Syndicalisme révolutionnaire

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L'expression syndicalisme révolutionnaire désigne une pratique syndicale conçue en France dans les syndicats de la CGT entre 1895 et 1914 et, alimenté par son application dans les syndicats d'autres pays industrialisés (États-Unis, Italie, Espagne…) jusqu'à nos jours.

Syndicalisme révolutionnaire
Nationaal Arbeids-Secretariaat Logo.svg
Sceau classique du Syndicalisme révolutionnaire, une poignée de main au dessus du globe terrestre. Ici le sceau du NAS néerlandais.
Histoire
Origine
Mouvement autonome des travailleurs syndiqués et des Bourses du travail
Cadre
Type
Syndicat, Tendance syndicale, Pratique syndicale
Objectif
Établissement du socialisme
Méthode
Organisation
Personnes clés
Publication
Ouvrier levant le poing

Le syndicalisme révolutionnaire propose une stratégie révolutionnaire pour établir le socialisme, avec une confrontation contre le capitalisme par l'auto-organisation des travailleurs et l'autonomie ouvrière, couplée à l'action directe et à la grève générale expropriatrice.

La syndicalisme révolutionnaire est aussi appelé syndicalisme d’action directe, notamment par Jacques Julliard[1],[2].

La doctrine du syndicalisme révolutionnaire est plurielle car elle intègre à la fois les influences du marxisme (dans une version révisionniste de gauche[3]) et de l'anarchisme (dans sa version proudhonienne[4]), et n'a pas eu de stricte structuration internationale.

Les contributeurs théoriques sont, en France, Fernand Pelloutier, le précurseur[5], Hubert Lagardelle, Georges Sorel, Édouard Berth, Émile Pouget, Pierre Monatte, en Italie, Arturo Labriola et Enrico Leone, et aux Pays-Bas Christiaan Cornelissen.

Ce courant se distingue et s'oppose aussi bien au syndicalisme réformiste qu'aux partis politiques, par son adhésion au vieux principe : « L'émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

Le syndicalisme révolutionnaire as représenté un état d'esprit dominant de la CGT française entre 1895 et 1920. En fédérant différentes sensibilités qui défendaient l'autonomie ouvrière contre les arrière-pensées politiques des socialistes guesdistes, il est reconnu comme un courant majoritaire lors du congrès de Bourges en 1904, puis lors du congrès d'Amiens en 1906 où fut voté un ordre du jour célèbre que l'on appela plus tard la Charte d'Amiens.

Après la Révolution russe, de nombreux syndicalistes révolutionnaires adhèrent à l'Internationale Syndicale Rouge qui serviras de concentration des expériences syndicaliste révolutionnaire dans le monde et renouvelleras la doctrine à l’orée de la monté du fascisme. La Révolution russe auras un attrait particulier pour de nombreux syndicaliste révolutionnaire, et sera un repoussoir pour d'autres, et de nombreux syndicaliste révolutionnaire se convertirons au communisme ou fonderons l'anarcho-syndicalisme.

Ce type de syndicalisme est encore présent dans différents pays du monde, par exemple en France à travers des éléments minoritaires au sein de la CGT et de SUD/Solidaire, ou par la CNT et les Comités syndicalistes révolutionnaires.

Tactique et pratique[modifier | modifier le code]

La pratique syndicaliste révolutionnaire née dans les Bourses du travail, elle s'organise à travers des outils d'autonomie prolétarienne comme l'éducation populaire et professionnelle, la sociabilité et la culture ouvrière[6]

La stratégie syndicaliste révolutionnaire connait plusieurs développement:

La base française[modifier | modifier le code]

Dans la CGT, le syndicalisme révolutionnaire se théorise autour de notions particulières: l'indépendance par rapport au capital et à l'état, l'action directe et la préparation au socialisme. De ces notions découlent plusieurs tactiques qui furent mise en pratique avec la construction de la CGT:

L'autonomie et l'action directe[modifier | modifier le code]

L'action directe désigne le fait de ne pas passer par un représentant. Tourné directement contre les partis politiques parlementaires, l'action directe constitue le refus de la délégation de pouvoir à des partis politiques ou à l'État[8]. L'action directe est donc directement corrélée à l'indépendance du syndicat. Le syndicat ne doit pas avoir d'attache avec l'État, avec les partis politiques et ne doit pas se référer à une idéologie politique[9],[10], et ce, afin d'être libre des jeux institutionnels, de ne pas subir de tutelle d'appareil et de pouvoir accueillir tous les travailleurs quelle que soit leur opinion[11].

Les syndicats d'industrie[modifier | modifier le code]

Le syndicalisme d'industrie (en) (industrial unionism en anglais) est une forme de structuration syndicale, où tous les travailleurs sont regroupés dans un syndicat à l'échelle de l'industrie (de la branche professionnelle). Elle s'oppose à des conceptions plus corporatives. Celle du syndicat de métier (en) (craft union) qui était la norme au début du XXe siècle et l'est toujours dans certains pays. Elle s'oppose aussi au syndicat d'entreprise (company union), fortement associé au syndicalisme jaune à l’époque, qui voit les travailleurs séparés selon leur capitaliste respectif. Ces deux conceptions divisent les travailleurs, ce qui favorise le camp capitaliste et renferme des travailleurs sur eux-mêmes.

Au contraire, le syndicalisme d'industrie regroupe tous les travailleurs d'une même branche professionnelle. Les syndiqués sont donc coordonnés à l'échelle du territoire par les syndicats locaux d'industrie, et à l’échelle nationale par les fédérations d'industrie. Ils sont alors en mesure de connaitre, de coordonner toutes les entreprises du territoire, et collectivement sont à même de contrôler la production.

