Stéphane Séjourné

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Stéphane Séjourné
Illustration.
Stéphane Séjourné en 2019.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 15 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique RE
Conseiller politique à la présidence de la République

(1 an et 7 mois)
Président Emmanuel Macron
Conseiller ministériel chargé des relations avec les élus d'Emmanuel Macron

(1 an et 10 mois)
Président François Hollande
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Versailles (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (2001-2016)
EM/LREM (depuis 2016)
Conjoint Gabriel Attal

Stéphane Séjourné, né le à Versailles, est un homme politique français.

D'abord membre du Parti socialiste où il soutient Dominique Strauss-Kahn, il est conseiller d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie et participe au lancement des Jeunes avec Macron puis d'En marche, devenu La République en marche. Engagé dans la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, il est nommé conseiller politique à ses côtés une fois élu président de la République.

En , il quitte le palais de l'Élysée pour devenir directeur de campagne et candidat de la liste LREM pour les élections européennes de 2019. Élu député européen en , il préside la délégation française du groupe Renew Europe. Il redevient officiellement conseiller d'Emmanuel Macron fin 2020, après avoir continué d'exercer cette fonction officieusement.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Stéphane Séjourné naît le à Versailles. Fils d'expatriés, il grandit à l'étranger : à Madrid d'abord, alors que son père travaille chez France Télécom ; à Buenos Aires ensuite, où il obtient son baccalauréat. C'est en Argentine, en 2001, alors que le pays sombre dans une crise sans précédent, qu'il décide de s'engager en politique, au sein du Parti socialiste, « car c’est la seule organisation qui avait une structure à l’international »[1].

Il décide ensuite de revenir en France pour étudier le droit à la faculté de Poitiers[2].

Il est lié par un pacte civil de solidarité (Pacs) à l'homme politique Gabriel Attal[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Militant au sein de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) et du mouvement des jeunes socialistes, il participe au blocage de l'université de Poitiers et à l'occupation des locaux du MEDEF en 2006, lors du mouvement social contre le contrat première embauche (CPE)[4]. Il s'y lie à Sacha Houlié, Pierre Person, Aurélien Taché et Guillaume Chiche — formant ensemble « la bande de Poitiers » et l'axe de la branche jeunes de Dominique Strauss-Kahn[5]. Aux élections municipales de 2008 à Poitiers, Stéphane Séjourné figure sur la liste menée par Alain Claeys, en position non éligible[6].

De à , il est assistant parlementaire[7]. En 2011, il soutient Dominique Strauss-Kahn en vue de l'élection présidentielle jusqu'à l'affaire du Sofitel[4]. Il est ensuite conseiller auprès de Jean-Paul Huchon, président socialiste du conseil régional d'Île-de-France, de à [8].

Conseiller d'Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

En [9],[5], Stéphane Séjourné devient conseiller ministériel chargé des relations avec les élus d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie[10]. Le , il lance avec ses proches de Poitiers le site internet qui donne naissance aux Jeunes avec Macron[11]. Au sein d'En marche, il gère la collecte des parrainages pour l'élection présidentielle puis copilote avec Jean-Paul Delevoye les investitures aux législatives[12],[13].

Après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, il devient conseiller politique à la présidence de la République[7],[14],[15]. Il fait partie du petit groupe des fidèles qui assiste à la passation de pouvoirs au palais de l'Élysée[16]. En , L'Opinion l'identifie comme « l'un des trois principaux conseillers d'Emmanuel Macron à l'Élysée, aux côtés d'Alexis Kohler, secrétaire général, et d'Ismaël Emelien, conseiller spécial », tout en étant « parfaitement inconnu du grand public »[17].

En , il quitte le palais de l'Élysée pour devenir directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019[4],[18]. Il est lui-même candidat sur la liste, en 6e position[19].

Député européen[modifier | modifier le code]

Stéphane Séjourné est député européen depuis le . Il est à la tête de la délégation française du nouveau groupe politique Renew Europe, membre titulaire de la Commission des affaires juridiques (JURI) et membre suppléant de la Commission des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen. Il est aussi, depuis le , président de la délégation pour les relations avec les pays du Mercosur[20].

Membre de la Commission des Affaires juridiques du Parlement européen, Stéphane Séjourné est directement impliqué dans le processus d'audition des candidats commissaires nommés par Ursula von der Leyen. Il souhaite que son groupe, Renew Europe, valide la candidature du Hongrois Olivér Várhelyi, mais sous l'impulsion de son président Dacian Cioloș avec qui il échange « une vive explication » selon Le Monde, Renew Europe vote pour ne pas l'entériner et le soumettre à de nouvelles questions[21].

Selon lui, le refus de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne prouve qu'« elle a été victime de jeux politiques, à la fois nationaux et européens »[22]. Il propose, avec les autres eurodéputés LREM, de créer une « haute autorité de la transparence au niveau européen », pour éviter que « les questions de conflits d'intérêts [ne] soient instrumentalisées politiquement »[23]. Alors que le Parlement européen examine en 2021 un texte sur la création d'une « haute autorité de la vie publique », chargée des questions d’éthique au sein des instances de l'Union européenne, il plaide pour que celle-ci puisse imposer des sanctions directement au niveau européen, tandis que Gilles Boyer, Sandro Gozi et Pascal Durand, membres de son groupe, votent en faveur de sanctions par des organes habilités, au sein du de la Commission des Affaires Constitutionnelles responsable sur le fond[24],[25].

Alors que Jacek Saryusz-Wolski, député européen polonais qui avait conduit la liste de la coalition PiS-Alliance-Pologne solidaire aux élections européennes, lance une pétition qui demande à Emmanuel Macron d’« arrêter la violence des autorités de la République française contre les citoyens », il publie une réponse en défense de la politique de maintien de l'ordre déployée face au mouvement des Gilets jaunes[26].

