Guingamp

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Guingamp
Guingamp
L'Hôtel de Ville de Guingamp.
Blason de Guingamp
Blason
Guingamp
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
(sous-préfecture)
Arrondissement Guingamp
(chef-lieu)
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Philippe Le Goff (PS)
2020-2026
Code postal 22200
Code commune 22070
Démographie
Gentilé Guingampais
Population
municipale
6 895 hab. (2017 en diminution de 4,7 % par rapport à 2012)
Densité 2 022 hab./km2
Population
agglomération
21 870 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 48″ nord, 3° 09′ 00″ ouest
Altitude Min. 62 m
Max. 126 m
Superficie 3,41 km2
Unité urbaine Guingamp
(ville-centre)
Aire d'attraction Guingamp
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Guingamp
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.villeguingamp.fr
Guingamp - Ile St Michel
Remparts.

Guingamp /gɛ̃.gɑ̃/[1] Écouter (en breton : Gwengamp /ˈɡwɛn.ɡãmp/[2]) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, la ville se situe à 110 km à l'est de Brest et 130 km à l'ouest de Rennes. Saint-Brieuc, la préfecture, est à 32 km à l'est. Historiquement, Guingamp appartient au Tregor (Bro Dreger).

Guingamp est traversée par le Trieux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plouisy Pabu Rose des vents
N Saint-Agathon
O    Guingamp    E
S
Grâces Ploumagoar

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Guingamp est marquée géologiquement par la chaîne cadomienne : au sud-ouest, le complexe de Belle-Isle-en-Terre (gabbros et péridotites) caractérise le bassin arrière-arc de cette chaîne. Guingamp est marquée par le métamorphisme intense de roches sédimentaires en migmatites et granitoïdes.

Transports[modifier | modifier le code]

Gare de Guingamp et son nouveau parvis.
  • Réseau terrestre

La route nationale 12 (2 × 2 voies) passe au sud de la commune.

  • Réseau ferroviaire

La gare de Guingamp se situe sur la ligne Paris-Montparnasse - Brest, qui la relie à la capitale en 2h35.

Deux lignes de réseaux secondaires, la ligne de Guingamp à Carhaix et la ligne de Guingamp à Paimpol, permettent de joindre Carhaix et Paimpol.

  • Transport en commun

Depuis 2011, Guingamp possède, avec son agglomération, un service de transports urbains : les Axéobus[3]. Elle est reliée au reste de l'agglomération grâce aux 3 lignes régulières du réseau desservant Guingamp, Grâces, Pabu, Plouisy, Ploumagoar et Saint-Agathon. Le réseau est exploité pars le transporteur Jézéquel/Nicolas[4]. Les couleurs du réseau seront modifiées en [5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Guingamp est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Guingamp, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[6] et 21 870 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Wingamp[11], Guencamp en 1123[12], Guengamp en 1145, Wengampus en 1151, Wengamp, Guengampus en 1165 et en 1169, Wingamp en 1165 et en 1171, Guengampus, Guingampus en 1235[11].

Le nom en breton de la ville est Gwengamp, sans doute issu de gwenn « blanc » ou « béni » au sens figuré, et kamp (latin campus) « champ »[13].
Le sens étymologique serait donc « champ blanc », peut-être « champ ou domaine laissé en friche »[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité gallo-romaine[modifier | modifier le code]

De nombreux tumulus et dolmens paléolithique, néolithique et de l'Âge du bronze sont présents dans le pays guingampais (Trésor de Kérivoa). La ville est toute proche de la voie romaine allant à Vorguim, passant notamment à Saint Adrien et Plésidy.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Penthièvre fut un temps réduit à un petit comté dit « de Guingamp ».

Les trois châteaux successifs[modifier | modifier le code]

Les fouilles menées par Laurent Beuchet dans le château de Guingamp ont mis en évidence les trois châteaux construits successivement sur le même site.

