Robert de Caix de Saint-Aymour

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Robert de Caix de Saint-Aymour
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Armoiries de Caix de Saint-Aymour.jpg

Armoiries de la Famille de Caix de Saint-Aymour.

Le château d'Ognon

Robert de Caix de Saint-Aymour, né le 5 février 1869 à Paris et mort le 12 mars 1970 dans la même ville, est un journaliste, homme politique, écrivain et diplomate français. Il est le fils aîné de l'historien et archéologue Amédée de Caix de Saint-Aymour.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portant le titre de courtoisie de vicomte, il vit son enfance dans le domaine familial du château d'Ognon. Il étudie à l’École libre des Sciences politiques de la rue Saint Guillaume à Paris. Il s'intéresse très tôt à la politique. Ayant vécu son enfance dans un pays humilié par la défaite de la Guerre de 1870 et par la perte de l'Alsace et de la Lorraine, il participe activement à une image de la France dans le monde. De 1898 à 1909, il effectue de nombreux voyages en Asie et est promu en 1901 comme rédacteur en chef du "Bulletin du Comité de l'Asie française". Au début des années 1900, il se lie à Philippe Berthelot, secrétaire général du Quai d'Orsay, qui ouvre les portes du ministère des Affaires étrangères.

Il intègre l’équipe du quotidien national le Journal des Débats, où il est chargé des questions diplomatiques. C’est là, probablement sous l’égide de son directeur, Georges Patinot (1884-1895), qu'il prend contact avec tous les ténors de l’expansion coloniale française.

À partir de 1896 et 1897, il devient l’un des chroniqueurs attitrés de l’organe principal du parti colonial en se spécialisant plus particulièrement ses propres voyages, et il se voit chargé des chroniques diplomatiques. Comme tous les autres membres du réseau colonial français, il est membre de plusieurs organismes coloniaux comme la Société de géographie de Paris, la Société d’histoire des colonies françaises, la Ligue coloniale française, le Comité France-Amérique et le Comité de l’Océanie française.

Il est une des personnalités historiques ayant participé à la naissance du mandat français en Syrie et du mandat français au Liban dans les années 1920, sur une partie de l'ancien territoire de l'Empire ottoman après la Première Guerre mondiale. Il est un membre éminent du parti colonial et le fait évoluer de la situation essentiellement « Africain », au temps du magistère d’Eugène Étienne, pour devenir plus clairement « Asiatique » ou « Syrien ». Défenseur farouche du mandat de la France en Syrie, il est choisi pour devenir le collaborateur civil du général Gouraud, nouveau haut-commissaire en Syrie et au Liban en 1919.

Avant d'être nommé secrétaire général du Haut-Commissariat à Beyrouth, il avait été chargé par Georges Clemenceau de traiter des questions du Moyen-Orient avec l'émir Fayçal Ier d'Irak (chef du gouvernement arabe de Damas) pour contrer les ambitions britanniques pris en charge entre autres par le colonel Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie).

On doit à Robert de Caix la paternité de la politique française au Levant comme la structure politique du mandat français. Quand Gouraud quitte la Syrie en 1923, il pense être le mieux placé pour lui succéder, mais le gouvernement français préfère le général Weygand. Il est alors nommé délégué français à la Commission permanente des mandats à la Société des Nations, à Genève, de 1924 à 1939.

En 1926, il découvre le peuple acadien lors d'un de ses nombreux voyages. Il participe à de nombreuses réunions afin d'établir de nouveaux liens entre la France et l'Acadie et participe avec l'historien français Émile Lauvrière à la fondation du Comité France-Acadie.

Ce journaliste émérite participera de 1952 à 1969 aux débats de certaines émissions d'actualités, ou d'histoire de l' ORTF, participant par exemple à l'émission d'actualités Cinq colonnes à la une, ou il donnera par exemple, ses observations sur la décolonisation, la crise de Suez, l'évolution du monde Arabe, etc.

Il meurt à l'âge de 101 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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