André Maginot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un homme politique image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un homme politique français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

André Maginot
Image illustrative de l'article André Maginot
Fonctions
Parlementaire français
Député 1910-1932
Gouvernement IIIe République
Groupe politique GD (1910-1914)
RDG (1914-1919)
GRD (1919-1928)
ADS (1928-1932)
Ministre des Colonies
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil Alexandre Ribot
Gouvernement Ribot V
Prédécesseur Gaston Doumergue
Successeur René Besnard
Ministre des Pensions, Primes et Allocations de Guerre
Président Raymond Poincaré
Paul Deschanel
Alexandre Millerand
Président du Conseil Alexandre Millerand
Georges Leygues
Aristide Briand
Gouvernement Millerand I et II
Leygues
Briand VII
Ministre de la Guerre et des Pensions
Président Alexandre Millerand
Président du Conseil Raymond Poincaré
Frédéric François-Marsal
Gouvernement Poincaré II et III
François-Marsal
Prédécesseur Louis Barthou
Successeur Charles Nollet
Ministre de la Guerre
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Aristide Briand
Gouvernement Briand XI
Prédécesseur Paul Painlevé
Successeur Louis Barthou
Président Gaston Doumergue
Paul Doumer
Président du Conseil Pierre Laval
Gouvernement Laval I et II
Prédécesseur Louis Barthou
Successeur André Tardieu
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 54 ans)
Résidence Bar-le-Duc

André Louis René Maginot, né à Paris 9e le [1] et mort à Paris le , est un homme politique français connu notamment pour avoir permis la construction de la ligne Maginot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris, il est l'aîné de quatre enfants. Ses parents sont originaires de Lorraine (Revigny-sur-Ornain dans la Meuse).

Ses études l'amènent au doctorat de droit qu'il reçoit en 1897. Il entre ensuite dans l'administration. Il commence sa carrière politique en tant que conseiller général de Revigny-sur-Ornain et est élu député de Bar-le-Duc en 1910, mandat qu'il conservera jusqu'à sa mort[2].

En 1913, il devient sous-secrétaire d'État à la Guerre. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il s'engage comme soldat (44e régiment territorial) et demande à rejoindre une compagnie sur les Hauts de la Meuse. Il y crée des patrouilles régulières. Son courage et son attitude le font accéder au grade de sergent[3].

Blessé le 9 novembre 1914, il ne rejoindra plus le front et reçoit la Médaille militaire. Blessé par deux balles à la cuisse gauche, il subira plusieurs opérations du genou et de longs mois de souffrances. Son genou le fera d'ailleurs souffrir jusqu'à la fin de ses jours[4]. En 1917, il devient ministre des Colonies puis est fait chevalier de la Légion d’honneur le 12 mars 1919 pour ses actes au front.

Nommé ministre des Pensions en 1920, il s'attache à rendre la bureaucratie plus humaine dans l'intérêt des anciens combattants. Le 10 novembre 1920, il préside dans la citadelle de Verdun à la désignation du soldat inconnu. En 1922 il est nommé ministre de la Guerre sous le gouvernement de Raymond Poincaré. Il se préoccupe alors de la défense des frontières françaises et fait réaliser des forts. Remplacé en 1924 par Paul Painlevé, il travaille avec lui pour lever des fonds dans le but d'améliorer la défense du pays. Les travaux de la ligne Maginot démarrent en 1928.

Il redevient ministre de la Guerre en 1929 et poursuit les fortifications à l'est de la France. Persuadé que des défenses fixes sont la meilleure solution il redynamise le projet expérimental qui n'a que peu avancé. Son objectif est de pallier la remilitarisation le long du Rhin qui doit être possible dès 1935. Son activisme permet de boucler le financement de la ligne Maginot  : 3,3 milliards de francs sur quatre ans qui est voté par 274 voix contre 26. Bien que la ligne défensive appelée ligne Maginot soit principalement due à Paul Painlevé son édification n'aurait pu être possible sans les démarches et la volonté de Maginot.

Il meurt dans la nuit du de fièvre typhoïde et est inhumé à Revigny-sur-Ornain le 10 janvier après célébration d'un deuil national. Les obsèques nationales ont eu lieu aux Invalides, le même jour.

Son nom a été donné à la place Maginot, anciennement place Saint-Jean à Nancy.

Invitation aux obsèques nationales d'André Maginot.

Et à Paris, la rue du Sergent-Maginot (16e arrondissement) rappelle son grade obtenu lors de la Grande Guerre.

La Fédération nationale des mutilés, victimes de guerre et anciens combattants se renomme Fédération nationale André Maginot (FNAM) en 1961

Autres[modifier | modifier le code]

André Maginot a été président de la Fédération française d'escrime de 1919 à 1932, et président de la Fédération internationale d'escrime de 1921 à 1924

Texte débattu à l'Assemblée Nationale pour la construction de la Ligne portant son nom et inscrit sur la monument près du Fort de Souville:

"Quelle que soit la conception que l'on puisse se faire d'une guerre future, il est une nécéssité qui demeure impérieuse, c'est d'empêcher l'invasion du territoire. Nous savons quels désastres elle peut accumuler, désastres tels que la victoire elle-même n'arrive pas ensuite à en compenser les irréparables dommages. Les organisations défensives des frontières  dont nous voulons l'exécution, n'ont pas d'autre but que de barrer la route à l'invasion toujours possible.

Le béton vaut mieux à cet égard et coûte moins cher que le mur de poitrines."

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 9/376/1877 (consulté le 18 juin 2012)
  2. Pierre Martin/Pierre Grain, La Ligne Maginot, cette inconnue, Publibook, p. 32.
  3. Alain Denizot, Verdun et ses champs de bataille, Nouvelles Éditions Latines, p. 19.
  4. « Six mois qui incendièrent le monde », François Roth, Éditions Tallandier, 2014
  • André Maginot (1877-1932) - L'homme politique et sa légende de Marc Sorlot, éditions Serpenoise, 1995 (avec le concours de la Fédération nationale André-Maginot)
  • André Maginot (1877-1932) Une forte personnalité à découvrir de Marc Sorlot, Lacour Éditeur, 2006
  • Carnets de patrouille d'André Maginot (Fédération nationale André-Maginot)

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg

Sources[modifier | modifier le code]

  • « André Maginot », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Sur les autres projets Wikimedia :