Un premier château, construit vers 1030 sur une motte féodale circulaire, était entouré d'un fossé d'une profondeur de 5 m creusé dans le rocher. Les bâtiments étaient en bois, de même que la tour-porte rectangulaire reposant sur six poteaux qui en défendait l'entrée.

Un second château, construit en pierre, est édifié au XIIe siècle. Son mur d'enceinte est polygonal ; les angles en sont renforcés de contreforts, selon un modèle alors très courant dans les domaines des Plantagenêt.

Un troisième château est construit au milieu du XVe siècle, de plan carré avec d'imposantes tours circulaires aux quatre angles, adaptées à l'artillerie de l'époque. Ce troisième château est resté inachevé : les tensions existant alors entre le duché de Bretagne et le royaume de France obligent le duc François II de Bretagne à privilégier les châteaux situés à l'est aux marges de son duché, comme Dinan, Fougères ou Nantes [14].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Guingamp est citée pour avoir participé à la Révolte des Bonnets rouges ou Révolte du papier timbré survenue en 1675. Trois émeutiers y furent pendus.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville de Guingamp prit activement part à la Révolution de 1789. Fin 1792, Pierre Boullon, notable, révolutionnaire montagnard, fut élu maire, en remplacement de Pierre Guyomar parti siéger à la Convention. À partir de , deux comités de surveillance se mettent en place en ville. Le fait que deux comités soient mis en place dans une ville aussi modeste atteste d'une opinion très favorable au pouvoir Jacobin et à la nouvelle République, mise en place en . Guingamp, est également chef-lieu de district depuis 1790. Présidé par Vistorte, ce district comportait 38 communes autour de la ville. Dans chacune fut mis en place un comité de surveillance, mais les archives départementales conservent les documents d'une vingtaine seulement.

Les personnages principaux de l'époque de la « Terreur » furent des modérés tels que Charles Hello, Yves-Marie Salpin avocat, membre du district et du comité dit « De la Délivrance », ainsi qu'un « Enragé », Olivier Rupérou. L'historien Hervé le Goff détaille ces faits avec précision dans son ouvrage « Les riches heures de Guingamp, des origines à nos jours ». Les archives sont consultables aux Archives Départementales de Saint-Brieuc, dans la section 100L.

À Guingamp, sous la Révolution, aucune exécution n'est à noter. Par contre, les récoltes sont catastrophiques et l'approvisionnement des marchés s'avère souvent maigre. Pas de guillotine, et aucune chouannerie. En revanche, la participation active des Guingampais dans les guerres de Vendée, du côté républicain. Quelques troubles en 1794, avec la menace de chouans venus de l'est du département.

La Grande Rue vers 1900 (lithographie d'Albert Robida).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Guingamp était alors une ville de garnison (le 48e régiment d'infanterie y était basé).

Ce régiment participa notamment à la bataille d'Arsimont (Belgique) le , bataille au cours de laquelle son colonel (Louis de Flotte) fut tué.

Le 48e régiment d'infanterie, basé à Guingamp, a compté 2 057 morts bretons pendant la Première Guerre mondiale ; son régiment de réserve, le 248e régiment d'infanterie, en a compté 1 216[15].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pour avoir hébergé et caché des aviateurs anglais, Georges Le Bonnie, de Lanvollon, fut arrêté le à Guingamp ; il fut décapité à Cologne le [16].

Un groupe de 18 résistants, lesquels tenaient une réunion dans la sacristie de l'église de Guingamp, fut arrêté par les Allemands, emprisonnés à Saint-Brieuc et, après avoir été torturés, 17 d'entre eux furent tués et leurs corps jetés pêle-mêle dans une fosse commune dans le bois de Malaunay en Ploumagoar le [16] ; le 18e, Eugène Moulin, a été exécuté d'une balle dans la tête à Plélo la veille[17].