Les bourses du travail[modifier | modifier le code]

Les Bourses du travail sont avant tout des bâtiments alloués aux syndicats par les municipalités républicaines à des fins de bureau de recrutement. Cependant, elles deviennent vite le creuset d'une formidable vie collective. En plus de gérer les embauches, elles gèrent aussi les diverses caisses de secours ouvrières (chômage, maladie, viaticum…) et y sont domiciliées des associations culturelles ouvrières (clubs nature, de langue, de sport…). Elles servent également à l'éducation populaire et professionnelle, peuvent constituer le siège de coopératives socialistes ou encore de lieux de spectacle[12],[13],[14].

La grève générale expropriatrice[modifier | modifier le code]

La grève générale est l'arrêt du travail par une majorité des travailleurs d'un territoire. Son but est la transition entre le capitalisme et le socialisme, car une fois assuré de sa force, le prolétariat est censé reprendre en main la production. La grève générale est quelque peu mythifié par les syndicalistes révolutionnaires, mais au début du XXe siècle aucune n'as encore eu lieux. Le terme de grève général, utilisé au début du siècle à perdus de sa valeur, et il est maintenant plus précis de parler de grève générale expropriatrice. La grève générale n'est pas théorisé comme spontanée, mais comme l'aboutissement d'une démarche de renforcement du prolétariat et doit être préparé[7].

Les ajouts de l'ISR[modifier | modifier le code]

Après la Révolution russe, les SR rejoignent l’Internationale Syndicale Rouge. Cela leur permet de mettre en commun les expériences dans les différents pays, mais aussi les nouvelles expériences avec la montée de partis communistes et du fascisme.

Le Front unique ouvrier[modifier | modifier le code]

Avant même la Première Guerre mondiale, certains pays connaissent déjà une division syndicale, par exemple le CNT et l'UGT en Espagne. Toutefois, les tensions dans les partis ouvriers lors et à la suite de la Première Guerre mondiale occasionnent la scission ou le création de nouveaux organes ouvriers. Le Front unique est alors le travail en commun de toutes les organisations de classe pour obtenir une situation révolutionnaire. Une traduction directe du front unique est la volonté d'unification ou de réunification des syndicats et des travailleurs, quelle que soit leur école politique[16],[17].

Le front commun Uníos Hermanos Proletarios (es) (UHP) a mené la révolution Asturienne en 1934[18].

L'antifascisme[modifier | modifier le code]

L'arrivée du fascisme pose de nouveaux problèmes. En plus de la répression légale, ce mouvement autonome s'affronte fortement avec les organisations ouvrières. Les travailleurs italiens sont les premiers à en faire les frais, mais permettront d'avoir un premier recul sur la matière avec les actions unitaires des Arditi del Popolo, minés par une division politique. Le fascisme est analysé comme une contre-révolution, le prolétariat italien ayant perdu le Biennio Rosso, il permet la création d'un nouveau mouvement par des classes moyennes autonomes[19].

Un antifascisme violent et autonome de l'État est assumé afin de se protéger et de combattre le fascisme[20]. Le fascisme est analysé plus en profondeur avec les études de Daniel Guérin entre 1933 et 1936[21]. Daniel Guérin analyse l'origine du fascisme, de ses troupes et la mystique qui les anime; sa tactique offensive face à celle, trop légaliste, du mouvement ouvrier; le rôle des plébéiens qui le rejoignent; son action anti-ouvrière et sa politique économique (une économie de guerre en temps de paix). Le mouvement ouvrier est pris de cours par le fascisme, et la seule issue pour sa sauvegarde est de gagner le pouvoir plus vite que les fascistes. Guérin montre aussi l'adaptation du fascisme en fonction de sa proximité du pouvoir, partant d'un groupe très radical aux prétentions anticapitalistes, pour se transformer en une force d'opposition parlementaire ne remettant plus en cause que les mauvais capitalistes et enfin un parti unique coopérant avec les capitalistes nationaux[22].

La tendance syndicale[modifier | modifier le code]

Alors que les confédérations syndicales d'avant guerre étaient en majorité syndicalistes révolutionnaires, et que de nombreuses action pacifiste et anti-militariste étaient organisé par les tenants sur syndicalisme révolutionnaire, elle ne s'y sont pas opposé en action. Dans la CGT cela est due à la non organisation des Syndicalistes Révolutionnaires, ne se coordonnant qu'à travers leurs publications. Après guerre, les syndicalistes révolutionnaires, d’abord avec l'initiative de Marie Guillot, se regroupent en Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR)[23], afin de se regrouper et de faire vivre une tendance dans les syndicats, et d'arracher la direction de la confédération à des réformistes qui ont cautionner la guerre. Quelques années plus tard, des CSR sont créer en Espagne sur le même modèle, afin de combattre l'influence anarcho-syndicaliste grandissante de la FAI dans la CNT.

La tendance Syndicaliste révolutionnaire as comme but de développer les tactiques du syndicalistes révolutionnaire, en regroupant les syndiqué qui s'en revendique, ce qui permet d'analyser la situation et de réactualiser les tactiques employés et de former ses membres avec la collectivisation des expériences.[24]

La coordination internationale[modifier | modifier le code]

La structuration internationale des syndicaliste révolutionnaire a été tentée quelquefois, cependant elle n'a jamais eu lieu. L'ISR as permis cette structuration et la réflexion alimentée par des expériences dans divers pays permet une amélioration. De plus, la situation du prolétariat d'un pays est très dépendante de celle du reste de la planète.

