Royaume arabe de Syrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Royaume arabe de Syrie

1920

Drapeau
Description de l'image  FEisalKingdom.png.
Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Damas
Langue arabe
Roi de Syrie
1920 Fayçal Ier

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le , le Congrès syrien, présidé par Hachem el-Atassi adopte une résolution, rejette les accords Fayçal-Clemenceau et proclame à l'unanimité l'indépendance de la Syrie dans ses frontières naturelles (Palestine incluse). Le Congrès prévoit également une union politique et économique avec l'Irak voisin, pour lequel il demande également l'indépendance.

Le premier gouvernement nationaliste est constitué le , il est dirigé par Ali Rida Pacha Rikabi. La Syrie est donc l'un des premiers pays arabe à avoir rédigé une constitution, faisant de la Syrie une monarchie bicamérale[1].

Le , au cours de l'élaboration du Traité de Sèvres, les Alliés attribuent à la France un mandat sur la Syrie (Liban inclus) et au Royaume-Uni un mandat sur la Palestine et la Mésopotamie.

L'annonce de la nouvelle entraîne en Syrie de violentes manifestations, les Syriens exigent une action gouvernementale immédiate afin de contrer les plans franco-britanniques. Ces manifestations causent la chute du gouvernement Rikabi et le roi Fayçal charge Hachem el-Atassi de constituer un nouveau gouvernement. Ce gouvernement est formé le et celui-ci décide d'organiser la conscription générale, lançant parallèlement un emprunt intérieur pour financer l'armée.

Cette décision provoque une levée de boucliers tant en Europe qu'au sein du patriarcat maronite du Mont Liban qui dénonce un « coup d'État ». À Beyrouth, la presse chrétienne anti-chérifienne affiche son hostilité à la décision prise par Fayçal.

Les nationalistes libanais profitent de cette crise pour réunir le un Conseil administratif à Baabda. Le conseil réunit des notables et des dignitaires chrétiens ainsi qu'un groupe de druzes. Ce conseil proclame l'indépendance du Liban.

Le , le général Gouraud lance un ultimatum à Fayçal, l'invitant à se soumettre ou à se démettre. Sachant que l'équilibre des forces n'est pas à son avantage[2], Fayçal décide de collaborer. Cependant, le jeune ministre de la guerre Youssef al-Azmeh refuse de déposer les armes et mène une ultime bataille contre les Français. La bataille de Maysaloun est gagnée en moins d'une journée par les Français sous le commandement du général Mariano Goybet, et Azmeh y trouve la mort avec la plupart des hommes qui avaient conduit la révolte arabe à Médine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hafez El Assad et le parti Baath en Syrie, Pierre Guingamp, p.28 et 29
  2. 4000 hommes mal armés contre 100 000 bien équipés

Liens internes[modifier | modifier le code]