Guingamp est libérée le par les maquisards de Plésidy-Saint-Connan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • mai 2020 Philippe Le Goff élu maire

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1577 après 1577 Henry Bobony Pas d'étiquette à cette époque.  
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1770 avant 1776 Toussaint Limon du Tymeur Pas d'étiquette à cette époque  
après 1776 1790 ? Yves Toussaint Limon du Tymeur Pas d'étiquette à cette époque  
1790 1792 Pierre Guyomar Pas d'étiquette à cette époque.  
1792 1795? Pierre Boulon Montagnard Maire, révolutionnaire, républicain.
1813 1815 Pierre Guyomar   Élu à plusieurs reprises à partir de 1790. Il siégea à la Convention à partir de 1792, sous l'étiquette de "La Plaine", c'est-à-dire des "républicains modérés siégeant au bas de l'assemblée".
1848 1852 René de Botmiliau   Député légitimiste, maire de 1849 à 1851
  1854 André Lorgeré   Conseiller général
1879   Yves Riou Républicain Progressiste Député de 1898 à 1902
1904 1912 Jean Marie Lorgeré Radical Conseiller général des Côtes-du-Nord
1919 1922 Yves Salaun    
1922 1925 Louis Le Goffic républicain démocratique Négociant en grains, ancien conseiller municipal]
1925 1941 Andre Lorgere   Avocat député
1947 1959 Henri Kerfant RGR / UDSR Entrepreneur négociant, ancien 2e adjoint
1961 1977 Édouard Ollivro CDP Écrivain ; député de 1967 à 1978
1977 1983 François Leizour PCF Député (1978-1981), conseiller général du canton de Guingamp (1951-1958 et 1964-1982)
1983 1989 Maurice Briand PS Avocat - Député (1981-1986 et 1988-1993)
1989 1995 Albert Lissillour DVD Vétérinaire
juin 1995 mars 2008 Noël Le Graët DVG  
mars 2008 avril 2014 Annie Le Houérou PS Députée (2012-2017)
avril 2014 en cours Philippe Le Goff PS Professeur

Frise chronologique de la succession des maires de Guingamp.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008[18].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Guingamp[Note 3].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Guingamp s'établit à 10 583 000 € en dépenses et 11 164 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 4] se répartit en 8 307 000 € de charges (1 021 € par habitant) pour 9 350 000 € de produits (1 149 € par habitant), soit un solde de 1 043 000 € (128 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 5] pour une somme de 4 434 000 € (53 %), soit 545 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 535 € par habitant en 2011 et un maximum de 545 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 6] pour une somme de 3 168 000 € (34 %), soit 389 € par habitant, ratio inférieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (448 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 324 € à 389 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Guingamp[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 7] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 8] pour une valeur totale de 1 200 000 € (53 %), soit 147 € par habitant, ratio inférieur de 62 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (385 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 137 € par habitant en 2010 et un maximum de 272 € par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 9] pour une somme de 499 000 € (22 %), soit 61 € par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (79 € par habitant).

Les ressources en investissement de Guingamp se répartissent principalement en[A2 4] :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur de 305 000 € (17 %), soit 37 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 18 € par habitant en 2011 et un maximum de 44 € par habitant en 2009 ;
  • subventions reçues pour 281 000 € (15 %), soit 35 € par habitant, ratio inférieur de 50 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70 € par habitant).

L'endettement de Guingamp au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 10], l'annuité de la dette[Note 11] et sa capacité de désendettement[Note 12] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 2 746 000 €, soit 337 € par habitant, ratio inférieur de 62 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (881 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 300 € par habitant en 2011 et un maximum de 422 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 659 000 €, soit 81 € par habitant, ratio inférieur de 28 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 66 € par habitant en 2012 et un maximum de 84 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur de 1 436 000 €, soit 177 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 101 € à 177 € par habitant[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ un an en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L’unité urbaine de Guingamp regroupe six communes qui totalisent 23 000 habitants[19], Guingamp, Plouisy, Ploumagoar, Grâces, Pabu et Saint-Agathon pour près de 27000 dans l'aire urbaine[20].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2017, la commune comptait 6 895 habitants[Note 13], en diminution de 4,7 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 1775 1904 9735 5506 1006 4666 7966 9496 718
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 8937 3506 9777 0457 8958 4048 7449 1969 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 2529 2129 3857 9238 5758 6448 6639 0808 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8 9129 2329 2848 5077 9058 0087 7247 2806 900
2017 - - - - - - - -
6 895--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Guingamp relève de l'académie de Rennes. Voici ci-dessous la liste des principaux établissements scolaires de la commune : Guingamp a la chance de pouvoir compter de nombreuses écoles, collèges et lycées publics et également privés. Sa population en saisons scolaires est ainsi très jeune.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .

À la rentrée 2018, 190 élèves étaient scolarisés à Diwan et dans les classes bilingues (soit 16,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[25].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival de la Saint-Loup[modifier | modifier le code]

Le Festival de la Saint-Loup - Concours national de la danse bretonne et Festival international, sous la direction de Jean-Pierre Ellien, se tient tous les ans vers la mi-août. Il se termine toujours par la traditionnelle danse : la Dérobée de Guingamp. Les principaux invités sont l’Écosse, l’Irlande, la Galice, les Asturies, le Pays de Galles, et autres artistes du monde entier. Guingamp est la capitale de la danse bretonne.

La danse est très présente dans les activités culturelles de la ville et l’office culturel organise une semaine de la danse créative contemporaine.

La ville du camelia[modifier | modifier le code]

La ville est en outre connue pour la promotion de la culture du camelia à l'initiative de Fanch Ar Moal, grand spécialiste breton et international du camelia qui est maintenant soutenu par une nouvelle association dévouée à cette cause.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un hôpital.

Sports[modifier | modifier le code]

En Avant de Guingamp[modifier | modifier le code]

La ville abrite un club de football professionnel En Avant de Guingamp. Ce club ayant joué en Ligue 1 entre 1995 et 1998 puis de 2000 à 2004 et de 2013 à 2019. Il est souvent lié à des investissements très importants, par rapport à la petite population de la ville. Le stade du Roudourou compte ainsi 19 039 places pour une population de Guingamp sous les 8 000 habitants. C'est l'une des plus petites agglomérations à être à ce niveau dans le monde[26]. Parmi les clubs de supporters, on compte : le Kop rouge, les Red boys.

Le stade du Roudourou a accueilli la rencontre France-Îles Féroé, comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde de football de 2010 (groupe 7), qui a eu lieu le .

Début , l'équipe de France féminine a joué à Guingamp contre l'Irlande ; match gagné 4 à 0, par les bleues, tout juste revenues des jeux olympiques de Londres, où elles avaient fini quatrièmes. Match qualificatif de l'Euro 2013.

L'En Avant de Guingamp a remporté la coupe de France de football 2008-2009 en battant le Stade Rennais 2-1, devenant ainsi le deuxième club de deuxième division à remporter la compétition et devenant la plus petite ville à gagner celle-ci.

Le , à l'issue de la 37e journée du championnat de Ligue 2, grâce à sa victoire sur le GFC Ajaccio (1-0), l'En Avant de Guingamp rejoint de nouveau la Ligue 1 qu'il avait dû quitter 9 ans auparavant.

L'En Avant se qualifie pour un remake de la finale remportée en 2009, à l'issue d'une victoire contre l'AS Monaco aux prolongations 3 - 1 grâce à un doublé de Yatabaré et un but d'Atik sur des passes de Giresse et de Langil contre un but de Berbatov pour Monaco.

Le , l'En Avant de Guingamp retrouve donc le Stade Rennais FC pour cette finale de la coupe de France. Une nouvelle fois, l'EAG s'impose au Stade de France, 2 à 0, et ramène un second trophée dans les Côtes-d'Armor. Le club est ainsi qualifié pour la ligue Europa.

Le , l'En Avant de Guingamp se qualifie pour les 16es de finale de la ligue Europa après avoir terminé 2e de sa poule derrière la Fiorentina.

Roller[modifier | modifier le code]

Guingamp Roller Skating est une association sportive principalement axée sur la course.