Histoire[modifier | modifier le code]

Racines[modifier | modifier le code]

Le syndicalisme naît en Allemagne et au Royaume-Uni, il organise dans un premier temps les ouvriers qualifiés issus des métiers de l'artisanat et de la petite mécanique, mais aussi les manœuvres polyvalents du bâtiment et de l'usine, les terrassiers et, en Italie, les ouvriers agricoles, puis les mineurs. Au niveau mondial, l'Association internationale des travailleurs (AIT) ou première internationale est une première organisation des travailleurs pour eux-mêmes, et sert d'embryon de Syndicat en France alors que la coalition est interdite[25]. Les orientations de l'AIT avant l'exclusion du courant libertaire seront partagées par les SR, qui voient dans la CGT la filiation de cette AIT[26], notamment le regroupement sur une base de classe et non politique et parlementaire, sur une forme fédérative plutôt que centralisé et sur un internationalisme farouche[27].

La naissance du syndicalisme révolutionnaire (1885-1906)[modifier | modifier le code]

Les syndicats allemands et du Royaume-Uni donnent lieu à la création de partis politiques travaillistes, mais en France la répression de la Commune et l'interdiction des coalitions ouvrières fait que syndicats et partis politiques se sont créés en même temps. Barberet, syndicaliste jaune, tente de fédérer les groupes ouvriers dans le Cercle de l'Union syndicale à partir de 1872, mais celui est écarté au congrès de 1879[10], et l'accord se porte sur une base d'opposition au parlementarisme.

Les groupes politiques se regroupent plus rapidement que les syndicats. Mais regroupant sur une base d’opinion plutôt que de classe, les partis politiques sont vite divisés, et en France existe alors quatre partis politiques (PSOR Allemaniste, POF guesdiste, CRC blanquiste, FTSF Broussiste/Possibiliste) en 1882. La vraie coupure entre politique et syndicat se passe en 1886, où un congrès ouvrier est réservé aux délégations syndicales en vue de créer une fédération[10], la Fédération nationale des syndicats. Celle-ci est cependant vite contrôlé par le POF.

En parallèle se créer de nombreuses Bourses du travail[28] en France, et s'y investissent les militant Allemanistes du PSOR[29], qui ont une approche plus syndicale que politique. Les Bourses du travail se fédère en 1892, leur nombre passe de 10 à leur fédération à 157 en 1910[7]. L’essor syndicale, et le potentiel d'autonomie que donne les bourses, couplé à des décennie de propagande par le fait qui donne peu de résultat résulte en l'investissement des anarchiste dans le monde syndical[30]. Le syndicat devient alors le creuset de la pensée révolutionnaire, les socialistes révolutionnaires apportant la grève générale et l’antimilitarisme, les anarchistes y ajoutant le fédéralisme et l'autonomie.

La CGT est née en 1895 pour inciter les travailleurs à s'émanciper selon les modalités définies par la Première Internationale (AIT). Dans un premier temps, ces modalités prennent la forme du projet de grève générale insurrectionnelle, dans le but d'abolir le salariat et de renverser la société bourgeoise.

Cependant, cette politique change en 1902, car la grève générale n'arrive pas, les différentes fédérations ne se mettant pas d'accord entre elle, mais une série d’événements pousse certaines fédérations à plus de combativité que d'autres. Ces fédérations de la CGT produisent alors de nombreuses grèves partielles qui éclatent dans toute la France. Désormais, et c'est la particularité du syndicalisme révolutionnaire, le syndicat se doit d'être à la fois l'organe de l'amélioration du quotidien du travailleur et l'organe qui accouchera de la société future à travers la révolution, société égalitaire et fraternelle.

En 1906, la Charte d'Amiens confirme le rejet de toute affiliation politique et proclame l'indépendance irréductible de la confédération par rapport aux partis socialiste et groupes anarchistes. C'est une autre particularité du syndicalisme révolutionnaire : le syndicat n'est pas envisagé comme un relais d'un parti politique, contrairement aux syndicalismes anglais et allemand. La charte d'Amiens est une victoire des SR, et est voté à 830 voix sur 839, mais cela ne représente pas pour autant une hégémonie des SR dans la CGT. En effet, elle est votée par les délégué SR, mais aussi pas les délégués réformistes, et ce en opposition au délégué guesdistes, qui prône un lien entre partis et syndicat. C'est sur la notion d'autonomie syndicale, et non sur celle révolutionnaire que se fait le consensus.

L’essor (1906-1914)[modifier | modifier le code]

Une de "La bataille syndicaliste"
Le journal "La Bataille syndicaliste" est le quotidien des syndicalistes révolutionnaire français entre 1911 et 1915.

Le syndicalisme révolutionnaire dans le monde[modifier | modifier le code]

Le syndicalisme français marque fortement les esprits. Alors que les partis sociaux-démocrates se tournent vers un réformisme institutionnel (Kautsky et cie.) ou que les syndicats de métiers ne regroupent que les ouvriers qualifiés, de nombreux militants entretiennent des relations avec la CGT. Durant cette période, des organisations et des tendances syndicalistes révolutionnaires naîtront dans tous les pays industrialisés :