En février 2021, dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, il prend position contre l'accord global sur les investissements entre l'Union européenne et la Chine[27]. Il assure qu’il ne le votera pas tant que la Chine n’aura pas ratifié les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail relatives au travail forcé[28]. Il estime que « l'Union européenne a enfin un levier pour agir sur la situation inacceptable des Ouïgours internés de force dans les camps de travail de la province du Xinjiang »[27].

De nouveau conseiller d'Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

En , après le départ de Philippe Grangeon de l'Élysée, il annonce qu'il renforcera, de même que Thierry Solère, son « rôle politique » auprès du président de la République, Emmanuel Macron, en tant que conseillers officieux : à ce titre, il indique qu'il sera « présent dans certaines réunions » et « un peu plus présent dans les dîners de la majorité ». Les deux hommes disposaient déjà d'un bureau au palais de l'Élysée, exerçant leur fonction à titre bénévole[29],[30].

Dans une interview donné au quotidien L'Opinion parue le , Stéphane Séjourné préconise de « préciser l’arsenal réglementaire et législatif pour aider l’audiovisuel à respecter la pluralité des opinions » et de « compter dans le temps de parole des politiques les éditorialistes les plus engagés »[31]. Par ses propos, le conseiller du président vise expressément la chaîne d'information en continu CNews, son présentateur Pascal Praud ainsi que l'éditorialiste Éric Zemmour[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Beaumont et Pauline Théveniaud, « LREM : Stéphane Séjourné, un pilote en campagne pour les européennes », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  2. « Ces Poitevins qui gravitent dans la galaxie Macron », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le ).
  3. « Affaire Griveaux : ce qu'il faut savoir sur Juan Branco », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  4. a b et c Arthur Nazaret, « Stéphane Séjourné, le "moine-soldat" qui va diriger la bataille des européennes pour En Marche », sur Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  5. a et b Arthur Nazaret, « Comment les "DSK boys" ont pris leur revanche grâce à Macron », sur Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  6. « Poitiers : pourquoi en veulent-ils tant à Alain Claeys ? », sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, (consulté le ).
  7. a et b « M. Stéphane Séjourné - Conseiller politique à la présidence de la République (Emmanuel Macron) - Biographie mise à jour le 19 septembre 2017 », sur lesbiographies.com (consulté le ).
  8. « Stéphane Séjourné », sur linkedin.com (consulté le ).
  9. Arrêté du 3 octobre 2014 portant nomination au cabinet du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique.
  10. « L'ex-étudiant frondeur dans l'ombre de Macron », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le ).
  11. Jacques Monin et cellule investigation de Radio France, « Jeunes avec Macron : histoire d’un hold-up politique », sur France Inter.fr, (consulté le ).
  12. « Voici la garde rapprochée d'Emmanuel Macron », sur lejdd.fr, (consulté le ).
  13. Étienne Girard, « Législatives : ce réseau d'apparatchiks macronistes qui s'apprête à fondre sur l'Assemblée », sur Marianne, (consulté le ).
  14. Arrêté du 15 mai 2017 relatif à la composition du cabinet du Président de la République
  15. Arrêté du 18 septembre 2017 relatif à la composition du cabinet du Président de la République.
  16. Corinne Lhaïk, « Dans la tourmente, enquête sur la bande à Macron », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  17. Nathalie Segaunes, « Pépinières: la "bande de Poitiers", du MJS à l’Assemblée nationale », sur L'Opinion.fr, (consulté le ).
  18. Alain Auffray, « Européennes : Stéphane Séjourné, du combat anti-CPE à l’UE pro-Macron », sur Libération, (consulté le ).
  19. « Vidéo. Européennes : Loiseau, Canfin, Séjourné... Qui sont les 30 têtes de liste LREM », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
  20. « Welcome from the Chair of the DMER Delegation, European Parliament ».
  21. Virginie Malingre et Jean-Pierre Stroobants, « Thierry Breton adoubé par les eurodéputés », Le Monde, no 23281,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  22. Henri Vernet, « Candidature de Goulard rejetée : « Il y a un côté vengeur » pour Stéphane Séjourné », sur leparisien.fr, .
  23. « Les eurodéputés LREM veulent créer une "haute autorité de la transparence au niveau européen", annonce Stéphane Séjourné », sur Franceinfo, (consulté le ).
  24. « Observatoire législatif », sur Parlement européen
  25. Cédric Vallet, « Parlement européen: des élus macronistes pour une autorité d’éthique au rabais », sur Mediapart, (consulté le ).
  26. Ellen Salvi, « Violences policières: la France de nouveau prise à partie au Parlement européen », sur Mediapart, (consulté le ).
  27. a et b Stéphane Séjourné, « TRIBUNE. Stéphane Séjourné, eurodéputé LREM : "Pourquoi je ne voterai pas l'accord Europe-Chine" », sur https://www.lejdd.fr,
  28. Pauline de Saint-Rémy, « POLITICO Playbook Paris », sur https://www.politico.eu, (consulté le )
  29. « Les députés Thierry Solère et Stéphane Séjourné renforcent leur «rôle politique» auprès de Macron », sur lefigaro.fr (consulté le )
  30. « Elysée : Emmanuel Macron fait venir Thierry Solère en qualité de conseiller politique », sur SudOuest.fr (consulté le )
  31. a et b « Stéphane Séjourné: «Certains programmes de CNews participent à l’abaissement du débat politique» », sur L'Opinion, (consulté le )

Lien externe[modifier | modifier le code]

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