Louis Puech

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Louis Puech
Image illustrative de l'article Louis Puech
Fonctions
Député 1898-1932
Gouvernement IIIe République
Groupe politique RRRS (1919-1924)
RDG (1924-1932)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bozouls
Date de décès
Lieu de décès Bozouls
Fratrie Denys Puech
Résidence Paris 3ème

Louis Puech, né le à Gavernac (commune de Bozouls, Aveyron) dans la maison natale de son grand-père tisserand, mort à quatre vingt-seize ans le dans sa propriété d'Aubignac (près de Bozouls), est un avocat et un homme politique de Gauche de la Troisième République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Jean Puech, cultivateur illettré né à Saint Julien de Rodelle en 1810, épouse la jeune Rose Guibert en 1849, fille orpheline du tisserand Georges Guibert née à Gavernac en 1829, qui lit et écrit et a hérité la maison familiale avec ses sœurs. Quatre fils sont issus de cette union : Louis en 1851 (avocat et député), Denys en 1854 (sculpteur), Germain en 1857 (médecin) et Henri en 1859 (resté cultivateur). Élevé dans la pauvreté de la terre et le respect du devoir, c'est grâce aux instances de sa mère, d'une modeste famille artisanale instruite, que Louis fait de bonnes études classiques au petit séminaire de Rodez. Devenu bachelier, il part faire son Droit à Paris (journaliste d'opinion pour gagner sa vie d'étudiant). Avocat au barreau de Paris en 1880, il s'y marie en 1884 avec Juliette Meissonnier (née en 1867, élevée au couvent des Oiseaux). Ils auront cinq fils et une fille.

Louis Puech se fait remarquer en plaidant diverses affaires politiques, notamment celle des mineurs grévistes de Decazeville en 1886, appelée aussi affaire Watrin, ainsi que la cause des anarchistes Monod et Lucas.

Conseiller municipal de Paris de 1893 à 1898, puis élu en 1898 député de la Seine (au 3e arrondissement de Paris) et réélu jusqu'en 1932, ayant voté la séparation de l'Église et de l'État en 1905 avec succès, et (sans succès) l'abolition de la peine de mort en 1908, Louis Puech est très diversement actif pendant plus de trente ans à l'Assemblée Nationale, rapporteur du Budget, vice-président de la Chambre, avec la réputation d'un homme probe et attentif. Resté très attaché à son pays et aux siens (comme à son ami l'Abbé Bessou avec qui il aime parler sa langue natale), il œuvre activement au versement de pensions aux vieux travailleurs et aux veuves ainsi qu'à la culture, soutenant la sauvegarde de l'hôtel de Rohan qu'un scandale financier voue à la démolition dans sa circonscription du Marais, dénonce la mauvaise conservation et la pitoyable surveillance des archives des administrations coloniales en Afrique, dévoilant être en possession d'originaux qui n'auraient jamais dû traverser la mer. Son action pousse le ministère des Colonies à revoir l'organisation des archives en Afrique-Occidentale française. Il est ministre des Travaux publics, Postes et Télégraphes dans le deuxième gouvernement Aristide Briand, du 3 novembre 1910 au 24 février 1911.

Au cours de ses trente-quatre années de mandat, il fut inscrit aux groupes Radical-socialiste, Gauche radicale, Gauche radicale-socialiste, Républicain radical-socialiste, Radicaux de gauche.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Louis Puech », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]