  • En Amérique du Nord, les membres dissidents de l'AFL, alors réservé aux blancs forment ensemble les Industrial Worker of the World (IWW) en 1905[31],[32], et adoptent une préambule à leurs constitution avec les mots d'ordres SR[33]. Si les IWW naissent aux États-Unis, leur ambition est de créer un syndicat international, et l'immigration ainsi que les liens privilégiés avec les pays anglo-saxons vont permettre la création au début du siècle d'IWW au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et en Australie notamment.
  • En Angleterre, le Royaume-Uni connait la création éphémère d'un parti de type DeLeoniste, qui éclate vite. En 1910, Tom Mann qui revient d'Afrique-du-Sud créer l'Industrial Syndicalist Education League (en) (ISEL), qui est en premier lieu une tendance syndicale dans la Trade-union Congress (TUC). L'ISEL réunit tous les syndicalistes révolutionnaires du Royaume-Uni, et ce alors que les ouvriers anglo-saxons sont particulièrement revendicatifs. Cependant, l'ISEL se désagrège alors qu'une ligne impulsé par Guy Bowman se rapproche des IWW et veut transformer l'ISEL en un syndicat, alors que celle de Tom Mann veut maintenir l'ISEL dans la TUC en tant que tendance[37]. Le courant woblies fondera en 1913 les IWW au Royaume-Uni.
  • En Afrique du Sud, le syndicat Industrial and Commercial Workers' Union (ICU) qui se transforme vite en IWW SA à partir des années 1910[38],[39].
  • En 1909, la Fédération des mineurs de Nouvelle-Zélande, récemment reformé après une grande grève en 1908 et sous influence des Wobblies change son nom pour la New Zealand Federation of Labour (en) aussi appelé The Red Federation - La fédération rouge et regroupe plus que les mineurs. En 1912 elle regroupe un quart des travailleurs de Nouvelle-Zélande[SF 2],[40],[41].
  • Aux Pays-Bas, le Secrétariat National du Travail (NAS) créé en 1893, se rapproche du syndicalisme révolutionnaire à partir du départ des socialistes qui fondent leur propre fédération syndicale.
  • En Belgique, les syndicats sont organisés dans le Parti ouvrier belge (POB), dans lequel une commission syndicale est créée à la demande des syndicalistes, et cette commission se détache du POB car acceptant des syndicats indépendants du POB. À la suite de la grève générale de 1902, où le POB se trouve devant le fait accompli, les syndicats indépendants organisent des congrès ensemble, et des syndicats révolutionnaires se créent (par exemple chez les mineurs et les mécaniciens). En 1904, un congrès anarchiste a lieu et donne création à la fédération amicale des anarchistes ; en marge de ce congrès est décidée la création d'une confédération syndicale d'inspiration syndicaliste révolutionnaire d'inspiration Cégétiste. C'est en juin 1905 que la Confédération générale du travail Belge (CGT B) naît, regroupant une centaine de délégué[42].

En France, le syndicalisme révolutionnaire entre en crise en 1908-09, avec la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges, violemment réprimée par Clemenceau. Plusieurs grévistes sont tués, à bout portant, par l'armée. Clemenceau fait arrêter les principaux cadres de la CGT, absents lors du Congrès de Marseille d'octobre 1908. Avec l'adhésion de l'importante Fédération des métallurgistes, plus modérée, les syndicalistes révolutionnaires perdent du terrain. Après l'emprisonnement des leaders de la CGT en représailles de la grève de Draveil, Louis Niel, réformiste est élus en tant que secrétaire confédérale à une voix près[43]. L'année suivante, c'est Léon Jouhaux, alors syndicaliste révolutionnaire qui le remplace. Mais Jouhaux ne reste pas fidèle au SR, et passe au réformisme.

L'indépendance de la CGT par rapport aux autres organisations politiques est mise à rude épreuve : d'un côté la SFIO cherche des électeurs pour arriver au pouvoir et a une assise importante dans de nombreuses fédérations, de l'autre les anarchistes veulent faire triompher une ligne radicale et anti-autoritaire.

À partir de 1910 environ, le syndicalisme révolutionnaire épouse la restructuration industrielle en cours en se transformant en syndicalisme d'industrie, c'est-à-dire en organisant les ouvriers non plus par métier, mais par branche dans des syndicat locaux d'industries. Les ouvriers spécialisés, notamment dans la mécanique et l'industrie lourde, devinrent alors le fer de lance de ce syndicalisme de combat[réf. nécessaire]. Cette évolution, moins nette en France, fut très marquée en Italie, aux États-Unis et, dans les années 1920, en Argentine[réf. nécessaire].

L'arrivée de la guerre[modifier | modifier le code]

Lorsque la Première Guerre mondiale, la CGT se rallie à l'« Union sacrée ». Devant le cercueil de Jean Jaurès fraichement assassiné Jouhaux proclame : « Avant d'aller vers le grand massacre, au nom des travailleurs qui sont partis, au nom de ceux qui vont partir, dont je suis, je crie devant ce cercueil toute notre haine de l'impérialisme et du militarisme sauvage qui déchaînent l'horrible crime. » abandonnant alors la promesse des grève générale insurrectionnelle auparavant prônée par Gustave Hervé dans La Guerre sociale afin de mettre en échec les stratégies « bourgeoises » et « nationalistes ». La CGT avec Jouhaux ne s'oppose donc pas à la mobilisation le . Sans protestation ni grève l'appareil syndical s'est rallié à l'Union sacrée ; ses militants les plus en vue sont exemptés du Front[44]. De leur côté, les syndicats allemands contrôlés par le SPD, ne mobilisent pas, trahissant comme la CGT la solidarité internationale entre travailleurs. La FVdG est rapidement censuré et réprimé pour ses positions antimilitaristes. En Italie, l'USI est dirigé par l'aile favorable à l'intervention de l'Italie dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l'Entente, qu'elle jugeait défendre les intérêts de la démocratie contre la "barbarie" du Reich allemand. De nombreux membres de l'IWW s'opposèrent à la participation des États-Unis au premier conflit mondial. L'organisation vota une résolution contre la guerre à son congrès de novembre 1916[45], mais depuis début 1914 ils subissent une forte répression, les milices patronales travaillant de concert avec la police pour réduire les IWW au silence.

La tendance internationale (1914-1926)[modifier | modifier le code]

Le Congrès syndicaliste international (en)[modifier | modifier le code]

Réunion du premier Congrès syndicaliste international à Londres (1913).

