Jean-Bernard Raimond

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Jean-Bernard Raimond
Image illustrative de l'article Jean-Bernard Raimond
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères
11e ministre des Affaires étrangères de la Ve République
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Roland Dumas
Successeur Roland Dumas
Député de la
14e circonscription des Bouches-du-Rhône
Prédécesseur Jean-Pierre de Peretti della Rocca
Successeur Maryse Joissains-Masini
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Neuilly-sur-Seine
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique RPR
Profession Diplomate

Jean-Bernard Raimond né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un diplomate français, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac de 1986 à 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Bernard Raimond est élève à l’École normale supérieure en 1947, agrégé de lettres en 1951, attaché au Centre national de la recherche scientifique de 1951 à 1953 puis élève à l’École nationale d'administration (promotion Guy Desbos) en 1956. Il est affecté au département des affaires politiques à l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères de 1956 à 1966 et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1957 à 1967.

Il travaille d'abord sur les questions d'Europe centrale et orientale, avant d'entrer comme directeur-adjoint au cabinet de Maurice Couve de Murville ministre des Affaires étrangères en 1967, puis de le suivre comme conseiller technique pour les questions d'éducation lorsque celui-ci devient Premier ministre dans la délicate période post-mai 1968, Edgard Faure étant ministre de l'Éducation nationale. En 1969, il entre au secrétariat général de la présidence de la République auprès de Georges Pompidou comme chargé de mission puis conseiller diplomatique de 1970 à 1973.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ministre plénipotentiaire en 1972, il poursuit sa carrière à l'étranger comme ambassadeur au Maroc de 1973 à 1977. Il en revient en 1977 pour prendre la direction d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère puis dirige le cabinet du ministre des Affaires étrangères Louis de Guiringaud en 1978, avant de prendre la direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques de 1979 à 1981.

À l'arrivée de la gauche, son deuxième séjour à l'étranger le voit ambassadeur en Pologne de 1982 à 1984, en Union soviétique de 1985 à 1986, avant que Jacques Chirac — Premier ministre de cohabitation qu'il a rencontré dans l'entourage de Georges Pompidou — l'appelle au gouvernement de cohabitation pour être son ministre des Affaires étrangères. Il pilote la difficile négociation avec la Nouvelle-Zélande qui aboutit à la libération des faux époux Turenge dans l'Affaire du Rainbow Warrior. En 1987, il est intervenu pour faire remettre la légion d'honneur au général Manuel Noriega, alors dirigeant du Panama[1].

Il termine sa carrière de diplomate comme ambassadeur auprès du Saint-Siège de 1988 à 1991 et est élevé à la dignité d'ambassadeur de France en 1991.

Il continue une carrière d'homme politique et est élu député des Bouches-du-Rhône dans la circonscription d'Aix-en-Provence de 1993 à 2002, période pendant laquelle il est également membre de la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne et membre de la délégation française à l’assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). De 1997 à 2002 il est vice-président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Jean-Bernard Raimond est : président de l’Association France-Italie, président de l’Association des amis de Jean Giraudoux, fondateur et président de la Société française des amis de la Russie (SOFARUS), président du comité d’organisation du Temps du Maroc (année du Maroc en France – 1999).

Publications[modifier | modifier le code]

Jean-Bernard Raimond a publié quatre livres de souvenirs et réflexions :

  • Le Quai d'Orsay à l'épreuve de la cohabitation, Paris, Flammarion, 1989 ;
  • Le Choix de Gorbatchev, Paris, Odile Jacob, 1982 ;
  • Jean Paul II, un pape au cœur de l’histoire, Paris, Le Cherche-Midi, 1999 et 2005 ;
  • Le regard d'un diplomate sur le monde 1960-2010, Paris, Le Félin, 2010.

Il a également publié de nombreux articles sous le pseudonyme de Michel Auberti[N 1],[2] sur l'actualité internationale.

Décorations[modifier | modifier le code]

Jean-Bernard Raimond est commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur le , commandeur de l'ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques, Grand-croix de l'ordre du Ouissam alaouite, Grand-croix de l'ordre de Pie IX.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. nom de sa mère

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Michel Caroit, « Manuel Noriega et la France, une longue histoire », sur lemonde.fr, Le Monde.fr, (consulté le 25 octobre 2017)
  2. « Jean-Bernard Raimond », sur georges-pompidou.org (consulté le 25 octobre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]