Joseph-Félix Bouchor

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Joseph-Félix Bouchor
Joseph-Felix Bouchor photo.jpg
Joseph-Félix Bouchor
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Sépulture
Nom de naissance
Joseph Bouchor
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
Genre artistique
Distinction
Œuvres principales
Danses nègres à Marrakech (d), L'Oued Sefrou (d), Portrait funéraire de Jean Richepin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Joseph-Félix Bouchor né à Paris le et mort dans la même ville le est un peintre français.

Il est le frère du poète Maurice Bouchor (1855-1929).

Biographie[modifier | modifier le code]

Autoportrait de Joseph-Félix Bouchor en peintre de l'armée, Noyon, musée du Noyonnais.

Joseph-Félix Bouchor est élève à l'École des beaux-arts de Paris.Il expose en 1878 au Salon des artistes français. De 1886 à 1901, il demeure à Freneuse mais utilise de temps à autre une partie de l'atelier du peintre Antonio de La Gandara, rue Monsieur-le-Prince à Paris[1]. Il expose à l'Exposition nationale et coloniale de Rouen en 1896[2]. Il est médaillé à l'Exposition universelle de 1889 et à celle de 1900. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1900, puis promu officier du même ordre en 1921[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, trop âgé pour partir au front et dégagé de toutes obligations militaires, il est missionné par le musée de l'Armée pour rapporter des vues des champs de bataille[4]. Il est l’auteur des premières œuvres de la guerre entrées au musée de l’Armée, relatives à l’arrivée aux Invalides des premiers emblèmes pris à l’ennemi, en . Il gagne ensuite la région de Reims avec la première mission du musée, en décembre, en compagnie de François Flameng et Henry Jacquier, puis on le retrouve près de Verdun et de Nancy. Début , il est en Argonne, puis dans le sud de l’Alsace, repasse en Argonne, puis y revient en mai-juin, avant de repartir pour l’Alsace en juillet. Fin octobre-début novembre, il est en Artois et en Belgique. En 1917, il est à Verdun, entre juin et septembre.

Nombre de ses œuvres de la guerre sont reproduites dans les ouvrages qu’il a publiés, seul[5] et en collaboration avec le capitaine Delvert[6].

Il effectue après la guerre un long voyage en Égypte, en Algérie et au Maroc et se rapprocha des peintres orientalistes. Il illustrera ainsi plusieurs livres, dont Le Maroc des frères Tharaud et Marrakech dans les palmes d'André Chevrillon.

Des fonds de ses peintures sont conservées au musée du Noyonnais à Noyon (peintures orientalistes) et au musée des Beaux-Arts La Cohue de Vannes (peintures consacrées à la Bretagne), léguées par le peintre à ces villes en 1936, ainsi qu'à la mairie de Freneuse (œuvres normandes). Une de ses peintures marocaines est conservée à Paris au musée d'Orsay. Plusieurs œuvres relatives à la Première Guerre mondiale sont conservées au musée national de la Coopération franco-américaine à Blérancourt, ainsi que seize tableaux au musée de l'Armée à Paris[7].

Le musée d'Elbeuf lui consacrera une exposition rétrospective durant l'été 2015.

Depuis 2014, jusqu'en 2018, le musée de Picardie, à Amiens, organise, dans le cadre de la mission centenaire de la Première Guerre mondiale, une exposition « Joseph-Félix Bouchor, portraits d'hommes dans la Grande Guerre »[8] proposant de découvrir ou redécouvrir les œuvres de l'artiste des collections du musée. D'abord exposées au Safran, centre culturel situé au nord d'Amiens, les œuvres sont parties à Péronne, au Musée Alfred Danicourt[9], en 2015. Depuis le mois de , quelques tableaux de Bouchor issus de cette exposition itinérante sont exposés au château de Querrieu à Querrieu chez Yola D'Alcantara, ancienne présidente de l'Association des amis des musées d'Amiens[réf. nécessaire].

Au musée des Beaux-Arts La Cohue de Vannes se tient l'exposition Joseph Félix Bouchor « Instants de vie » du au .

Publications[modifier | modifier le code]

Joseph-Félix Bouchor et Charles Delvert, Verdun 1914-1918. Hommage aux morts pour la patrie, Paris, Librairie Aristide Quillet, s.d. [1920].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edgar Munhall, Whistler et Montesquiou, Flammarion, .
  2. Le Journal de Rouen, 11 mai 1896.
  3. « Cote LH/307/49 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Frédéric Lacaille, « Les missions de peintres du musée de l’Armée pendant la Première Guerre mondiale », annexe 1, Cahiers d’études et de recherches du musée de l’Armée, no 1, 1998, p. 13-53.
  5. Joseph-Félix Bouchor, Souvenirs de la Grande Guerre (1914-1915), Paris, s.d. [vers 1916].
  6. capitaine Delvert et Joseph-Félix Bouchor, Verdun, Paris, 1920.
  7. Dons de l'artiste en 1914, 1920, 1923 et don de James NB Hill en 1961.
  8. « Exposition Hors les murs du Musée de Picardie au Safran » (consulté le 10 août 2016).
  9. Super User, « Exposition « Joseph-Félix Bouchor, portraits d’hommes dans la Grande Guerre » », sur www.picardie-muses.fr (consulté le 10 août 2016).
  10. « Double portrait de Joseph Félix Bouchor et son ami le capitaine David Gray », notice no 000PE032416, base Joconde, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lionel Dumarche et Killian Penven, Bouchor, le peintre de Freneuse, Rouen, Point de vues, , 60 p. (ISBN 978-2-915548-82-2).
  • Les Archives nationales conservent sous la cote MC/ET/LVII/1029, une correspondance de Joseph-Félix Bouchor avec ses éditeurs, dont Armand Mandelbrod à Lyon, etc. Le dossier contient également quelques cartes postales reproduisant certaines de ces œuvres, des catalogues d’expositions présentées à Lyon, en Suisse et aux États-Unis (catalogues aussi rédigés en anglais) ainsi que quelques affiches (en allemand).

Liens externes[modifier | modifier le code]