Après 1913, avec l'ISEL, le NAS et la FVdG montrent leurs premiers intérêts internationalistes. Mais il y a au début des difficultés d'organisation et la CGT, la plus grande organisation syndicale, refuse de participer car elle est déjà adhérente de la Fédération syndicale internationale de tendance social-démocrate. Le premier congrès syndicaliste international a lieu du 27 septembre au à Londres, au Holborn Town Hall[46]. Les délégués présents sont allemands, britanniques, suédois, danois, néerlandais, belges, français, espagnols, italiens, cubains, brésiliens et argentins et des liens vers des organismes norvégiens, polonais et américains. Fritz Kater est avec Jack Wills (plus tard, Jack Tanner (en)) élu président du Congrès. Le congrès parvient difficilement à un accord sur beaucoup de points, notamment sur la division comme c'est déjà le cas en Allemagne et aux Pays-Bas. Les allemands et les néerlandais sont d'avis que les syndicats doivent choisir entre le syndicalisme et le socialisme, tandis les Français, les Espagnols et les Italiens, comme Alceste De Ambris de l'USI, ne veulent pas de nouvelles divisions. En conséquence, le congrès se demande si son sens consiste à renforcer les relations entre les organisations syndicalistes ou si une Internationale syndicaliste va diviser. Le différend aboutit en faveur des opposants à une nouvelle organisation, mais il est convenu de mettre en place un bureau d'information. Le siège du bureau sera à Amsterdam et publiera un Bulletin international du mouvement syndicaliste (en). La plupart des membres, dont De Ambris, considère le congrès comme un succès. Un deuxième congrès est prévu deux ans plus tard mais n'a pas lieu à cause de la Première Guerre mondiale. Le Bulletin paraît dix-huit fois puis s'arrête avec la guerre

Pendant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

C'est à partir de 1915, année de Zimmerwald, qu'une poignée de militants de La Vie ouvrière, avec Pierre Monatte, tenus en marge et jusque-là privés de moyens d'expression, commencent à se faire entendre. Jamais durant toute la guerre la direction de la CGT ne relèvera le drapeau de l'antimilitarisme qu'elle tenait pourtant déployé avant.

Zimmervald, au-dessus de la mêlée, etc.

Les organisations de l'empire britannique s'élèvent contre la guerre

L'Espagne reste neutre durant la Première Guerre mondiale. Les partis dynastiques restent déconnectés de la société civile et des aspirations populaires, le Parti socialiste, les républicains, les nationalistes catalans et basques l'expriment davantage. L'année 1917 est celle des révoltes : l'armée s'agglomère autour des Comités militaires de défence (es) ; républicains et socialistes s'unissent pour offrir une alternative au régime ; nationalistes catalans et basques font de même et l'état d'urgence est déclaré. La grève révolutionnaire d'août-septembre provoque de graves affrontements entre les syndicats et les forces de l'ordre.

IWW et lutte pour la liberté d'expression

La révolution russe[modifier | modifier le code]

Au retour de la guerre[modifier | modifier le code]

Au retour de la guerre, le courant syndicaliste-révolutionnaire français se réorganise et crée les Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR)[23], dirigés au départ par Monatte. Le courant ne redevient pas majoritaire et nombre de syndicalistes révolutionnaires se rapprochent des idées de Lénine. La direction de la CGT prenant peur de perdre son pouvoir face à la montée du bolchevisme et ne voulant pas perdre ses relations cordiales avec le gouvernement français qui avait accepté quelques propositions émanant de la CGT, tandis que les syndicalistes révolutionnaires de plus en plus influencés par la Révolution bolchevique espèrent écarter les réformistes. Les tensions montent dans la CGT, mais le courant minoritaire gagne en audience, et en adhésion. C'est bien ces adhésions qui seront la cause de la scission, car sont accepté dans les CSR des adhésion d’organes de la CGT (comprendre des syndicats, fédération ou union locales) et pas seulement d'adhérents.

En 1921, les CSR convoquent un congrès pour préparer le congrès de la CGT de 1921 qui devrais voir le basculement de la minorité à la majorité, mais un congrès des organisations de la CGT non appelé par la CGT est jugé comme anti-statutaire par la direction de la CGT. Les syndicats ayant participé au congrès sont donc exclus, et vont former la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) qui prétend représenter l'unité du mouvement ouvrier et rejeter la faute de la scission sur la CGT.

C'est à cette occasion qu'est créé le terme d'« anarcho-syndicalisme » par Alexandre Lozovski, précisément pour discréditer la minorité de la CGTU hostile à l'adhésion à l'Internationale syndicale rouge (ISR). Ces minoritaires finiront par créer la CGT-SR (Confédération générale du travail - syndicaliste révolutionnaire). Le courant syndicaliste révolutionnaire perdra de son influence au profit du Parti communiste auquel se rallie la majorité d'entre eux.

En Espagne, le courant Syndicaliste révolutionnaire est omniprésent dans la CNT jusqu’en 1919, alors que la révolution socialiste en europe s'est limité à l'URSS. L'activité industrielle de l'espagne s'est aussi considérablement agrandis, sans que l’Espagne ais transformé en profondeur son économie agraire.

Les premières oppositions vont naître en Catalogne, avec le début de l’anarcho-syndicalisme. C'est au même moment que le pistolérisme débute, ce qui accroit la répression sur les militants de la CNT. Cristallisé autour du but révolutionnaire, le CNT se déchire entre un but socialiste neutre pour les syndicalistes révolutionnaires et un communisme anarchiste pour les anarcho-syndicalistes, et c'est l’inscription du but de Communisme libertaire qui triomphe lors du congrès de 1919[47].

