Gaston Thomson

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Gaston Thomson
Image illustrative de l'article Gaston Thomson
Fonctions
Parlementaire français
Député 1877-1932
Gouvernement IIIe République
Groupe politique RDG (1919-1924)
GR (1924-1932
Biographie
Date de naissance
Oran, Algérie française
Date de décès (à 84 ans)
Bône, Algérie française
Résidence Algérie

Gaston Thomson est un homme politique français né le 29 janvier 1848 à Oran (Algérie) et décédé le 14 mai 1932 à Bône (Algérie). Député sans discontinuer de 1877 à 1932, il détient la palme de la longévité parlementaire en France, avec 54 ans et 320 jours.

Biographie[modifier | modifier le code]

Proche de Gambetta et de Clemenceau, il servit de témoin à ce dernier lors de son duel avec Déroulède à la suite du scandale de Panama. Thomson prit la défense de Dreyfus lorsqu'éclata la fameuse affaire qui allait couper la France en deux. En 1898, il perd son poste de maire de Constantine au profit de son adversaire, l'avocat Émile Morinaud, qui l'accusait de « n'être élu que grâce au vote massif des juifs[1] ».

Député de Constantine pendant un temps record de 55 ans (de 1877 jusqu'à sa mort) au sein des groupes modérés de l'Union progressiste, de l'Alliance démocratique ou de la Gauche radicale, il occupa plusieurs postes ministériels sous la IIIe République. Il s'illustra notamment en tant que ministre de la Marine dans les cabinets Rouvier, Sarrien et Clemenceau. Le chef de son cabinet civil au ministère de la Marine était Jules Schlisler (1852-1933). On lui doit la construction de nombreux navires de guerre, croiseurs et cuirassés qui firent de la Marine militaire française la deuxième du monde, avec les unités les plus rapides.

Défenseur de la politique des rattachements et de la colonie de peuplement, il veilla à préserver les intérêts économiques des colons d'Algérie[2].

Il dut démissionner après l'accident qui survint au cours d'un exercice de tir aux Salin-d'Hyères sur le Latouche-Tréville le , accident qui fit quatorze morts. Son œuvre sera poursuivie par Georges Leygues[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Marseille, France et Algérie, journal d'une passion, Paris, Larousse, 2002, p. 143
  2. Jacques Marseille, idem
  3. http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/latouche-treville-croiseur-sujet_702_1.htm