Handball[modifier | modifier le code]

Canoë-Kayak[modifier | modifier le code]

Les Guingampais disposent d'un club, situé au moulin de la ville. La navigation se fait sur le Trieux.

Médias[modifier | modifier le code]

L'hebdomadaire du pays de Guingamp est L'Écho de l'Armor et de l'Argoat.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

À l'identique de la population totale de la ville, la population active décroit entre 1999 et 2007.
En 1999, la population des 15 à 64 ans est de 5 190, contre 4 976 en 2007. Les actifs (2 995 hab.) représentent 60,2 % de la population, et le nombre de chômeurs (530) fait ressortir un taux de chômage de 17,7 %.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu net imposable moyen par foyer fiscal est de 15 712 €.

38,5 % des foyers fiscaux sont imposés.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

  • Dolmen SA : entreprise de confection textile

Commerce[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor et fait partie de la technopole Anticipa gérée par l'Agence de développement industriel du Trégor.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Basilique Notre-Dame de Bon Secours, rue Notre-Dame (XIe-XVIe siècle) Logo monument historique Classé MH (1914)[27].
  • Abbaye Sainte-Croix, rue de l'Abbaye (XIIe-XVIIIe siècle), fondée vers 1135, inscrite MH en 1926[28].
  • Couvent des Ursulines, rue de la Trinité (XVIIe siècle), inscrit MH en 1925[29].
  • Chapelle Saint-Léonard, rue Saint-Léonard (XIIe-XIXe siècle)[30]. Elle forme une croix latine incomplète, le transept sud étant manquant[31]. Il a été remplacé par un petit porche à une date indéterminée[32]. Le carré de transept est la seule partie subsistante de l’édifice du XIIe siècle. Ses arcs de plein cintre à double rouleau retombent sur des colonnes[31]. Le reste, ruiné lors de la Guerre de Succession de Bretagne, fut reconstruit au XIVe siècle grâce aux largesse de Charles de Blois. La nef, initialement plus longue, fut endommagée par une tempête en 1810 et réduite de moitié[32].
  • Ancien monastère des religieuses hospitalières, puis ancien hospice aujourd'hui Hôtel de ville, place de Verdun (XVIIIe siècle) Logo monument historique Classé MH (1913)[33].
  • Chapelle de la congrégation des Sœurs du Christ, rue de Montbareil.
  • Chapelle Saint-Joseph de Sainte-Croix, rue Penquer.
  • Chapelle du collège-Lycée Notre-Dame, rue des Capucins.
  • Salle du royaume, rue Ruporzou.
  • Église évangélique, rue de la Chesnaye.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unité militaire ayant été en garnison à Guingamp :

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

La ville possède :

  • une médiathèque moderne, située en plein centre-ville à l'emplacement des anciens remparts de la vieille ville ;
  • un Centre culturel de culture bretonne et celtique ;
  • un théâtre municipal où l'Office culturel organise de nombreux spectacles issus des scènes nationales françaises ;
  • une salle consacrée aux expositions de photographies et d'art contemporain dans l'ancienne chapelle de la mairie ;
  • un Centre social et un Foyer de jeunes travailleurs qui ont une activité culturelle soutenue qui se poursuit dans quelques bars dynamiques de la ville dans lesquels se produisent des orchestres de différents courants musicaux ;
  • un espace de création, d'échange et de formation dédié à la danse : Le Lieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Fascé d'argent et d'azur de quatre pièces.
Commentaires : Les armes sont celles de la Frérie Blanche. Elles sont incrustées depuis le XIVe siècle au fronton d’une fenêtre de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours, au-dessus et à gauche de la Porte-au-Duc. Le même blason figure sur les véhicules municipaux ainsi que sur les plaques indiquant le nom des rues. Mais il existerait une variante hypothétique remontant à l’année 1447 décrivant le blason d’argent à une fasce d’azur et un chef de même[41].