La revue Lucha Social, lancée en 1919 et dirigée par Joaquin Maurin à partir d'avril 1920, devient vite une référence pour les syndicalistes révolutionnaires de toute l’Espagne, et sera le lieu de réflexion et de propagande. Dans la CNT, l'affrontement se renforce, en 1921, c'est la question de l'adhésion à l'Internationale Syndicale Rouge - Profintern (ISR) qui divise syndicaliste révolutionnaires et anarcho-syndicalistes. L'année suivante, les anarcho-syndicalistes font rallier la CNT à l'AIT aux dépens de l'ISR. C'est à ce moment que les syndicalistes révolutionnaires espagnols décident de former des « groupes syndicalistes » pour coordonner leurs actions.

Les groupes syndicalistes organisent le 24 décembre 1922 une Conférence des Groupes syndicalistes révolutionnaires, qui verra la fondation des Comités Syndicalistes Révolutionnaires [48]. Y participent des délégués des Asturies, de Biscaye, de Burgos, de Catalogne et de Valence. Le journal La Lucha Social de Lerida et L'Accion Sindicalista de Valence fusionnent pour former un journal officiel des CSR : La Batalla (es).

Avec le pronunciamiento de Primo de Rivera, les CSR se trouvent privés d'un milieu syndicale normal. Les effectifs de la CNT s’effondrent avec son interdiction, alors que l'UGT a exclu de ses rangs tous les travailleurs favorables à l'ISR.. Certaines fédérations régionales de la CNT votent leur auto-dissolution, ce qui favorise les anarcho-syndicalistes habitués à la clandestinité et au pistolérisme, alors que la stratégie des syndicalistes révolutionnaires se base sur l'action syndicale. Des syndicats et fédérations sous influence des CSR se maintiennent ou passent à l'autonomie. La pression des anarcho-syndicalistes se renforce contre les militants de CSR, à qui on empêche de parler lors des plenums des syndicats, et qui sont parfois exclus par la force. Les syndicats encore sur la ligne des CSR sont dissous par les dirigeants anarcho-syndicalistes.


En Italie, le Bienio rosso et l'arrivé du fascisme (USI, Arditi etc)

Une tendance tenace (1926-1945)[modifier | modifier le code]

Après l'exclusion du PCF, les syndicalistes révolutionnaires se retrouvent sans organe de concertation. En 1926, La Révolution Prolétarienne publie le manifeste Pourquoi ce malaise ? signé par des militants de la CGT et de la CGTU, notamment par Chambelland. En mai, les signataires du manifeste de mars fondent une Ligue Syndicaliste. En juillet, la Révolution Prolétarienne publie un document théorique, Ce qu’est, ce que veut la Ligue Syndicaliste[49]. De numéro en numéro, le texte s’étoffe et se modifie. En juillet 1927[20], il trouve sa forme définitive, ses objectifs sont les suivants: réunification syndicale en France et à l'internationale, ramener l'indépendance syndicale, de contrer les esprit idéologique dans les syndicat au profit de l'esprit de classe et de former au syndicalisme[50]. Contrairement aux CSR, la ligue syndicaliste ne fait pas d'adhésion collective, pratique qui avait provoquer les tensions dans le CGT d'après-guerre.

OSR en Espagne, Les amis de Durritti. Trentisme avec les fédération d'industrie ??



Cercle syndicaliste lutte de classe

L'après-guerre (1945-1955)[modifier | modifier le code]

SR chez la CNT française

Fédération syndicaliste

Puis la tendance dans FO

De 68 à la crise du syndicalisme (1955-1990)[modifier | modifier le code]

SR dans la CFDT

CRAS & ASRAS

AST en Espagne dans les CCOO

COB en Bolivie[modifier | modifier le code]

La Centrale ouvrière bolivienne (COB) est fondée en 1952 à la suite de la Révolution nationale qui amène le Mouvement nationaliste révolutionnaire au pouvoir. Le membre principal de la centrale est la Federación Sindical de Trabajadores Mineros de Bolivia (FSTMB). De 1952 à 1987, la COB est dirigée par Juan Lechín Oquendo qui était aussi à la tête de la FSTMB.

En octobre 1970, la Centrale ouvrière bolivienne, des mouvements étudiants et des unités de l’armée conduites par le général Juan José Torres mettent en échec une tentative de putsch encouragée par la dictature militaire d’Argentine et l’ambassade des États-Unis. Il instaure une Assemblée du peuple, s’apparentant à un soviet, qui se réunit au Parlement ; exproprie l'industrie du sucre ; amorce des négociations avec le gouvernement chilien de Salvador Allende afin d'obtenir un accès bolivien à la mer ; amnistie les anciens rebelles qui n'avaient pas été assassinés après leur capture (dont Régis Debray) ; augmente le budget des universités et demande la fermeture du Centre de transmissions stratégiques des États-Unis (connue comme le Guantanamito).

Aujourd'hui (1990-ajd)[modifier | modifier le code]

1995 et la CNT

Fondation des CSR

Au Royaume-Uni, les syndicalistes révolutionnaires s'organisent dans diverses organisations. Organisé d’abord dans la Solidarity Federation (AIT), puis dans les IWW en recomposition, et enfin en tant que tendance à travers Liberty & Solidarity (L&S)[51]. Profitant de la cassure avec le Partis Travailliste que créer le RMT dans le National Shop Stewart Network, une tendance nommé NSSN Syndicalist[52],[53] permet de regrouper les différents syndicalistes révolutionnaires de Grande-Bretagne, mais le NSSN explose en 2011[54]. L&S, organisé autour du Solidarity Magazine est active entre 2010 et 2012[55].

