice Rouvier (2)

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Gouvernement Maurice Rouvier (2)
Mandat
Régime Troisième République
Président de la République Émile Loubet
Président du Conseil Maurice Rouvier
Début
Fin
Durée 1 an, 25 jours
majorité parlementaire
422 / 589
Composition initiale
Chronologie
Précédent Gouvernement Émile Combes Gouvernement Maurice Rouvier III Suivant
Maurice Rouvier

Le deuxième gouvernement Maurice Rouvier de la troisième République dura du 24 janvier 1905 au 18 février 1906.

À la suite du retrait des socialistes du Bloc de gauche, la majorité s'est réduite à 295 députés soit 50,08 % des sièges.

Composition[modifier | modifier le code]

Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Maurice Rouvier ARD
Ministres
Ministre des Finances Maurice Rouvier[1] (jusqu'au 17 juin 1905) ARD
Pierre Merlou PRS
Ministre de la Justice Joseph Chaumié ARD
Ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé[1] (jusqu'au 6 juin 1905) RI
Maurice Rouvier ARD
Ministre de l'Intérieur Eugène Étienne (jusqu'au 12 novembre 1905) ARD
Fernand Dubief PRS
Ministre de la Guerre Maurice Berteaux[1] (jusqu'au 12 novembre 1905) PRS
Eugène Étienne ARD
Ministre de la Marine Gaston Thomson ARD
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes Jean Bienvenu-Martin PRS
Ministre des Travaux publics Armand Gauthier de l'Aude PRS
Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes Fernand Dubief (jusqu'au 12 novembre 1905) PRS
Georges Trouillot RI
Ministre de l'Agriculture Joseph Ruau PRS
Ministre des Colonies Étienne Clémentel PRS
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d'État aux Finances et à la présidence du Conseil Pierre Merlou (jusqu'au 17 juin 1905) PRS
Sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts Henri Dujardin-Beaumetz RI
Sous-secrétaire d'État aux Postes et Télégraphes Alexandre Bérard[1] PRS

Politique menée[modifier | modifier le code]

C'est sous ce ministère que fut adoptée la loi du 9 décembre 1905 de séparation de l'Église et de l'État, dont le projet avait été déposé par Combes. Le rapporteur du projet de loi Aristide Briand, sut tenir compte des revendications des Églises et faire voter une loi libérale adoptée par 341 voix contre 232. Cela entraîna une montée de l'Action française chez les catholiques, la démission d'officiers catholiques, de nombreuses pétitions et une perte d'argent non négligeable pour l'Église.

La loi du 21 mars 1905 réduit à deux ans la durée du service militaire mais, surtout, en supprime toutes les dispenses.

Le ministère Rouvier promulgua également la loi du 22 avril 1905, avec son article 65 instaurant une relative transparence des documents administratifs concernant la carrière des fonctionnaires.

Confronté à l'intransigeance allemande lors de la première crise marocaine de mars 1905, il choisit de céder en demandant en juin 1905 la démission de son ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé, anglophile, qui s'était opposé à la réunion d'une Conférence internationale.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le 18 février 1906, Maurice Rouvier présente la démission du gouvernement au nouveau Président de la République, Armand Fallières, qui le charge de constituer un nouveau gouvernement identique au précédent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Membre du précédent gouvernement ayant conservé son poste.