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé François Dobet Le Collège de Guingamp et L'Institution Notre-Dame 1516 - 1948, Les Presses Bretonnes, Saint-Brieuc, 1950, 238 p.
  • Le Boulanger (J.-M.), En Avant de Guingamp, 1912-1995 : l'aventure, Éd. A. Bargain, Quimper, 1995, 223 p.
  • Rebille (A.), Guingamp et l'Argoat, Éd. Ouest-France, Rennes, 1989, 32 p.
  • Soulabaille (A.), Guingamp sous l'Ancien Régime, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 1999, 331 p.
  • Toulet (S.), Vivre à Guingamp au XIXe siècle, Association des Amis du Pays de Guingamp, Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1991, 318 p.
  • Le Bulletin des Amis du Pays de Guingamp, devenu aujourd'hui Les Amis du patrimoine de Guingamp (de nombreux articles, réalisés notamment par Simonne Toulet) et Le Pays d'Argoat

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Guingamp.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Guingamp. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  4. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  5. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  6. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  7. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  8. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  9. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  10. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  11. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  12. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Guingamp.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français standard retranscrite selon la norme API.
  2. Prononciation en breton KLT retranscrite selon la norme API.
  3. « Axéo. Une semaine de transports gratuits », sur Le Telegramme, (consulté le 9 mars 2019)
  4. « Louargat - Pommerit-le-Vicomte : les Autocars Jézéquel rachètent les cars Nicolas », sur actu.fr (consulté le 9 mars 2019)
  5. « Guingamp (22). Axéobus se déclinera en vert et bleu », sur ouest-france.fr, (consulté le 9 mars 2019)
  6. « Unité urbaine 2020 de Guingamp », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 8 novembre 2020)
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  11. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Guingamp » (consulté le 1er février 2017)
  12. a et b Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 71, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 » (consulté le 7 février 2017)
  13. Regard sur le patrimoine architectural de la ville de Guingamp.
  14. Yves Menez et Stéphane Hingant, Fouilles et découvertes en Bretagne, Rennes Paris, Éd. Ouest-France Inrap, , 143 p. (ISBN 978-2-7373-5074-0), « Laurent Beuchet »
  15. Jean-Pascal Scadagne, "Les Bretons dans la guerre de 14-18", éditions Ouest-France, 2006, (ISBN 2737363152)
  16. a et b Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne (septembre 1941-août 1944), Astoure, (ISBN 978-2-36428-032-8).
  17. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=3408561 et http://www.memoiresdeguerre.com/2014/07/guerre-39-45-dix-huit-resistants-tues-dans-le-bois-de-malaunay.html
  18. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Guingamp, consultée le 26 octobre 2017
  19. site de la ville de Guingamp
  20. Valeurs extrapolées de celles antérieures figurant sur Wikipédia et de celles du site municipal qui procède d'une confusion entre unité et aire urbaines
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  25. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  26. (en) « Which stadiums have a capacity greater than their location's populations? »
  27. « Eglise Notre-Dame du Bon-Secours », sur Base Mérimée
  28. « Ancienne abbaye Sainte-Croix », sur Base Mérimée
  29. « Couvent des Ursulines », sur Base Mérimée
  30. « Chapelle Saint-Léonard », sur tregor.fr
  31. a et b « Guingamp », sur infobretagne.com
  32. a et b « LA CHAPELLE SAINT-LÉONARD DE 1789 À 1905 », sur patrimoine-guingamp.net
  33. « Ancien monastère des religieuses hospitalières, puis ancien hospice, actuel hôtel de ville », sur Base Mérimée
  34. Une notice historique et descriptive du château Pierre II
  35. « Restes du château de Pierre II », sur Base Mérimée
  36. « Restes des remparts », sur Base Mérimée
  37. « Fontaine dite la Pompe, ou fontaine la Plomée », sur Base Mérimée
  38. « Château des Salles », sur Base Mérimée
  39. « Ancienne prison », sur Base Mérimée
  40. Histoire de Guingamp dans la "Revue de Bretagne et de Vendée", Volume 8 de J. Forest, 1860
  41. Bulletin de l’office de tourisme de Guingamp et de sa région