Remonté des IWW

Le syndicalisme révolutionnaire et ...[modifier | modifier le code]

Le marxistes

Le fascisme

L'anarcho-syndicalisme

Le communalisme

Le républicanisme ?

Le capitalisme ?

Le réformisme ?

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Pour le philosophe et journaliste Félicien Challaye en 1907 : « Le Syndicalisme révolutionnaire se présente comme une philosophie de l'action. Ouvriers, les syndicalistes ont bien analysé les caractères de l'action ouvrière ; ils ont su découvrir quelle immense influence les travailleurs peuvent, dès aujourd'hui, exercer sur la société, par leur action directe, syndicale et coopérative. Mais, ignorant la complexité des rapports sociaux et des intérêts nationaux, ils se sont à tort représenté comme possible cette grève générale expropriatrice qui doit leur ouvrir les portes de la société parfaite ; ils ont méconnu le rôle nécessaire de l'État, l'utilité relative de l'action politique ; ils ont cru à tort pouvoir réaliser la paix universelle par la propagande anti-patriotique et antimilitariste »[56].
  • Le syndicalisme révolutionnaire, une pratique de pays industrialisés ? (en opposition avec les pays non-industrialisés avec un faible prolétariat (par exemple le Rojava, une partie de l'Afrique, de l'Asie)

Les organisations du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les organisations syndicalistes révolutionnaires aujourd'hui[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Outre de nombreux syndicalistes révolutionnaires qui agissent de manière non organisé, les principales organisation syndicaliste révolutionnaires sont:

Espagne[modifier | modifier le code]

La CGT se réclame entre autres du syndicalisme révolutionnaire.

Amérique du Nord & Îles Britanniques[modifier | modifier le code]

L'Industrial Worker of the World est une organisation hybride entre syndicat et tendance syndicale. Certains syndicat IWW existent mais la plupart des Wobblies pratiquent le dual-carding - double encartement, soit une appartenance a l'IWW et à un autre syndicat[58], dans le but d'y promouvoir une ligne de démocratie syndicale, d'autonomie ouvrière et d'action directe.

En Irlande, le Independent Workers Union (en) (IWU) créé en 2003 se base sur les idées de Larkin et Connolly.

Suède[modifier | modifier le code]

La Sveriges Arbetares Centralorganisation (SAC) est un syndicat suédois avec une pratique syndicaliste révolutionnaire revendiqué[59].

Bolivie[modifier | modifier le code]

Tendance SR dans la COB en Bolivie[60],[61]

La centrale entretient une relation conflictuelle avec les différents gouvernements du pays depuis les années 1950. Elle a joué un rôle prépondérant dans l'organisation des manifestations qui ont entraîné la chute du président Carlos Mesa en 2005. La COB s'est opposée à la privatisation de l'eau lors de la guerre de l'eau en 2000 et a soutenu la nationalisation des réserves de gaz naturelles du pays lors de la guerre du gaz. En 2010, la centrale organise des manifestations qui entraînent une réforme des retraites en 2010. En avril 2011, elle organise une grève générale de douze jours pour l'obtention de plus hauts salaires.

La COB représente environ deux millions de travailleurs boliviens, du secteur industriel et des services publics. Elle est en lien avec de nombreux leaders de mouvements indigènes et paysans tels Felipe Quispe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Référence globales[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Julliard, Autonomie ouvrière : études sur le syndicalisme d'action directe, Gallimard, (ISBN 2-02-010105-X et 978-2-02-010105-9, OCLC 19621741, lire en ligne)
  2. Jacques Julliard, Fernand Pelloutier et les origines du syndicalisme d'action directe, Editions du Seuil, (ISBN 978-2-02-130575-3 et 2-02-130575-9, OCLC 990821468, lire en ligne)
  3. Voir pour exemple les Lettres de Georges Sorel à Eduard Bernstein (1898-1902) «Lettres de Georges Sorel à Eduard Bernstein (1898-1902)».
  4. Les militants parisiens de la Ire internationale et le "proudhonisme" dans les années 1860 dans Les Socialismes français à l'épreuve du pouvoir (1830-1947). Pour une critique mélancolique de la gauche, Alain Maillard et Philippe Corcuff, Paris, Les éditions Textuel, collection "La Discorde", 2006. [1].
  5. Fernand Pelloutier et les origines du syndicalisme d'action directe, Jacques Julliard, 1971. [2].
  6. Maxime Leroy, La Coutume ouvrière, Paris, Éditions CNT-RP, 2007, 934 p.
  7. a b et c Émile Pouget, La Confédération générale du travail, (lire en ligne)
  8. Pierre Besnard, Les Syndicats Ouvriers et la Révolution sociale, Paris, (lire en ligne), « L'action directe »
  9. Texte de la "Charte d'Amiens"
  10. a b et c Émile Pouget, Le Parti du Travail, Librairie du travail, (lire en ligne), Chapitre "Résumé historique"
  11. Mikhaïl BAKOUNINE et Mihaïl ELEKSANDROVIC, La politique de l'Internationale, (lire en ligne), p. 3-5
  12. Ken Loach, Paul Laverty ;Jimmy's Hall; Sixteen Films, Element Pictures, Why Not Productions, Wild Bunch; 2014
  13. Fernand Pelloutier, Histoire des bourses du travail, Alfred Costes, , 344 p. (lire en ligne [PDF]), p. 141-232
  14. Sandrine Zaslawsky, Retour aux sources : Article La maison du peuple de la chaux-de-fonds, AEHMO, , 111 p. (ISBN 978-2-8290-0580-0 et 2-8290-0580-5, OCLC 1042955768)
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  16. « Manifeste des 22 » Accès libre, sur marxists.org,
  17. Guillaume Goutte, Vive la syndicale! : pour un front unique des exploités, Edition nada, dl 2018, 77 p. (ISBN 979-10-92457-28-5, OCLC 1061147538), p. 32-38
  18. Manuel Grossi, L'insurrection des Asturies : Quinze jours de révolution socialiste, Paris, Études et documentation Internationales, , 239 p. (présentation en ligne)
  19. Luiggi Fabbri (trad. de l'italien), La Contre-révolution Préventive [« La controrivoluzione preventiva »], Éditions du Monde libertaire, , 23 p. (lire en ligne)
  20. a et b « Un manifeste pour la défense du syndicalisme lutte de classes » Accès libre, sur ArchiveAutonomies, La Révolution Prolétarienne, , p. 18
  21. Daniel Guérin, La peste brune, Spartacus, (ISBN 979-10-94106-31-0, OCLC 1097563560)
  22. Daniel Gérin, Fascisme et grand capital, Libertalia, , 608 p. (ISBN 978-2-918059-52-3 et 2-918059-52-8, OCLC 902784989), aller chercher les pages
  23. a et b Colette Chambelland, Pierre Monatte : une autre voix syndicaliste, Les Éditions de l'Atelier, , 191 p. (ISBN 2-7082-3460-9 et 978-2-7082-3460-4, OCLC 301636711), p. 121
  24. « La tendance syndicale » Accès libre, sur Comités syndicalistes révolutionnaires (consulté le )
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  26. Émile Pouget, Le Parti du Travail, Librairie du Travail, (lire en ligne), Chapitre "Résumé Historique"
  27. Statuts de l'Association internationale des Travailleurs, Londres, (lire en ligne)
  28. David Hamelin, « Les Bourses du travail : entre éducation politique et formation professionnelle », Le Mouvement Social, vol. 235, no 2,‎ , p. 23 (ISSN 0027-2671 et 1961-8646, DOI 10.3917/lms.235.0023, lire en ligne, consulté le )
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  44. Alfred Rosmer, Le mouvement ouvrier pendant la Première Guerre Mondiale, tome I, De l'Union sacrée à Zimmerwald, Réédition Les Bons Caractères, (1re éd. 1936)
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  60. (es) ROJO Enrique Ibáñez, « Las Razones Del Sindicalismo Revolucionario Boliviano », Estudios Sociológicos, vol. 16, no 47,‎ , p. 359–91 (lire en ligne Accès payant)
  61. (es) Magdalena Cajías de la Vega, El movimiento minero y la democracia: el derrumbe del sindicalismo revolucionario, Institut français d’études andines, (ISBN 9789990501315, lire en ligne), p. 629-655

Solidarité forever - Histoire globale du syndicat Industrial Workers of the World[modifier | modifier le code]

Dirigé par Peter Cole, David Struthers et Kenyon Zimmer, traduit par Damien-Guillaume Audollent. Hors d'atteinte, 2021, (ISBN 978-2-490579-82-2), (ISSN 2677-8017).

  1. a et b P.J. Welinder et le "Syndicalisme à l'Américaine" dans la Suède d'entre deux-guerres, par Johan Pries, p. 375-376.
  2. a et b Ki Nga Kaimahi Maori Katoa, par Mark Derby, p. 267-286.
  3. Les Wobblies des forêts du Grand Nord, par Saku Pinta, p. 203-224.
  4. Les Wobblies des antipodes, par Verity Burgman, p. 241-266.
  5. Tous les travailleurs, sans distinction de métier, de race ou de couleur de peau, par Lucien Van der Walt, p. 387-410.
  6. Jim Larkin, James Connolly et le lock-out de Dublin en 1913, par Majory Murphy, p. 341-360.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Personnalités associés[modifier | modifier le code]

  • Mary Fitzgerald ?

France[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

Autres pays[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Arvon, L'Anarchisme, Presses universitaires de France, Collection « Que sais-je ?, 1951.
  • Jean Maitron, Le syndicalisme révolutionnaire : Paul Delesalle, Les Éditions ouvrières, 1952, 170 pages.
  • Christian Chevandier, « Le syndicalisme révolutionnaire, une indéniable pensée de midi », in Les Rencontres méditerranéennes Albert Camus, Albert Camus et la pensée de midi, Avignon, Editions A. Barthélemy, 2016, p. 153-171.
  • Pierre Monatte, Syndicalisme révolutionnaire et communisme, F. Maspero, 1968, 463 pages.
  • J. A. De Seixas, Mémoire et oubli : Anarchisme et syndicalisme révolutionnaire au Brésil : mythe et histoire, Maison des sciences de l'homme, 1992, lire en ligne.
  • Irène Pereira, « L'esprit pragmatiste du syndicalisme révolutionnaire », Dissidences, Université de Bourgogne, no 5,‎ (lire en ligne).
  • Marco Gervasoni, L'invention du syndicalisme révolutionnaire en France (1903-1907), Mil neuf cent, Revue d'histoire intellectuelle 1/2006, lire en ligne.
  • Henri Dubief, Le syndicalisme révolutionnaire, Armand Colin, Paris, 1969, notice en ligne.
  • Théo Rival, Syndicalistes et libertaires. Une histoire de l’Union des travailleurs communistes libertaires (1974-1991), Éditions Alternative libertaire, 2013, notice Dissidences.
  • Miguel Chueca, Déposséder les possédants : La grève générale aux « temps héroïques » du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906), Agone, 2008
  • Emile Pouget et Emile Pataud, Comment nous ferons la révolution, 1909, rééditions en 1995 chez Syllepse, lire en ligne: theanarchistlibrary ou wikisource

Liens externes[modifier | modifier le code]